BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

dimanche 13 août 2023

Transidentité et gender theory : les sceptiques américains remettent l'église au milieu du village.

Le patron des sceptiques US, Michael Shermer, reçoit Helen Joyce pour son livre TRANS dans lequel elle analyse le lobbyisme de l'activisme trans, qui n'a rien à avoir avec la science et tout à voir avec l'idéologie gauchiste de destruction de la pensée.
Décidément, les sceptiques US sont bien différents des néo zététiciens français, suiveurs dociles de la mode la plus à gauche du moment et totalement à la ramasse.



La sécession politique étant pour l’instant impossible en France, la sécession se fait avec les pieds (à des niveaux jamais atteints).


 

mercredi 9 août 2023

La lumière naturelle de l'esprit.

"Les principes ne sont pas innés, mais ils sont connus dans la lumière naturelle de l'intellect en liaison avec la connaissance sensible. Ce que les principes énoncent est dans les objets matériels qui sont la substance de la réalité, et pourtant les principes eux-mêmes sont immatériels et n'existent comme tels que dans les intellects connaissants. Je vois et touche des êtres, non l'être. J'observe des agents et des patients, j'appelle les premiers causes, les autres effets, mais je n'observe pas la causalité elle-même. Quand je dis qu'il n'y a pas d'effets sans causes, j'explicite simplement la définition de toute cause ou d'effet. C'est, disait Hume, comme dire qu'il n'y a pas de mari sans femme. Si vous pressez un métaphysicien, il vous concèdera qu'il y a quelque chose de mystérieux dans notre connaissance de tout principe. Et ce n'est pas surprenant, puisqu'il est premier par définition. Il n'y a rien d'antérieur au principe par quoi on puisse en rendre raison.
La raison ne s'accommode pas volontiers de cette limite. Aristote l'a pourtant marquée, avec sa sobriété ordinaire, dans ce que je suis tenté de tenir pour le passage le plus important de tout son Organon :
"Puisque, sauf l'intuition, aucun genre de connaissance n'est plus exact que la science, ce doit être nécessairement une intuition qui saisit les principes. Ceci résulte, non seulement des considérations précédentes mais aussi du fait que le principe de la démonstration n'est pas lui-même une démonstration. Il ne peut donc pas y avoir une science de la science. Si donc nous possédons un genre de connaissance vraie autre que la science, c'est l'intuition seule qui est le principe du principe, et la science est à l'ensemble de la réalité comme l'intuition au principe". "
Étienne Gilson.



mardi 8 août 2023

Le naturalisme s'autodétruit.

"Si tout ce qui existe se résume à la nature, le grand événement imbriqué et sans conscience, si nos convictions les plus intimes ne sont que les sous-produits d'un processus irrationnel, alors il n'y a pas la moindre raison de supposer que notre sens de la justesse et notre foi en l'uniformité qui en résulte nous disent quoi que ce soit de juste au sujet d'une réalité extérieure à nous-mêmes. Si le naturalisme se vérifie, nous n'avons aucune raison de nous fier à votre conviction que la nature est uniforme. On ne peut lui accorder de crédit que si une métaphysique totalement différente est vraie. Si la chose la plus centrale de la réalité, le fait qui est à l'origine de tout les autres faits, est une chose qui, dans une certaine mesure, nous ressemble, si c'est un esprit rationnel et que nous en tirions notre spiritualité rationnelle, alors en effet, nous pouvons nous fier à notre conviction."
C.S. Lewis.



Le christianisme a démystifié l'État.

"Le christianisme a ôté à l’État l’exclusivité de l’univers sacral et a mis ainsi en question la conception fondamentale de l’Empire romain, voire du monde antique en général. Cette séparation est donc en fin de compte un legs de l’origine du christianisme et aussi un facteur décisif de liberté."
Benoît XVI.



L'Homme selon Jean Borella.

