samedi 11 novembre 2023
"Jean-Marie, Marine et les juifs" : tout était vrai !
"Mais on était là avant !"
vendredi 10 novembre 2023
jeudi 9 novembre 2023
mardi 7 novembre 2023
Les dix choses les plus stupides qu’on nous demande de croire à propos de Gaza.
Caitlin Johnstone.
lundi 6 novembre 2023
1948 : Albert Einstein et Hannah Arendt écrivent au New York Times une lettre TERRIBLE contre des sionistes qualifiés de "terroristes" et de "fascistes" et fustigent l'abominable massacre du village de Deir Yassin.
En 1948, des intellectuels juifs, notamment Albert Einstein et Hannah Arendt, écrivent au New York Times une lettre TERRIBLE contre les sionistes qui réclament des finances aux Américains. Ils qualifient Mehamen Begin (qui deviendra plus tard Premier ministre d’Israël et fondera le Likoud, issu du Parti de la Liberté) de "terroriste" et de "fasciste" et fustigent l'abominable massacre du village de Deir Yassin. ----- Lettre au New York Times Nouveau Parti Palestinien La visite de Menahem Begin et les objectifs de son mouvement politique Aux éditeurs de New York Times Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, est l’émergence, à l’intérieur de l’État d’Israël, nouvellement créé, du « Parti de la Liberté » (Tnuat Haherut), un parti politique qui ressemble beaucoup, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et ses prétentions sociales, aux partis politiques nazis et fascistes. Il a été créé par des membres et sympathisants de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation chauvine, droitière et terroriste, en Palestine. La visite en cours, aux États-Unis, de Menachem BEGIN, chef de ce parti, a, de toute évidence, comme objectif de créer l’impression qu’il y a un soutien américain à son parti aux prochaines élections israéliennes, et de renforcer les liens politiques avec les éléments sionistes conservateurs américains. Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leur nom pour soutenir sa visite. Il est inconcevable que ceux qui luttent contre le fascisme à travers le monde, si correctement informés sur le passé politique de Monsieur Begin et ses ambitions, puissent ajouter leur nom au soutien du mouvement qu’il représente. Avant que des dommages irréparables soient causés par des contributions financières, par des manifestations publiques de soutien au profit de Begin et par la création, en Palestine, de l’impression qu’une grande partie de l’Amérique soutient les éléments fascistes en Israël, l’opinion publique américaine doit être informée sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement. Ce que dit publiquement le parti de M. Begin, cache son vrai caractère. Aujourd’hui, ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que, jusqu’il y a peu, ils prêchaient ouvertement la doctrine de l’État fasciste. C’est dans ses actions que le parti terroriste trahit ses réelles aspirations. C’est à la lumière de ses actions passées, que nous pouvons juger ce qu’on peut s’attendre qu’il fasse dans le futur. Attaque à un village arabe Un exemple choquant a été donné par ce qu’ils ont fait contre le village arabe de Deir Yassin. Ce village, situé à l’écart des routes principales et entourées de terres juives, n’a pris aucune part à la guerre et a même combattu des groupes arabes qui avaient l’intention d’établir leur base dans ce village. Le 9 avril, selon le New York Times, des groupes terroristes ont attaqué ce paisible village, qui n’était en rien un objectif militaire dans ce conflit, et ont tué la plupart de ses habitants (240 personnes, hommes, femmes et enfants), et en ont gardé