BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

samedi 29 août 2026

Réponse de Blanrue au Patriarche sur la "crise écologique".



Un prêtre orthodoxe m'ayant demandé mon modeste avis sur l'homélie du Patriarche Bartholomaios de Constantinople sur l'environnement et la "crise écologique contemporaine", voici ma réponse, que je vous partage.
D'abord l'homélie, ensuite ma réponse.
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† BARTHOLOMAIOS
PAR LA GRÂCE DE DIEU ARCHEVÊQUE DE CONSTANTINOPLE,
NOUVELLE ROME, ET PATRIARCHE ŒCUMÉNIQUE
QUE LA GRÂCE, LA PAIX ET LA MISÉRICORDE
DE NOTRE SEIGNEUR, DIEU ET SAUVEUR JÉSUS CHRIST,
AUTEUR DE TOUTE LA CRÉATION,
SOIENT AVEC LE PLÉRÔME DE L’ÉGLISE
* * *
Très honorables frères Hiérarques et enfants bénis dans le Seigneur,
Par la grâce du Dieu dispensateur de tout bien, nous entrons aujourd’hui dans la nouvelle année ecclésiastique, en rendant grâce et en célébrant, par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, son commencement, marqué par la «Journée de prière pour la protection de l’environnement naturel». La crise écologique contemporaine, dans toutes ses dimensions, est une crise de la liberté de l’homme, de sa religion et de sa philosophie, de son ethos et de sa civilisation. Elle est précédée par la «mauvaise altération» de notre liberté, par notre rupture et notre eloignement de la Source de la Vie, ayant pour corollaire le comportement destructeur à l’égard de l’environnement naturel. Nous éprouvons une profonde gratitude pour le fait que les initiatives et interventions pionnières du Patriarcat œcuménique, sans interruption depuis 1989 jusqu’à ce jour, ont non seulement révélé les dimensions spirituelles de la question écologique, mais ont également ouvert de nouvelles voies et de nouvelles perspectives pour y faire face. Les congrès consacrés à l’écologie, les dialogues interchrétiens et interreligieux qui s’y rapportent, les propositions concrètes de la Grande Église en matière environnementale, l’attention portée aux dimensions sociales et aux conséquences de la crise écologique, ainsi que bien d’autres initiatives de cette nature, constituent une proposition environnementale vigoureuse. Celle-ci met l’accent sur l’impérieuse nécessité d’un «tournant copernicien» dans notre compréhension de l’idée de progrès et dans l’attitude de l’humanité à l’égard de la nature, ainsi que dans la manière d’agir des acteurs de la politique, de l’économie et de la vie sociale, des Églises et des religions, de la science et de la technologie, de même que dans le domaine de l’éducation des nouvelles générations. Nous continuerons, par nos actes comme par notre parole, à promouvoir la proposition écologique de la sainte Grande Église du Christ, ainsi que le dynamisme écophile de la relation eucharistique, ascétique et laudative avec la création, en soulignant toujours qu’un travail théologique approfondi est nécessaire afin de clarifier le message écologique authentique de notre foi et de notre tradition orthodoxes, pour le bien de la création «très bonne». Nous sommes certains que la mise en lumière des dimensions religieuses et morales de la menace écologique conduira à la prise de conscience de l’importance fondamentale que revêt la «responsabilité écologique». Enfin, l’homme doit cesser d’agir en faignant l’ignorance et abandonner définitivement l’illusion selon laquelle la planète Terre pourrait, indéfiniment, supporter et surmonter les dégradations et les destructions provoquées par l’homme, comme si la nature avait, par elle-même, le pouvoir de se renouveler sans limites. L’éthique de la responsabilité à l’égard de la protection de l’environnement naturel doit s’exprimer aux niveaux mondial, national, local et personnel. Nous le répétons une fois encore: le développement d’une responsabilité écologique constitue une « impérative catégorique » pour l’humanité, face à la plus grande menace qu’elle n’ait jamais été appelée à affronter tout au long de son histoire. Il est évident que, sous la domination du modèle anthropologique