"Je connais bien des hommes, j’en rencontre heureusement tous les jours. Mais l’Homme, avec un grand H, l’homme en tant que tel, je ne l’ai jamais vu, et nul ne l’a jamais vu. Je ne nie pas qu’on ne puisse en parler, car, comme l’enseigne Montaigne « tout homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition ». Toutefois prenons garde que je ne puis le découvrir que dans chaque homme, en particulier, dans chaque personne singulière et concrète. Or cet homme-là, cet homme irremplaçable dans sa personne libre unique, ne peut que déranger l’ordre géométrique des planifications économiques, sociales. Étant par définition, imprévisible, il ne peut que démentir les prédictions de la raison politique et déjouer ses stratégies. Aussi doit-on, si l’on veut réussir, l’effacer progressivement de la machine sociale et lui substituer l’homme interchangeable, l’homme universel parce qu’uniforme, l’homme-parpaing, oserai-je dire, avec lequel la construction du monde nouveau ne connaîtra ni surprise ni retard, parce qu’il sera exactement calibré."
Jean Borella.



La liberté selon Bakounine.

"La liberté ne peut et ne doit se défendre que par la liberté ; et c'est un contresens dangereux que de vouloir y porter atteinte sous le prétexte spécieux de la protéger ; et, comme la morale n'a pas d'autre source, d'autre stimulant, d'autre cause, d'autre objet que la liberté, et comme elle n'est elle-même rien que la liberté, toutes les restrictions qu'on a imposées à cette dernière dans le but de protéger la morale ont toujours tourné au détriment de celle-ci."
Michel Bakounine.



La religion républicaine selon Philippe Sollers.

"Aujourd’hui, la religion principale est celle de la République. Les catholiques, les pauvres, sont aux abois, surtout en France. Ils ne se rendent pas compte qu’ils appartiennent à une énorme multinationale. Le nouveau pape se fout complètement de la France, il a compris que c’était foutu. Tout est fait pour renforcer la religion de la République. Il y a plusieurs composants dans le cocktail religieux républicain : liberté, égalité, fraternité, bien sûr, auxquels il faut ajouter sororité, laïcité et mourir dans la dignité. Cette religion est fondée sur le primat absolu de la sociologie et de l’économie politique. Tout est réduit à une analyse sociale le plus souvent extrêmement simpliste : je suis un « jeune bourgeois provincial » ; tel autre a un père qui était « ouvrier agricole ». Très important, le visa d’origine modeste ! Moi, j’en suis dépourvu depuis longtemps. En attendant, le clergé s’alarme. Les intellectuels, qui ont joué naguère un rôle clérical très important, ne forment plus le goût d’une façon intéressante. Ils n’ont, de surcroît, aucune position philosophique fondée. Ils bavardent. Une religion qui s’effondre produit une angoisse considérable. Quant au clergé intellectuel, il ne survit qu’au prix de petites gâteries médiatico-narcissiques. De là, mon expression : « On vit chez les fous. »"
Philippe Sollers.



Visions de Chardonne.

"Le Français a pour principale distraction de parler, et surtout de parler politique. Sur ces questions, il est l'homme le plus ignorant de la terre."
"Ce qui sera dans l'ouest de l'Europe? Pas de doute pour moi : un socialisme dur, dictatorial, de « techniciens ». La dictature de la science, aux mains d'une élite d'un nouveau genre. Pas du tout une dictature du « prolétariat » ; ni rien qui ressemble au socialisme de Lassalle ; mais le résultat sera le même."
"L'économie libérale a été une bonne école. Choisir, c'est difficile. Dans des pays évolués : France, Angleterre, Allemagne, on pourra peut-être s'en sortir. Dans les démocraties de l'Est (je ne parle pas de la Russie), en Yougoslavie, en Pologne, où, par religion politique, des imbéciles gouvernent de délicates entreprises, ils n'en sortiront pas."
"Je ne sais si vous connaissez mon opinion sur les « colonies françaises ». Noire folie, comme la guerre de 14. Elles auront coûté cher."
"Cette race (j'en ai connu de ces nigauds, plus d'un) est condamnée. Tant pis."
"A toute époque, il y a un goût du jour, une foule qui suit le courant, un succès qui est chose sociale. Tout ce qui est dans ce sens passe vite; dans le présent et dans l'avenir."
Jacques Chardonne.