quelques uns en vie, afin de les faire parader, en tant que prisonniers, dans les rues de Jérusalem. La plus grande partie de la Communauté Juive fut horrifiée par cette démonstration et l’Agence Juive envoya un télégramme d’excuses au roi Abdullah de Cisjordanie. Cependant, les terroristes, bien loin de regretter leur geste, tirèrent fierté de ce massacre, en firent largement publicité, et invitèrent tous les correspondants étrangers présents dans le pays, pour voir les cadavres entassés et les dégâts causés au village de Deir Yassin. L’incident de Deir Yassin illustre le caractère et les actions du Parti de la Liberté. À l’intérieur de la Communauté juive, ils prêchent un mélange d’ultra-nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale. A l’instar d’autres partis fascistes, ils ont pris l’habitude de briser des grèves et ont exercé, eux-mêmes, des pressions afin d’éliminer les syndicats indépendants. Dans leur élan, ils ont proposé la création de syndicats corporatistes sur le modèle de l’Italie fasciste. Au cours de ces dernières années de violence sporadique à l’encontre des intérêts britanniques, les groupes IZL et STERN ont inauguré le règne de la terreur au sein de la Communauté juive de Palestine. Des enseignants ont été battus parce qu’ils ont parlé contre eux, et des adultes ont été abattus parce qu’ils n’ont pas autorisé leurs enfants à les rejoindre. C’est par des méthodes de gangsters, des coups, des vitrines brisées, des nombreux braquages, que les terroristes sont parvenus à intimider la population et à lui extorquer des grandes sommes d’argent. Les membres du Parti de la Liberté n’ont joué aucun rôle dans les événements créatifs en Palestine. Ils n’ont récupéré aucune terre, construit aucune colonie, et n’ont fait qu’affaiblir l’activité de la défense Juive. Leurs efforts pour l’immigration, à grand renfort de publicité, ont été insignifiants et orientés principalement à porter en Palestine leurs compatriotes fascistes. Des décalages constatés Les décalages entre les prétentions hardies, formulées à présent par Begin et son parti, et l’historique de leurs actions passées en Palestine, portent l’empreinte d’un parti politique qui n’est pas comme les autres. C’est la marque indiscutable d’un parti fasciste pour lequel le terrorisme (contre les Juifs, les Arabes, aussi bien que les Britanniques) et la falsification sont les moyens, et “l’État Dominant”, le but. A la lumière de ces considérations, il est impératif que la vérité, au sujet de Mr Begin et de son mouvement, soit connue dans ce pays. Il n’y a rien de plus tragique que de constater que la direction du Sionisme Américain a refusé de mener campagne contre les efforts de Begin, ou d’exposer à ses propres électeurs les dangers que représente pour Israël le soutien à Begin. Par conséquent, les soussignés ont recours à ce moyen pour présenter publiquement quelques faits marquants concernant Mr Begin et son parti, et pour inciter toute personne concernée à ne pas soutenir cette dernière manifestation de fascisme. Isidore ABRAMOWITZ, Hannah ARENDT, Abraham BRICK, Rabbi Jessurun CARDOZO, Albert EINSTEIN, Herman EISEN, M.D., Hayim FINEMAN, M. GALLEN, M.D., H.H. HARRIS, Zelig S. HARRIS, Sidney HOOK, Fred KARUSH, Bruria KAUFMAN, Irma L. LINDHEIM, Nachman MAISEL, Seymour MELMAN, Myer D. MENDELSON, M.D. Harry M. OSLINSKY, Samuel PITLICK, Fritz ROHRLICH, Louis P. ROCKER, Ruth SAGIS, Itzhak SANKOWSKY, I.J. SHOENBERG, Samuel SHUMAN, M. SINGER, Irma WOLFE, Stephan WOLF. New York, 2 décembre 1948.
dimanche 5 novembre 2023
Aucun libertarien ne peut défendre Israël.