représenté par le «riche insensé» de l’Évangile (Lc 12, 17-21), qui dit: «Je démolirai mes greniers et j’en construirai de plus grands, et j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens», puis: «Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi», l’humanité compromet son avenir et détruit sa propre «maison». Les «péchés de la modernité» de l’humanité ont créé, et continuent de créer, de nouvelles divisions et de nouvelles ruptures entre l’homme et la nature. L’«homme-dieu» contemporain persiste dans le «géocide»; il méconnaît toute mesure et toute limite au nom de stratégies géopolitiques et d’intérêts économiques, du consumérisme et de la satisfaction de besoins essentiellement insatiables, mais aussi, plus profondément, en raison de bouleversements intérieurs, existentiels et axiologiques. Les conséquences d’une domination mondiale de la volonté de manipuler, d’instrumentaliser et d’exploiter la nature seront tragiques pour la vie sur notre planète. L’acceptation progressive et la reconnaissance officielle du 1er septembre, par le monde chrétien, comme Journée de protection de l’environnement naturel revêtent aujourd’hui une importance particulière, en tant que symbole et expression concrète de la promotion de l’unité des chrétiens. D’autre part, la glorification de l’«Auteur de toute la création», au commencement de l’Indiction, dans notre tradition liturgique, constitue un précieux héritage, en ce qu’elle nous invite et nous exhorte au respect de la création, laquelle subit les conséquences des agressions inconsidérées dont elle est victime de la part de l’homme. Très vénérables frères et très chers enfants dans le Seigneur, Le respect des piliers fondamentaux de la culture écologique peut freiner les tendances destructrices envers l’environnement et ouvrir «la voie incontournable» du développement durable. Plus généralement, l’humanité a besoin d’un consensus autour d’un socle commun de valeurs fondamentales qui, dans un monde marqué par les ruptures et les polarisations, puisse servir de boussole pour son chemin vers l’avenir. Nous considérons comme l’axe de cet ensemble de valeurs le principe de solidarité, en tant que facteur de coresponsabilité, de dialogue et de réciprocité sincère, conjointement avec la responsabilité collective de protéger l’environnement naturel. Tant le respect concret du caractère sacré de la personne humaine que le souci de l’intégrité de la création constituent, du point de vue chrétien, des expressions vitales de la réalisation eucharistique de l’Église et de l’appel adressé à l’homme à devenir «prêtre» de la création. Dans cet esprit, souhaitant que la nouvelle année ecclésiastique soit heureuse et féconde en œuvres bonnes et agréables à Dieu, nous invoquons sur vous tous, par les prières et l’intercession de la Toute-Sainte Mère de Dieu, la Toute-Bienheureuse –dont nous vénérons pieusement la très sainte icône dans l’église patriarcale, et que nous embrassons «de nos lèvres, de notre cœur et de notre volonté»– la grâce et la miséricorde de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Que Son nom très saint soit béni et glorifié, maintenant et toujours, et dans les siècles sans fin. Amen!
1er septembre 2026
† Bartholomaios de Constantinople
priant pour vous Dieu avec ferveur.
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Réponse PEB
Merci, Père. Voici ma réponse rapide.
L’homme n’est évidemment pas le propriétaire absolu de la création… Il la reçoit de Dieu et doit en user avec mesure, gratitude et responsabilité. Nous en avons parlé hier et c'est une vérité sur laquelle nous ne pouvons qu'être en accord. Mais je crois aussi que, sur ce point, l’Orthodoxie n’a rien à apprendre de la mode écologique contemporaine car elle possède depuis des siècles, dans l’enseignement des saints et dans la pratique ascétique de l’Église, une critique infiniment plus radicale de la voracité humaine que tout ce que nos contemporains peuvent aujourd’hui en dire.
