Jean Bricmont, essayiste, professeur de physique à l’Université catholique de Louvain (Belgique) ; Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières (Paris) ; Dieudonné M’bala M’bala, humoriste (Paris) ; Dominique Jamet, journaliste, écrivain, ancien président de l’établissement public de la Bibliothèque de France (France) ; Yann Moix, écrivain, réalisateur du film Podium, Prix Goncourt du Premier Roman (1986) (Paris) ; Pierre Pica, linguiste (Paris) ; Père Michel Lelong, père blanc, ancien professeur à l’Institut catholique de Paris et à l’Institut de sciences et de théologie des religions, ancien président du Groupe d’amitié islamo-chrétien, animateur du Groupe de réflexion entre catholiques, officier de l’Ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur (France) ; John Bastardi Daumont, avocat, représentant des jeunes avocats au Conseil de l'Ordre (2007/2008) (Nice) ; Chris Laffaille, écrivain, journaliste, ancien directeur à Paris de l’agence photos Sipa-Press, ancien rédacteur en chef adjoint de Paris Match (Paris) ; Domenico Losurdo, Preside della facolta di scienze delle formazione dell’universita di urbino (Italie) ; Luc Collès, professeur ordinaire, Université catholique de Louvain, CRIPEDIS-Centre de recherche interdisciplinaire sur les pratiques enseignantes scolaires (Louvain-la-Neuve, Belgique) ; Marc Rousset, Prix de l’Académie des sciences morales et politiques, écrivain, HEC, docteur ès sciences économiques, MBA Colombia, AMP Havard Business School, ancien Directeur général dans des groupes multinationaux, auteur de La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou (France) ; Max Cabantous, maître de conférences honoraire à l’université de Montpellier III ; Jean Desclin, professeur honoraire Faculté de Médecine, Université Libre de Bruxelles (Bruxelles) ; Jean-Claude Manifacier, professeur, Université des Sciences de Montpellier (France) ; Michel Bizouard, professeur honoraire Université de Bourgogne (Jambles) ; Alain Marliac, Directeur de recherches honoraire de l’IRD, docteur en préhistoire ; Olivier Mukuna, journaliste, écrivain, réalisateur (Bruxelles) ; Patrick Berger, agrégé de physique, université Paris-Est-Créteil, Président du Cercle zététique (Paris) ; Morvan Duhamel, ancien directeur de l’Institut d’Histoire sociale (La Celle Saint-Cloud) ; Pietro Corvaja, mathématicien, professeur à l’Université de Udine (Italie) ; George Salzman, Prof. emeritus of (theoretical) physics, University of Massachusetts, Boston Campus (USA) ; Daniel McGowan, Professor Emeritus, Hobart and William Smith Colleges ; Syed A R Zaidi, retired professor of philosophy, University of Delhi (Delhi, India) ; Joe Fallisi, ténor (Ostuni, Italie) ; Aurore Van Opstal, journaliste indépendante, co-auteur de Israël, parlons-en ! (Bruxelles) ; Jacques Vecker, docteur en études germaniques (Saint Paul La Coste) ; Jùlio Vieira da Silva, professeur de philosophie (Lisboa, Portugal) ; Carmelo R. Viola, sociologo (Italie) ; Marco Pietteur, éditeur (Belgique) ; Jean-Guy Allard, journaliste, écrivain (La Havane, Cuba) ; Philippe Randa, écrivain, éditeur (Paris) ; Claude Paschoud, chargé de cours HFZ/ESTD, cabinet de conseils juridiques (Lausanne) ; Georges B. Tremblay, concepteur producteur de manuels d’enseignement (Papineauville, Québec) ; Dr. Hamdy Abdo Elhinnawy, economist (Egypte) ; Jean-Michel Perruchot, docteur en sociologie et écrivain (Blénod les Pont-à-Mousson) ; Noureddine Ouertatani, universitaire (Tunisie) ; Richard