BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

dimanche 13 juin 2021

Pour qui vais-je voter ? Par Paul-Eric Blanrue.




Je ne cacherai pas mon peu d’optimisme pour la France quant à ce que les analystes nomment le « court terme ». Le poids de l’histoire sur les habitudes des gens est énorme ; la capacité qu’ont les lobbies et officines de prendre le contrôle des cerveaux pour instiller le doute, la peur, le désespoir, bref d’entretenir une disposition cafardeuse à la collaboration est proprement sidérante ; la capacité de résistance des êtres humains sur ce plan est faible, et celle des politiciens quasi-nulle quand il est question de choisir entre la défense d’un idéal et la sauvegarde d’un siège et de prébendes.

« Pour qui voter ? », me demande-t-on parfois. Je ne vote pas !
Nous vivons au temps de l’esbroufe. La démocratie qu’on nous vend est le royaume du faux-semblant, un jeu de dupes destiné à détourner les hommes et les femmes de leurs véritables priorités.
Alors, que faire ?
Pour ma part, je m’applique à réaliser dans la vie quotidienne des actes de résistance à ma façon plutôt que d’attendre, les doigts de pieds en éventail, que l’État m’attribue le droit de penser et d’agir à ma guise. Ce n’est pas un programme politique, mais c’est ainsi que je conçois une existence qui peut être noble durant la fin de ce cycle historique, tant est loin la possibilité d’un nouveau Regnum.
Je n’accorde aucun crédit aux partis, mouvements ou associations militantes, car ils tiennent tous en bride les initiatives originales et fécondes. C’est seulement au sein de structures fraternelles, de sociétés d’amis dénuées de « ligne de parti », que la personnalité des réfractaires a des chances de se développer et qu’un authentique souffle de rébellion peut persister et s’affirmer.
Il faut « être autant que possible nos propres rois et fonder de petits États expérimentaux », écrivait Nietzsche, qui ajoutait, sachant de quoi il parlait : « Nous sommes des expériences : soyons-le de bon gré ».
Quand, dans "Fable de Venise", un membre de la Grande Loge d’Italie demande à Corto Maltese s’il est franc-maçon, le héros de Pratt lui répond : « Non, je suis simplement franc marin ». Franc, c’est-à-dire libre de toute inféodation. C’est ce qu’il faut tendre à devenir : un franc marin, un franc historien, un franc citoyen, un franc scientifique, un franc artiste !
Mon « équation personnelle » m’a toujours porté à promouvoir le principe de souveraineté, dans tous les domaines : artistique, historique, politique, religieux. Ce principe d’affirmation de l’homme différencié, singulier, allergique aux étiquettes, s’oppose à la morale grégaire des culs-bénis et à l’effrayante uniformisation du monde.

Anarchiste ? Peut-être, mais pas tant qu’il y paraît. Il s’agit d’abord, comme nous y engageait Pindare, de se donner les moyens de devenir ce que l’on est, quel que soit le prix à payer. Ce que je préconise pour réaliser ce « saut qualitatif » volontiers romanesque se rapproche de la devise de Gabriele d’Annunzio : Memento audere semper, « Souviens-toi de toujours oser ! »
Quand bien même je ne crois pas aux institutions, en voie de putréfaction avancée, je crois néanmoins aux ruses de l’histoire comme Hegel croyait à celle de la raison et me plais à envisager que, dans la mesure où « les pensées qui mènent le monde arrivent sur des ailes de colombes » (Nietzsche), il existe un courant caché, souterrain, qui, un jour lointain, par une faveur spéciale de la Providence, jaillira en surface pour aboutir à quelque glorieux résultat.
Pour le moment, nul n’est en état de situer sous quelle portion de terre bénie coule ce petit ruisseau qui fera de grandes rivières. N’importe. De moins en moins de gens croient que le film de propagande qu’on leur projette au journal de 20 heures représente la réalité ; beaucoup déjà ont compris l’énormité du mensonge officiel prédominant et savent que le pouvoir réel de décision se dissimule au-delà des images et des apparences, dans un grand théâtre d’ombres. Pour repartir sur des bases saines, il faudrait que les Français fussent capables de dynamiter au moins deux cents ans d’histoire afin de cerner les origines du mal.
Faire table rase : après tout, pourquoi pas ? « Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser » (Nietzsche, toujours). Mais c’est soi-même qu’il faut commencer par transformer en apprenant à devenir, comme tout bon Vénitien qui se respecte, sérénissime et sauvage !

Paul-Eric Blanrue

Le centralisme, meilleur allié du Covid. Par le Prince Michel de Liechtenstein.

 "En réponse à la pandémie, les pays ont généralement paniqué et mis en œuvre des réponses disproportionnées. La bureaucratie a rendu difficile la recherche de solutions rapides. Les politiciens ont restreint les libertés civiles et de nombreux gouvernements ont adopté des lois d'urgence qui ont donné à l'exécutif une latitude considérable pour limiter les libertés fondamentales. L'impact de tout cela sur la pandémie était minime.

De grandes quantités de bureaucratie et de réglementations entravent la créativité et entravent la prise de décision rapide. Ils diminuent également la responsabilité personnelle. Bien que la pandémie soit mondiale, les situations varient selon les pays, les régions et les villes. Outre les politiques globales, la situation appelle des solutions locales. La centralisation a nécessairement accru les formalités administratives, ralentissant le processus de lutte contre la maladie.
(...)
Un autre problème est que des années de prospérité et un système de protection sociale surdimensionné ont émoussé la notion d'auto-responsabilité. En Europe, où le socialisme s'est renforcé, les gens ont laissé l'État assumer de plus en plus de fonctions , échangeant la liberté contre une illusion de sécurité. Pourtant, dans les moments de danger, la responsabilité personnelle est cruciale.
Les gens attendaient des politiciens qu'ils apportent des solutions. Les politiciens, à leur tour, ont docilement sous-traité cette responsabilité à des groupes scientifiques sélectionnés. Un débat scientifique ouvert a été freiné en faveur d'une opinion dominante.
(...)
En Europe, les pays dotés de structures et de systèmes de santé plus décentralisés, comme la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, ont eu moins de problèmes, en particulier lors de la première vague. Des pays comme la France, l'Italie et l'Espagne, dotés de systèmes de santé centralisés et fortement influencés par le gouvernement, ont fait pire.
(...)
La pandémie est la preuve éclatante que si les organisations internationales peuvent fournir des informations et des conseils, la lutte contre les crises doit être laissée aux administrations locales. Ce qui est le plus important, cependant, c'est que les gens acceptent que des catastrophes puissent se produire de manière inattendue à tout moment, et travaillent pour s'assurer que les plans d'urgence locaux sont suffisamment flexibles pour s'adapter à tout ce qui peut arriver."
Prince Michel de Liechtenstein.

jeudi 27 mai 2021

Vaccins : et soudain Michel Onfray, libertaire autoritaire, cessa de penser.