Défense de la civilisation européenne par Werner Heisenberg, prix Nobel de physique 1932, cofondateur de la mécanique quantique.

"Au commencement était - et est toujours dans des cas semblables - la foi. Je ne parle pas seulement de la foi chrétienne en un univers harmonieusement ordonné par Dieu, mais aussi, plus simplement, de la foi qui consiste à croire en notre tâche ici-bas. Bien entendu, croire ne veut pas dire ici : tenir pour vrai ceci ou cela, mais croire signifie toujours : voici ce à quoi je me résous, voici ce sur quoi j'engage mon existence.... Nous voulons que la vie spirituelle redevienne florissante ici, et qu'ici, en Europe, continuent de naître les idées qui déterminent l'aspect du monde... Nous voulons que notre jeunesse, en dépit du chaos extérieur, grandisse dans l'atmosphère spirituelle de l'Occident, et qu'elle puise aux sources de la force qui a fait vivre notre continent pendant plus de deux mille ans."
Werner Heisenberg.



La conscience n'est pas réductible à la matière.

"Les faits sur l'expérience subjective de la vision des couleurs ne sont pas impliqués par les faits physiques. S'ils l'étaient Marie pourrait en principe savoir quel effet cela fait de voir du rouge en se fondant sur sa connaissance des faits physiques. Mais elle ne le peut pas. Peut-être finirait-elle par savoir quel effet cela fait de voir du rouge à l'aide d'une méthode indirecte, par exemple en manipulant son cerveau de façon appropriée. Quoi qu'il en soit, la connaissance ne découle pas de la seule connaissance physique. La connaissance de tous les faits physiques permettra en principe à Marie de dériver tous les faits relatifs aux réactions d'un système, à ses aptitudes et à ses capacités cognitives ; mais elle n'en saura pas plus sur l'expérience du rouge... Les états sont conscients parce qu'ils possèdent un certain ressenti qualitatif, et ce ressenti n'est pas quelque chose de définissable fonctionnellement... L'existence de la conscience sera toujours un fait supplémentaire par rapport aux faits structuraux et dynamiques, et une analyse physique ne l'expliquera pas."

David Chalmers.




dimanche 6 août 2023

Fausseté de la conception matérialiste néo-darwinienne de la nature.

"Il semble inacceptable de nier la réalité de toutes chose familières qui ne sont pas, de prime abord, physiques. Mais, s'il n'y a pas de réduction plausible et si le rejet de la réalité du mental continue à être inacceptable, cela laisse penser que la prémisse initiale, le naturalisme matérialiste, est fausse et pas seulement à la marge".
"La compréhension de soi évolutionniste devrait presque certainement exiger que nous abandonnions le réalisme moral, c'est-à-dire la conviction spontanée que nos jugements moraux sont vrais ou faux indépendamment de nos croyances. le naturalisme évolutionniste implique que nous ne prenions au sérieux aucune de nos certitudes, pas même celle de l'image scientifique du monde dont le naturalisme évolutionniste lui-même dépend".
"L'existence d'esprits conscients et leur accès aux vérités attestées de l'éthique et des mathématiqiues font partie des données qu'une théorie du monde et de la place que nous y avons ont encore à expliquer... Si tout cela a une explication naturelle, ces possibilités étaient inhérentes à l'univers bien avant qu'il y ait de la vie et elles étaient inhérentes à l'enfance de l'univers bien avant l'apparition des animaux. Une explication satisfaisante devrait montrer que leur réalisation n'était pas complètement improbable mais qu'elle était très vraisemblable, étant données les lois de la nature et la composition de l'univers. Elle devrait montrer que l'esprit et la raison sont des aspects fondamentaux d'un ordre naturel non matérialiste".
"La conscience n'arrive pas comme ça à des organismes comme les nôtres ; par conséquent aucune explication, même du caractère physique de ces organismes, ne peut convenir si elle n'explique pas aussi, leur caractère mental.... Une explication par la sélection naturelle basée sur la capacité adaptative physique à la survie n'est pas suffisante... Il faudrait qu'une théorie post-matérialiste explique comment les caractéristiques mentales et physiques des organismes se sont développées ensemble et il faudrait qu'elle le fasse autrement qu'en ajoutant simplement une proposition à l'effet, à savoir que le mental accompagne en prime le physique."
Thomas Nagel.