Glize, ethnologue (Capbreton) ; Cyrille Rey-Coquais, scénariste, expert du Conseil de l’Europe ; Alexandre Chatellier, officier de la Légion d’honneur à titre militaire, officier de l’Ordre national du Mérite, Croix de la Valeur Militaire, médaillé de l’Aéronautique, chevalier des Palmes Académiques (Biot) ; Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien ambassadeur ; Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen, président de la Fondation Polémia (Paris) ; Hugues Petit, ancien Rapporteur général du budget de la Région Rhône-Alpes ; Marc Noé, enseignant, ancien Maire-Conseiller Général de Seine-et_Marne (Boisse) ; Dr. Francesco Michele Barra, ancien député au Parlement Italien (Italie) ; François Ferrier, ancien conseiller Régional de Lorraine des Vosges (Dombasle sur Meurthe) ; Nadia Boumazzoughe, employée et membre du parti politique Égalité (Bruxelles) ; François Brigneau, journaliste, écrivain (Saint-Cloud, France) ; Jean Brière, retraité de biophysique et de médecine nucléaire, membre du bureau politique du Mouvement Ecologiste Indépendant (Bron) ; Julien Koutcheravenko, analyste géographe (Montréal) ; Dario Rivolta, ex deputato della repubblica italiano 1996-2008 (Italie) ; Johannès Robyn, président de l’Union des athées (Bruxelles) ; Alain Soral, Président d’Egalité et Réconciliation, écrivain (France) ; Luc Roche, membre de Riposte laïque / Résistance républicaine (Pouilly-sur-Loire) ; Christian Sébenne, ancien propriétaire du magazine Africa International (Canada) ; Rashid Shahin, écrivain, journaliste (Bethlehem) ; Hiyam Haddad, University Lecturer (London) ; Diana Johnstone, journaliste américaine (Paris) ; Benjamin Van Bever, philosophe (Bruxelles) ; Rolf Du Rietz, historien (Uppsala, Suède) ; Israel Shamir, écrivain (Jaffa, Israel) ; Andrew Slade, historien (Londres, Angleterre) ; Gérard Lecha, sociologue et écrivain, chroniqueur au journal Le Libertaire sous le sobriquet de « Père Chat » (France) ; Siham Jouhari, cinéaste (France) ; Géraldine Hilaire, comédienne (Chilly-Mazarin) ; Philippe Le Poder, journaliste (Montrouge) ; Caroline Henaff, journaliste (Paris) ; Maria Poumier, ancien maître de conférence Paris VIII, agrégée de langue espagnole, écrivain (Paris) ; Brice Perrier, journaliste (Paris) ; Tomislav Sunic, écrivain (Croatie) ; Filiberto Pesciaroli, dirigente del partito italiano « La Destra » (Rome, Italie) ; Thomas Joly, secrétaire du Parti de la France ; Tristan-Edern Vaquette, artiste ; Bruno Roy-Henry, historien, auteur de Napoléon : l’Enigme de l’Exhumé de Sainte-Hélène (Paris) ; Daniel Vanhove, écrivain (Belgique) ; Philippe Baillet, écrivain et traducteur (Tarbes) ; Pierre Panet, artiste (Paris) ; Jean-Claude Perrin, agrégé de l’université (Alleins) ; Eric Delcroix, ancien avocat (France) ; Laurent James, écrivain (Marseille) ; Johan Livernette, journaliste, écrivain (Toulon) ; Dr. Vincenzo Maida, giornalist-autor di teatro (Italie) ; Marjan Smits, écrivain (Kalmthout, Belgique) ; Jean-Claude Michel, historien du Cinéma (Saint-Ouen) ; Hans Vogel, historien (Kalmthout, Belgique) ; Franck Abed, écrivain, essayiste (Val d’Oise) ; Koffi Cadjehoun, écrivain (Nancy) ; Marc Laudelout, directeur du Bulletin célinien (Belgique) ; Michel Drac, essayiste (Paris) ; Frank Scott, chroniqueur dans The Independent Monitor et le blog Legalienate ; Dr. Giovanni Caporaso, Editor e Direttor Investir nel Mondo ; Patrice Authier, pianiste de jazz (Paris) ; Nordine Saïdi, du Mouvement Citoyen