BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE
lundi 29 octobre 2018
lundi 15 octobre 2018
dimanche 14 octobre 2018
SÉCESSION. L'ART DE DÉSOBÉIR. Premier extrait in chapitre 1. "Fondation du royaume intérieur."
"Vivons-nous dans un monde trop égoïste ? On le prétend avec frénésie,
que ce soit l’omniprésent Matthieu Ricard ou Jacques Attali, banquier
autopromu apôtre de la fraternité universelle, un comble pour ce
conseiller de l’ombre du lascar François Mitterrand et soutien du
rothschildien président Macron ! Pas une heure ne passe sans qu’un média
mainstream ne nous jette à la figure une hideuse description de
l'individu moderne. Nous sommes tous un tas d’immondes égoïstes, repus
et heureux de vivre comme des porcs dans leur bauge. De mauvais citoyens
qui votent peu et mal. De misérables marauds qui ne pensent qu’à leur
petit confort et se désintéressent outrément du malheur du monde, de
l’égalité salariale des femmes et du mansplaining, de la souffrance
animale, des immigrés, des SDF, des mal-logés, de « Dame nature », de la
couche d’ozone, du réchauffement climatique (sic). Les prédicateurs en
cour n’ont que le mot « inégalités » à la bouche – inégalités contre
lesquelles la morale civique nous commande de combattre sous peine
d’être qualifiés de bourgeois ou de fascistes. Si l’on est un mâle blanc
hétérosexuel, les péchés que nous avons à expier sont pis encore ! Nous
voici coupables d’à peu près tout ce que le monde a produit depuis des
millénaires en matière de massacres abjects, d’esclavages répugnants, de
misères atroces et de génocides infernaux.
Je crois au contraire
que la plupart de nos contemporains sont soumis à des exigences
extérieures qu’ils ne contrôlent pas et que le véritable mal vient de
là. L’individualisme présent n’est qu’un mot creux. Nous sommes plongés
dans une société où il est devenu interdit de penser par nos propres
facultés. Nous sommes imbibés de valeurs choisies pour nous, par
d’autres que nous. Lorsque clamer ce que l’on a sur le cœur devient un
crime de la pensée, quand l’État, omniprésent dans nos vies, se dote
d’un pouvoir discrétionnaire sur nos esprits, nous impose des normes de
comportement au point que sa police traque les réfractaires et que la
justice les punit à de lourdes peines, on ne peut, quand on a un soupçon
de dignité, se permettre le luxe de se laisser aller à abandonner le «
soi », entité réelle ou illusoire, pour faire plaisir à ses contempteurs
- sauf à se retirer pour le reste de nos jours chez les Chartreux ou
dans un ashram (ce qui n’est pas donné à tout le monde), en priant pour
que l’État et sa bureaucratie tatillonne n’y mettent pas les pieds
(chose à peu près impossible).
Voulons-nous être dominés par des
idées qui ne sont que l’expression théorique des intérêts d’autrui ?
Notre vie n’appartient qu’à nous. Nous sommes les intendants de notre
corps et de notre esprit. C’est à ce prix que nous en sommes
responsables. C’est en raison de la liberté que nous avons su conquérir
sur nous que nous sommes légitimes à parler et à défendre, le cas
échéant, certains principes supérieurs. Sinon, nous ne sommes que les «
hommes-machines » qui faisaient horreur à Georges Gurdjieff, des robots,
des automates, des perroquets, des aveugles, des atomes tournoyant tout
abrutis dans la grande cage à hamsters du « On », l’univers gris, sans
forme ni visage décrit dans Être et Temps (1927) de Martin Heidegger.
L’urgence est de devenir un « homme différencié », selon l’heureuse
formule de Julius Evola. Nous devons trouver en nous-mêmes les principes
qui régissent notre vie. Imiter les autres dans nos jeunes années, nous
inspirer de certains types de héros populaires est certainement un bon
début, une formation nécessaire du moment que l’on n’est pas un enfant
surdoué comme Mozart, à la seule condition de nous construire nous-mêmes
ensuite, en sélectionnant le bon grain et l’ivraie dans les modèles que
l’on a choisi de suivre. On doit un jour savoir se séparer de nos
inspirateurs, trouver la voie qui nous convient et s’adapter à nos
aptitudes. Le bon maître spirituel, qu’on appelle guru dans la tradition
hindoue (un mot signifiant simplement « enseignant »), n’est pas un
chefaillon irrité désireux de conserver auprès de lui ses disciples
jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il doit être un libérateur, apprenant à
ses élèves à le quitter le moment venu, afin de vivre de manière
autonome, une fois formés, de leur plein gré, à une discipline qui les
aidera à se guider en toute conscience - et non par la force de
l’habitude, en raison d’une abdication devant le consensus imposé ou
d’un manque abyssal de tonus psychique."
COMMANDEZ ICI
vendredi 12 octobre 2018
mercredi 10 octobre 2018
samedi 6 octobre 2018
mercredi 3 octobre 2018
jeudi 27 septembre 2018
mercredi 26 septembre 2018
Le nouveau Blanrue : "SÉCESSION - L'ART DE DÉSOBÉIR". Un livre fracassant ! époustouflant ! révolutionnaire !
Contre toute espèce de conformisme sclérosant,
Paul-Éric Blanrue nous offre son livre le plus radical.
À travers ses expériences personnelles (de stupéfiantes révélations à la clé !)
et en poursuivant au triple galop une réflexion extrêmement originale, Blanrue nous propose une solution percutante pour nous affranchir des diktats de la milice de la pensée, des « lignes de parti » en tout genre et de l’infernale emprise de l’État sur nos vies.
Il ne s’agit plus de « s’indigner » :
il faut s'évader, il faut désobéir, il faut FAIRE SÉCESSION !
FRACASSANT !
Sortie officielle le 26 octobre 2018.