mardi 1 août 2023

"La guerre en Ukraine est la tentative la plus récente, la plus dramatique et la plus violente d'avancer encore plus le mondialisme, la centralisation et l'impérialisme."

La guerre en Ukraine est la tentative la plus récente, la plus dramatique et la plus violente d'avancer encore plus le mondialisme, la centralisation et l'impérialisme. La fin de celle-ci est encore très incertaine. C'est aussi la dernière démonstration des élites mondiales pour montrer en particulier à l'Allemagne (mais aussi à l'Europe occidentale et à l'UE) qui est aux commandes. En cela, ils sont soutenus par des collaborateurs allemands élitistes et traîtres.
Pour commencer, permettez-moi de vous offrir une brève observation générale sur la guerre : dans les conflits violents entre individus ou gangs de rue rivaux, nous pouvons normalement distinguer clairement l'agresseur de la victime, la violence agressive de la violence défensive, le mal du bien et le coupable de l'innocent. Cependant, cela est impossible en cas de guerre ou de violence interétatique : parce que tous les États sont des agresseurs et des "mafias de protection", qui effectuent leurs opérations, qu'elles soient offensives ou défensives, avec des moyens, des armes et des finances volés à leurs propres populations "protégées".
Cela m'amène au prochain premier verdict ou jugement sur la guerre actuelle : tout le monde, Biden, Poutine, Zelensky, Johnson, Scholz, Macron, von der Leyen, etc., en fait, quiconque est impliqué ou empêtré dans la guerre avec des moyens ou des matériaux qui ne sont pas les siens est un belliciste maléfique. Ceci en plus de son agression commise contre ses propres victimes nationales résidentes.
Mais cela n'exclut pas de juger ou de comparer la culpabilité relative des gangs affrontés dans la guerre actuelle. Ici, j'arrive à un verdict assez clair.
Ce n'est pas Poutine et son gang qui visent la domination mondiale, et qui ont organisé des coups et installé des troupes au Canada ou au Mexique pour entourer et représenter un danger pour le gang qui gouverne les États-Unis ; pour cela, la Russie est un poids léger économique très léger. La Russie était heureuse de garder le contrôle sur ce qu'elle avait (et de ne pas devenir de plus en plus dépendante de la Chine voisine, économiquement de plus en plus puissante).
Ce sont les gangs au pouvoir des États-Unis, en coopération avec les Européens, qui ont poursuivi et poursuivent cet objectif de domination mondiale, et l'ont dit. Ils ont entouré la Russie de Poutine - qui considère l'Occident des États-Unis et de l'UE comme décadent, et qui a résisté aux tentatives occidentales d'infiltration économique et culturelle - avec des troupes américaines (OTAN) à proximité.
Les États-Unis et l'Ukraine sont séparés par l'océan Atlantique et la distance entre Washington DC et Kiev est de près de 8000 kilomètres. D'autre part, l'Ukraine est un ancien membre de l'Union soviétique et a une frontière directe avec la Russie de plus de 2000 kilomètres de long.
D'ailleurs, ces observations devraient également suffire à contrer l'affirmation implicite présentée par certains libertariens autoproclamés avec leur question rhétorique « Ne préféreriez-vous pas vivre aux États-Unis ou en Allemagne plutôt qu'en Russie ? » Notre sympathie ne devrait-elle pas alors être avec les États-Unis et l'Allemagne au lieu de la Russie ? Et ne devrions-nous pas alors nous attendre à un succès de "notre" camp au lieu de la Russie, quel que soit le sens de "succès" dans les circonstances actuelles ?
Voici ma courte réplique : ce n'est pas Poutine qui prend notre propriété et nos libertés. Et quel que soit le résultat final de la guerre actuelle, il est fort probable que ce ne sera pas Poutine qui le fera à l'avenir. Ce sont nos gangs dirigeants qui nous volent et nous asservissent, qui ont déjà fait un pas en avant pour le faire, et qui nous réprimeront certainement encore plus s'ils "gagnent", mais qui connaîtraient un grand revers dans leur marche vers la domination totalitaire s'ils "perdent".
Hans-Hermann Hoppe.



