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dimanche 4 octobre 2026

Le Vatican va de plus en plus loin dans le mondialisme spirituel échevelé.



Le Vatican va de plus en plus loin dans le mondialisme spirituel échevelé. Quelques exemples :

« L’enracinement défensif dans sa propre position et l’opinion selon laquelle le prosélytisme est le seul moyen de s’engager avec l’autre n’ont plus de sens dans un monde qui ressemble de plus en plus à un village mondial interconnecté et en constante évolution…
Un modèle de dialogue plus riche et plus nuancé est donc non seulement souhaitable pour l’avenir, mais commence déjà à prendre forme dans l’Église et dans ses relations avec d’autres traditions religieuses. Ce modèle, avec ses nombreuses facettes, pourrait être comparé à un polyèdre : il nécessite de s’engager simultanément dans plusieurs dimensions, en faisant preuve de patience et de clarté, ainsi que d’imagination et de créativité. C’est à travers cette interaction que se construit un avenir partagé — un avenir dans lequel la paix et l’amitié ne sont plus des idéaux utopiques, mais les fruits mûrs de la rencontre. »

Etc., etc.

Ce document officiel du Vatican, daté du 16 septembre 2026, vient de paraître. Il est intitulé Un voyage d’espoir. Soixante ans de dialogue et de fraternité interreligieux à la lumière de la déclaration conciliaire Nostra aetate.

Léon XIV a « approuvé cette note et ordonné sa publication ».

Je suis sûr que tous les cathos qui ont sauté au plafond lors de son séjour en France seront tout joyeux d’accorder aux enseignements doctrinaux qui y relèvent du magistère authentique cette « soumission religieuse de l’intelligence et de la volonté » qu’exige le canon 752 de leur Église.

Je rappelle pour mémoire (pour comparer et rire un peu) que, dans Mortalium animos, du 6 janvier 1928, le pape Pie XI désapprouvait catégoriquement les réunions rassemblant chrétiens et non-chrétiens lorsqu’elles reposaient sur l’idée que les religions seraient toutes bonnes et louables. Il interdisait également la participation catholique aux entreprises d’unification chrétienne qu’il examinait. La note actuelle, elle, valorise les rencontres d’Assise et fait du dialogue une dimension essentielle de la mission chrétienne.

Je rappelle aussi que, dans Libertas, du 20 juin 1888, Léon XIII refusait que l’État traite indistinctement les religions comme ayant les mêmes droits et privilèges (Libertas, § 21.)

Dans Mystici corporis, du 29 juin 1943, Pie XII enseignait que la Nouvelle Alliance avait remplacé l’ancienne Loi abolie et décrivait un passage de la Synagogue à l’Église accompli sur la Croix. Au § 13, ce nouveau document vaticanesque affirme au contraire l’irrévocabilité de l’alliance avec le peuple juif et reconnaît à la vie religieuse juive contemporaine une valeur actuelle, susceptible d’enrichir les chrétiens. L’écart théologique dépasse ici une simple amélioration du ton (Mystici corporis, §§ 29–30.)

Les différences institutionnelles, pastorales et théologiques sont manifestes sur ces points et sur bien d’autres… sauf pour les aveugles et les cyniques.

Paul-Éric Blanrue.


https://www.christianunity.va/content/unitacristiani/en/news/2026/2026-09-21-un-chemin-desperance.html