Voici pourquoi aucun libertarien ne peut défendre Israël dans son conflit interminable avec les Palestiniens : - Droits individuels bafoués : Les droits des Palestiniens (libre circulation, activité économique, etc.) sont anéantis dans les territoires occupés comme en Israël. La fondation d'Israël a été une tragédie pour les droits individuels et inaliénables des Palestiniens. C'est un principe libertarien fondamental qu'Israël a remis en cause. Il a été établi deux classes de citoyens (on pourrait donner en exemple l'impossibilité pour un non juif d'épouser un juif, car le mariage civil est interdit en Israël.) - Droits de propriété compromis : les droits de propriété palestiniens sont continuellement foulés au pied par des activités de colonisation en collusion avec l'État. L'occupation et les restrictions au commerce et aux mouvements finissent par appauvrir les Palestiniens (50% de chômage dans la bande de Gaza). Cela conduit également à des ventes de terres et de biens en état de détresse. Dans de nombreux cas, ce que nous observons c'est le vol pur et simple de terres et de ressources à l'aide de l'appareil d'État. - Un État hyper-autoritaire : les opérations israéliennes en Cisjordanie (et aujourd'hui à Gaza) se font par le biais d'un État policier militarisé. Les enfants sont interrogés (régulièrement tués, aujourd'hui massacrés), les forces de Tsahal entrent dans les maisons à tout moment du jour ou de la nuit sans aucune sorte de supervision judiciaire, souvent sous un léger prétexte. La ghettoïsation puis la destruction en cours de Gaza sont un crime contre l'humanité. - Droit à l'autodéfense compromis : les droits des Palestiniens à l'autodéfense ne sont pas reconnus dans les territoires occupés. Cela a également été codifié en loi : les Palestiniens n'ont pas le droit de s'autodéfendre légitimement contre les abus et attaques des colons. - Monopole de l'État sur la force compromis par les colons, et ceci sans répercussions : il s'agit d'une question profonde au sein du discours politique libertarienne, car il s'agit de la distinction fondamentale entre un État libertaire "veilleur de nuit" et l'anarcapie. Dans un "État de veilleur de nuit", les citoyens cèdent (sont contraints à céder) le monopole de l'usage légal de la force à l'État. De toute évidence, ce n'est pas le cas dans les territoires occupés où les forces de Tsahal regardent régulièrement de l'autre côté pendant que les colons se livrent à des violences contre les Palestiniens et leurs biens. Surtout lorsqu'il s'agit de colons armés qui ont une formation militaire, cela crée une force de procuration dont les éléments conformes peuvent être poussés à prendre des mesures trop désagréables pour les forces de l'État. Bref, tous les principes du droit naturel, à commencer par le NAP (principe de non agression physique sur quoi se fonde tout le libertarianisme) sont constamment bafoués par Israël.
Synthèse de cet article LIEN
La suicidaire stratégie sioniste.
- "Le judaïsme et le sionisme sont de natures différentes. L'un et l'autre peuvent se croiser, se rencontrer, se superposer, mais aussi entrer en contradiction et même s'exclure. Cette information capitale est dissimulée par les réseaux pro-israéliens, qui agrègent ces deux notions pour satisfaire des intérêts immédiats, sans se soucier des dégâts qu'ils peuvent causer."
- "A l'image des États-Unis, c'est parce qu'Israël est en train d'être un pays déclassé qu'il se comporte de manière aussi agressive. Harceler les petits (l'Irak, la Corée, Cuba, pour les États-Unis; les Palestiniens, l'Iran, la Syrie, le Liban, pour Israël), n'est pas un signe de puissance, mais un aveu de faiblesse, que ces pays en soient ou non conscients."
- "Les temps changent; les alliances évoluent. On oublie que les États-Unis n'ont pas toujours soutenu Israël. En 1956, ils stoppèrent net l'aventure franco-britannico-israélienne au Suez. En 1957, la doctrine Eisenhower encourageait le soutien aux pays arabes dits « modérés ». Il fallut attendre la fin des années soixante pour que l'aide militaire américaine à Israël, qui était de quelques centaines de milliers de dollars à la fin des années cinquante, atteigne plusieurs dizaines de millions de dollars. Il s'est agi depuis de lui assurer une supériorité stratégique régionale. Mais qu'en sera-t-il demain? Si la contestation s'amplifie, le peuple américain lui-même risque de vouloir mettre un terme à cette coalition. Et s'il ne le fait pas, Israël ne sera-t-il pas tenté de jouer le tout pour le tout et de commettre l'irréparable? Qu'irions- nous faire dans cette galère?"
- "Les privilégiés sionistes, juifs ou non, agissent déjà comme des perdants acculés. Leur stratégie est suicidaire. La restriction des libertés à laquelle ils ont poussé le législateur prive la nation d'expression et la coupe ainsi de cette ultra minorité. Le dialogue entre les représentants de la communauté juive et le reste de la société n'est plus qu'un simulacre. Les sionistes se réfugient dans leur tour d'ivoire et deviennent des émigrés mentaux, qui tentent de se consoler en se disant qu'ils eussent été plus à l'abri aux Ëtats-Unis. Mais, à l'image d'Israël, les États-Unis s'effritent, eux aussi, et les sionistes n'ont plus aucune solution de repli."