Palestine, Porte-Parole d’Egalité (Belgique) ; Aimé Dortiguier, professeur de lettres (Auch) ; David O’Connell, Professor of French, Georgia State University (Atlanta USA) ; Erwin Vétois, chroniqueur à Droite Ligne ; Azzouni, auteur, journaliste (Jordan) ; Paul Eisen, UK Director – Deir Yassin Remember (UK) ; Dr. Ed Kendrick, ReDiscover911.com Development Group (Kansas City, Missouri, USA) ; Gloria Casari, psychologue (Paris) ; Franco Damiani, professeur de lycée, Villafranca Padovana, (Italie) ; Catherine Lieutenant, Editions de la Thalamège (Liège, Belgique) ; Alexandre Rawyler, géologue (Montreux, Suisse) ; Philippe Dubuis, avocat à la Cour (Paris) ; Michel Delacroix, avocat au Barreau de Bruxelles, ancien sénateur (Bruxelles, Belgique) ; Pascal Junod, avocat (Genève, Suisse) ; Silvano Brugnetti (Poissy) ; Jean Faurisson (Paris) ; Robert Faurisson, professeur d’université à la retraite (Vichy) ; Fabien Geffray (Montréal) ; Joël Mange (France) ; Nathalie Saint Arneauld (St Lumine de Clisson) ; Barbara de Maestri (Nancy) ; Benoit Franc (Lyon) ; Milin Vor (Plouezoc’h) ; Guillaume Bartet (Paris) ; Didier Mermin (Paris) ; Gildas Failler (Penmarc’h) ; Gérard Daumas (La Tronche) ; Jacqueline Berger, professeur de lettres (Philippsbourg) ; Thérèse Berger, chanteuse lyrique (Strasbourg) ; Jean Berger, charpentier (Metz) ; Jean-Claude Ferrer (Rueil-Malmaison) ; Marc Georges (Paris) ; Philippe Marquet (Herstal Belgique) ; Christine Mouhoub (Vernon) ; André Hulin (Gutenberg) ; Jean-Marie Gläntzlen (Saint-Gobain) ; Nicole Guihaumé (Paris) ; Hervé Carillo (Colmar) ; Banou Lacouture (Paris) ; Bertrand Hue (Bayeux) ; Giuseppe de Gennaro (Rho, Milano, Italie) ; Albert Hamelin (Pollestres) ; Raymond Vandormael (Belgique) ; Patrick Muller (Petit-Lancy, Genève, Suisse) ; Nadine Ghys (Bruxelles) ; Olivier Pheulpin (Mulhouse) ; Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale (Paris) ; Jacques Guillet (Elancourt) ; François Piquet (Limerzel) ; Dominique Magera (Hotton, Belgique) ; Devuyst (Belgique) ; Sahari Bachir (France) ; Michel Ghys (Bruxelles) ; Florian Coco (Paris) ; Keith Thomson (London) ; Jocelyne Thomson (London) ; Guy Penchenat (Chalinargues) ; Nordine Menkoucha (Marseille) ; Roger-Guy Dommergue (France) ; Philipp Roose (Catania Italie) ; Oihid Benabda (France) ; Marie-Thérèse Lauzier-Bouffard (Pommeuse) ; Drici Abdel Halim (Henin Beaumont) ; Jacques Vanderbeken (Brumath) ; Katia de Marion de Glatigny (Fuveau) ; Claude Eon (La Baule) ; Renaud Cuingnet (Houplines) ; Laurent Dauré (Paris) ; Raymond Blanc (Lannion) ; Ivan de Duve (Belgique) ; Thiéry Genon (Belgique) ; Mehdi Rahem (Thil) ; Evelyne Dufresne (Issy Les Moulineaux) ; Luc Elmlinger (Montpellier) ; Raoul Raketitch (Bagneux) ; Anne Lucken (St-Julien-en-Genevois) ; Simon Richard (Paris) ; Frédéric Merra (Cunlhat) ; Aubrey Wanliss-Orlebar (Paris) ; Lyamine Soltani (Juvisy sur Orge) ; Brigitte Ducrot Meyer (Montceau Les Mines) ; Marc Bonet Durbec (La Cadière d’Azur) ; Mathieu Plante (Montréal) ; Jules Pontiac (Lyon) ; Sébastien Blanc (Craponne) ; Yvonne Schleiter (Le Vésinet) ; René Schleiter (Le Vésinet) ; Volker Madert (Petite Rosselle) ; Sylvain Cossuet (Corbeil-Essonnes) ; J-Marie Dalcq (Belgique) ; Gérard Masselin (Clermont-Ferrand) ; Alexandre Boudnikoff (La Pommeraye) ; Jean-Paul Tisserand (Paris) ; Georges Piscoci Danesco, ancien fondateur de la Librairie Roumaine Antitotalitaire (Pietroasa, Carpathes) ; David Lombard (Lisle sur Tarn) ; Pierre Lahbari (Saint-Étienne) ; Loïc