C’est pour cette raison que ce message patriarcal me laisse une impression (pour le moins) étrange. À force d’employer les expressions typiques de notre époque (« responsabilité écologique », « développement durable », « consensus autour de valeurs communes », « responsabilité collective », « impératif catégorique »… ) le texte donne le sentiment que l’Église cherche à se rendre acceptable aux yeux du monde contemporain, en adoptant son vocabulaire, ses priorités et jusqu’à ses réflexes politiques. On ne parle plus en chrétien de la création de Dieu et de la conversion de l’homme : on semble devoir montrer que l’Orthodoxie est à la hauteur des grandes causes consensuelles du moment, qu’elle partage les mots d’ordre de la conscience contemporaine et qu’elle peut, elle aussi, participer à la grande conversation institutionnelle sur le climat, la planète et le « développement durable ». C’est là que, pour moi, le malaise commence.
Les Pères n’avaient nul besoin de ce langage pour aller beaucoup plus loin. Saint Jean Chrysostome ne dénonçait pas le riche parce qu’il détruisait son « environnement », mais parce qu’il accumulait pour lui-même tandis que son frère souffrait. Saint Isaac le Syrien ne proposait pas une politique écologique : il appelait à une miséricorde assez vaste pour embrasser toute créature. Saint Maxime le Confesseur (sur lequel j’ai d’ailleurs fini d’écrire un petit livre) ne parlait pas de « planète », mais du monde créé comme cosmos ordonné au Logos. La Tradition possédait déjà les mots essentiels : péché, passions, avidité, mesure, ascèse, gratitude, charité, conversion…
Le problème, cher Père, n’est pas d’abord écologique : il est spirituel. Si l’homme dévore la création, c’est parce qu’il a commencé… par vouloir se suffire à lui-même. Il ne sait plus recevoir, rendre grâce, jeûner, se dépouiller ni partager…. Voilà pourquoi la réponse orthodoxe au consumérisme porte un nom beaucoup plus ancien et beaucoup plus exigeant que le « développement durable » : l’ascèse. Le jeûne, la sobriété, l’aumône, le renoncement à l’accumulation et la lutte contre les passions constituent une critique autrement plus profonde de la civilisation de la consommation que toutes les déclarations internationales, déjà entendues mille fois.
Un autre glissement m’inquiète. La création est bonne parce qu’elle est créée par Dieu : oui, certes.... mais elle n’est pas Dieu. L’Orthodoxie ne peut remplacer l’exploitation matérialiste de la nature par sa sacralisation implicite. La terre n’est pas une nouvelle divinité, et l’homme n’est pas un vilain parasite dont il faudrait sauver la planète. Il a reçu une responsabilité royale et sacerdotale à l’égard du monde : le cultiver, le garder et le rapporter à son Créateur. C’est cela que peut véritablement (selon mon entente) signifier être « prêtre de la création ».
Le centre de la vision orthodoxe n’est pas la planète, mais le Christ. C’est en tout cas de cette façon que je le comprends : « Tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,16). Voilà ce que toute parole chrétienne sur la création devrait commencer par rappeler. Le monde moderne veut sauver la nature en… oubliant souvent de sauver l’homme. Or l’Orthodoxie sait, elle, depuis toujours, que la création ne sera véritablement comprise qu’à partir de la conversion de celui qui en a reçu la garde.
Le Patriarche a raison de dénoncer la démesure de l’homme contemporain. Mais l’Église n’a pas besoin d’emprunter au langage politique, administratif et idéologique de son époque pour prouver qu’elle est consciente des problèmes du monde. Elle n’a pas à courir derrière les thèmes à la mode ni à se conformer aux sensibilités dominantes pour être entendue. Elle possède une parole bien plus ancienne, plus exigeante et plus dérangeante : le péché. Et elle possède aussi son remède : le repentir, l’ascèse, l’Eucharistie et le Christ. Je n'en entends pas beaucoup parler dans cette homélie.
L’Église n’a pas à demander au monde contemporain (et à son langage, ses concepts, ses modes) la permission d’être orthodoxe, voilà ce que je tiens à dire.  
Bien à vous, cher Père.

