BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

vendredi 3 mai 2019

La République coupable de génocide et de mémoricide.


"Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre, libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay suivant les ordres que vous m’aviez donnés. J’ai écrasé des enfants sous les pieds des chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas de prisonniers à me reprocher, j’ai tout exterminé. Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que par endroits ils font pyramide" (Westermann).

"Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les femmes, filles et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Sous 15 jours, il n’existera plus en Vendée ni maisons, ni armes, ni vivres, ni habitants. Je sais qu’il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays. C’est égal, nous devons tout sacrifier" (Turreau).

"On décima sans pitié ceux qui refusaient de partir au combat en chantant La Carmagniole : les Vendéens. L’un des plus exceptionnels historiens français de notre temps, Reynald Secher a prouvé, documents à l’appui, dans Le Génocide franco-français : La Vendée-Vengé (PUF, 1986), que cette politique d’anéantissement fut un crime idéologique décidé par Comité de Salut public, notamment par Robespierre, Carnot et Barrère, avec l’appui de la Convention. 
Le 1er août 1793, une loi votée par cette dernière prescrivit la déportation des femmes et des enfants et le massacre de tous les habitants résidant en Vendée, la nationalisation de leurs biens et leur destruction. 
Une seconde loi du 1er octobre 1793 ordonna l’extermination de tous les habitants sans exclusion, appelés « brigands », soit plus de 800 000 âmes. Il fut ordonné expressément par le général Lazare Carnot, au nom du Comité de Salut public, d’annihiler tous les vieillards, les femmes et les enfants.
Ce génocide franco-français fit plus de 200 000 victimes du côté des insurgés Blancs, et tout autant du côté des Bleus. 
On y a tout essayé en matière d’abomination : l’armée avec les « colonnes infernales » du général Tureau qui rasaient tout sur leur passage, villages, forêts, bêtes, récoltes, individus, pour faire de la Vendée un « cimetière national » que repeupleraient des réfugiés républicains ; la noyade ; le gaz ; les fours ; les tanneries de peaux humaines ; la fonte des corps pour obtenir de la graisse.
Le Parlement de l’État républicain, dont les membres n’ont à la bouche que le mot de Mémoire, n’a jamais reconnu cet atroce crime d’État – une extravagante amnésie que Secher nomme un « mémoricide »."


Blanrue, Sécession.

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jeudi 2 mai 2019

La dramatique évolution gauchiste des Gilets jaunes et nous

J'apprends que Maxime Nicolle, alias Fly Rider, va écrire un livre pour nous faire part de ses pensées. On ne rigole plus.
Peut-être puis-je aider ? Titre possible : "Tout ça pour rien". Sous-titre: "Tourner en rond est un métier". Préface d'Étienne Chouard : "Vivez plus longtemps grâce au tirage au sort".
On me dit que l'introduction est déjà écrite : "Au début de ma vie, je croyais qu'il fallait travailler pour vivre. Quelle naïveté ! Éric Drouet a été le premier à m'ouvrir yeux : dans le système actuel, on galère et il est difficile de s'offrir chaque semaine une nouvelle jante. Grâce à une citation de Piketty, découverte sur un tract à un rond-point, j'ai capté qu'il suffisait de prendre aux riches pour gagner haut la main les compétitions de tuning. Je ne savais pas comment m'y prendre. Grâce aux vidéos de Chouard, j'ai compris qu'il suffisait de le demander aux autres : la majorité me fournirait des solutions pour arranger ma vie. C'était bonnard : plus la peine de penser, le RIC y pourvoirait et arrangerait tout. Puis vint François Boulo, qui, en tant qu'avocat, était forcément un grand économiste. Je fus illuminé. Ça bouillait dans ma tête. Depuis, pour garder mes idées géniales au chaud, je ne me sépare plus de ma casquette, que je mets à l'envers car je suis un rebelle".
Je souhaite bon amusement à son ghostwriter.



*

- Vous aimez les technocrates ?
- C'est des pourris.
- Vous aimez les impôts ?
- Y en a trop !
- Vous aimez les hommes politiques ?
- Tous des truands !
- Vous aimez les riches qui s'en mettent plein les fouilles en s'acoquinant avec l'État ?
- Des voleurs !
- Vous aimez ceux qui vivent de subventions et d'assistance ?
- C'est des parasites !
- Vous aimez quoi, alors ? Le secteur privé ?
- Nan ! Les services publics !
- L'État ?
- Évidemment ! Comment on ferait sans lui ? Les routes, les hôpitaux !
- Bon, on recommence.

*

Joie, honneur et avantage d'entendre en direct le discours du fringant François Boulo, entouré des drapeaux rouge sang de la CGT. 
Résumé : les "ultra-riches" ne sont rien que des méchants car ils ont donné des sous pour Notre-Dame et pas pour les gens. Ô coglione ! Il y aurait tant à dire sur les "ultra-riches" et le capitalisme de connivence - sauf cette inepte brève de comptoir !
Phrase-culte démontrant qu'il n'a strictement rien compris au sketch : "Quand tout sera privatisé, on sera privé de tout". 
Cet olibrius croit mordicus que lorsque l'État possède, "les gens" possèdent avec lui - alors que ce sont eux qui sont possédés et que l'État n'est qu'une fiction n'existant que par les sous que lui, Boulo, comme les autres, sont contraints de lui verser. 
Croit-il sincèrement que si l'État possédait tout, lui et ses copains ne seraient privés de rien ? 
L'absurdité de sa position est évidente : il se plaint que les gens ne soient pas propriétaires et nie en même temps le droit le propriété.
La liberté ? Connais pas. Le dogme marxiste dans sa plus crasse expression. 
Un démagogue est né. Si jeune et déjà si vieux.