L'Arabie saoudite augmente la pression sur ceux qui choisissent de ne pas se faire vacciner, avec l'intention de les interdire de pèlerinages, d'universités, de centres commerciaux, de bureaux et de voyager à l'étranger. Ah, les beaux alliés des néo-zététiciens de pacotille ! Et les nouveaux copains de Michel Onfray, par la même occasion !

Voici ce que ce dernier a osé proférer dans son sermon du jour : "On n'a pas le droit de tout faire", dit-il - pour le bien des autres, s'entend (les z'Autres, toujours, c'est très nietzschéen cette notion...). Pour expliquer le devoir moral que le vulgaire aurait de se faire vacciner, le philosophe à la mode de Caen prend, comme s'il allait de soi, l'exemple du viol : mais pardi, lance-t-il, on n'a pas le droit de violer, alors pourquoi diantre aurait-on le droit de nuire aux autres en ne se faisant pas vacciner ? C'est kif-kif bourricot, voyons !

Mais non. Précisément, non, bourricot. C'est amusant de voir à quel point la mauvaise foi, la peur, le manque de tenue ou la bassesse morale peuvent amener des gens a priori pas trop idiots à proférer des sophismes maladroits qu'un lycéen ayant à peu près la moyenne en classe de philo n'oserait pas tenter sur sa copie de peur de se faire descendre en flèche par son prof.

Certes, Révérend Père Onfray, le viol n'est pas un droit. Certes !

Ce n'est pas un droit car c'est une agression. Une atteinte absolue à l'intégrité physique.

Une agression repose, c'est sa définition même, sur l'absence de consentement.

Or l'agression reposant sur l'absence de consentement, l'atteinte à l'intégrité physique, c'est précisément ce que réclament (sans même s'en douter) les partisans du vaccin obligatoire, puisqu'ils s'en prennent aux corps des autres, dont ils entendent disposer à leur gré, selon leur propres normes de conduite, leur morale, en vue d'un Bien qu'ils définissent comme s'il tombait du Ciel alors qu'ils ne provient que de leurs petits esprits sectaires. Par conséquent ces virulents militants, ces vertueux, sont comparables aux violeurs dénoncés par Michel Onfray, et non pas aux violés ! L'exemple que notre curé athéiste croyait si parlant et avec lequel il espérait clore le bec à ses adversaires lui revient ainsi en pleine poire.

Le corps appartient de droit à l'individu, nullement à la société ni à l'Etat. C'est la base de tout. C'est ce qu'Onfray n'a pas saisi car il pense à gauche, et pour la gauche l'individu doit se soumettre au collectif. Mais si ton corps n'est pas à toi, Michel, dis-moi donc à qui il appartient : je causerai avec lui et je lui dirai deux mots ! En attendant, le corps bénéficie du droit de légitime défense lorsqu'il est agressé, lorsqu'on lui porte atteinte.

Par les temps qui courent, le niveau de panique irrationnelle et de sous-alimentation intellectuelle est pis que jamais. Parmi les victimes de la crise Covid : la liberté de circulation, la liberté d'expression, la liberté de travailler, la liberté thérapeutique, mais aussi l'intelligence et la faculté de raisonner avec propreté.

Dois-je ajouter que je n'ai rien contre la vaccination, loin s'en faut, mais que je soutiens le droit de ne pas se faire vacciner, comme je soutiens la libre expression de gens qui ne pensent pas comme moi, puisque j'entends rester logique dans ma démarche intellectuelle se réclamant de la défense résolue de la liberté. A la manière de Benjamin Constant, "j'ai défendu quarante ans le même principe : liberté en tout, religion, littérature, philosophie, industrie, politique. Par liberté, j'entends le triomphe de l'individualité sur l'autorité qui veut gouverner par despotisme, et sur les masses qui réclament le droit d'asservir la minorité à la majorité."

A ce propos, avez-vous noté que ceux qui vitupèrent les propos grossiers de Jean-Marie Bigard ne sont point choqués par les paroles incitant au viol du sieur Youssoufa ? Comme c'est étrange ! Je crois me souvenir d'un certain Coluche dont la devise était :"Tous ensemble pour leur foutre au cul", ce qui n'était guère un propos de dentellière, et pourtant le bougre fait la quasi unanimité dans l'ex-royaume de France.

Quant à Onfray, il est devenu clair qu'il a cessé de penser. En 2020-21 nous aurons ainsi assisté à un spectacle étonnant mais révélateur : des gens de droite et de gauche, des socialistes et des prétendus libéraux, des libertaires même, qui n'ont en général que le mot liberté à la bouche, l'ont soudain banni de leur vocabulaire lorsqu'il s'est agi de défendre le choix de se laisser confiner ou non, de se masquer ou non, et celui de se faire vacciner ou non.

On n'en est pas autrement surpris, avouons-le : ces mêmes personnes n'accordent régulièrement aucun intérêt au principe de la liberté d'expression et se regardent les pieds ou applaudissent des deux mains lorsqu'une personne ne pensant pas comme elles subit des ennuis de la part de l'Etat, abhorré en principe, mais révéré en pratique. Car, voyez-vous, c'est dangereux, la liberté.

Onfray, philosophe fragile. Son parcours de La Volonté de Puissance à La Versatilité de l'Impuissant n'est pas reluisant.