En précommande : http://editionsfiatlux.com/secession-l-art-de-desobeir
mardi 25 septembre 2018
samedi 23 juin 2018
Comme chaque année après le solstice de juin, le Clan des Vénitiens prend ses quartiers d'été. Retour prévu en septembre - avec de grosses surprises. En attendant : silence, on travaille ! Bon soleil à tous !
Vous pouvez retrouver les interventions régulières de Blanrue
sur son compte Twitter à cette adresse:
vendredi 22 juin 2018
La nouvelle photo officielle du président Macron. L'élégance française à l'occasion de la fête de la musique. L'État c'est ça !
La néo-garde républicaine s'est bien éclatée sur le perron de l'Élysée !
Le fric c'est chic !
Surtout le vôtre !
mercredi 20 juin 2018
Allemagne : 85% des migrants dépendent de l'aide sociale.
EUROPE 1 : "Sur les 1,3 million de demandeurs d’asile enregistrés en Allemagne
depuis 2015, seuls 17% déclarent avoir fréquenté un établissement
d’enseignement supérieur (donc moins d’un sur cinq), et la majorité, en
réalité, n’a pas dépassé le collège. Les médecins, les ingénieurs, sont
très minoritaires, moins de 2% du total. Les migrants syriens, souvent
plus diplômés, ne trouvent pas davantage de travail : selon les derniers
chiffres des autorités allemandes, 69.300 Syriens occupent un vrai travail en Allemagne (soumis à cotisations), donc un Syrien sur 7.
85% d’entre eux, pour vivre, DÉPENDENT DE L'AIDE SOCIALE.
Et c’est la réalité que découvrent les Allemands : l’intégration est
particulièrement difficile pour les réfugiés, EN DÉPIT des programmes de
formation, des aides mises en place.
Seuls 150.000 réfugiés
originaires des huit principaux pays producteurs d’asile ont trouvé un
emploi stable depuis 2015... L’Allemagne, qui prévoit de consacrer 13
MILLIARDS d’euros à des cours de langues et des formations pour les
migrants d’ici 2022."
La crise migratoire c'est d'abord la crise de l'État-providence qui fait les proches aux uns pour donner aux autres (sans AUCUN résultat).
lundi 18 juin 2018
Une spécialiste de l'Afrique, professeur à l'Université de Turin, démonte une par une les "fake news" sur les migrants.
Migrants?! (Ed. Segno). Un livre vient de sortir en Italie, écrit par Anna Bono, ancienne professeur d'Histoire et d'Institutions de l'Afrique à l'Université de Turin. Elle démonte une par une les fake news sur les migrants.
1° Les migrants sont-ils des réfugiés dépourvus de ressources ?
----> "Seulement 5% des migrants qui viennent en Italie sont vraiment des vrais réfugiés. Ils ne sont pas les « derniers des derniers » parce qu'ils paient des milliers de dollars pour le voyage et les faux documents". En 2015, parmi toutes ces demandes, seules environ 3 500 ont été couronnées de succès. En 2016, moins de 5 000. L'année dernière un peu plus de 6 000. En pourcentages, entre 5% et 8%. Tous les autres sont des migrants économiques".
Et encore: "Ce ne sont pas les "derniers des derniers". Comme il s'agit de trajets illégaux, 90% d'entre eux comptent sur des organisations criminelles et, par conséquent, ceux qui embarquent doivent être en mesure de collecter des milliers de dollars pour garantir les services des passeurs. Tout le monde ne peut pas se permettre d'amasser ces sommes, donc ils ne sont pas nécessairement si pauvres."
2° On a laissé tomber l'Afrique ?
-----> "L'Afrique est le continent le plus assisté en termes d'aide humanitaire et de coopération au développement. On les aide beaucoup, il y a une sorte de plan Marshall chaque année. Mais le problème est qu'une partie importante de cet argent se répartit entre la corruption des gouvernements et le tribalisme qui se nourrissent mutuellement". Un changement de paradigme est nécessaire. "Le développement en Afrique ne peut pas s'importer. Il doit toujours se produire à partir de lui-même". Il faut moins d'argent et une « meilleure gouvernance », c'est la solution »."
3° Les gouvernements africains travaillent à limiter les départs ?
------> "C'est le contraire qui est vrai. Les gouvernements sont souvent les premiers responsables des départs, surtout si, comme nous l'avons dit, les migrants ne sont pas désespérés ou des personnes venant de villages isolés, mais des gens qui ont des moyens. L'essentiel de la responsabilité réside donc précisément dans le découragement induit par le copinage et la corruption, qui incitent beaucoup à voir le départ comme le dernier espoir".
4° Les terroristes participent au trafic des migrants et l'utilisent à leur profit :
-----> "Depuis au moins deux ans, des réseaux terroristes sont impliqués dans le trafic de personnes, dont ils tirent des ressources essentiellement pour acheter des armes. L'existence de ces routes migratoires peut aussi faciliter le premier mouvement vers l'Afrique puis vers l'Europe des terroristes. C'est le cas de militants de l'État islamique vaincus en Syrie et en Irak".
L'AUTEUR DU LIVRE - Anna Bono a été chercheuse en Histoire et Institutions de l'Afrique au Département de la Culture, de la Politique et de la Société à l'Université de Turin jusqu'en 2015. De 1984 à 1993, elle est restée en Afrique pour mener des recherches de terrain sur la côte swahilie au Kenya. De 2004 à 2009, elle a collaboré avec l'Institut supérieur d'études sur les femmes de l'Université pontificale Regina Apostolorum. De 2004 à 2010, elle a dirigé le Département du développement humain du Cespas, le Centre européen d'études sur la population, l'environnement et le développement. Jusqu'en 2010, elle a collaboré avec le ministère des Affaires étrangères dans le cadre du Forum stratégique dirigé par le conseiller du ministre, Pia Luisa Bianco. Elle a écrit plus de 1 600 articles, essais et livres scientifiques et informatifs sur les relations internationales, les problèmes de développement, la coopération internationale, l'émigration concernant l'Afrique.