Paul-Éric Blanrue


jeudi 25 avril 2019

Hoppe vous présente le génial Rothbard !


"Rothbard balaya l'idée d'un État protecteur "limité" comme étant auto-contradictoire et incompatible avec la promotion d'une utilité sociale.
Une administration limitée a toujours la tendance inhérente à devenir une administration illimitée (totalitaire). Selon le principe bureaucratique - monopole judiciaire et pouvoir de taxer - toute notion de restriction du pouvoir de l'administration, et ainsi protéger vie et propriété des individus, est illusoire. 
Sous des conditions monopolistiques, le prix de la justice et de la protection augmentera et la qualité de la justice et de la protection diminuera. 
Une agence de protection financée par les impôts est une contradiction en soi - un protecteur de propriété expropriant la propriété - et conduira à plus de taxes et moins de protection."


Hans-Hermann Hoppe

Ce n'est pas dans les médias que vous allez entendre de telles paroles, agrémentées de leurs démonstrations exigeantes ! Il faut diffuser l'excellence, les pépites perdues dans le gros tas d'ordures qui tient lieu d'idéologie officielle. 
Pour en savoir plus, lire l'indispensable : Murray N. Rothbard : économie, science et liberté, par Hans-Hermann Hoppe, en vente sur Amazon depuis mars 2019 à cette ADRESSE.



mardi 23 avril 2019

Comment, depuis la Révolution, l'État nous a réduits en esclavage.


"Les hommes qui se trouvèrent portés par le flot des événements à la tête de notre Révolution, étaient, par une suite nécessaire de l'éducation qu'ils avaient reçue, imbus des opinions antiques, et devenues fausses, qu'avaient mises en honneur les philosophes dont j'ai parlé. 
La métaphysique de Rousseau, au milieu de laquelle paraissaient tout à coup comme des éclairs des vérités sublimes et des passages d'une éloquence entraînante, l'austérité de Mably, son intolérance, sa haine contre toutes les passions humaines, son avidité de les asservir toutes, ses principes exagérés sur la compétence de la loi, la différence de ce qu'il recommandait et de ce qui avait existé, ses déclamations contre les richesses et même contre la propriété; toutes ces choses devaient charmer des hommes échauffés par une victoire récente, et qui, conquérants de la puissance légale, étaient bien aises d'étendre cette puissance sur tous les objets....
Ils voulurent donc exercer la force publique comme ils avaient appris de leurs guides qu'elle avait été jadis exercée dans les états libres. Ils crurent que tout devait encore céder devant la volonté collective et que toutes les restrictions aux droits individuels seraient amplement compensées par la participation au pouvoir social.
Vous savez, Messieurs, ce qui en est résulté."


Benjamin Constant



"Les princes et les rois étaient des dirigeants plutôt dilettantes, et avaient généralement une bonne dose d’instruction digne d’élites naturelles, et un système de valeur les faisant agir assez souvent comme un simple bon père de famille le ferait. Les politiciens démocratiques, par contre, sont et doivent être des démagogues professionnels, devant être constamment attrayant même aux plus sordides — et ce sont typiquement des instincts égalitaires — car chaque vote est évidemment aussi bon qu’un autre. Et parce que les politiciens élus publiquement ne sont jamais tenus personnellement responsables des services publics officiels, ils sont bien plus dangereux, du point de vue de ceux voulant que leur propriété soit protégée et souhaitant de la sécurité, qu’aucun roi ne l’a jamais été."

Hans-Hermann Hoppe



"L’État, supposé nous protéger, nous a rendu, en réalité, totalement impuissants. Il vole ses sujets de plus de la moitié de leurs revenus, pour les répartir selon les sentiments du public plutôt que selon les principes de la justice. Il soumet notre propriété à des milliers de réglementations arbitraires et envahissantes. 
On ne peut plus librement engager et licencier qui l’on veut, quelle que soit la raison qu’on juge bonne et nécessaire. On ne peut acheter ni vendre ce qu’on veut, à qui l’on veut et où l’on veut. On ne peut pas fixer les prix librement comme on souhaite, on ne peut pas s’associer et se dissocier, se séparer de qui on veut ou de qui on ne veut pas.
Au lieu de nous protéger, donc, l’État nous a livrés, ainsi que nos biens, à la foule et à ses instincts primaires. Au lieu de nous protéger, il nous appauvrit, il détruit nos familles, nos organisations locales, nos fondations privées, nos clubs et nos associations, en les attirant tous toujours plus dans sa propre orbite. 
Et en conséquence de tout cela, l’État a perverti le sens public de la justice et de la responsabilité personnelle et a engendré et attiré un nombre croissant de monstres et de monstruosités morales et économiques."


Hans-Hermann Hoppe



"La vision égalitaire de la gauche n’est pas seulement incompatible avec le libertarisme. Elle est si déconnectée de la réalité qu’on doit se demander comment on peut la prendre au sérieux. L’homme de la rue ne croit certainement pas à l’égalité de tous les hommes. Le simple bon sens fait obstacle à cela. Et je suis assuré que personne parmi les vrais partisans de la doctrine égalitaire ne croit vraiment, au fond, à ce qu’il proclame. Mais comment, alors, la vision de gauche du monde a-t-elle pu devenir l’idéologie dominante de notre époque? Pour un libertarien, la réponse devrait être évidente : la doctrine égalitaire a atteint ce statut non pas parce qu’elle est vraie, mais parce qu’elle fournit la parfaite couverture intellectuelle qui permet le contrôle social totalitaire par une élite dirigeante."

Hans-Hermann Hoppe



dimanche 7 avril 2019

Nietzsche contre le socialisme.