Paul-Eric Blanrue

dimanche 23 mai 2021

Comment la science a été corrompue.

 "La pandémie a mis en lumière une dissonance entre notre image idéalisée de la science, d'une part, et le travail que la «science» est appelée à faire dans notre société, d'autre part. Je pense que la dissonance peut être attribuée à ce décalage entre la science en tant qu'activité de l'esprit solitaire et la réalité institutionnelle de celle-ci. La grande science est fondamentalement sociale dans sa pratique, et cela entraîne certaines implications. En pratique, la «science politisée» est la seule qui existe (ou plutôt la seule dont vous êtes susceptible d’entendre). Mais c'est précisément l'image apolitique de la science, en tant qu'arbitre désintéressé de la réalité, qui en fait un instrument politique si puissant. Cette contradiction est maintenant ouverte au grand jour. Les tendances «anti-science» du populisme sont en grande partie une réponse au fossé qui s'est ouvert entre la pratique de la science et l'idéal qui sous-tend son autorité. En tant que moyen de générer des connaissances, c'est la fierté de la science d'être falsifiable (contrairement à la religion). Pourtant, quelle sorte d'autorité serait celle qui insiste sur le fait que sa propre compréhension de la réalité n'est que provisoire? Vraisemblablement, tout le but de l'autorité est d'expliquer la réalité et d'apporter la certitude dans un monde incertain, dans un souci de coordination sociale, même au prix de la simplification. Pour remplir le rôle qui lui est assigné, la science doit devenir quelque chose de plus comme la religion. (...) L'expression «suivez la science» sonne faux. C'est parce que la science ne mène nulle part. Elle peut éclairer différentes pistes d'action, en quantifiant les risques et en précisant les compromis. Mais elle ne peut pas faire les choix nécessaires à notre place. En prétendant le contraire, les décideurs peuvent éviter d'assumer la responsabilité des choix qu'ils font en notre nom. De plus en plus, la science est pressée d'être une autorité. Elle est invoquée pour légitimer le transfert de souveraineté des organes démocratiques vers les organes technocratiques, et comme moyen d'isoler ces mouvements du domaine de la contestation politique. Au cours de l'année écoulée, un public craintif a consenti à une extension extraordinaire de la compétence des experts sur tous les domaines de la vie. Un modèle de «gouvernement d'urgence» est devenu prédominant, dans lequel la résistance à de telles incursions est qualifiée d '«anti-science». Mais la question de la légitimité politique qui pèse sur le pouvoir des experts ne va probablement pas disparaître. Au contraire, elle sera plus violemment combattue dans les années à venir alors que les dirigeants des organes directeurs invoquent une urgence climatique qui exigerait une transformation globale de la société. (...) Pour que l'autorité fasse vraiment autorité, elle doit revendiquer un monopole épistémique, qu'il s'agisse de la connaissance sacerdotale ou scientifique. Au XXe siècle, en particulier après les succès spectaculaires du projet Manhattan et de l'atterrissage sur la lune d'Apollo, se développa une spirale dans laquelle le public en vint à s'attendre à des miracles d'expertise technique (les voitures volantes et les colonies lunaires étaient considérées comme imminentes). Réciproquement, la stimulation des attentes d'utilité sociale est normalisée dans les processus de recherche de subventions et de concurrence institutionnelle qui sont désormais inséparables de la pratique scientifique. (...) Maintenant, la science est principalement organisée autour de «monopoles du savoir» qui excluent les opinions dissidentes. Ils ne le font pas par échec fragmentaire d'ouverture d'esprit de la part d'individus jaloux de leur territoire, mais de manière systémique."

Matthew Crawford

LIEN VERS L'ARTICLE COMPLET

Contre le nouveau totalitarisme qui se lève : la religion hygiéniste et réchauffiste.


"La société ouverte se caractérise par le fait qu’elle reconnaît chaque être humain comme une personne : la personne a une dignité inaliénable. Elle a la liberté de façonner sa vie selon ses choix, ainsi que la responsabilité de rendre compte de ses actes sur demande. La liberté est la condition humaine (...) Selon Popper, les ennemis intellectuels de la société ouverte sont ceux qui prétendent posséder la connaissance d’un bien commun. Sur la base de ces connaissances, ils prétendent être en mesure de contrôler la société de manière technocratique afin de réaliser ce bien. (...) Cette connaissance se situe au-dessus de la liberté des individus, c’est-à-dire au-dessus de leur propre jugement sur la façon dont ils veulent façonner leur vie. (...) les nouveaux ennemis de la société ouverte n’opèrent pas avec le mirage d’un bien absolu, mais avec la peur délibérément alimentée de menaces qui mettraient prétendument notre existence en danger. Ces menaces sont sous-tendues par des faits, tels que la propagation du coronavirus ou le changement climatique. Ces menaces sont prises comme une opportunité de rendre certaines valeurs absolues, comme la protection de la santé ou la protection du climat. Une alliance de scientifiques, de politiciens et de dirigeants de l’économie prétendent savoir comment gérer la vie sociale, familiale et individuelle afin de préserver ces valeurs. Là encore, il s’agit d’un bien social supérieur – protection de la santé, conditions de vie des générations futures – derrière lequel la dignité humaine individuelle et les droits fondamentaux doivent passer au second plan. (...) Les nouveaux ennemis de la société ouverte alimentent la crainte de la propagation d’un soit-disant fléau du siècle ; pourtant, il est évident que toute forme de contact physique peut contribuer à la propagation du coronavirus (ainsi qu’à d’autres virus et bactéries). Ils suscitent la peur d’une catastrophe climatique imminente ; pourtant, il est évident que toute action a un impact sur l’environnement non humain et peut ainsi contribuer au changement climatique. Par conséquent, chacun est censé prouver que ses actions ne font pas avancer involontairement la propagation d’un virus, la dégradation du climat, etc. – on peut prolonger cette liste à son gré. De cette manière, tous les individus sont placés sous la suspicion générale de nuire aux autres par tout ce qu’ils font. (...) Cela abolit la liberté et installe un nouveau totalitarisme, car l’exercice de la liberté et la garantie des droits fondamentaux dépendront alors d’un permis accordé – ou refusé – par une élite d’experts."