Traduction personnelle de l'article paru ici :http://www.affaritaliani.it/culturaspettacoli/migranti-non-sono-poveri-in-fuga-dalla-guerra-lo-dimostrano-i-numeri-546142.html?refresh_ce
dimanche 17 juin 2018
Fête des fathers ! Patriarcat not dead ! Charles Ingalls forever !
On n'oublie pas que la petite-fille du véritable Charles Ingalls, Rose Wilder Lane (1888-1968), a été l'une des premières libertariennes.
![]() |
| L'authentique Charles Ingalls (1836-1902) |
![]() |
| Rose Wilder Lane |
Le réalisateur-comédien-scénariste-producteur de la série télé du même nom, Michael Landon, était tout proche de ces idées-là.
Pour en savoir plus :
jeudi 14 juin 2018
mardi 12 juin 2018
Matteo Salvini : "Fier de défendre la sécurité des Italiens, à ceux qui me veulent du mal j'envoie un sourire et un bisou !" La classe italienne qui coupe le sifflet des rageux.
Une carte toute simple pour expliquer l'imposture du trafic des
migrants, à qui la mafia des passeurs vend cher un bateau contre de faux
espoirs de richesse.
Si vraiment il était question de sauver des
vies, comme l'ânonnent Attali, Sinclair et Plenel, nul besoin d'accoster
en Italie, à Malte ou en Espagne. La Tunisie est le pays le plus proche
de l'embarcation, il suffirait d'y accoster. Ils n'y pensent même pas.
Les trafiquants leur ont vendu les aides sociales, du pain et des jeux,
et ils comptent bien faire leur beurre en continuant à vendre cette chimère à des
populations déboussolées.
On lit, dans le rapport d'activités de l'ONG "SOS Méditerranée" qui s'occupe de l'Aquarius, le navire des migrants, que "des parlementaires français ont attribué une partie de leur réserve parlementaire" à cette action. Selon BFMTV c'est la réserve parlementaire du Parti socialiste qui a financé l'affrètement de l'Aquarius ! Normal ?
Le trafic d'êtres humains est récemment devenu un crime international. Pour la première fois, le Conseil de sécurité à l'ONU a sanctionné, jeudi, six chefs de réseaux de trafics en Libye. Ils ont été envoyés en prison ? On leur a demandé de rembourser les sommes volées aux migrants ? Nullement : on a décidé du gel de leurs comptes bancaires et ils ont l'interdiction de voyager ! Avec de telles mesures prétendument "dissuasives", il ne faut pas s'étonner de ce qu'il se passe aujourd'hui...
Heureusement la Coupe du Monde de foot va faire oublier tout ça !
Paul-Éric Blanrue
La mode de l'intelligence artificielle.
On phosphore beaucoup sur l'intelligence artificielle en ce moment. On
parie sur l'avenir, on se projette, on spécule, on crée une mode. J'ai pourtant l'impression qu'avec
sa propre intelligence (naturelle, surnaturelle ?), l'univers ne s'en
est pas trop mal tiré jusqu'à présent. Jusqu'à permettre peut-être la
création de l'intelligence artificielle, c'est dire ! L'extraordinaire
invention de la conscience (l'ouverture et la réflexion de l'univers sur
lui-même) était un préalable non négligeable à tout ceci, à nous-mêmes, à nos rêves et projections, ce que semblent passer par pertes et profits les modernes Jules Verne.
C'est tout bête, la conscience, prétend-on - en tout cas on en constate à
chaque instant la réalité, on la sent, on la vit, sans que nul ne sache vraiment ce que c'est
ni comment ça fonctionne. Ce serait un bon début de s'y pencher, de
creuser cette affaire, de l'expérimenter en profondeur, comme le tentent depuis quelques millénaires certains esprits éclairés, éveillés, qui ne font pas la
course au best-seller. L'avenir c'est bien, mais ça n'existe pas
encore. Ce qui existe c'est maintenant, c'est la conscience de cette
seconde qui s'écoule sans qu'on l'ait vu passer. Il faudrait y songer davantage. "Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'univers et les dieux".
Paul-Éric Blanrue
lundi 11 juin 2018
Le baron Pinoteau fait l'éloge du livre de Blanrue sur le comte de Chambord.
Amis des Capétiens, je vous recommande chaudement la lecture de l'excellent article ci-joint du baron Hervé Pinoteau, chancelier du Chef de la
maison de Bourbon, faisant le point sur les querelles dynastiques
agitant les aînés des Bourbons et leurs cadets Orléans.
Même si nos
chemins se sont séparés depuis longtemps, je considère toujours
Pinoteau comme un admirable chercheur doublé d'un honnête homme.
Cet érudit, vice-président de l'Académie internationale d'héraldique,
président-fondateur de la Société française de vexillologie, président
de la Société nationale des antiquaires
de France, m'a jadis fait l'honneur de préfacer mon premier livre :
"J'ai cité des témoignages et des archives, mais je me dois de citer
un autre, le livre très important de Paul-Eric Blanrue, Lumières sur
le comte de Chambord. Le témoignage inédit du P. Bole, confesseur du
Prince en exil, Paris, Communication et tradition, 1995. J'en fis la
préface et j'avais dit à cet auteur d'aller voir dans les archives de la
Compagnie de Jésus (à Vanves, Hauts-de-Seine) les lettres que ce Père
écrivit à un ami jésuite comme lui. Nous avons des témoignages sur
ce que le comte de Chambord pensait ou même ce que pouvait dire ce
Prince sur la non succession des Orléans. Il est indispensable de lire
ce très utile document sur le R.P. Joseph Bole S.J., confesseur du
Prince, si non se taire."