- "Notre nation doit être le cadre de l'épanouissement, un pôle vivant de résistance, une structure servant d'appui à la contestation globale, et non une entité oppressive, réduite elle-même en esclavage, pour comble."
Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs (2009).
samedi 4 novembre 2023
Obama dénonce le lobby pro-israélien aux États-Unis.
Israël, parlons-en (sans peur !).
(...)
- Aux États-Unis, par contre, les lobbies défendant les intérêts d’Israël, comme l’AIPAC, sont reconnus comme tels. Tout le monde est au courant. Pourquoi cette différence ?
Paul-Éric Blanrue : Parce que le lobby pro-israélien américain est beaucoup plus ancien, puissant et sûr de lui. Aux États-Unis, l’impact du lobby sioniste a acquis une sorte d’évidence : depuis trente ans au moins, il ne viendrait à l’idée d’aucun président américain de nommer un secrétaire d’État qui ne soit pas un fervent pro-israélien. D’ailleurs, c’est cette assurance qui autorise chez eux la libre discussion. On peut reprocher beaucoup de choses aux États-Unis, mais il faut convenir que, même sous le régime du Patriot Act, il demeure licite d’y parler d’Israël avec une certaine franchise.
En France, par contre, le phénomène de lobbying est beaucoup plus récent, du moins sous une forme constituée. Son sommet a été l’année 2007, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Jusque là, même si les pressions des réseaux pro-israéliens s’exerçaient et même s’il arrivait à la France de s’y plier parfois, le Quai d’Orsay, grâce à des hommes comme Roland Dumas, Hubert Védrine ou Dominique de Villepin, avait résisté à l’assaut. Mais, une fois arrivé au pouvoir, Sarkozy a ouvert les vannes.
- Le lobby influence jusqu'à la nomination des ministres ?
PEB : Bien sûr. Si Bernard Kouchner a été préféré à Védrine, c’est qu’il a été jugé plus « israélo-compatible que son collègue, selon les mots d’un journaliste exceptionnellement inspiré.
- Tout ça ne rend pas très optimiste !
PEB : Au contraire, il faut se rendre compte que les réseaux pro-israéliens français, bien qu’ils soient arrivés à leurs fins, ne se sentent pas très à leur aise dans leur nouveau rôle de grand inquisiteur. Ils savent pertinemment qu’ils n’ont pas le vent en poupe. On a vu les imposantes manifestations qui se sont déroulées, tant en province qu’à Paris, lors des massacres de Gaza en janvier 2009. Il suffit de lancer une discussion de trottoir pour s’apercevoir que nombre de Français sont révoltés. En fait, les réseaux sionistes n’ont aucun intérêt à promouvoir le débat sur des questions gênantes pour eux. Donc, ils sont contraints d’entretenir le chantage moral, c’est-à-dire la police de la pensée. Comment débattre quand on a soutenu des criminels de guerre ? C’est impossible. Alors, le plus simple est de condamner par avance tout propos jugé non « politiquement correct ».
Mais l’histoire a prouvé qu’on ne gagne jamais le cœur d’un peuple en utilisant la force ou la peur. Lorsque la contrainte est abusive, les gens finissent toujours par se rebeller.
C’est la raison pour laquelle, en prévention d’événements fâcheux, j’appelle la communauté juive à commencer par se libérer elle-même de ses propres « représentants ». Qui ne représentent au mieux qu’un sixième d’entre elle, tout en lui causant un tort considérable.
Cette communauté en a les moyens et elle doit comprendre que son intérêt réel n’est pas de défendre coûte que coûte un État qui pratique une politique d’apartheid, selon le juste mot du Prix Nobel de la paix Jimmy Carter. Mais plutôt de contribuer à l'émancipation de l’humanité comme certains de ses membres les plus éminents l’ont déjà fait par le passé. Plus généralement, je recommande à tous les Français, quelle que soit leur appartenance religieuse, de ne plus avoir peur et de libérer leur parole. Toute société démocratique doit être fondée sur le débat.