Paul-Éric Blanrue.



mercredi 26 août 2026

Un document catholique de 1973 pose une question embarrassante sur Pierre et la papauté !



Il existe un document particulièrement intéressant, et pourtant rarement cité dans les débats sur les origines de la papauté : Differing Attitudes Toward Papal Primacy, publié en 1973 dans le cadre du dialogue officiel entre théologiens catholiques romains et luthériens aux États-Unis.
Le document est aujourd’hui disponible sur le site officiel de l’United States Conference of Catholic Bishops, l’USCCB.
Et ce texte est intéressant parce qu’il ne nie absolument pas l’importance exceptionnelle de Pierre.
Au contraire, il reconnaît que le Nouveau Testament lui donne une place éminente parmi les Apôtres : Pierre est le premier des Douze, leur porte-parole, celui qui confesse le Christ, celui qui reçoit les clés, celui qui doit affermir ses frères et celui auquel le Christ confie ses brebis.
Mais ensuite vient une distinction fondamentale.
Au paragraphe 9, le document affirme que demander si Jésus a fait de Pierre « le premier pape » constitue une question anachronique, parce qu’elle projette dans le Nouveau Testament un modèle ultérieur de la papauté.
Le texte estime même qu’il vaut mieux éviter, lorsqu’on décrit le rôle de Pierre dans le Nouveau Testament, de lui appliquer directement les termes techniques de « primauté » et de « juridiction ».
Et surtout, au paragraphe 11, le document aborde directement la question historique de Pierre à Rome.
Il reconnaît qu’il existe un accord croissant pour considérer que Pierre est allé à Rome et y a subi le martyre. Mais il ajoute ceci :
« we have no trustworthy evidence that Peter ever served as the supervisor or bishop of the local church in Rome. From the New Testament, we know nothing of a succession to Peter in Rome. »
Autrement dit : selon ce document, nous ne disposons pas de preuve fiable permettant d’affirmer que Pierre ait été le responsable ou l’évêque de l’Église locale de Rome. Et le Nouveau Testament ne nous dit rien d’une succession de Pierre à Rome.
C’est évidemment une distinction capitale.
Dire que Pierre possède une place exceptionnelle parmi les Apôtres est une chose. Dire que Pierre a été évêque de Rome en est une autre. Dire ensuite que l’évêque de Rome est juridiquement le successeur de Pierre et reçoit de ce fait une juridiction universelle sur toute l’Église en est encore une autre.
Il faut donc démontrer historiquement le passage de l’une à l’autre.
Et le document va encore plus loin.
Au paragraphe 13, il explique que les différentes images de Pierre présentes dans le Nouveau Testament peuvent être considérées comme constituant une sorte de « trajectoire » historique. Mais il précise immédiatement que cette évolution « does not constitute papacy in its later technical sense » : elle ne constitue pas la papauté dans son sens technique ultérieur.
Voilà le point essentiel.
Le texte ne dit pas : Pierre n'avait aucune importance. Il dit le contraire. Mais il distingue l'importance apostolique de Pierre de la papauté dans son sens institutionnel et technique ultérieur.
Et au paragraphe 14, le document explique que la question de la primauté papale ne peut pas être traitée simplement à partir de quelques « proof passages » bibliques ou comme une simple question de droit ecclésiastique. Il faut prendre en considération les facteurs bibliques, sociaux, politiques et théologiques qui ont contribué au développement de la théologie, de la structure et de la fonction de la papauté moderne.
C'est donc bien une question d'histoire.
Et c'est là que le débat devient intéressant.
On peut parfaitement reconnaître la primauté de Pierre parmi les Apôtres tout en posant une question historique parfaitement légitime : comment passe-t-on de Pierre l'Apôtre à l'évêque de Rome, puis de l'évêque de Rome au pape détenteur d'une juridiction universelle ?
Le document lui-même rappelle d'ailleurs que la théologie catholique romaine a traditionnellement établi ce lien : selon la doctrine catholique, le Christ aurait constitué Pierre chef des Apôtres et tête visible de l'Église, puis aurait voulu que des successeurs exercent cette fonction, ces successeurs étant les évêques de Rome.
Mais précisément : c'est ce lien historique qu'il faut démontrer ! Et qui ne l'est pas !
C'est pourquoi ce document de 1973 est si intéressant.
Il ne fournit pas une réfutation orthodoxe de la papauté. Ce n'est pas son rôle. C'est un document de dialogue catholique-luthérien.
Mais il montre que, même dans un cadre théologique où l'on prend très au sérieux la question de la primauté de Pierre, il est parfaitement possible de distinguer :
Pierre dans le Nouveau Testament

de
la papauté dans son sens technique ultérieur.

Et surtout :
la présence de Pierre à Rome
de
la preuve qu'il y fut évêque de Rome et qu'une succession juridique universelle lui fut immédiatement attachée.
Voilà pourquoi ce texte mérite d'être connu.
La question n'est donc pas : « Pierre était-il important ? » Bien sûr qu'il l'était.
La vraie question historique est : quand, comment et sur quelles bases l'autorité apostolique attribuée à Pierre devient-elle l'autorité universelle de l'évêque de Rome ?
C'est là que commence véritablement l'histoire de la papauté !

Référence : LIEN





Le prix Nobel (physiologie, médecine) John Eccles a quelque chose à vous dire.




John Eccles (1903–1997) était un neurophysiologiste australien, prix Nobel de physiologie ou médecine 1963, pour ses travaux sur la transmission des signaux entre les neurones.
Il refusait de réduire la conscience à la seule activité du cerveau et défendait l’existence d’une réalité spirituelle de l’être humain.
Ses réflexions portent ainsi directement sur le cerveau, la conscience, l’âme et Dieu.

Il a quelque chose à vous dire.

Le prix Nobel de physique Arthur H. Compton a quelque chose à vous dire.




Arthur H. Compton (1892–1962) était un physicien américain, prix Nobel de physique 1927, célèbre pour sa découverte de l’effet Compton, fondamentale pour la physique quantique.
Profondément chrétien, il s’est beaucoup intéressé aux rapports entre science, foi et Dieu.
Dans The Freedom of Man (1935), il défendait l’idée que l’étude scientifique de la nature pouvait au contraire renforcer la foi en Dieu. 

Il a quelque chose à vous dire.

Le Prix Nobel de physique 1997 William D. Phillips a quelque chose à vous dire.



William D. Phillips (né en 1948) est un physicien américain, prix Nobel de physique 1997 pour ses travaux sur le refroidissement et le piégeage des atomes à l’aide de lasers.
Chercheur de premier plan en physique atomique, il est également un chrétien engagé qui parle ouvertement de sa foi.
Il considère que science et foi ne sont pas contradictoires, mais peuvent au contraire s’enrichir mutuellement.

Il a quelque chose à vous dire.

Le Dr. Francis Collins, célèbre pour avoir dirigé le Human Genome Project et permis le séquençage du génome humain, a quelque chose à vous dire.