L'article intégral se trouve ici : http://lesroissouterrains.over-blog.com/2018/03/ttt.html
Paul-Éric Blanrue
vendredi 8 juin 2018
dimanche 3 juin 2018
Sacha Guitry, Claude Monet et Venise.
Lettre de Sacha Guitry au peintre Claude Monet, où il est question de Venise (1923).
"Monsieur Monet, Je sais très bien que ce n’est pas poli d’écrire à la
machine … Mais, je vous écris exprès à la machine pour deux raisons.
D’abord pour que vous puissiez me lire sans fatigue… et puis parce que
j’ai une machine à écrire toute neuve. Je ne sais pas encore très bien
m’en servir. Je tape avec un doigt et il me faut un temps infini pour
faire une ligne… mais grâce à cela je vais rester
un peu plus longtemps avec vous. Nous nous étions jurés d’aller vous
dire bonjours sitôt rentrés de Venise. Hélas ! Yvonne a attrapé une
angine au bord du Grand Canal. Et notre joie d’être là-bas a été bien
compromise. Elle est à peine rétablie et nous reprenons ce soir l’Amour
Masqué. Si dans quelques jours elle se sent assez vaillante pour faire
le voyage, nous irons passer une heure à Giverny. Mais si vous devez
venir à Paris d’ici une quinzaine de jours ne manquez pas de venir
déjeuner chez nous avec la Dame Blanche. Aux amis qui me demandent si
Venise est aussi belle que dans vos tableaux, je réponds que nous
n’avons pas vos yeux et qu’il n’est pas donné à tous de voir ce que vous
voyez. Les deux merveilles que j’ai de vous ornent notre maison et
notre vie. C’est une joie constante de les admirer et chaque jour nous
les aimons davantage. Je vous vénère et je vous aime de tout mon cœur,
Monsieur Monet. Sacha Guitry".
samedi 2 juin 2018
Libres propos.
L'objectif premier de la proposition de la loi contre les fake news : étouffer la voix des lanceurs d'alerte.
*
Le Point : "Comme il ne peut pas gagner sur tous les tableaux, l'État devra tout de
même financer chaque année le trou entre les recettes totales de SNCF
Réseau et ses dépenses... Cela représente 2,5 milliards d'euros par an."
2,5 milliards par an ? Ce n'est pas cher. Surtout si c'est l'État qui paye !
*
Très bien, l'idée du loto du patrimoine. Paye qui veut, gagne qui peut. On devrait étendre le concept à la dette de la SNCF. Le loto des cheminots. Puis à tous les impôts par extension. Que les volontaires lèvent le doigt et règlent la note avec le sourire. Les autres peuvent partir en vacances avec la somme économisée, tout le monde sera content !
De toutes les belles idées inscrites au fronton de nos monuments publics, on a oublié la première, la liberté, à savoir le consentement. On parle beaucoup, avec raison, du consentement sexuel en ce moment, mais jamais du consentement des individus à propos de ce que l'État fait de leur argent, de la possibilité pour les contribuables qui le désirent de ne pas être rackettés par les agents du fisc. Il est temps de profiter de toutes les occasions pour rappeler cette évidence oubliée.
Comment se nomme cette activité consistant à vous faire les poches sans votre accord ? Le vol.
*
Donc le Front national est devenu le Rassemblement national... Marine Le Pen: "Le nouveau logo, je l'ai dit à nos cadres, nous avons
voulu qu'il soit moins anguleux, plus féminin, plus rond, plus
rassembleur aussi. C'est pourquoi nos équipes de graphistes en interne,
et je les remercie pour leur travail, ont choisi de représenter notre
flamme stylisée dans un cercle. Mais un cercle ouvert. S'il n'est pas
fermé, c'est aussi pour que symboliquement, la flamme conduise au
Rassemblement national. Et de manière visuelle, qu'elle lie l'image de
la fidélité à l'affirmation de notre projet, de notre objectif".
*
"Partout et toujours, dans toutes les circonstances, il y a une
conspiration, ou une alliance instinctive, des intelligences bornées,
débiles et vulgaires, contre les intelligences supérieures ; celles-là
font bloc, par suite d’une crainte commune, contre celles-ci. Il est
facile au grand nombre des premières, sous une constitution
républicaine, de supprimer et d’exclure les dernières, pour ne pas être
débordées par elles. Ne sont-elles pas, en vertu du même droit originel,
toujours cinquante contre une ?" (Arthur Schopenhauer).
*
"Il n'existe plus à présent aucun parti ou mouvement auquel on puisse
adhérer inconditionnellement et pour lequel on puisse se battre avec une
conviction totale parce qu'il se présente comme le défenseur d'une idée
supérieure. Malgré la variété des étiquettes, le monde actuel des
partis se réduit à un régime de politicards jouant souvent le rôle
d'hommes de paille au service d'intérêts financiers, industriels ou
syndicaux. Par ailleurs, la situation générale est telle, désormais,
qu'alors même qu'il existerait des partis ou des mouvements d'une autre
sorte, ils n'auraient presque aucune audience dans les masses
déracinés, ces masses ne réagissant positivement qu'en faveur de qui
leur promet des avantages matériels et des quêtes « sociales ». Si ce ne
sont pas là les seules cordes qui vibrent, l'unique prise que les
masses offrent encore aujourd'hui ─ et même aujourd'hui plus que jamais ─
se situe sur le plan des forces passionnelles et sub-intellectuelles,
forces qui, par leur nature même, sont dépourvues de toute stabilité. Ce
sont sur ces forces que comptent les démagogues, les meneurs de peuple,
les manipulateurs de mythes, les fabricants d' « opinion publique »"
(Julius Evola).
*
"Ciel au-dessus de moi ! Toi pur et profond ! ô abîme de lumière !