Michael Esfeld



Front Covid : contre tous les mensonges, voici de véritables infos, des remarques taboues, des questions interdites.



- Deux mois que le Texas a levé mandat de masque et restrictions. Experts et médias ont hurlé à s'en évanouir, selon la bonne vieille méthode de l'Eglise de la Trouille. Pourtant, les décès dans les très stricts et respectueux de normes "scientifiques" Etats du Michigan, New Jersey et New York sont 315% plus élevés qu'au Texas, le "Lone Star State" ! Texas : 1, Scientisme étatique : 0.
- 25 Etats US les plus restrictifs ont été comparés à 25 Etats les moins restrictifs. Bilan : kif-kif. Les mesures politiques contraignantes pour lutter contre le Covid sont inutiles. Les confinements ne réduisent aucunement la maladie. Mais leurs conséquences sanitaires et économiques sont une catastrophe humaine universelle, dont on commence tout juste à prendre conscience.
- On le sait désormais : le Covid est surtout transmis par des particules en suspension dans l'air. C'était clair dès l' étude de l'épidémie dans le Diamond Princess, mais passons : ce n'est que le 30 avril de cette année que l'OMS a finalement mis à jour son site Web pour indiquer que le Covid est transmis à la fois par des gouttelettes et des particules en suspension dans l'air. Jusque-là, il avait simplement affirmé que "le principal moyen de propagation du virus se fait par les gouttelettes respiratoires". Bref, quel est en conséquence l'endroit le plus sûr ? L'extérieur, où les particules se dispersent facilement. La majorité des infections se font dans des espaces intérieurs. L'ordre de rester enfermer était aberrant, voire criminel.
- Le New York Times a démontré que le CDC a énormément exagéré les risques d'être infectés à l'extérieur. Loin d'être de 10% comme annoncé, la part de la transmission produite à l'extérieur est inférieure à 1%, et peut être même inférieure à 0,1% !
- Voilà 3 mois que le gouverneur de la super-confinée Californie a tweeté qu'il était "absolument imprudent" pour le Texas de lever le masquage et d'abandonner les restrictions. Bilan : il n'y a aucune différence dans les taux de mortalité entre les deux États. Un média en parle?
- Même Slate (!) en vient à le reconnaître: "Il n'existe pas un seul exemple dans le monde de preuve de contamination à la suite d'une interaction classique en plein air, comme croiser quelqu'un dans la rue ou se restaurer à une table voisine. " Il serait temps de se réveiller et d'agir en conséquence!
- "Les masques et la distanciation sociale doivent disparaître", déclare Camilla Tominey, rédactrice adjointe du Telegraph.
- Le marché des faux vaccins et certificats de test connaît une croissance exponentielle, rapporte le Guardian, avec 1200 fournisseurs opérant au Royaume-Uni et dans le monde, certains offrant les documents pour aussi peu comme £25 ! L'Etat a joué au con, il en récolte les fruits.
- Une étude de la société de sondage Opinium a révélé qu'un Britannique sur dix souhaite que les restrictions et les confinements restent en place indéfiniment ! De la servitude volontaire, comme disait La Boétie qui avait tout compris.
- En Grande-Bretagne, une femme enceinte sur cinq est obligée de porter un masque facial pendant l'accouchement. Certaines ont décrit cette expérience comme la plus terrifiante de leur vie. Leurs enfants les ont vues pour la première fois masquées. Bien entendu, ces situations se produisent aussi en France.
- Près d'un million de cas de cancer sont non diagnostiqués en l'Europe en raison du Covid, selon une nouvelle étude. Selon les données publiées par l'Organisation européenne du cancer (ECO), les diagnostics ne sont pas contrôlés en raison de la pandémie et des restrictions imposées.
- Une étude portant sur 200 000 utilisateurs de Kooth, un forum en ligne sur la santé mentale, a révélé la semaine dernière que 41% des utilisateurs "se sentent nerveux tous les jours". L'Eglise de la Trouille règne sur une multitude de consciences. La peur pour le contrôle.
- Une étude d'Ipsos Mori portant sur 4 896 adultes a révélé que 34% des Britanniques pensent que les restrictions du confinement seront toujours nécessaires. Le lavage de cerveau fonctionne à merveille.
- Le Telegraph rapporte : Le comité Sage a recommandé notoirement en mars de l'année dernière que les ministres aient besoin d'augmenter ′′le niveau de menace personnelle perçue′′ du Covid-19 parce que ′′un nombre substantiel de personnes ne se sentent toujours pas suffisamment menacées personnellement". Aujourd'hui, Gavin Morgan, un psychologue de l'équipe Sage, a admis devant Laura Dodsworth : ′′Clairement, utiliser la peur comme moyen de contrôle n'est pas éthique. C'est totalitaire. Ce n'est pas une position éthique pour un gouvernement moderne."
Un scientifique de Sage a confié à Mme Dodsworth : "Il y a eu des discussions sur la NECESSITE DE LA PEUR pour ENCOURAGER le respect des règles, et des décisions ont été prises sur la façon d'augmenter la peur. La façon dont nous avons utilisé la peur est DYSTOPIQUE." Un autre membre Sage a déclaré : "Vous pourriez appeler cette psychologie ′CONTROLE DE L'ESPRIT". Le Telegraph ajoute : ′"Un membre de Sage a averti que ′′les gens UTILISENT LA PANDEMIE POUR PRENDRE LE POUVOIR et faire des choses qui n'arriveraient pas autrement. Nous devons être très prudents face à l'AUTORITARISME qui s'installe." Un autre membre de Sage a déclaré qu'ils étaient ′′stupéfaits par l'armement de la psychologie comportementale" pendant la pandémie.′′ Les psychologues ne semblaient plus remarquer qu'ils cessé d'être altruistes pour devenir MANIPULATEURS. Ils ont trop de pouvoir et ça les intoxique." Le député Steve Baker a déclaré : "S'il est vrai que l'État a pris LA DECISION DE TERRIFIER LE PUBLIC pour obtenir le respect des règles, cela soulève des questions extrêmement sérieuses sur le type de société que nous voulons devenir. Est-ce que je crains que la politique gouvernementale d'aujourd'hui joue dans les RACINES DU TOTALITARISME ? Oui, bien sûr que c'est ça." Imaginons-nous vraiment, qu'après 14 mois de peur ces tactiques s'arrêteront ? Comme Sage le sait très bien, la peur est notre émotion la plus puissante. Elle est ancrée au plus profond des limites intérieures de nos esprits. Quand on a peur, on fait des choses dangereuses et irrationnelles. La manipulation de notre instinct le plus primitif afin de changer de comportement est issue d'un manuel de tyrans. Au cours de l'année écoulée, nous avons vu la plus grande campagne de peur que le monde ait jamais connue. Le gouvernement a pris la décision consciente d'utiliser la peur pour assurer le respect des règles. Nous sommes maintenant confrontés à une crise de santé mentale sans précédent. La peur a été utilisée comme une bombe sale par Sage : les retombées contaminent désormais tous les aspects de la vie.
- Pr. Dingwall, du groupe consultatif gouvernemental britannique, sur BBC Radio 5 : "L'accent a été mis sur les hospitalisations, décès, sur l'amplification et la prolongation de la PEUR juste pour essayer d'encourager les gens à maintenir diverses sortes de comportements. Je pense que le problème que nous avons maintenant est vraiment de CALMER CETTE PEUR de demander vraiment aux spécialistes du comportement du gouvernement de faire demi-tour, au lieu d'essayer de trouver des moyens de nous rendre plus effrayés et plus DOCILES. Probablement la seule mesure de distanciation sociale qui a eu un réel impact a été le travail à domicile, pour le reste, les preuves sont très équivoques. Y compris les MASQUES. La science autour des masques est très incertaine, il y a peu de preuves qu'il pourrait y avoir un petit avantage, mais ensuite il y a d'autres preuves qui indiquent des problèmes à court et à long terme."