- Comment arriver à parler de tout cela sans crainte ?
PEB : Cessons de nous justifier sans arrêt. Se justifier, c’est déjà avoir perdu. C’est un réflexe de type pavlovien, créé par des années de conditionnement médiatique et politique. Nous devons au contraire attaquer, prendre la parole sans attendre qu’on nous la donne, dire ce que nous pensons en toute simplicité. Sans en rajouter inutilement, mais surtout sans reculer d’un pouce.
Nous n'avons pas à nous excuser d’être en faveur de la liberté de parole. Nous n’avons pas à nous défendre d’être horrifiés par les crimes contre l'humanité qui ont été perpétrés à Gaza. Nous ne devons pas avoir peur d’être pour la paix. Nous ne sommes pas des coupables, mais des pionniers, voilà la façon dont il faut penser. Et dans ce climat de conformisme généralisé, un peu d’esprit d’aventure ne fait pas de mal, je vous l’assure !
Paul-Éric Blanrue, in Israël, parlons-en ! (2011).
Murray Rothbard vs. Israël. Et la solution qu'il propose.
"Le problème fondamental, le paradigme sioniste, est simplement le suivant : l'établissement de l'État d'Israël a été accompli par l'expropriation des Palestiniens de la majeure partie de la terre de l'Israël « original » de 1948. Plus d'un million d'Arabes palestiniens ont fui à l'extérieur des frontières d'Israël, et les Arabes restants ont été systématiquement traités comme des citoyens de seconde classe, retenus par le fait que seuls les Juifs sont autorisés à posséder des terres à l'intérieur. (...) En 1967, Israël a attaqué et conquis la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan en Syrie, qu'il est en train d'annexer. Les Arabes palestiniens dans les territoires occupés sont, encore une fois, traités comme des citoyens de seconde classe, et des colonies sionistes sont plantées parmi eux.
(...)
La réponse réside dans le paradigme sioniste. Le sionisme était une création du XIXe siècle de Juifs européens (et non du Moyen-Orient), et a été vendu à la Grande-Bretagne en tant que colons colonial conscient, un partenaire junior de l'impérialisme britannique au Moyen-Orient. Après la Première Guerre mondiale, lorsque les Britanniques et les Français ont démembré l'Empire ottoman, ils ont trahi leurs promesses de donner aux Arabes leur indépendance, et ils ont établi des mandats ou des États fantocheaux à travers le Moyen-Orient. Nous vivons toujours avec l'héritage de cette finale émerge de l'impérialisme britannique.
Comment les premiers sionistes ont-ils vendu leur projet à l'opinion publique occidentale ? Le slogan sioniste préféré de la journée sonne particulièrement creux maintenant : « Une terre sans peuple [la Palestine] pour un peuple sans terre [les Juifs] ». Une terre sans peuple ; il n'y a pas d'Arabes palestiniens, les sionistes ont assuré tout le monde, et donc un million et demi de personnes, dont beaucoup d'entre agriculteurs productifs, producteurs d'agrumes, hommes d'affaires - les gens "qui ont fait fleurir le désert" en premier - ont été écrits d'un coup. Et avant que l'OLP ne lance sa riposte, les dirigeants israéliens ont fermement continué à nier la réalité, Golda Meir affirmant à plusieurs reprises qu'"il n'y a pas de Palestiniens". Dites-le assez souvent et peut-être qu'ils s'en vont. Peut-être.