M'élancer vers tes hauteurs - telle est ma profondeur ! Disparaître
dans ta pureté, telle est mon innocence ! Quand j'errais solitaire, de
quoi avait faim mon âme dans les nuits ténébreuses et le labyrinthe
des vies ? Et quand j'escaladais les monts, n'était-ce pas toi que je
cherchais ? Toutes mes errances et toutes mes ascensions n'étaient que
la nécessité et l'expédient d'une impuissance. Vouloir est la seule
chose à laquelle aspire ma volonté - vouloir en toi " (Nietzsche).
![]() |
| Nicolas Roerich (1874-1947) |
*
"Prenez en exemple l’espace,
Méditez l’absence de centre et de limite !
Prenez l’exemple de soleil et lune,
Méditez sur la clarté sans ombre !
jeudi 31 mai 2018
Voltaire, fais gaffe à ce que tu dis... !
"Paraît-il parmi
vous, quelque livre nouveau dont les idées choquent un peu les vôtres
(supposé que vous ayez des idées) ou dont l’auteur soit d’un parti
contraire à votre faction, ou, qui pis est, dont l’auteur ne soit
d’aucun parti : alors vous criez au feu ; c’est un bruit, un scandale,
un vacarme universel dans votre petit coin de terre. Voilà un homme
abominable, qui a imprimé que si nous n’avions point de mains, nous ne
pourrions faire des bas ni des souliers :
quel blasphème ! Les dévotes crient, les docteurs fourrés s’assemblent,
les alarmes se multiplient de collège en collège, de maison en maison ;
des corps entiers sont en mouvement : et pourquoi ? Pour cinq ou six
pages dont il n’est plus question au bout de trois mois. Un livre vous
déplaît, réfutez-le ; vous ennuie-t-il, ne le lisez pas" (1758).
Considérations sur la loi contre les "fake news" et le libéralisme.
Les lois liberticides ne servent de rien, sauf à entretenir de sombres
pulsions contre ceux qui les ont votées et à vouloir les enfreindre
coûte que coûte, ne serait-ce que pour montrer que nous ne sommes pas
des esclaves.
La loi Pleven n'a pas réduit le racisme, la loi Gayssot n'a pas réduit l'antisémitisme. A contrario, le 1er amendement a permis l'élection aux États-Unis d'un président métis (pour le meilleur et pour le pire).
Une loi contre les fake news serait un pas de plus dans l'univers orwellien dans lequel nous sommes déjà immergés jusqu'aux cheveux. Qui déciderait, et au nom de quoi, que telle information serait une fake news ? Les décodeurs du Monde ? Le site Conspiracy watch ? Une équipe de Sherlock Holmes, payés par le contribuable et lancés aux quatre coins de la planète à la poursuite du premier propagateur de la fausse nouvelle, reprise benoitement par d'autres ?
Cette loi, c'est un secret de polichinelle, a été voulue par le président Macron qui n'a pas supporté qu'on le soupçonne durant la campagne présidentielle d'être plus ouvert qu'il ne le disait à certaines coutumes marécageuses. Qui va prouver le contraire ? Comment ?
Si ces messieurs de l'Assemblée nationale désirent s'amuser à voter de nouvelles lois réduisant davantage encore la liberté d'expression en France, pourquoi ne travaillent-ils pas d'arrache-pied à une loi réprimant les mensonges des politiciens ?
À une loi terrassant les auteurs de fausses promesses électorales ?
À une loi rendant délictueuses les présentations de fausses données chiffrées lors de débats télé et de meetings politiques ?
À l'interdiction formelle de tout mensonge, rumeurs invérifiées, faits divers storytellés, parus dans la presse, sous peine d'interdire certains journaux ?
Chiche ?
Mais non, pas chiche ! Je blague. Je suis (de naissance) pour la liberté de parole absolue et totale. Même et y compris pour les imbéciles. Même pour les menteurs. Même pour les hommes politiques !
À condition, bien sûr, qu'on puisse leur répondre de la façon qui nous agrée sans risquer la geôle ou des amendes prohibitives. À armes égales !
Allons au bout de la logique de cette bande d'incapables pour voir où ils nous entraînent.
Existe-t-il une réalité "en soi" ? Werner Heisenberg : "Ce que nous observons n'est pas la nature en soi mais la nature qui s'offre à nos méthodes d'investigation".
Fake news !
L'atome ressemble-t-il à ce qu'on nous enseigne dans les lycées ? Heisenberg : "Les atomes et même les particules élémentaires ne sont pas réels, ils forment un monde de potentialités ou de possibilités plutôt que d'objets ou de faits."
Fake news !
Vous croyez à l'image des électrons tournant autour d'un noyau atomique comme des planètes autour d'un soleil ?
Fake news !
Peut-on croire aux mathématiques ? Einstein : "Pour autant que les propositions des mathématiques se rapportent à la réalité, elles ne sont pas certaines ; et pour autant qu'elles sont certaines, elles ne se rapportent pas à la réalité".
Fake news !
Les axiomes mathématiques sont-ils de simples conventions ? "Les mathématiques sont une matière où nous ne savons ni de quoi nous parlons ni si ce que nous disons est vrai" (Bertrand Russell).
Fake news !
Existe-t-il des "lois naturelles" ou simplement, comme le pensait Whitehead, des "habitudes passagères de la nature"?
Où se nichent les fake news ? Jusqu'à quels confins de nos croyances vont-elles se glisser ?
Va-t-on condamner les catholiques parce qu'ils croient que le Christ est ressuscité ? Les musulmans car ils croient que l'ange Gabriel a parlé au Prophète ? La ville de Lourdes parce que son tourisme repose sur une apparition de la Vierge ? L'Assemblé nationale va-t-elle s'auto-dissoudre en vertu du fait que les députés croient en un Bien commun qu'ils ont toujours été incapables de définir ?