- Il y a quelques semaines, dans un mouvement qui restera dans l'histoire comme la fin officielle de l'ère de la raison, Washington, DC a interdit de danser et de se tenir debout lors des mariages.
Or trois semaines plus tard les cas ont légèrement augmenté. Rions.
- Les hospitalisations dans le Michigan, New Jersey et New York sont toujours plus élevées que dans les États sans masques ni restrictions jugés "néandertaliens" par le sénile Joe Biden. C'est ainsi. Masques et confinements sont de la poudre aux yeux, c'est tout.
- Le ministère de la Santé du Minnesota a publié les données sur les décès par suicide et surdose en 2020, qui montrent qu'à une écrasante majorité les jeunes adultes et les enfants sont plus susceptibles de mourir de l'un ou de l'autre que du Covid.
- Un début de prise de conscience ? Le Pr Neil Ferguson de l'équipe de modélisation de l'Imperial College de sinistre mémoire est apparu sur la BBC, où il a adopté une attitude étonnamment optimiste face aux données émergentes sur le variant indien au Royaume-Uni !
- Où l'on apprend, dans The Telegraph, que les membres de Sage qui n'étaient pas d'accord avec le confinement ont été menacés d'être virés. 2020-21 : le grand retour du lyssenkisme.
- AstraZeneca fait face à de nouvelles interdictions en Slovaquie , au Québec et au Brésil (pour les femmes enceintes). Que de complotisme, pas vrai ?
- Les cas augmentent à nouveau rapidement en Malaisie, malgré 93% de conformité au masque, tout comme ils ont de nouveau augmenté à l'automne dernier malgré 85% de conformité au masque. Conclusion : la conformité aux masques n'a aucune importance parce que les masques n'ont PAS d'importance.
- De plus en plus de scientifiques pensent maintenant que le variant indien n'est peut-être pas le désastre prédit. Attendons.
- La BBC rapporte que les autorités de Singapour ont rejeté les affirmations de Delhi selon lesquelles une nouvelle "souche singapourienne extrêmement dangereuse pour les enfants" a été trouvée dans la cité-état.
- Euronews rapporte qu'un certain nombre de pays d'Asie constatent que le virus reste résilient malgré des mandats de masque stricts. Lesquels sont inutiles, on le sait désormais.
- La probabilité qu'un enfant asymptomatique infecte un autre enfant et entraîne son hospitalisation pour Covid est de... 1 sur 42 millions ! C'est des milliers de fois moins élevé que le risque lié aux vélos, aux autobus scolaires et aux piscines.
- Une réflexion au passage : la panique suscitée par l'hésitation à l'égard des vaccins n'est que l'expression d'une tendance générale à l'autoritarisme. Le mouvement anti-vaxx est majoré. L'Eglise de la Trouille en rajoute pour faire taire toute critique sur l'obligation vaccinale et le passeport sanitaire.
- Au fait, il serait tout de même temps de dire et de répéter que les directives officielles du CDC indiquent maintenant que les personnes vaccinées peuvent enlever les masques.
- Selon le Sydney Morning Herald, les Australiens sont autorisés à entrer ou à sortir du pays pour voir la "famille immédiate", mais cela couvre les conjoints et les personnes à charge... et pas les parents !
- Plus de 8 Américains sur 10 ont signalé au moins un symptôme de dépression pendant les confinements, selon les résultats d'une nouvelle enquête menée par YouGov et commandée par Field Trip.
- Fun fact : le nombre de cas Covid dans le Dakota du Sud a commencé à baisser rapidement dès la mi-novembre, bien AVANT la campagne de vaccination, et bien qu'il n'y ait AUCUNE restriction gouvernementale. Et ils sont restés bas depuis.
- Fun fact : le Japon a vu l'épidémie Covid exploser durant l'hiver 2020-2021. Pourtant cette épidémie a reculé SANS qu'aucune véritable mesure de confinement ne soit imposée.
- Les confinements au Royaume-Uni ont été une catastrophe pour l'économie. Le pays a enregistré la deuxième plus faible croissance du PIB en 2020 de tous les grands pays d'Europe - et sa PIRE récession depuis 300 ans !
- Le confinement a-t-il fait baisser les taux de Covid ? Le professeur Simon Wood a montré que les infections étaient déjà en déclin AVANT les trois confinements en Angleterre, et ne pouvaient donc pas être la cause de la chute du Covid.
- Les pays d'Asie de l'Est ont subi MOINS de décès que les pays d'Europe et des Amériques. Mais le Japon n'a PAS imposé de confinement strict, ni Taïwan ni la Corée du Sud ! Les pays avec confinements les plus stricts, comme le Pérou et le Chili, ont plus souffert, bien davantage que la Suède!
- Le CDC affirme que le Covid a entraîné la mort de 277 personnes de moins de 18 ans aux États-Unis, soit environ 0,46 pour 100 000. Donc beaucoup moins de décès dans ce groupe d'âge que lors d'une saison grippale typique. Pourquoi leur faire porter des masques ?
- Plus de trois dizaines d'études n'ont montré AUCUNE relation entre les restrictions Covid et de meilleurs résultats pour la maladie: c'est un point dévastateur qui sape toute la base idéologique des enfermistes, et dont ils devront payer durement les conséquences.
- La cheffesse du CDC vient de déclarer que "la pandémie mondiale est maintenant plus grave que jamais". S'il est vrai que les cas étaient élevés quelques semaines auparavant, ils étaient toutefois en nette baisse plusieurs jours AVANT sa déclaration. Pourquoi ces mensonges ?
- La question que les médias n'ont jamais posé durant l'an passé : si les confinements fonctionnent et nous permettent de revenir à la normale, pourquoi devons-nous continuer à les imposer, et pourquoi la normale n'arrive-t-elle jamais ?
- Données tragiques sur le suicide chez les jeunes en Californie ultraconfinée-hypermasquée (CDPH) : augmentation de 24% du nombre de suicides lors des fermetures d'écoles en 2020 (vs 2019). A quand la prison pour les enfermistes ?
- Pour les neuneus qui confondent "non au vaccin" et "non au vaccin obligatoire". Le corps n'appartient pas à l'Etat mais à l'individu. Nul n'a le droit d'injecter dans ce corps ce que l'individu refuse, de même que nul n'a le droit de lui prélever un organe sans son consentement.
- La Suède est n°28 au monde en termes de décès de Covid/habitant : elle continue de considérablement faire mieux que la moyenne de l'Union européenne où de prétentieux médiocres imbus de pouvoir n'ont cessé de la sermonner en lui disant qu'elle était le mauvais élève de la classe.
- Une vingtaine de scientifiques publient, dans la revue Science, une lettre appelant à considérer sérieusement l’hypothèse d’un accident de laboratoire comme source de la pandémie. Cela commence à faire beaucoup de complotistes !
- Conspi, conspi ! En février 2020, 27 scientifiques écrivaient au Lancet pour dire que les études "concluent à une écrasante majorité que ce coronavirus est originaire de la faune". Ils "condamnaient les théories du complot suggérant que le Covid n'a pas d'origine naturelle".
- Conspi, conspi ! Vous vous souvenez ? En septembre 2019, Twitter a suspendu la virologue chinoise Li-Meng Yan qui avait affirmé que le SRAS-CoV-2 avait été fabriqué dans un laboratoire et accusé le gouvernement chinois de dissimuler des preuves. Elle avait fui aux États-Unis.
- Conspi, conspi ! "L'enquête de l'OMS en janvier et février était si ridicule qu'elle s'est retournée contre lui !" Lord Ridley était sur talkRADIO pour évoquer la lettre des scientifiques appelant à une enquête approfondie sur la théorie des "fuites de labo", une hypothèse qui gagne du terrain.
- Question : Si les vaccins protègent les vaccinés, pourquoi les vaccinés ont-ils si peur des non-vaccinés ?