"Le socialisme est le fantastique frère cadet du despotisme presque défunt, dont il veut recueillir l’héritage (...) Il désire une plénitude de puissance de l’État telle que le despotisme seul ne l’a jamais eue, il dépasse même tout ce que montre le passé, car il travaille à l’anéantissement formel de l’individu : c’est que celui-ci lui apparaît comme un luxe injustifiable de la nature, qui doit être par lui corrigé en un organe utile de la communauté."

Nietzsche

Frédéric Bastiat, notre ami !


"Quel est le cri universel dans tous les rangs, dans toutes les classes ? "Tous pour chacun". 
En prononçant le mot "chacun", nous pensons à nous, et ce que nous demandons c’est de prendre une part imméritée dans le travail de tous. 
En d’autres termes, nous systématisons la spoliation. 
Sans doute, la spoliation naïve et directe est tellement injuste qu’elle nous répugne ; mais, grâce à la maxime "tous pour chacun", nous apaisons les scrupules de notre conscience. Nous plaçons dans les autres le devoir de travailler pour nous, puis nous mettons en nous le droit de jouir du travail des autres ; nous sommons l’État, la loi d’imposer le prétendu devoir, de protéger le prétendu droit, et nous arrivons à ce résultat bizarre de nous dépouiller mutuellement au nom de la fraternité. 

Nous vivons aux dépens d’autrui, et c’est à ce titre que nous nous attribuons l’héroïsme du sacrifice. 
Ô bizarrerie de l’esprit humain ! Ô subtilité de la convoitise ! Ce n’est pas assez que chacun de nous s’efforce de grossir sa part aux dépens de celle des autres, ce n’est pas assez de vouloir profiter d’un travail que nous n’avons pas fait, nous nous persuadons encore que par là nous nous montrons sublimes dans la pratique du dévouement ; peu s’en faut que nous ne comparions à Jésus-Christ, et nous nous aveuglons au point de ne pas voir que ces sacrifices, qui nous font pleurer d’admiration en nous contemplant nous-mêmes, nous ne les faisons pas, mais nous les exigeons."


Bastiat




"Le peu qu’on gagne, il faut le partager avec le fisc. Pour vous arracher le fruit de vos sueurs, ce qu’on nomme l’État vous enlace d’une multitude d’entraves. Il intervient dans tous vos actes, il se mêle de toutes vos transactions ; il régente votre intelligence et votre foi ; il déplace tous les intérêts, et met chacun dans une position artificielle et précaire ; il énerve l’activité et l’énergie individuelle en s’emparant de la direction de toutes choses ; il fait retomber la responsabilité des actions sur ceux à qui elle ne revient pas, en sorte que, peu à peu, la notion du juste et de l’injuste s’efface ; il engage la nation, par sa diplomatie, dans toutes les querelles du monde, et puis il y fait intervenir la marine et l’armée ; il fausse autant qu’il est en lui l’intelligence des masses sur les questions économiques, car il a besoin de leur faire croire que ses folles dépenses, ses injustes agressions, ses conquêtes, ses colonies, sont pour elles une source de richesses."

Bastiat





"L'intervention de la force dans les transactions humaines est accompagnée de maux sans nombre.
L’accroissement même de cette force est déjà un premier mal ; or il est bien évident que l’État ne peut faire des conquêtes, retenir sous sa domination des pays lointains, détourner le cours naturel du commerce par l’action des douanes, sans multiplier beaucoup le nombre de ses agents.
La déviation de la force publique est un mal plus grand encore que son accroissement. Sa mission rationnelle était de protéger toutes les libertés et toutes les propriétés, et la voilà appliquée à violer elle-même la liberté et la propriété des citoyens. Ainsi les gouvernements semblent prendre à tâche d’effacer des intelligences toutes les notions et tous les principes. Dès qu’il est admis que l’oppression et la spoliation sont légitimes pourvu qu’elles soient légales, pourvu qu’elles ne s’exercent entre citoyens que par l’intermédiaire de la loi ou de la force publique, on voit peu à peu chaque classe venir demander de lui sacrifier toutes les autres."

Bastiat


"Il y a des vérités qui ne peuvent être dites qu'à l'oreille ; on ne les entend pas quand on les proclame bruyamment."
Nietzsche

mercredi 3 avril 2019

Vous avez dit mutliculturalisme?




"Contrairement au multiculturalisme en vogue à l'heure actuelle, on peut souligner ici qu'aucune société multiculturelle — et surtout aucune société démocratique — n'a jamais jamais fonctionné de manière pacifique pendant très longtemps. Peter Brimelow, Alien Nation : Common Sense About America's Immigration Disaster (New York : Random House, 1995, p. 124-27), a fourni des preuves récentes à cet égard. 
En remontant dans le passé, examinons le bilan : l'Érythrée, dirigée par l'Éthiopie depuis 1952, se sépare en 1993 ; la Tchécoslovaquie, fondée en 1918, se sépare en composantes ethniques tchèque et slovaque en 1993 ; l'Union soviétique, se sépare en composantes ethniques multiples en 1991, et nombre de ces composantes sont menacées de fragmentation ethnique supplémentaire ; la Yougoslavie, fondée en 1918, se sépare en plusieurs composantes ethniques en 1991, et une nouvelle dissolution est toujours en cours ; Le Liban, fondé en 1920, partage effectif des chrétiens et des musulmans (sous domination syrienne) depuis 1975 ; Chypre, indépendant depuis 1960, partage effectif des territoires grecs et turcs en 1974 ; le Pakistan, indépendant depuis 1947, le Bangladesh ethniquement distinct se sépare en 1971 ; la Malaisie, indépendante depuis 1963, Singapour sous domination chinoise est expulsée en 1965. 
La liste se poursuit avec des cas qui n'ont pas encore été résolus : l'Inde et les Sikhs et Cachemiris ; le Sri Lanka et les Tamouls ; la Turquie, l'Irak, l'Iran et les Kurdes ; le Soudan, le Tchad et les Arabes contre les Noirs ; le Nigeria et l'Ibos ; l'Ulster et les catholiques contre les protestants ; la Belgique et les Flamands contre les Wallons ; l'Italie et les Tyroliens du Sud parlant allemand ; le Canada et les Français contre l'anglais."