Francis Collins (né en 1950) est un médecin et généticien américain, célèbre pour avoir dirigé le Human Genome Project, qui a permis le séquençage du génome humain.
Ancien directeur des National Institutes of Health (NIH), il est également un chrétien déclaré et défend depuis longtemps la compatibilité entre science et foi.
Dans son livre The Language of God, il explique comment sa recherche scientifique a renforcé, plutôt qu’affaibli, sa conviction en l’existence de Dieu. Il a quelque chose à vous dire.

Le Prix Nobel Charles H.Townes, l'un des pères du laser, a quelque chose à vous dire.





Charles H. Townes (1915–2015) était un physicien américain, prix Nobel de physique 1964, et l’un des pères du laser, notamment grâce à l’invention du maser.
Profondément chrétien, il consacra une partie importante de sa réflexion aux rapports entre science et foi.
Il reçut le prix Templeton en 2005 pour sa contribution au dialogue entre science et religion. 

Il a quelque chose à vous dire.

Le Prix Nobel Werner Heisenberg, pionnier de la mécanique quantique et du principe d’incertitude, a quelque chose à vous dire.



Werner Heisenberg (1901–1976) est un physicien théoricien allemand, pionnier de la mécanique quantique et du principe d’incertitude.
Prix Nobel de physique 1932, il s’intéressa profondément aux rapports entre science, foi chrétienne et spiritualité.
Dans ses écrits, il défend l’idée que la pensée religieuse ne peut être réduite à une étape dépassée de la conscience humaine.
Il a quelque chose à vous dire.

Le mathématicien et logicien Kurt Gödel a quelque chose à vous dire.


Kurt Gödel (1906–1978), mathématicien et logicien austro-américain, fut l’un des plus grands penseurs du XXᵉ siècle. Profondément théiste, il considérait Dieu comme une réalité personnelle et chercha à montrer, par la logique mathématique, qu’un être divin nécessaire pouvait être démontré rationnellement.
Il a quelque chose à vous dire.

Faraday, pionnier de l’électromagnétisme, a quelque chose à vous dire.





Michael Faraday (1791–1867), physicien et chimiste anglais, fut l’un des grands pionniers de l’électromagnétisme et l’un des scientifiques les plus influents du XIXᵉ siècle.
Il a quelque chose à vous dire.

Le physicien Maxwell, père de l'électromagnétisme moderne, a quelque chose à vous dire.


 

Max Planck a quelque chose à vous dire.



Max Planck (1858–1947) était un physicien théoricien allemand, considéré comme le père de la théorie quantique. Lauréat du prix Nobel de physique en 1918, il a révolutionné la physique en introduisant le concept de quanta d’énergie. 

mardi 25 août 2026

Sacha Guitry et l’étrange fil orthodoxe de sa vie.


On connaît Sacha Guitry, le Molière du XX siècle, l’homme d'esprit, l’auteur de Faisons un rêve, de Désiré et du Roman d’un tricheur. On connaît ses cinq mariages, ses films, ses procès, ses aventures. On connaît beaucoup moins l’étrange fil orthodoxe qui traversa sa vie.

Sacha Guitry est d’abord un enfant de la Russie impériale et orthodoxe.

Bien que français, il naît à Saint-Pétersbourg en 1885, où son père, le comédien Lucien Guitry, est alors engagé au théâtre Michel. Il y est naturellement baptisé dans l'Orthodoxie. Son prénom de baptême, Alexandre, qui lui vaudra le diminutif de Sacha, lui vient de son parrain, le tsar Alexandre III, qui connaissait et appréciait son père.

Toutefois, en 1939, Sacha épouse Geneviève de Séréville, un mariage célébré dans le cadre catholique. Un élément qui rend difficile toute classification simpliste de Guitry comme « orthodoxe »...

Mais, après guerre, sous l'influence d'Arletty, fait son apparition la belle Lana Marconi, que l'on dit ancienne petite amie du prince Carol de Roumanie.

Roumaine d’origine, née à Bucarest, Lana appartient à ce monde culturel d’Europe orientale où l’Orthodoxie est demeurée une réalité beaucoup plus familière qu’en France. Elle devient la cinquième et dernière épouse de Guitry.

Et cette fois, le mariage religieux prend une tout autre couleur.

Sacha écrit adressa au métropolite de Thyatiron, Mgr Germanos, exarque de l'Europe Centrale et Occidentale, une demande pour épouser Lana et assumer son Orthodoxie de naissance :

"J'ai l'honneur de vous déclarer respectueusement que, né et baptisé à Saint-Pétersbourg en 1885, j'appartiens à l'Eglise orthodoxeEn 1939 j'ai épousé Mile Geneviève de Sereville, catholique, et notre mariage a eu lieu à l'église de Fontenay le 5 juillet. Malgré mon vif désir de créer un foyer basé sur les principes de la morale chrétienne, j'ai été amené à constater que la réalisation de mon vœu devenait impossible pour les raisons qui se trouvent exposées dans ma demande de divorce et que les tribunaux français ont prises en considération. Pour qu'aucune trace ne subsiste de ce lien malheureux, je viens solliciter de Votre Excellence la dissolution de ce mariage par l'Église, et, à cet effet, je me permets de joindre à cette requête la copie complète de la décision du tribunal qui prononça mon divorce civil. Respectueusement."