Pourquoi les verts sont-ils des gauchistes ?

Les verts veulent et prétendent savoir comment protéger la nature de l'intervention humaine. Comment faire ça ? Réduire la production. Réduire l'industrie. Réduire la consommation et toutes les commodités humaines jusqu'à l'appauvrissement. Vous vous rendez compte que - et je considère que c'est l'une des idées les plus folles de tous les temps - c'est bien pire que le socialisme traditionnel, qui prétendait être la voie vers une plus grande richesse. Seule une société riche peut se permettre cette bêtise verte, même pour une courte période.
Comme ces bêtises ne suffisent pas, en plus de rendre égaux les humains, les animaux et les plantes pour appauvrir les gens, les verts sont aussi des champions pour rendre égaux toutes les personnes, tous les humains et les modes de vie et les caractères humains, en supposant que vous ne puissiez pas vous débarrasser complètement des humains. Selon les verts, les différences drastiques observables entre différentes personnes — sexes, démographie — sont le résultat de la discrimination, du privilège des hommes blancs, de l'exploitation, de l'impérialisme, du colonialisme, du sexisme, etc., etc. Ils ne sont jamais le résultat de différentes formes naturelles et de formes de différents talents et de différentes réalisations.
Un fait évident que les sociétés les plus prospères, le plus grand développement, le summum de la civilisation humaine dans toute l'histoire humaine est le fait de sociétés occidentales blanches et hétérosexuelles, dominées par des hommes avec des structures familiales traditionnelles de père, de mère et d'enfants. Ceci - la base de la civilisation - est incrédulement considéré comme scandaleux par les verts.
Par conséquent, les verts sont impatients de désavantager et de punir ces personnes et structures sociales, et à la place, autant qu'ils le peuvent, d'accorder toutes sortes d'avantages, de privilèges, de cotisations, à tous ceux qui réussissent moins, qui sont moins talentueux, moins normaux, ou même et en fait anormaux et pervers. Les travestis noirs avec cinq enfants extraconjugaux de six personnes binaires sont le spécimen le plus digne.
Le programme complet est essentiellement : soutenir l'échec et punir le succès. C'est évidemment une recette parfaite pour un désastre. La popularité de cette absurdité dangereuse et suicidaire révèle ce que nous attendions déjà de la maladie du gouvernement démocratique. Réduire le niveau intellectuel de la population de manière progressive mais successive.
Hans-Hermann Hoppe.



La vertu par indignation.