La loi Pleven n'a pas réduit le racisme, la loi Gayssot n'a pas réduit l'antisémitisme. A contrario, le 1er amendement a permis l'élection aux États-Unis d'un président métis (pour le meilleur et pour le pire).
Une loi contre les fake news serait un pas de plus dans l'univers orwellien dans lequel nous sommes déjà immergés jusqu'aux cheveux. Qui déciderait, et au nom de quoi, que telle information serait une fake news ? Les décodeurs du Monde ? Le site Conspiracy watch ? Une équipe de Sherlock Holmes, payés par le contribuable et lancés aux quatre coins de la planète à la poursuite du premier propagateur de la fausse nouvelle, reprise benoitement par d'autres ?
Cette loi, c'est un secret de polichinelle, a été voulue par le président Macron qui n'a pas supporté qu'on le soupçonne durant la campagne présidentielle d'être plus ouvert qu'il ne le disait à certaines coutumes marécageuses. Qui va prouver le contraire ? Comment ?
Si ces messieurs de l'Assemblée nationale désirent s'amuser à voter de nouvelles lois réduisant davantage encore la liberté d'expression en France, pourquoi ne travaillent-ils pas d'arrache-pied à une loi réprimant les mensonges des politiciens ?
À une loi terrassant les auteurs de fausses promesses électorales ?
À une loi rendant délictueuses les présentations de fausses données chiffrées lors de débats télé et de meetings politiques ?
À l'interdiction formelle de tout mensonge, rumeurs invérifiées, faits divers storytellés, parus dans la presse, sous peine d'interdire certains journaux ?
Chiche ?
Mais non, pas chiche ! Je blague. Je suis (de naissance) pour la liberté de parole absolue et totale. Même et y compris pour les imbéciles. Même pour les menteurs. Même pour les hommes politiques !
À condition, bien sûr, qu'on puisse leur répondre de la façon qui nous agrée sans risquer la geôle ou des amendes prohibitives. À armes égales !
Allons au bout de la logique de cette bande d'incapables pour voir où ils nous entraînent.
Existe-t-il une réalité "en soi" ? Werner Heisenberg : "Ce que nous observons n'est pas la nature en soi mais la nature qui s'offre à nos méthodes d'investigation".
Fake news !
L'atome ressemble-t-il à ce qu'on nous enseigne dans les lycées ? Heisenberg : "Les atomes et même les particules élémentaires ne sont pas réels, ils forment un monde de potentialités ou de possibilités plutôt que d'objets ou de faits."
Fake news !
Vous croyez à l'image des électrons tournant autour d'un noyau atomique comme des planètes autour d'un soleil ?
Fake news !
Peut-on croire aux mathématiques ? Einstein : "Pour autant que les propositions des mathématiques se rapportent à la réalité, elles ne sont pas certaines ; et pour autant qu'elles sont certaines, elles ne se rapportent pas à la réalité".
Fake news !
Les axiomes mathématiques sont-ils de simples conventions ? "Les mathématiques sont une matière où nous ne savons ni de quoi nous parlons ni si ce que nous disons est vrai" (Bertrand Russell).
Fake news !
Existe-t-il des "lois naturelles" ou simplement, comme le pensait Whitehead, des "habitudes passagères de la nature"?
Où se nichent les fake news ? Jusqu'à quels confins de nos croyances vont-elles se glisser ?
Va-t-on condamner les catholiques parce qu'ils croient que le Christ est ressuscité ? Les musulmans car ils croient que l'ange Gabriel a parlé au Prophète ? La ville de Lourdes parce que son tourisme repose sur une apparition de la Vierge ? L'Assemblé nationale va-t-elle s'auto-dissoudre en vertu du fait que les députés croient en un Bien commun qu'ils ont toujours été incapables de définir ?
*
"Le libéralisme c'est d'abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie" disait Jacques de Guenin (1931-2015), élève de Maurice Allais, prix Nobel d'économie. Cette citation est ess-en-ti-elle. Si le "libéralisme" (je n'aime pas ce mot fourre-tout) a mauvaise presse chez nous c'est qu'il est associé à l'économie, un domaine qui paraît rebutant aux Français littéraires et non-scientifique aux plus scientifiques d'entre eux, d'où le revival du marxisme qui présente avant tout une utopie.
Ce faisant, le libéralisme est également associé - car c'est le concret de tous les jours, "ce qu'on voit" au quotidien dans nos sociétés -, au rapprochement illicite des cartels, des grandes entreprises (Dassault, tiens !) avec l'État.
Les braves gens voient dans le capitalisme de connivence un cristal de libéralisme. Ils sont persuadés que les diktats bruxellois sont le plus pur libéralisme en action. Les rares libéraux qui prennent la parole dans les médias n'y voient que peu à redire et se contentent de dénoncer les effets néfastes du Code du travail et l'oeuvre imbécile de certains syndicats maximalistes.
Le grand tort des libéraux est de ne pas dénoncer la collusion entre l'État et les grands groupes de pression avec la même virulence qu'ils dénoncent la soumission de l'État à ses différents clients, aux lobbies catégoriels et syndicaux.
Dans la tête du pékin moyen, le libéralisme c'est "le complot des riches".
Les libéraux oublient de parler du fondement de leur doctrine, du primat de la liberté individuelle sur tout autre considération : je parle du volontarisme, du consentement (à l'impôt, bien sûr, mais aussi à ce que l'État en fait, aux guerres notamment, et à l'empiétement sans cesse grandissant sur les libertés individuelles qu'il s'autorise), du principe de légitime défense et de celui de non-agression.
Défendre la propriété de ses biens, c'est parfait, celle de son corps et de son esprit c'est encore mieux. Nul n'a à nous dire ce que nous devons faire ou penser : telle est la base intangible.