Paul-Eric Blanrue

lundi 10 mai 2021

Le 10 mai 1981 : la fin de l'innocence.

"Qu'est-ce, en somme, la rose
que la fête d'un fruit perdu."

Rilke.

Le 10 mai 1981 ? Souvenir personnel ! Le socialo-communisme d'Etat a motivé mon entrée en politique, ou plutôt mon intérêt pour la chose politique, car je n'ai jamais porté casaque dans une quelconque élection. Sous VGE on s'emmerdait ferme, mais sous Mitterrand on étouffait dur ! Il fallait agir. Au lycée, à la télé, dans les discussions familiales, partout, la moraline coulait à flot.

C'était tombé comme ça, d'un coup brutal, comme un éclair par beau temps : nous étions cadenassés. Bam ! Les chars russes n'étaient pas entrés dans Paris, mais tout à coup on nous empêchait de réfléchir par nous-mêmes. C'était fini, nous n'avions plus le droit d'être de droite même si on n'avait jamais pensé en être. La contestation c'était du nazisme. Le sectarisme nous faisait la leçon. Sous peine de lourdes réprimandes, nous étions sommés de fréquenter avec assiduité la grande église laïcarde, pourrie de bonne conscience et confite de grands mots vides de sens, gonflés à l'hélium, qui s'élevaient à perte de vue dans le ciel rose du néant. On avait l'impression d'être prisonniers à perpète dans la prison de la bien-pensance. Et puis Mauroy, Cheysson, Defferre, Jack Lang, Yvette Roudy, Pierre Joxe, quelles sales gueules !

Je n'ai jamais fait partie de ces gens de droite fascinés par le trouble double visage du Florentin, causant de Marx dans les meetings et lisant Chardonne avant de s'endormir. Je voyais benoîtement ce qu'il se passait autour de moi, je flairais l'endoctrinement général, la montée des périls, la fin d'une époque que nous avions aimée, la mort de l'innocence, puisque nous étions tous désormais des coupables.