Le 25 novembre 1949, Sacha Guitry épouse Lana Marconi religieusement à la cathédrale grecque orthodoxe Saint-Étienne, au 7, rue Georges-Bizet, dans le XVIe arrondissement. Les photographies conservées de cette journée mentionnent parfois la « cérémonie religieuse à l’église russe », mais il s’agit bien de l’église grecque orthodoxe, construite à la fin du XIXe siècle

Ce qui donne à sa biographie une jolie boucle : Sacha Guitry commence sa vie à Saint-Pétersbourg, sous le regard du tsar Alexandre III, son parrain, et la termine en épousant Lana Marconi dans une église orthodoxe.





Rainer Maria Rilke : le poète qui rapporta des icônes de Russie.


Ni théologien ni écrivain confessionnel, Rilke est l’un des plus grands poètes européens du XXe siècle, l’auteur des Élégies de Duino, des Sonnets à Orphée et du Livre d’heures.

Et pourtant, peu d’expériences ont marqué son imagination autant que ses voyages en Russie.

Rilke s’y rend en 1899 puis en 1900 avec Lou Andreas-Salomé. Il découvre une Russie qui lui paraît encore profondément imprégnée de christianisme. Il rencontre des paysans, des religieux, visite des églises et des monastères.

Mais ce sont surtout les icônes qui le fascinent.

Il ne les considère pas simplement comme des objets artistiques. Elles semblent correspondre à sa propre recherche poétique : comment rendre visible l’invisible ? Comment faire apparaître dans une forme matérielle quelque chose qui dépasse le monde matériel ?

Rilke rapporte des icônes de Russie et conserve durablement cette empreinte russe dans son univers intérieur.

La Russie devient ainsi chez lui presque une réalité spirituelle.

Certes, Rilke ne devient pas orthodoxe. Il demeure un poète aux convictions religieuses complexes et changeantes.

Mais il y a chez lui quelque chose de très révélateur : l’Orthodoxie le touche d’abord par sa capacité à faire passer le spirituel dans le visible.

L’icône, la liturgie, les gestes religieux et la vieille Russie chrétienne lui donnent une expérience de la présence que sa poésie cherchait elle-même à atteindre.

Chez Rilke, l’Orthodoxie est une rencontre esthétique et spirituelle qui transforme durablement son imagination.

Références : Rainer Maria Rilke, Le Livre d’heures ; ses lettres et textes consacrés aux voyages en Russie ; Lou Andreas-Salomé, Rainer Maria Rilke.

Thomas Merton : le moine catholique fasciné par les théologiens orthodoxes



Thomas Merton est à première vue l’homme le moins susceptible de figurer dans une histoire des Occidentaux attirés par l’Orthodoxie. Né en 1915 aux États-Unis, converti au catholicisme, il devient moine trappiste à l’abbaye de Gethsemani. Il sera l’un des écrivains spirituels les plus lus du XXe siècle.

Son autobiographie, The Seven Storey Mountain (La Montagne aux sept degrés), connaît un immense succès. Mais Merton ne se contente pas d’écrire sur sa propre conversion. Toute sa vie intellectuelle est une recherche de la profondeur de l’expérience contemplative.

C’est cette recherche qui le conduit vers l’Orient chrétien.

Dans les dernières années de sa vie, Merton se met à lire avec une attention croissante les théologiens orthodoxes russes. Il découvre notamment Paul Evdokimov, professeur à l’Institut Saint-Serge de Paris.

Son jugement est étonnamment enthousiaste. Dans son journal, le 18 septembre 1959, il écrit à propos d’Evdokimov :

« Voilà un véritable théologien — l’un des rares. »

Ce n’est pas une admiration superficielle. Merton étudie la théologie orthodoxe, les Pères orientaux, l’icône, la spiritualité hésychaste et la tradition mystique de l’Église d’Orient.

Pourquoi cette attirance ?

Parce que Merton retrouve chez les orthodoxes quelque chose qui correspond à sa propre recherche : un christianisme dans lequel la théologie, la liturgie et la contemplation ne sont pas séparées.

L’Orthodoxie lui offre également une vision du salut qui insiste sur la transformation de l’homme et sur sa participation à la vie divine.