C'est sur ce dernier point que le libéralisme officiel pèche. Si un libéral ne s'exprime que pour parler de la dépénalisation des joints, même si je suis prêt à comprendre sa démarche, on peut remarquer qu'il se bat pour un argument électoraliste qui surfe sur la démagogie ambiante et ne remet pas en cause le système et tout ce qui en découle - alors qu'il y a tant à faire du côté des lois liberticides qui nous pourrissent la vie, ainsi que du côté de toutes les interdictions et règlementations qui, sous un régime dit démocratique, ont réduit notre capacité à faire de notre vie ce que nous désirons, à parler comme nous l'entendons des sujets qui nous tiennent à coeur.
Ce ne sont pas des considérations sur la valeur travail qui vont faire bouger nos concitoyens, mais des propositions concrètes et le choix de cibles plus pertinentes.
Le libéralisme a perdu de sa capacité de révolte. Profitons-en pour relire Lysander Spooner (1808-1887) : "Tous les grands gouvernements du monde - ceux
d'aujourd'hui et ceux d'hier - n'ont été que des bandes de voleurs,
associés afin de piller, de conquérir et de réduire leurs frères humains
en esclavage. Et leurs lois, comme ils les appellent, ne représentent
que les ententes qu'ils ont jugé nécessaire de conclure afin de
maintenir leur organisation et d'agir de concert pour dépouiller les
autres et les réduire en esclavage, et pour assurer à chacun sa part
convenue du butin. Toutes ces lois n'imposent pas plus d'obligations que
n'en créent les ententes que les brigands, les bandits et les pirates
jugent utile de conclure entre eux."
Paul-Éric Blanrue
mardi 29 mai 2018
Mamoudou, la belle Marlène et le reste.
Crise en Italie. Sergio Mattarella refuse de nommer un ministre des
Finances "eurosceptique". Di Maio parle de son souhait d'invoquer
l'article 90 de la Constitution, qui permet de mettre le chef de l'État
en accusation devant le Parlement pour "haute trahison" ou pour
"atteinte à la Constitution". Si seulement ! Forza Italia ! En attendant
la séparation du Nord et du Sud et l'indépendance de la Vénétie ! Indipendenza Veneta ! On
peut rêver ! Haut les coeurs !
*
Pauvre Marlène Schiappa ! Son dernier livre, Si souvent éloignée de vous, chez Stock (une compilation de lettres écrites avec
ses pieds et envoyées à ses filles lors de ses déplacements), se fait
descendre en flèche par ses copines de la bobocratie ellegébété. Pas
seulement à cause du style défaillant ; non, aussi pour des raisons de
fond. Elle qui se prenait pour la nouvelle Beauvoir, la championne du
néo-féminisme indomptable et de l'anti-sexisme farouche, la voilà qui se
fait allumer par une furie du Nouvel Obs du nom de Barbara
Krief, qui lui reproche l'éducation "genrée" qu'elle donne à sa
progéniture.
Genrée !
L'inconsciente Marlène ose conseiller à ses filles de
tomber amoureuses "d'un homme" (aïe !) et d'avoir des enfants, "la plus
belle chose du monde" (ouille !). Krief s'étouffe. Et l'IVG, c'est fait
pour les chiens ?
Pire, la belle Marlène aime "voir un homme" lui "rendre un
sourire" et raconte avoir hérité de sa mère "la façon de préparer le
dîner". Les femmes et la bouffe du dimanche en famille, il ne manquait
plus que cette caricaturale abomination. Misogynie rampante ! Calamité
macho ! Apocalypse phallocratique ! Tous aux abris ! Bouh ! Elle est
infectée, la Marlène, elle se vautre avec une honteuse délectation dans
les ravissements de l'avilissante génétique humaine et sa culture
séculairement oppressive.
Ce livre est la preuve qu'elle n'est pas
encore totalement passée de l'autre côté, dans le compartiment
aseptique de la désexualisation, le lieu où l'on voile pudiquement à sa
pensée progressiste les organes génitaux réactionnaires.
Quand on veut faire
dans l'égalitarisme démagogique, on trouve toujours plus démagogique et
égalitariste que soi... Encore un effort pour vous dégenrer, Marlène !
On est tous derrière vous ! En tout bien, tout honneur, évidemment.
*
Affaire Mamoudou. Naturalisé français et héros national en 48 heures chrono ! Déjà ! Plus
vite que Jeanne d'Arc, qui, d'hérétique, a mis six siècles avant d'être
catapultée sainte. Quand la propagande politico-médiatique s'y met, tout
va plus vite. Moi qui croyais qu'on vivait dans une société raciste,
racialisée, racialisante, racialosophe, racistissime, blanco-normée. Je
ne peux pas croire qu'on m'ait menti sur un sujet aussi sensible.
Vu les réactions spécialement hostiles qui se déchaînent sur les réseaux
sociaux, la propagande étatique démontre une nouvelle fois son
impéritie : 1° l'apparition inopinée de l'État-spectacle
("comediante, tragediante") engendre en soi la suspicion sur le
storytelling de la geste de Mamoudou et 2° la collusion suspecte de
l'Élysée avec les médias entraîne un rejet populaire d'une l'histoire
jugée trop officielle pour être honnête. La hâte avec laquelle ce
migrant va être naturalisé et entrer chez les sapeurs pompiers contribue in fine à alimenter le racisme sur le Net. Tout ce que fait l'État, il le fait mal. Mamoudou ou pas Mamoudou, héros ou pas héros (exploit physique de toute évidence), il est amusant de constater qu'il existe encore des gens qui croient dur comme fer qu'il existe des "faits", des événements neutres, objectifs, et que ces "faits" sont traités à égalité et en tant que faits bruts, s'imposant naturellement à l'esprit en raison de leur importance, par les journalistes et les politiciens.