Hans-Hermann Hoppe

"La Loi, c’est l’organisation du Droit naturel de légitime défense" (Bastiat).



"La loi pervertie ! La loi — et à sa suite toutes les forces collectives de la nation, — la Loi, dis-je, non seulement détournée de son but, mais appliquée à poursuivre un but directement contraire ! La Loi devenue l’instrument de toutes les cupidités, au lieu d’en être le frein ! La Loi accomplissant elle-même l’iniquité qu’elle avait pour mission de punir ! (...)
Le Droit collectif a donc son principe, sa raison d’être, sa légitimité dans le Droit individuel ; et la Force commune ne peut avoir rationnellement d’autre but, d’autre mission que les forces isolées auxquelles elle se substitue.
Ainsi, comme la Force d’un individu ne peut légitimement attenter à la Personne, à la Liberté, à la Propriété d’un autre individu, par la même raison la Force commune ne peut être légitimement appliquée à détruire la Personne, la Liberté, la Propriété des individus ou des classes. (...) 
S’il est une chose évidente, c’est celle-ci : La Loi, c’est l’organisation du Droit naturel de légitime défense ; c’est la substitution de la force collective aux forces individuelles, pour agir dans le cercle où celles-ci ont le droit d’agir, pour faire ce que celles-ci ont le droit de faire, pour garantir les Personnes, les Libertés, les Propriétés, pour maintenir chacun dans son Droit, pour faire régner entre tous la Justice. "


Frédéric Bastiat

"Soyons de bonne humeur ! La tristesse, quelle qu'elle soit, ne trouve sa récompense ni au ciel ni sur terre !" Nietzsche.


"J'ai atteint une sorte d'état alcyonien, qui ne doit pas être défavorable à l'émergence d'une philosophie... J'ai jeté un coup d'oeil à ma gauche : mer bleue, plus haut une chaîne de montagnes et tout près, quelques eucalyptus. Ciel lumineux."

Nietzsche 


"Faire vivre la Venise de 1770, la ville la plus gaie, la plus aimée et la plus amoureuse du XVIIIe siècle".

Nietzsche



"Nul n’a le droit de nous imposer une façon de voir le monde. Nul ne peut moralement exiger que nous fassions le contraire de ce que nous voulons. Nul ne peut avoir la prétention de savoir mieux que nous ce que nous désirons. Il est déjà si difficile de le savoir soi-même qu’il est impossible à d’autres d’y parvenir !
À cet effet, il faut nous efforcer de trouver un axe intérieur, sentir la force intime qui émane de notre être, chercher un point d’appui en nous-mêmes, le lieu de notre conscience non altérée, détecter notre Centre et nous y relier avec constance."


Blanrue, Sécession.

lundi 1 avril 2019

L'art des "convives de pierre".




"Seul compte, aujourd’hui, le travail de ceux qui savent se tenir sur les lignes de crête : fermes sur les principes ; inaccessibles à tout compromis ; indifférents devant les fièvres, les convulsions, les superstitions et les prostitutions sur le rythme desquelles dansent les dernières générations.
Seule compte la résistance silencieuse d’un petit nombre, dont la présence impassible de “convives de pierre” sert à créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles valeurs, à construire un pôle qui, s’il n’empêchera certes pas ce monde d’égarés et d’agités d’être ce qu’il est, permettra cependant de transmettre à certains la sensation de la vérité – sensation qui sera peut-être aussi le déclic de quelque crise libératrice."


Julius Evola

Hoppe et la démocratie.



"La débâcle actuelle est elle aussi le produit des idées. Elle est le résultat d'une acceptation massive, par l'opinion publique, de l'idée de la démocratie. Aussi longtemps que cette adhésion est dominante, la catastrophe est inévitable ; et il n'y aura pas d'espoir d'amélioration même après qu'elle sera arrivée. En revanche, si on reconnaît que l'idée démocratique est fausse et perverse —et les idées, en principe, on peut en changer instantanément—, la catastrophe peut être évitée.
La tâche essentielle qui attend ceux qui veulent renverser la vapeur et empêcher la destruction complète de la civilisation est de dé-légitimer l'idée de la démocratie, c'est-à-dire de démontrer que la démocratie est la cause fondamentale de la situation actuelle de dé-civilisation rampante. Dans ce but, il faut d'abord faire remarquer qu'il est difficile de trouver beaucoup de partisans de la démocratie dans l'histoire de la théorie politique. Presque tous les grands penseurs n'avaient que mépris pour la démocratie. Même les Pères fondateurs de la Constitution américaine, que l'on considère aujourd'hui —à tort— comme des défenseurs de la démocratie, y étaient strictement opposés. Sans aucune exception, ils étaient d'accord avec Aristote pour reconnaître que la démocratie n'est rien d'autre que le règne de la canaille. Ils entretenaient plutôt, comme Jefferson, l'idée d'une "aristocratie naturelle" dont ils pensaient faire partie, et prônaient en conséquence une république aristocratique.
Même parmi le petit nombre de défenseurs théoriques de la démocratie dans l'histoire de la pensée politique, comme Rousseau, il est presque impossible de trouver qui que ce soit pour prôner la démocratie ailleurs que dans de toutes petites communautés. En fait, dans les villages et dans les villes où tout le monde connaît personnellement tous les autres, pratiquement personne ne peut manquer d'admettre que la position des "possédants" a forcément quelque chose à voir avec des capacités supérieures, de même que la situation des "déshérités" est liée à une infériorité, à des déficiences personnelles. Dans ces conditions-là, il est beaucoup plus difficile de faire passer l'idée de piller les autres et leur propriété à des fins personnelles. A l'inverse marqué, dans de vastes territoires comprenant des millions voire des centaines de millions de personnes, où les candidats au pillage ne connaissent pas leurs victimes et vice-versa, le désir humain de s'enrichir aux dépens des autres n'est plus soumis à aucune gêne.
Plus important encore, il faut souligner que la démocratie est immorale en plus d'être anti-économique. Pour ce qui est du statut moral de la règle majoritaire, il faut faire remarquer qu'elle permet que Dupond et Durand s'acoquinent pour voler Duschmolle ; de même, que Duschmolle et Dupond s'entendent pour voler Durand, et encore que Durand et Duschmolle complotent contre Dupond. Ce n'est pas de la "justice", mais une infamie, et bien loin de traiter avec respect les démocrates et la démocratie, il faudrait les juger avec mépris et les bafouer pour leur escroquerie intellectuelle et morale.
En ce qui concerne les propriétés économiques de la démocratie, il faut rappeler sans relâche que ce n'est pas la démocratie mais la propriété privée, la production et l'échange volontaire qui sont les véritables sources de la civilisation et de la prospérité humaines."