Merton ne quitte pourtant jamais le catholicisme. C’est justement ce qui rend son témoignage plus intéressant : il n’étudie pas l’Orthodoxie parce qu’il chercherait simplement une autre Église où se réfugier. Il la découvre comme une profondeur chrétienne dont son propre univers spirituel peut recevoir quelque chose.

Il faut donc se garder d'en faire un « orthodoxe caché ». Mais il est parfaitement légitime de dire que, vers la fin de sa vie, le moine catholique Thomas Merton comptait parmi les lecteurs occidentaux les plus passionnés de la spiritualité orthodoxe.

Références : Thomas Merton, The Journals of Thomas Merton, entrée du 18 septembre 1959 ; Paul Evdokimov, L’Orthodoxie ; études du Thomas Merton Center consacrées à ses relations avec l’Orthodoxie.

lundi 24 août 2026

C. S. Lewis et l’Orthodoxie : une proximité étonnante.





C. S. Lewis ne fut jamais orthodoxe. Il demeura anglican jusqu’à sa mort, en 1963. Pourtant, lorsqu’on lit ses lettres et certains de ses ouvrages, une proximité singulière apparaît avec le christianisme oriental. Elle ne relève pas d’une simple curiosité pour les vieilles églises grecques : Lewis éprouvait une véritable admiration pour la liturgie orthodoxe, pour ses prêtres et ses moines, et plusieurs aspects de sa pensée sur le salut rejoignent étonnamment la tradition des Pères grecs.

Dans une lettre à Mrs Johnson, datée du 13 mars 1956, Lewis évoque un office orthodoxe russe et écrit : « Mon modèle, ici, est le comportement des fidèles lors d’un office “orthodoxe russe” : certains sont assis, certains sont prosternés face contre terre, certains sont debout, certains à genoux, certains se déplacent, et personne ne prête la moindre attention à ce que fait quelqu’un d’autre. C’est du bon sens, de bonnes manières et du bon christianisme. »

Pour Lewis, cette liberté dans la prière n'est pas du désordre : elle témoigne au contraire d'une certaine maturité spirituelle. Le fidèle ne surveille pas son voisin, ne cherche pas à imposer une attitude uniforme ; chacun se tient devant Dieu comme il le peut.

Il revient sur cette expérience dans Letters to Malcolm: Chiefly on Prayer, où il raconte une liturgie grecque orthodoxe qui l'avait particulièrement marqué. Ce qu'il avait aimé, explique-t-il, était précisément l'absence de comportement imposé aux fidèles : certains étaient debout, d'autres assis, d'autres à genoux, d'autres encore se déplaçaient. Personne ne s'occupait de ce que faisait son voisin. Lewis y voyait une manière saine, naturelle et chrétienne de prier. Cette remarque est d'autant plus significative qu'il était très critique à l'égard de la tendance occidentale à réglementer et à réformer sans cesse les formes du culte.

Son voyage en Grèce, en 1960, renforça encore cette impression. Dans une lettre à Chad Walsh, Lewis écrit à propos des prêtres grecs : « Les prêtres grecs font, à première vue, une impression très favorable — beaucoup plus que la plupart des membres du clergé protestant ou catholique romain. » Le témoignage est remarquable : Lewis ne se contente pas d'apprécier une liturgie ancienne ou une architecture ; il est frappé par les hommes qui la célèbrent.

Son biographe George Sayer rapporte même qu'après son voyage en Grèce Lewis considérait la liturgie grecque orthodoxe comme supérieure à celles qu'il avait connues dans le christianisme occidental. Il avait également été profondément impressionné par les prêtres et les moines orthodoxes qu'il avait rencontrés. L'Orthodoxie lui apparaissait ainsi comme une tradition ayant conservé une continuité liturgique et spirituelle que les Églises occidentales modernes risquaient, selon lui, de perdre.

Mais l'intérêt de Lewis pour l'Orient chrétien ne s'arrête pas à la liturgie. Sa conception du salut présente une affinité remarquable avec la doctrine patristique de la déification.

Dans Mere Christianity, il formule cette idée devenue célèbre : « Le Fils de Dieu est devenu homme pour permettre aux hommes de devenir fils de Dieu. » L'expression pourrait presque servir de résumé à la théologie de saint Athanase : Dieu assume notre humanité afin que l'homme puisse participer à la vie divine.

Lewis ne développe évidemment pas la doctrine orthodoxe de la déification dans toutes ses dimensions et ne reprend pas, par exemple, la distinction palamite entre l'essence et les énergies divines. Mais sa conception du salut comme transformation réelle de l'homme est beaucoup plus proche du langage des Pères grecs que du seul schéma juridique d'une justification extérieure.