"On parle de la "profonde injustice" du contrat social : comme si le fait que l'un soit né dans des circonstances favorables, l'autre dans des circonstances défavorables était d'emblée une injustice; ou même le fait que l'un soit né avec telles dispositions, l'autre avec telles autres. Les plus sincères parmi ces adversaires de la société décrètent : "nous-mêmes, avec toutes nos mauvaises qualités maladives et criminelles, que nous avouons, nous ne sommes que les conséquences inévitables d'une oppression séculaire des faibles par les forts" : ils reprochent leur caractère à la mauvaise conscience des classes dominantes. Et de menacer, d'enrager et de maudire ; on devient vertueux par indignation -, on ne veut pas être devenu un méchant, une canaille pour rien... On prétend juger l'Histoire, la dépouiller de sa fatalité, trouver derrière elle une responsabilité, en elle des coupables. Car c'est de cela qu'il s'agit : on a besoin de coupables. Les mal partagés, les décadents de tout genre se révoltent contre eux-mêmes et ont besoin de victoire pour ne pas assouvir sur eux-mêmes leur soif de destruction (ce qui, en soi, serait peut-être conforme à la raison). Pour cela, ils ont besoin d'une apparence de droit, c'est-à-dire d'une théorie qui leur permette de se décharger sur n'importe quel bouc émissaire du fait qu'ils existent, de leur "être-ainsi-et-pas-autrement". Ce bouc émissaire peut être Dieu - il ne manque pas en Russie de tels athées par ressentiment, ou bien l'ordre social, ou l'éducation et l'enseignement ou les Juifs, ou les nobles, ou, en général les mieux partagés de n'importe quel ordre. "C'est un crime que d'être né dans des circonstances favorables : car ainsi on a déshérité les autres, les a mis à l'écart, les a condamnés pour crime et même au travail"... "Qu'y puis-je, moi, si je suis misérable ! Mais il faut bien que quelqu'un y soit pour quelque chose, autrement ce ne serait pas supportable !""
Friedrich Nietzsche.



jeudi 27 juillet 2023

Liberté divine.

"Etre à l'image de Dieu, affirment les Pères en dernière analyse, c'est être un être personnel, c'est-à-dire un être libre, responsable. Pourquoi, pourrait-on demander, Dieu a-t-Il créé l'homme libre et responsable ? Justement, parce qu'Il voulait l'appeler à une vocation suprême : la déification, c'est-à-dire à devenir, par la grâce, dans un élan infini, comme Dieu, ce que Dieu est par sa nature. Or, cet appel exige une libre réponse, Dieu veut que cet élan soit un élan d'amour. L'union sans amour serait automatique, et l'amour implique la liberté, la possibilité de choix et du refus. Il y a certes un amour non personnel, mouvement aveugle du désir, serf d'une force naturelle. Mais tel n'est pas l'amour de l'homme ou de l'ange pour Dieu : sinon nous serions des animaux qui s'attachent à Dieu par une sorte d'obscur attrait de type sexuel. Pour être ce que l'on doit en aimant Dieu, il faut admettre qu'on puisse être le contraire, il faut admettre qu'on puisse se révolter. La résistance de la liberté donne seule son sens à l'adhésion. L'amour que Dieu réclame n'est pas aimantation physique, mais tension vivante des contraires. Cette liberté vient de Dieu : elle est le sceau de notre participation divine, le chef-d'oeuvre du Créateur."

Vladimir Lossky.



Non à l'homo oeconomicus !

"Ce fut une erreur fondamentale d'interpréter l'économie comme la caractérisation du comportement d'un type idéal, l'homo oeconomicus. Selon cette doctrine, l'économie traditionnelle ou orthodoxe ne traite pas du comportement de l'homme tel qu'il est et agit réellement, mais d'une image fictive ou hypothétique. Elle représente un être animé exclusivement par des motifs "économiques", c'est-à-dire uniquement par l'intention de réaliser le plus grand profit matériel ou monétaire possible. Un tel être n'a pas et n'a jamais eu d'équivalent dans la réalité ; c'est le fantôme d'une fausse philosophie de salon. Aucun homme n'est exclusivement motivé par le désir de devenir le plus riche possible ; beaucoup ne sont pas du tout influencés par ce désir mesquin. Il est vain de se référer à un homoncule aussi illusoire pour traiter de la vie et de l'histoire."
"L'homo oeconomicus de la théorie classique, dont on parle beaucoup, est la personnification des principes de l'homme d'affaires. L'homme d'affaires veut mener toutes ses affaires avec le plus grand profit possible : il veut acheter le moins cher possible et vendre le plus cher possible. Par sa diligence et son attention aux affaires, il s'efforce d'éliminer toutes les sources d'erreur afin que les résultats de son action ne soient pas influencés par l'ignorance, la négligence, les erreurs et autres...
Le schéma classique n'est pas du tout applicable à la consommation ou au consommateur. Il ne peut en aucun cas comprendre l'acte de consommation ou la dépense d'argent du consommateur. Le principe de l'achat sur le marché le moins cher n'est mis en cause ici que dans la mesure où il s'agit de choisir entre plusieurs possibilités, par ailleurs égales, d'achat de biens ; mais on ne comprend pas, de ce point de vue, pourquoi quelqu'un achète le meilleur costume alors que le moins cher a la même utilité "objective", ni pourquoi on dépense généralement plus que ce qui est nécessaire pour le minimum - pris au sens le plus strict du terme - nécessaire à la simple subsistance physique."