Mon premier article "de combat" date de 1984, dans les colonnes du journal des jeunesses RPR de Lorraine, "Vitamine C". Ce texte de deux pleines pages portait sur la francisque de François Mitterrand, dix ans avant la soi-disant révélation de Pierre Péan. Le directeur en était l'actuel maire de Metz, François Grosdidier. J'avais 14 ans. Je pensais faire un tabac, je croyais que tout le monde allait reprendre une info qui ne circulait que dans certains cercles confidentiels. Que tchi ! Le magazine passa dans les mains de Toubon, Messmer, Pasqua, tutti quanti, sans faire plus de bruit qu'une mouche qui succombe à un arrêt cardiaque.

On a souvent tort d'avoir raison trop tôt. Réflexion toujours valable aujourd'hui. La Sécession ? Songez-y ! Suivez mon regard.

Paul-Eric Blanrue



vendredi 7 mai 2021

DEALER. Par Paul-Eric Blanrue.




Petite révélation amusante puisque le débat du jour porte sur les drogues (je suis, bien entendu, pour l'absolue libéralisation du marché des stupéfiants) : en 2005, le babtou que j'étais a écrit, en tant que ghostwriter, un livre documentaire intitulé DEALER, racontant de manière très exacte la vie d'un trafiquant de shit et de coke de Paname, nommé Kader (son vrai prénom).

Beau gosse brun et bronzé ressemblant vaguement à Vin Diesel, 30 berges, ex taulard franco-algérien, total rodave au comico, il risquait de longues années de zonzon à cause du nesbi, mais il attendait à la coule, no stress, le verdict du tribunal tandis qu'on suait chaque soir à mon bureau à écrire sa bio, moi fonctionnant au J&B, lui les yeux rougis à force de bédave.

Une année complète à vivre en compagnie de ses étranges amis de la place Clignancourt, Shid, Check, Yass, Smak, Farid, Hamza, à côté des Puces de Saint-Ouen, dont les odeurs, les mystères, les ombres, les disparus assaillent le nouveau venu pour ne plus jamais le lâcher, comme des fantômes gluants. Il y avait aussi ce type impressionnant, un géant au physique de Frankenstein, très demandé vu ses qualités athlétiques aux partouzes rupines de l'avenue Foch ! Il y eut de sacrées rigolades !

Bref, une enquête de terrain au jour le jour, et la nuit la nuit, rue Myrrah et dans le square où de pauvres gosses de douze ans vendaient du crack à des armées de dos cassés qui n'auraient pas dépareillé dans le clip Thriller de Michael Jackson et à des gueuches dégueux et violents passé minuit.

Du lourd, rude, gras, cahoteux, tranchant, scabreux. La vraie vie des dealers de rue, des barons, les trafics dans le Rif, des leçons sur la meilleure façon de faire entrer diverses bricoles à la Santé, genre "trucs malins" à la Majax (autre ex-ami de Clignancourt). Et les courses-poursuites de la BAC. Et les différentes manières d'appâter le bolos et de le carotter.

Expérience terrible, mais terriblement éclairante.

A la sortie du livre, nous eûmes (moi dans l'ombre) les honneurs du Parisien, de l'Huma, de RTL, tout le saint frusquin.

Le pompon : une préface de Yann Moix. Un petit détail que ce gros filou vous avait bien caché ! Encore un !

J'oubliais : dans la foulée, c'est au nom de Kader que j'ai torché en une nuit pour Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, un rapport comportant "Dix-huit solutions pour améliorer la vie des jeunes dans les quartiers difficiles".

Un rapport ministériel dont, évidemment, plus personne n'a jamais entendu parler !

Paul-Eric Blanrue

vendredi 9 avril 2021

Le Texas déconfiné-démasqué : les cas s'effondrent !




 
Un mois après que le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a annoncé la fin de toutes les restrictions relatives au coronavirus dans son Etat, et bien que Fauci ait aussitôt dénoncé la décision libérale d'Abbott, le nombre de cas continuent de s'effondrer au Texas.

Depuis un mois plein, donc, le Texas, totalement ouvert, plus de confinement, pas d'obligation de porter le masque.... : terminé, le Covid ! Les Texans sont bien loin d'être tous vaccinés. Comment diable le lobby du confinement masqué peut-il ne pas reconnaître que tout son paradigme s'est effondré ?

Le Dr Fauci décontenancé à la télévision face aux cas de Covid en chute libre au Texas déconfiné-démasqué, malgré ses bons conseils de geôlier, bredouille :"Cela peut être déroutant, parce que… il faut souvent attendre quelques semaines avant de voir l'effet… Je ne suis pas vraiment sûr..."

Il y a un mois, le gouverneur de la Virginie occidentale déclarait abruptement que lever l'obligation des masques était une décision "ridicule". Depuis, les cas dans son Etat sont en hausse de 47%. Pendant ce temps, les cas au Texas déconfiné-démasqué sont en baisse de 44%.

Du reste, c'est officiel : les dévots du port du masque en extérieur ont perdu la partie. Sur les 232 164 cas enregistrés dans une étude irlandaise, 262 sont dus à une transmission à l'extérieur - soit 0,1%.

Comme le dit un ami : "Chaque fois que je vois quelqu'un sortir avec un masque, tout seul, je vois une âme qui hurle afin d'être sauvée de la tyrannie de sa propre lâcheté."

En outre, 85% des masques fabriqués dans le monde proviennent de Chine : des préoccupations ont été soulevées concernant une fabrication de qualité inférieure et des chaînes d'approvisionnement opaques, selon le Daily Mail, qui publie un article sur des scientifiques ayant démontré que certains masques faciaux en vente et utilisés par le grand public sont imprégnés de produits chimiques toxiques, allergènes et cancérigènes.

Quoi qu'il en soit, au moment où le préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez décide dans un élan de stupidité peu commune que le port du masque est obligatoire sur les plages, on ne peut que relire ce qu'en dit Antoine Flahaut, épidémiologiste et professeur de Santé publique à l'université de Genève :"Les aérosols en extérieur ne sont pas contaminants, ils sont dilués dans l'atmosphère. Sur les surfaces planes, le virus est neutralisé par sécheresse et UV".

Un dernier mot ? "La plupart des États ont utilisé ou instrumentalisé le coronavirus ou ont été incapables de gérer son impact sur les populations les plus vulnérables", selon Agnès Callamard, nouvelle secrétaire générale d'Amnesty International.