Hans-Hermann Hoppe


samedi 30 mars 2019

"La France maçonnique" de Blanrue gratuite sur Youtube !

"La France maçonnique", reportage de grande qualité que Blanrue a réalisé avec le journaliste indépendant Julien Teil en 2015, édité en DVD, est désormais disponible
en version intégrale et gratuite sur Youtube

On a accusé Blanrue d'être un
pro-maçon forcené, un maçon sans tablier, voire un maçon initié (les complotistes habituels) mais aussi d'être un anti-maçon primaire (voir Wikipédia, la fiche de police politique officielle erronée, mensongère et tronquée pour qui Blanrue est le diable en personne sur à peu près tous les sujets).

À vous de vous forger une idée sur la question. Ecce homo !

jeudi 28 mars 2019

"SÉCESSION", un livre radical pour les esprits libres !





"Le socialisme c’est l’arbitraire, l’immoralité et l’injustice. Et la droite, quand elle copie-colle son programme alors qu’elle s’est fait élire sur un programme défendant des valeurs de liberté et de propriété, est pis encore que le socialisme, car, par surcroît, elle a trompé ses électeurs pour s’emparer du pouvoir. 
La différence entre la droite des libertés et la gauche étatiste, toutefois, c’est que le socialisme, et toute la gauche par extension, sont fondées sur la jalousie, l’envie, l’aigreur, l’amertume, la frustration, la haine envers tout ce qui est fort et en bonne santé (d’où l’égalitarisme), et le ressentiment. C’est un courant idéologique animé par un désir de vengeance."

Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir. 


"L’ego est un phénomène préjudiciable dans la perspective où il se clôt sur lui-même ; dans le cas nocif où l’individu s’attache par trop aux choses terrestres au point d’oublier qu’il est l’heureux possesseur d’une conscience l’incitant à voir les choses « d’en-haut » ; lorsque l’homme devient prisonnier de ses projections, qu’il est hypnotisé par ses chimères et s’apprête, par manque de discernement, à passer sa vie à côté de la plaque. 
Mais l’ego devient avantageux, utile, constructif, positif, si on l’emploie pour aller au-delà de sa petite condition. Pour se transcender sont nécessaires une individualité constituée et la formation d’un être sachant ce qu’il fait et où il va. Se dompter, soigner ses maux, résister aux propagandes diverses, s’extraire de la masse amorphe sont des aspirations qui requièrent de solides fondations. 
Ce n’est pas sauver son âme, sous prétexte de lutter contre le vilain ego, que de rabâcher ce que tout le monde dit et décider de mourir sans savoir ce que signifie exister !"

Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.



"Pour rebâtir, faire du neuf, édifier un « nouveau moyen-âge » - en voilà une bonne idée, en voici un bon nouveau début ! -, il ne faut pas nous raidir sur des positions fixes et rêver, dans nos fièvres cérébrales, d'un passé disparu à jamais dans la nuit des temps, digéré pour l’éternité. Il faut faire preuve d’un peu de folie et de courage à l’antique, c’est-à-dire oser sacrifier des passions qui nous empoisonnent l’esprit, comme l'idée de « France éternelle », la France-déesse, ce fumeux mythe gaulliste de la grandeur qui rend aussi andouilles qu’orgueilleux les fétichistes du tricolore.
Il faut tenter une opération chirurgicale extrême, un traitement de choc sur nous-mêmes - mais pas sur la France dans son cadre actuel. Surtout ne pas sauver cette France finissante, en phase terminale, en soins palliatifs dans son hospice, officiellement vivante, officieusement décédée. 
Non, j’évoque un choc pour extraire de nos cerveaux décaféinés les pensées qui font prendre une fausse route aux derniers Français de qualité, ceux que nous aimons et qui le méritent. Ce traitement doit nous faire adopter l’idée de sécession (individuelle et collective), la seule sortie de crise qu’il soit possible d’envisager selon les forces en présence et la réalité du terrain. 
Pensons comme Carl von Clausewitz, soyons rusés et fins stratèges : « Quand la supériorité absolue n’est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative sur un point décisif » !
Le « point décisif » c’est nous, c’est l’individu. Un être social, certes, cet individu, mais qui, pour partager son eau, doit déjà en avoir dans son verre. « Donnez-moi un point d’appui et un levier, et je soulèverai la Terre. », disait Archimède. Sécession individuelle ! C’est l’avenir, le seul envisageable si l’on veut redevenir des êtres libres, pouvant exercer librement la raison dont ils sont pourvus. 
Il s’agit de comprendre, comme Julius Evola, que « l'homme qui, dans une époque de dissolution, est laissé à lui-même doit faire la preuve de sa force. Il faut, en contrepartie, être à soi-même son centre ou faire en sorte de le devenir. »"

Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.