Ludwig von Mises.



Prévoir l'avenir en regardant le passé ? Une idée courante. Quelle erreur !

"Les chercheurs en sciences sociales d'esprit empiriste qui formulent des équations de prédiction envers les phénomènes sociaux ne font que des âneries. Leur activité, où ils se lancent dans une entreprise dont ils doivent admettre ne pas encore connaître le produit, prouve que ce qu'ils prétendent faire ne peut pas être fait. Comme Mises le dit en insistant à plusieurs reprises : il n'y a pas de constantes causales empiriques dans le domaine de l'action humaine.
L'histoire sociale, par opposition à l'histoire naturelle, n'apporte aucun savoir qui puisse servir à des fins de prédiction. En réalité, l'histoire sociale et économique se réfère exclusivement au passé. Le résultat d'une recherche sur comment et pourquoi des gens agirent dans le passé n'apporte rien de systématique pour déterminer s'ils agiront de même à l'avenir. Les gens peuvent apprendre. Il est absurde de supposer qu'on puisse prédire au présent ce qu'on saura demain et en quoi le savoir de demain sera ou pas différent de celui d'aujourd'hui."


Hans-Hermann Hoppe.




lundi 17 juillet 2023

"L'État doit être démasqué."


- "L'homme est tenu de porter le fardeau de la liberté. Dieu n'accueille que les hommes libres, seuls les hommes libres lui sont nécessaires".
- "À l'intérieur de la révélation nouveau-testamentaire, il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'État, il n'y a pas de famille, il n'y a aucun ordre contraignant, il y a seulement la grâce, l'amour et la liberté."
- "L'État doit être démasqué, comme étant païen et ancien-testamentaire, et non chrétien et nouveau-testamentaire".
- "Les adeptes de l'humilité décadente nient l'acte héroïque que représente la libération spirituelle de l'homme et maintiennent l'homme dans un état de soumission au système de vie autoritaire".
Nicolas Berdiaev.

samedi 17 juin 2023

Elon Musk toujours en pointe pour défendre la liberté d'expression !

Des news d'Elon Musk qui ne font pas la une des médias.
1. Elon Musk exprime son soutien à la liberté d'expression lors de l'événement Viva Technology à Paris :
"Nous devrions avoir la liberté d'expression autant que possible. Nous voulons permettre aux gens de s'exprimer."
"Free speech matters".
"Twitter doit permettre de s'exprimer le plus possible".
"La liberté d'expression est importante et n'est pertinente que si les gens sont autorisés à dire des choses que vous n'aimez pas. Parce que sinon ce n'est pas la liberté d'expression."
"On devrait pouvoir s'exprimer, sinon c'est de la censure et à un moment donné, la censure va contre vous."
2. Elon Musk soutient Jim Caviezel (déjà soutenu par Mel Gibson) dans son combat contre le trafic des enfants et lui suggère de diffuser le film "Sound of freedom" sur Twitter durant une brève période.
Ce film est fondé sur la vie de Tim Ballard, un ex agent de la CIA, qui a créé Operation Underground Railroad (OUR) en 2013. OUR cherche à éradiquer et à prévenir le trafic d’enfants à travers le monde.