Un "fait" n'existe que parce qu'il est choisi, trié, mis
en avant, storytellé. On en prend, on les monte en épingle, les autres
vont droit dans la poubelle et nul n'en entend jamais parler : c'est
ainsi que ça se passe. Il faut avoir travaillé un peu dans les journaux
pour le savoir. Ensuite les réseaux s'en emparent et tout le monde y va
de son commentaire (la preuve), en oubliant le reste, les faits
négligés, la perspective de ces histoires, la réalité de la fabrique de
l'information, du consentement, de l'entertainment.
On a beaucoup
raillé Jean-Pierre Pernaut parce qu'il consacrait la majeure partie de
son JT à la culture du radis sauvage dans le Périgord noir ou à l'art
de sculpter la cougourde dans un bled du Massif des Alpilles où survivent douze
cacochymes de 103 ans passés. Mais il ne fait pas autre chose que les autres : il tape
dans le lot, choisit le "fait", le fabrique en fonction de l'intérêt
qu'il porte à ce type d'informations et torche son JT qui plaît tant dans les
maisons de retraite, où l'on espère encore que la dorure à la feuille est
un métier d'avenir.
*
La triste vérité que tout le monde tait, à commencer par le Figaro,
c'est que Serge Dassault ne pouvait sentir le moindre de ses rejetons. Il a
passé sa vie à les humilier, les rabaisser, les rabrouer, dès qu'ils
l'ouvraient, dès qu'ils apparaissaient dans les médias, dès qu'ils
faisaient parler d'eux. Il les haïssait d'une haine pure et sèche. De toute son âme - s'il en avait une.
Dassault représentait en outre la quintessence du capitalisme de connivence : incapable de vendre un seul de ses Rafales à l'étranger, il était le grand ami d'une succession de présidents français, et la plus grosse partie de son business s'est faite avec l'appui de l'État.
Dassault représentait en outre la quintessence du capitalisme de connivence : incapable de vendre un seul de ses Rafales à l'étranger, il était le grand ami d'une succession de présidents français, et la plus grosse partie de son business s'est faite avec l'appui de l'État.
*
Pioché ce matin dans le Journal de Jules et Edmond Goncourt (27 décembre 1860, notez la date) :
"À mesure que de l'isolement, la civilisation marche à la centralisation - marche fatale et croissante de l'humanité -, l'individualité est plus absorbée. L'État, surtout depuis 89, est d'un absorbant prodigieux ! L'avenir, ne sera-ce pas l'État absorbant tout, assurant tout, tenant à ferme la propriété de chacun ? On n'aura plus le despotisme dans un homme, dans une volonté, mais il y aura, étendu sur tout, le réseau d'une règlementation omnipotente, la tyrannie de la bureaucratie, en un mot le gouvernement absolu de l'État, administrant tout au nom de tous."
"À mesure que de l'isolement, la civilisation marche à la centralisation - marche fatale et croissante de l'humanité -, l'individualité est plus absorbée. L'État, surtout depuis 89, est d'un absorbant prodigieux ! L'avenir, ne sera-ce pas l'État absorbant tout, assurant tout, tenant à ferme la propriété de chacun ? On n'aura plus le despotisme dans un homme, dans une volonté, mais il y aura, étendu sur tout, le réseau d'une règlementation omnipotente, la tyrannie de la bureaucratie, en un mot le gouvernement absolu de l'État, administrant tout au nom de tous."
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"On ne peut être vraiment soi qu'aussi longtemps qu'on est seul ; qui
n'aime donc pas la solitude n'aime pas la liberté, car on n'est libre
qu'étant seul" (Arthur Schopenhauer).
Paul-Éric Blanrue
dimanche 27 mai 2018
vendredi 25 mai 2018
Un Flaubert au meilleur de sa forme fulminatoire et prophétique !
Lettre de Gustave Flaubert à George Sand (1871) :
"Si la France ne passe pas, d’ici à peu de temps, à l’état critique, je
la crois irrévocablement perdue. L’instruction gratuite et obligatoire
n’y fera rien – qu’augmenter le nombre des imbéciles. Renan a dit cela
supérieurement dans la préface de ses Questions contemporaines. Ce qu’il
nous faut avant tout, c’est une aristocratie naturelle, c’est-à-dire
légitime. On ne peut rien faire sans
tête. – Et le suffrage universel tel qu’il existe est plus stupide que
le droit divin. Vous en verrez de belles si on le laisse vivre! La
masse, le nombre, est toujours idiot. Je n’ai pas beaucoup de
convictions. Mais j’ai celle-là, fortement. Cependant il faut respecter
la masse si inepte qu’elle soit, parce qu’elle contient les germes d’une
fécondité incalculable. – Donnez-lui la liberté mais non le pouvoir.
Je ne crois pas plus que vous aux distinctions de classes. – Les castes
sont de l’archéologie. – Mais je crois que les Pauvres haïssent les
Riches, et que les riches ont peur des pauvres. Ce sera éternellement. –
Prêcher l’amour aux uns comme aux autres est inutile. Le plus pressé
est d’instruire les Riches, qui en somme sont les plus forts. Eclairez
le bourgeois d’abord! Car il ne sait rien, absolument rien. Tout le rêve
de la démocratie est d’élever le prolétaire au niveau de bêtise du
bourgeois. – Le rêve est en partie accompli! Il lit les mêmes journaux
et a les mêmes passions.
Les trois degrés de l’instruction ont donné
leurs preuves depuis un an . 1° l’instruction supérieure a fait vaincre
la Prusse ; 2° l’instruction secondaire, bourgeoise, a produit les
hommes du 4 septembre ; 3° l’instruction primaire nous a donné la
Commune. Son ministre de l’Instruction primaire était le grand Vallès,
qui se vantait de mépriser Homère.
Dans trois ans tous les Français
peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ?
Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois,
un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les
choses changeraient!"
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