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samedi 23 mars 2019

L'État contre l'individu.



"Une loi injuste n'est pas une loi".

Saint Augustin


"La raison pour laquelle on entre dans une société politique, c'est de conserver ses biens propres ; et la fin pour laquelle on choisit et revêt de l'autorité législative certaines personnes, c'est d'avoir des lois et des règlements qui protègent et conservent ce qui appartient en propre à toute la société, et qui limitent le pouvoir et tempèrent la domination de chaque membre de l'État. 
Toutes les fois donc que la puissance législative violera cette règle fondamentale de la société, et, soit par ambition, ou par crainte, ou par folie, ou par dérèglement et par corruption, tâchera de se mettre, ou de mettre d'autres, en possession d'un pouvoir absolu sur les vies, sur les libertés, et sur les biens du peuple, par cette brèche qu'elle fera à son crédit et à la confiance qu'on avait prise en elle, elle perdra entièrement le pouvoir que le peuple lui avait remis pour des fins directement opposées à celles qu'elle s'est proposées, et il est dévolu au peuple qui a droit de reprendre sa liberté originaire, et par l'établissement d'une nouvelle autorité législative, telle qu'il jugera à propos, de pourvoir à sa propre conservation, et à sa propre sûreté, qui est la fin qu'on se propose quand on forme une société politique."

John Locke


"Les citoyens possèdent des droits individuels indépendants de toute autorité sociale ou politique, et toute autorité qui viole ces droits devient illégitime... Aucune autorité ne peut porter atteinte à ces droits, sans déchirer son propre titre."

Benjamin Constant


"Le citoyen doit-il, même un instant, ou à un faible degré, abandonner sa conscience au législateur ? Si c'est le cas, pourquoi chaque humain aurait-il une conscience propre ? Je pense que nous devons d'abord être des hommes, et ensuite des administrés."

Henry Thoreau


"Plus l'État croît, plus la liberté fond. Plus l'État fond, plus la liberté croît. Principe de sécession individuelle : faites ce que vous voulez, mais sans moi, sans mon argent, sans ma caution morale.
C'est ce minimum vital dont il faut s'emparer sans attendre notre reste pour vivre notre existence et non celle que les autres veulent nous faire mener.
On ne croit plus en Dieu, mais en l'État. Et en la politique. Le summum de la crétinisation : l'athée militant qui croit au programme d'un parti politique et colle les affiches d'un candidat."

Paul-Éric Blanrue





vendredi 22 mars 2019

L'homme différencié.



"Vu la dégradation générale, il est temps de nous réapproprier notre puissance d’homme confisquée par les forces d’anéantissement. Les particularités culturelles, les richesses nationales, régionales, individuelles et naturelles peuvent être nos armes, servons-nous en comme le font les Corses, les Écossais, les Catalans, les partisans du Brexit et du Frexit. Nous devons nous préoccuper de faire jaillir des styles nouveaux, des concepts baroques, d’instiller des idées réactives, de dynamiter les formes étroites dans lesquelles on veut nous faire entrer de force. Nous devons vouloir intensifier infiniment la différenciation de l’humanité dans le sens de l’enrichissement et de la diversification de la vie spirituelle, des courants, des aspirations et des nuances idéologiques. Que chacun découvre sa différence et qu’il l’accentue ! C’est un chemin périlleux mais réjouissant."


Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir (Fiat Lux, 2018)




"Qui, autrefois, se préoccupait de notre nourriture, de nos habitudes de consommation, de nos pratiques sexuelles, de nos habitudes de penser, des journaux que nous lisions ? Les églises et les religieux de tous bords. Qui, aujourd'hui, se préoccupe de savoir si on fait l'amour avec un préservatif ou non, si on fume ou non, si on mange des graisses saturées ou non, si on a bien appris à se laver les dents, si on a bien mis sa ceinture de sécurité en voiture, si on n'a pas trop bu d'alcool, si on ne lit pas des livres interdits comme les ouvrages qui font l'éloge de la fraude fiscale ou du suicide ? L'État et les experts de la santé publique. Un point commun existe entre eux, les religieux et les hommes de l'État : leur désir de s'approprier nos corps et nos esprits."

Bertrand Lemennicier.



" « Celui qui est le maître de ses pensées est plus grand que celui qui est le maître du monde » (Bouddha)... Qu’est-ce qui peut faire contrepoids aux pensées ? La conscience lucide.
La lecture de journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous prétexte d’être « informés » mais en fait par pure curiosité et pour vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets... Ces longs bavardages dans lesquels vous vous complaisez nourrissent des pensées non conformes à la vérité et ne vous aident en rien à assumer les nécessités de la vie. Le monde moderne avec le type d’études que nous faisons, avec la presse et la télévision, avec les querelles politiques de la démocratie, l’ébranlement de la famille, les stress, les nuisances, ce monde moderne antispirituel est proprement destructeur de notre être."


Arnaud Desjardin.



"Le seul parti raisonnable dans un siècle ridicule, 
c’est de rire de tout."

Voltaire, lettre à d'Alembert, 21 mai 1760.

mercredi 20 mars 2019

Vive le droit naturel, c'est la vraie subversion !