Dans The Weight of Glory, Lewis va plus loin encore. Il écrit : « C’est une chose grave de vivre dans une société de dieux et de déesses en puissance. » Pour lui, chaque être humain possède une destinée éternelle d'une grandeur que nous ne pouvons encore mesurer. L'homme n'est pas destiné simplement à recevoir un pardon extérieur : il est appelé à être transfiguré. Cette vision de la vocation humaine explique en grande partie l'intérêt que certains théologiens orthodoxes ont porté à son œuvre.

Le métropolite Kallistos Ware s'est penché sur cette question dans une étude intitulée C. S. Lewis: An “Anonymous Orthodox”?, publiée en 1995. Le titre lui-même est révélateur. Ware ne prétend évidemment pas que Lewis aurait été orthodoxe sans le savoir. Il montre plutôt que certains éléments essentiels de sa pensée (sa conception du salut, de la transformation de l'homme, de la tradition chrétienne et de la prière) présentent des convergences profondes avec la vision orthodoxe.

C. S. Lewis n'était pas orthodoxe. Mais il fut l'un de ces chrétiens occidentaux qui, sans franchir le seuil de l'Église d'Orient, ont regardé vers elle avec une sympathie rare. Il admirait sa liturgie, ses prêtres, ses moines, sa continuité et, plus profondément encore, une conception du christianisme dans laquelle Dieu ne se contente pas de pardonner à l'homme : Il vient habiter en lui, le transforme et l'appelle à participer à Sa vie.

C'est peut-être pour cette raison que la question posée par Kallistos Ware demeure si intéressante : C. S. Lewis fut-il, sinon un « Orthodoxe anonyme », du moins l'un des écrivains chrétiens occidentaux dont la pensée se trouva le plus naturellement attirée vers l'Orient ?

Grands esprits, grandes vérités.

 


Vous avez dit toxique ?

Masculinité toxique ? L'affaire est à la mode et il est connu que la mode a toujours raison. Mais voici comment, en son temps, saint Jean Chrysostome (père de l'Église orthodoxe, docteur de l'Église catholique et de l'Église copte) proposait de régler le problème de la féminité toxique.
De quoi alimenter les débats en famille !

"Mais que faire, direz-vous, si elle est querelleuse, bavarde ou ivrogne ? Combien de femmes libres sont-elles ainsi ? Dieu, avec tous les défauts des femmes, a prescrit aux hommes de les supporter. Il dit seulement : qu’une femme ne soit pas prostituée ; mais pour tous les autres défauts, supporte-les. Qu’elle soit ivrogne, querelleuse, bavarde, envieuse, dépensière et dilapidatrice de tes biens, tu l’as pour compagne de ta vie. Éduque-la et contiens-la. La nécessité t’y oblige. C’est pour cela que tu es le chef. Gouverne-la donc et accomplis ton devoir. Et si elle demeure incorrigible, même si elle vole, prends soin de tes biens et ne la punis pas davantage.
Si elle est bavarde, fais-la taire : c’est là la plus haute philosophie".


Saint Jean Chrysostome, Homélie sur l’Épître aux Éphésiens.



Staniloae, ce génie !


 

Morand a raison !


 

Berdiaev avec nous !


 

dimanche 23 août 2026

Et voici enfin la création de la page Amazon.fr consacrée à la série des aventures de Gabriel et Zoé !



Les aventures de Gabriel et Zoé sont des romans, disponibles en Kindle ou en édition brochée, destinés aux jeunes lecteurs de 11 à 15 ans. Mais j’ai voulu les écrire de telle manière qu’ils puissent aussi être lus avec plaisir par les adultes. Chaque volume prend pour point de départ une histoire vraie, à laquelle j’ajoute une part d’imagination, d’aventure et de merveilleux. L’objectif est de faire découvrir aux jeunes lecteurs des personnages, des lieux et des idées qui puissent les accompagner, les divertir et, peut-être, les faire réfléchir.
L’univers de l’Orthodoxie, et plus largement celui du christianisme, n’est jamais très loin. Il imprègne les récits sans jamais les alourdir, à travers notamment des personnages essentiels comme le père Basile, qui accompagne Gabriel et Zoé dans leurs enquêtes.
J’ai une irrésistible envie de poursuivre cette série, tant ces personnages me sont devenus chers. Le troisième volume est déjà achevé et paraîtra sans doute au mois d’octobre.
Mais je prie (et je vous demande de m’accompagner dans mes prières) pour avoir le temps et l'énergie de poursuivre cette aventure au long cours et de pouvoir en publier un nouveau volume chaque trimestre. Un par trimestre : voilà le rythme que j’aimerais tenir, si Dieu me donne le temps, la force et l’inspiration nécessaires !
Il ne me reste donc plus qu’à demander au Ciel de me laisser assez de temps pour écrire tous ceux que j’ai déjà en tête.

Paul-Éric Blanrue.