Un dernier chiffre ? 2,2 millions d’amendes ont été dressées depuis un an pour "non-respect des mesures sanitaires" soit au moins 297 millions d'euros.

Paul-Eric Blanrue

mardi 6 avril 2021

L'Eglise catholique, le monde du travail et l'Etat : ce qui a été oublié, ignoré, déformé. Par Theodore Misiak, docteur en économie.


"Il y a un siècle, l'Église a proposé sa propre version d'une grande réinitialisation, enracinée dans l'enseignement social catholique. Mais une grande partie de cet enseignement est oublié, simplement ignoré ou même déformé.
(...)
Dans le catholicisme authentique, la justice est l'une des quatre vertus cardinales (les autres étant la prudence, la force et la tempérance) et donne à chacun son dû. Cela n'a absolument rien à voir avec la redistribution des richesses par le gouvernement ou l'égalité des résultats. Il est enraciné dans les Écritures qui révèlent que Dieu nous a créés à son image et à sa ressemblance (Gn 1: 26-27). Dieu est bon et nous sommes appelés à être comme Dieu, nous sommes donc appelés à être bons en vivant la vie vertueuse.
Le Catéchisme dit que la vertu survient lorsqu'une personne «poursuit le bien et le choisit dans des actions concrètes». Cela doit être fait avec le libre arbitre. Le gouvernement ne peut pas le mandater car la contrainte élimine le libre arbitre.
(...)
Le pape Pie XI a commenté que, «après le renversement et la quasi-extinction de cette riche vie sociale qui était autrefois très développée par le biais d'associations de diverses natures, il ne reste pratiquement que des individus et l'État». Cela représentait un défi pratique pour les catholiques, car les institutions qui permettaient aux gens d'agir en vertu avaient maintenant disparu.
(...)
La vertu de la justice sociale agit habituellement dans la société civile d'une manière qui conduit à l'épanouissement des autres. Par conséquent, la solution à l'injustice économique ne réside pas dans la redistribution des biens et des privilèges mais dans «la réforme chrétienne de la morale».
(...)
Comment une personne peut-elle créer les conditions sociales pour l'épanouissement des autres alors qu'il n'y a rien d'autre que des organisations étatiques? Fr. Taparelli a fait valoir que les organisations de médiation, ou associations, sont nécessaires pour combler ce trou sociétal.
La subsidiarité est étroitement liée à la justice sociale et aux associations, le principe selon lequel la prise de décision doit être prise au niveau le plus bas possible avec le soutien des niveaux supérieurs uniquement si nécessaire.
Les associations fournissent aux gens les moyens de faire le bien et de se forger un caractère grâce à des actions vertueuses répétées. De plus, le bon sens nous dit que les personnes les plus touchées par une décision connaissent le plus intimement leur propre situation et sont en mesure de se défendre au mieux, ce qui permet de prendre de meilleures décisions. La justice sociale, la subsidiarité et les associations intermédiaires sont les moyens par lesquels les gens agissent justement pour le bien commun.
(...)
Au sujet des salaires, le pape Pie XI écrit que si les employeurs ne sont pas en mesure de payer une compensation adéquate, «la justice sociale exige que des changements soient introduits le plus tôt possible afin qu'un tel salaire soit assuré à chaque ouvrier adulte». Étant donné que l'encyclique met l'accent sur les associations professionnelles, l'expression «changements à introduire» ne renvoie pas à l'action gouvernementale.
En fait, Pie XI exclut explicitement les mandats gouvernementaux car dans cette situation, «les travailleurs et les employeurs s'efforcent avec une force et des conseils unis de surmonter les difficultés et les obstacles et de laisser une sage disposition de la part de l'autorité publique les aider dans un travail si salutaire. "
Plus généralement, la proposition catholique sur la question des travailleurs pauvres est de fournir un revenu suffisant pour une épargne modeste et la propriété immobilière.
La richesse offre une protection et réduit la dépendance vis-à-vis de l'État. Cela crée également une répartition plus égale de la richesse et du pouvoir (puisque le pouvoir vient avec la richesse), moins de troubles et une société forte. En bref, la proposition est de créer des associations qui aident les travailleurs à devenir capitalistes.

Theodore Misiak
The Catholic World Report.

mercredi 31 mars 2021

Le confinement c'est la mort !



Une étude de plus, portant cette fois sur 15 à 17 millions de personnes : "Aucune preuve que les confinements ont conduit à une réduction de nouveaux cas ou des décès".(https://www.pnas.org/content/118/15/e2019706118)

Il s'agit de la trente-deuxième étude démontrant que le confinement et autres couvre-feux n'ont eu absolument aucun effet positif sur la diffusion de l'épidémie ni sur les décès.

Ce qui est confirmé, si besoin était, par la dernière étude du Pr Ioannidis et ses collègues, qui concluent à propos des confinements : "Compte tenu de leurs nombreux préjudices à la santé et à la société, la littérature existante ne fournit pas un soutien solide pour leur efficacité à réduire la propagation des cas." Et aussi : "En mars 2021, les taux de mortalité les + élevés se produisent dans les pays utilisant des mesures prolongées et très restrictives, tandis que les taux de mortalité les plus bas se produisent dans des pays avec des réponses plus diverses." (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/eci.13553)

Le confinement n'est pas une méthode sanitaire, mais policière, qui détruit la liberté au lieu de tuer le virus.

Heureusement, tout le monde n'est pas encore pris dans les rets de la dictature sanitaire. Il fait beau, on sort, on danse, on rit, on drague, et même on s'embrasse, réjouissances simples que les vieux culs qui se prennent pour les nouveaux rois de France aimeraient bien que le peuple oublie.

Pas davantage que les jeunes Français, les jeunes du monde n'attendent l'autorisation de sortie de l'amer Hamon ou la permission de marcher de la grande gueule Deray. Le masquisme-léninisme sent le renfermé. Avec le printemps, la jeunesse va aérer l'atmosphère et rendre le confinement impossible !

Paul-Eric Blanrue