"Si la justice n'est pas un principe naturel, alors elle n'est pas un principe. Si elle n'est pas un principe naturel, alors il n'existe pas de justice. Si elle n'est pas un principe naturel, tout ce que les hommes ont dit ou écrit sur elle, depuis des millénaires, a été dit et écrit sur ce qui n'avait pas d'existence. Si elle n'est pas un principe naturel, alors toutes les demandes de justice qui ont jamais été entendues, toutes les luttes pour la justice auxquelles nous avons jamais assisté, ont été des demandes et des luttes pour une simple fantaisie, un égarement de l'imagination, et non pas pour une réalité.
Si la justice n'est pas un principe naturel, alors il n'y a pas d'injustice; et tous les crimes dont le monde a été le théâtre, n'ont pas été des crimes du tout; mais seulement de simples évènements, comme la pluie qui tombe, ou le soleil qui se couche; des évènements dont les victimes n'ont pas plus de raison de se plaindre qu'elles n'en ont de se plaindre des ruisseaux qui courent, ou de la végétation qui pousse.
Si la justice n'est pas un principe naturel, les (soi-disants) gouvernements n'ont pas plus de droit ou de raison d'en prendre connaissance, ou de prétendre ou de déclarer en prendre connaissance, qu'ils n'en ont de prendre connaissance, ou de prétendre ou déclarer prendre connaissance, de toute autre non-entité; et toutes les prétentions d'établir la justice, ou de maintenir la justice, ou de récompenser la justice, sont simplement les divagations de fous, ou les fraudes d'imposteurs.
Mais si la justice est un principe naturel, alors elle est nécessairement un principe immuable; et ne peut pas plus être changée – par toute puissance inférieure à celle qui l'a établie – que ne peut être changée la loi de la gravitation, les lois de la lumière, les principes des mathématiques, ou toute loi ou principe naturel que ce soit; et toutes les tentatives ou prétentions, de la part de tout homme ou corps d'hommes – qu'ils s'appellent gouvernements, ou autre – de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements, en lieu et place de la justice, comme une règle de conduite pour tout être humain, sont autant une absurdité, une usurpation et une tyrannie, que le seraient leurs tentatives de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements en lieu et place de toutes les lois physiques, mentales et morales de l'univers."

Lysander Spooner

Spooner


"Le droit naturel est la volonté de puissance domptée de manière à vivre dans une société apaisée." 

Blanrue, Sécession.


dimanche 17 mars 2019

Flaubert avec nous !



"Je n’ai de sympathie pour aucun parti politique ou pour mieux dire je les exècre tous, parce qu’ils me semblent également bornés, faux, puérils, s’attaquant à l’éphémère, sans vues d’ensemble et ne s’élevant jamais au-dessus de l’utile. J’ai en haine tout despotisme. Je suis un libéral enragé. C’est pourquoi le socialisme me semble une horreur pédantesque qui sera la mort de tout art et de toute moralité."

"Le rêve du socialisme, n'est-ce pas de pouvoir faire asseoir l'humanité, monstrueuse d'obésité, dans une niche toute peinte en jaune, comme dans les gares de chemin de fer, et qu'elle soit là à se dandiner sur ses couilles, ivre, béate, les yeux clos, digérant son déjeuner, attendant le dîner et faisant sous elle ? Ah ! je ne crèverai pas sans lui avoir craché à la figure de toute la force de mon gosier."

"Le suffrage universel tel qu’il existe est plus stupide que le droit divin. Vous en verrez de belles si on le laisse vivre ! La masse, le nombre, est toujours idiot. Je n’ai pas beaucoup de convictions. Mais j’ai celle-là, fortement. Cependant il faut respecter la masse si inepte qu’elle soit, parce qu’elle contient les germes d’une fécondité incalculable. Donnez-lui la liberté mais non le pouvoir."

"La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, exactement comme le Socialisme."
 
Gustave Flaubert

vendredi 15 mars 2019

Le port d'armes en France, c'est pour quand ?



"Aux États-Unis, les crimes violents sont en diminution. Je ne me sens pas en danger dans mon pays. Je possède trois armes, dont un 44 Magnum, celui de Clint Eastwood dans “Magnum Force”. Le port d’armes varie selon les Etats. Je suis heureux d’avoir le droit d’en posséder et d’en porter."

James Ellroy

La suite dans Sécession !


L'État dans tous ses états.


"Au lieu de chercher à limiter le pouvoir, on cherche à s'en emparer. Et l'on a peut-être d'autant plus intérêt à ce que la sphère du pouvoir soit importante qu'on disposera ainsi d'un instrument plus puissant lorsqu'on l'aura conquis. 
Il ne faut donc pas s'étonner si la pression fiscale dans la France d'aujourd'hui est incomparablement plus forte qu'elle ne l'était sous un régime monarchique qui était censé être spoliateur."

Pascal Salin




"L'État est une institution humaine et non un être surnaturel. Celui qui prononce le mot État, pense coercition et contrainte. Celui qui dit : Il devrait y avoir une loi sur cette question, pense : les forces du gouvernement devraient forcer les gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire ou à ne pas faire ce qu'ils veulent faire. Celui qui dit : cette loi devrait être mieux respectée, pense : la police devrait forcer le public à obéir à cette loi. Celui qui dit : l'État est un dieu, déifie les armes et la prison. Le culte de l'État est le culte de la force. Il n'y a pas de menace plus dangereuse pour la civilisation qu'un gouvernement d'hommes incompétents, corrompus ou viles. 
Les pires maux que l'humanité a jamais endurés étaient infligés par de mauvais gouvernements. L'État peut-être et a souvent été au cours de l'histoire la principale source de malheur et de désastre.
L'appareil de contrainte et de coercition est toujours aux mains d'hommes mortels. Il est parfois arrivé que les gouvernements aient surpassé leurs contemporains et leurs concitoyens à la fois en compétence et en équité. Mais l'histoire nous fournit de nombreux exemples du contraire. La thèse de l'étatisme selon laquelle les membres du gouvernement et ses collaborateurs sont plus intelligents que la population et savent mieux que l'individu ce qui lui est utile est une pure sottise."