Les libertariens sont opposés à tous les États. Mais l'État d'Israël est particulièrement pernicieux, car toute son existence repose et continue de reposer sur une expropriation massive de biens et une expulsion de la terre. Les libertariens aux États-Unis se plaignent souvent de l'adhésion radicale libertarienne à la « réforme agraire », c'est-à-dire la remise de terres volées aux victimes. Dans le cas des expropriations il y a des siècles, qui obtient ce qui est souvent flou, et les libertariens conservateurs peuvent soulever un point important. Mais dans le cas de la Palestine, les victimes et leurs enfants - les véritables propriétaires de la terre - sont là, au-delà des frontières, dans des camps de réfugiés, dans des cabanes, rêvant d'un retour dans le leur. Il n'y a rien de flou ici. La justice ne sera rendue que, et la vraie paix dans la région dévastée ne viendra que lorsqu'un miracle se produira et qu'Israël permettra aux Palestiniens de revenir et de reprendre possession de leurs biens légitimes. D'ici là, tant que les Palestiniens continueront à vivre et peu importe jusqu'où ils sont repoussés, ils seront toujours là, et ils continueront à faire pression pour leur rêve de justice. Peu importe le nombre de km carrés et le nombre de villes qu'Israël conquiert (sera-ce que Damas sera la prochaine ?), les Palestiniens seront là, en plus de tous les autres réfugiés arabes nouvellement créés par la politique israélienne de sang et de fer. Mais permettre la justice, permettre le retour des expropriés, signifierait qu'Israël devrait renoncer à son idéal sioniste exclusif. Car reconnaître les Palestiniens comme des êtres humains ayant de pleins droits humains est la négation du sionisme ; c'est la reconnaissance que la terre n'a jamais été « vide ».
Un État israélien juste (dans la mesure où n'importe quel État peut être juste), serait donc nécessairement un État désionisé, et ce parti politique israélien dans un avenir prévisible n'aurait le moindre désir de le faire. Et ainsi le massacre et l'horreur s'arrêteront."
Murray Rothbard (1982).
vendredi 3 novembre 2023
Le mythe de la "terre d'Israël". Par Shlomo Sand.
Marine Le Pen bienvenue en Israël : Blanrue avait vu juste!
samedi 28 octobre 2023
Murray Rothbard sur le conflit israélo-palestinien (1967). Rien n'a changé.
"Et ainsi, Israël est maintenant assis, occupant son territoire gonflé, pulvérisant des maisons et des villages contenant des tireurs d'élite, interdisant les frappes des Arabes, tuant des jeunes Arabes au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais cette occupation même, cette éléphantiasis d'Israël, offre aux Arabes une puissante opportunité à long terme. En premier lieu, comme le voient maintenant les régimes anti-impérialistes militants de Syrie et d'Algérie, les Arabes peuvent passer de l'une guerre conventionnelle désespérée avec un ennemi bien mieux armé à une guérilla populaire de masse prolongée. Armé d'armes légères, le peuple arabe pourrait mener un autre "Vietnam", un autre "Algérie" - une autre guérilla populaire contre une armée d'occupation lourdement armée. Bien sûr, il ne s'agit que d'une menace à long terme, car pour la mener à bien, les Arabes devraient renverser toutes leurs monarchies stagnantes et réactionnaires et former une nation panarabe unie - car les scissions en États-nations dans le monde arabe sont la conséquence des machinations et des déprédations artificielles de l'impérialisme britannique et français. Mais à long terme, la menace est très réelle.
Israël est donc confronté à un dilemme à long terme auquel elle doit un jour faire face. Soit pour poursuivre son cours actuel et, après des années d'hostilité mutuelle et de conflit, être renversée par la guérilla du peuple arabe. Ou - changer radicalement de direction, se détacher complètement des liens impériaux occidentaux et devenir simplement des citoyens juifs du Moyen-Orient. Si elle le faisait, la paix, l'harmonie et la justice régneraient enfin dans cette région torturée. Il existe un large précédent pour cette coexistence pacifique. Car dans les siècles précédant l'impérialisme occidental des XIXe et XXe siècles, les juifs et les Arabes avaient toujours bien vécu ensemble et paisiblement au Moyen-Orient. Il n'y a pas d'inimitié ou de conflit inhérent entre les Arabes et les juifs. Au cours des grands siècles de la civilisation arabe en Afrique du Nord et en Espagne, les juifs ont joué un rôle heureux et important - contrairement à leur persécution continue par les fanatiques de l'Occident chrétien. Épargné par l'influence occidentale et l'impérialisme occidental, cette harmonie peut régner une fois de plus."
Murray Rothbard.


