Ludwig von Mises

"Le plus grand de tous les escrocs, c'est l'État." Paul Morand (lettre à Jacques Chardonne)



"Je n'ai jamais voté, et ce n'est pas aujourd'hui que je commencerai. Tout ce remue-ménage me semble vain ! Je ne vois aucun rapport entre la liberté et une chambre des députés".

Jacques Chardonne, lettre à Paul Morand

L'immigration et nous.


"Tout individu a le droit d’offrir ses services à l’étranger. Ce même individu a-t-il toutefois le droit moral d'obliger les gens du pays où il veut se rendre de l’accueillir, de l’engager et de les contraindre à pourvoir à ses besoins ? Bien sûr que non. On a le droit absolu de choisir avec qui l’on veut cohabiter sur sa propriété. La liberté de se mouvoir d'un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté qu'a l'autochtone de consentir à l'accueillir et à couvrir ses frais.
En vertu du droit naturel une aide doit être un acte bénévole, consenti, volontaire, et certainement pas une obligation imposée par l'État ou un lobby. Si je veux contribuer à aider certaines personnes en difficulté, j'ai le droit de les choisir et non de les subir. Ce n'est pas à l'État de me dire qui je dois soutenir. 
Dans le cas des migrations actuelles, mon aide est rendue obligatoire par le seul fait que les immigrés bénéficient de l'argent public et d'infrastructures provenant de l'argent public qui n'est rien d'autre que l'argent de tous les contribuables privés, distribué sans leur consentement. 
Si l'on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son pays de départ), il faut accepter la liberté dans l'autre sens (celui de l'autochtone dans le pays d'arrivée)."


Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir

Quelques photos envoyées par des lecteurs :




mercredi 13 mars 2019

La vérité cachée des intellectuels socialistes.




"Déclassés, incompris, avocats sans cause, écrivains sans lecteurs, pharmaciens et médecins sans clients, professeurs mal payés, diplômés sans fonctions, employés que leur insuffisance fait dédaigner de leurs patrons, etc., sont les adeptes naturels du socialisme. 
En réalité, ils se soucient fort peu des doctrines. Ce qu'ils rêvent, c'est de créer par des moyens violents une société où ils seraient les maîtres. Leurs récriminations égalitaires ne les empêchent nullement d'avoir un mépris intense pour la canaille qui n'a pas, comme eux, appris dans les livres. Ils se croient très supérieurs à l'ouvrier et lui sont fort inférieurs en réalité par le défaut de sens pratique et par l'exagération de leur égoïsme. 
S'ils devenaient les maitres, leur autoritarisme ne serait pas moindre que celui de Marat, Saint-Just ou Robespierre, ces types excellents du demi-savant incompris. L'espoir de tyranniser à son tour alors qu'on a toujours été ignoré, humilié et refoulé dans l'ombre, a dû créer bien des adeptes au socialisme. 
C'est à cette catégorie des demi-savants qu'appartiennent le plus souvent les doctrinaires qui formulent, dans de virulentes publications, les théories que de naïfs apôtres se chargent ensuite de propager. Ce sont des chefs qui semblent guider des soldats, mais qui se bornent en réalité à les suivre. 
Leur influence est beaucoup plus apparente que réelle. Ils ne font guère, en effet, que transformer en invectives bruyantes des aspirations qu'ils n'ont pas créées, et à leur donner cette forme dogmatique qui permet aux meneurs de se documenter. Leurs livres deviennent parfois des sortes d'évangiles, que personne ne lit jamais, mais dont on peut citer comme argument le titre ou des lambeaux de phrases reproduites par les journaux spéciaux. L'obscurité de leurs oeuvres est d'ailleurs une condition fondamentale de leur succès."


Gustave Le Bon


Les "droits des femmes" ?

"Si vous croyez en l'égalité de droit, alors qu'entend-on par "les droits des femmes", "les droits des gays", etc. ? Soit ils sont redondants, soit ils sont une violation du principe d'un même droit pour tous."

Thomas Sowell


L'État n'invente rien.




"Ce n'est pas à l'État que nous devons cette foule d'inventions utiles depuis la bêche jusqu'au téléphone ; ce n'est pas l'État qui a fait les découvertes en physique, en chimie et les autres qui guident les manufacturiers modernes ; ce n'est pas l'État qui a imaginé ces mécanismes qui servent à fabriquer des objets de toute espèce, à transporter hommes et choses d'un endroit à l'autre, et contribuent de mille manières à notre confort. 
Ces transactions commerciales qui s'étendent au monde entier, ce trafic qui remplit nos rues, ce commerce de détail qui met toutes choses à notre portée et distribue à nos portes les objets nécessaires à la vie quotidienne, n'ont pas une origine gouvernementale. Ce sont les résultats de l'activité spontanée des citoyens, isolés ou en groupe. 
Bien plus, les gouvernements doivent à ces activités spontanées les moyens mêmes d'accomplir leurs devoirs. Enlevez au mécanisme politique tous ces secours que les sciences et les arts lui ont fournis, laissez l'État avec les seules ressources que les fonctionnaires ont inventées, et la marche du gouvernement serait aussitôt arrêtée. 
Le langage même qui lui sert à enregistrer ses lois et à communiquer ses ordres à ses agents, est un instrument qui n'est nullement dû au législateur ; il a été créé, sans qu'on y prit garde, dans les relations des hommes poursuivant leurs satisfactions personnelles."


Herbert Spencer