Kervoas (Ploubezre) ; Jean-Marie Orhand (Drouges) ; Mona Daumal (Bordeaux) ; Gilles Froger (Marseille) ; David Osei Asibey (Paris) ; Linda Mimouni (Metz) ; Robert Etienne (Valence) ; Vivian Gauvin (France) ; Henri Roques, ingénieur agronome (Colombes) ; Claude Gaucherand (Moelan sur Mer) ; Luc Bourgne (Elancourt) ; Claude Cabantous (France) ; Gabriel Cosnier (London) ; Arnaud Dervouet (Pleyben) ; Ricciardi Salvatore-Pantigliate (Italia) ; Vincent Girard (St Alban les Eaux) ; Claude Courouve (Lépaud) ; Mohamed Amine Belarbi (Rabat, Maroc) ; René-Louis Berclaz (Valais Confédération hélvétique) ; Khalid Wiss (Saint-Denis) ; Eric Perrotte (Marcoussis) ; Zakari Hamza (Montpellier) ; Alexis Martinez (Neuilly-Plaisance) ; Eric Rodrigues (Paris) ; Nawal Bennacar (Nice) ; Axel Millioz (Nouvelle-Eglise) ; Franck Durand (Illzach) ; Justine Djouabi (Lilles) ; Marie Pors, graphiste (Plougoulm) ; Pierre Guillaume (Beaune la Rolande) ; J. Boelaert (Antwerpen, Belgique) ; Florence Arnet (Neuvy Bouin) ; Hakim Gaher (Domont) ; Jean Paul Tran (Cézaire Sur Siagne) ; Sirine Ben Rahma (Chalon sur Saone) ; Denis Ferret (Bordeaux) ; les 8 enfants Reynouard et leur maman Marina (Bruxelles) ; Jean Plantin, éditeur (Saint-genis-Laval) ; Vincent Verschoore (Cluny) ; Etienne Lambert (Jametz) ; Urbain Malot (Aix les Bains) ; Rosita Rucki-Bernard (Sarcelles) ; Rosita Djouzi (France) ; Maxime Fiset (Québec, Canada) ; M. Le Gall (Saint-Eloy-La-Glacière) ; Eric Ramay (Lyon) ; Benjamin Stock, étudiant en ESC (Paris) ; François Balley (Montpellier) ; M. Allingry (Pouilly sur Loire) ; Gwénaël Denis (Angers) ; Kamel Sellah (London) ; Stamerra Giammarino (Mondercange, Grand-Duché du Luxembourg) ; Tania Dirheimer (Paris) ; Andriamanantena Vololona (Sevran) ; Philippe Angelroth (Sivry, Belgique) ; Léon Theaker (New Zealand) ; Georges Scberras (L’Horne) ; Pierre-Louis Guyot (Cusset) ; Gérard Mantel-Ferréol (Lyon) ; Cornelia Ene (Bucarest, Roumanie) ; Lénaïk T. Bertho (Papeete, Tahiti, Polynésie Française) ; André Delachaux (Anzere) ; Dominique Abalain (Paris) ; Francois Bougnet (Sartène) ; Jean-Francois Bollens (Rouen) ; Pierre Charlier (Roloux) ; Xavier Schleiter (Paris) ; Michèle Domine-Lambert (Dompnac) ; Frédéric Frontali (Riom) ; Pierre Lemaire (Bage la Ville) ; Augustin Vidovic, ingénieur (Tokyo, Japon) ; Christiane Houlier (St Gregoire du Vièvre) ; David Coeuret (Armantières) ; Gilles Denneulin (Castillon d’Arthez) ; Marc Kaschinski (Vieville sous les Côtes) ; William Tourgeron (Ivry-Sur-Seine) ; Tony Pivetta (Michigan, U.S.A) ; Boukhari Adil (Redessan) ; Patrick Le Gall, informaticien (Scaer) ; Mr et Mme Francine Remacle-Ebroussard (Morlaix) ; Stéphane Doucet (Hyères) ; Filippo Giannini (Cerveteri, Italie) ; Sébastien Ducoulombier (France) ; Marc Eudo (Nîmes) ; Carlo Boccadifuoco-Kiriosomega (Italie) ; Christian Marche (St Cyr l’Ecole) ; Giorgio Vitali (Rome, Italie) ; Samuel Mauro (St Ouen) ; Frederics Gerry (Providencia, Santiago) ; Fabrice Blain (Bétignolles sur mer) ; John Michael Bayldon (Angleterre) ; Kevin Alfred Strom (Earlysville Virginia, U.S.A) ; Norman Lowell (Malte) ; Silvano Baldini (Teramo, Italie) ; Judith Cote (La Ciotat) ; Patrick Grech (Bordeaux) ; Nathalie Diffort (Mulhouse) ; Giacomo Bianchi (Palazzolo, Italie) ; Sophie Dupla (Alès) ; Irma Trombetta (Parrano, Italie) ; Laura Yantsos (Greenport, N.Y. U.S.A) ; Tino Gianbattista (Colombo) ; Mondher Sfar (Paris) ; Alberto Simonetti (Castelfidardo, Italie) ; Vittorio Soldaini (Italie) ; Misano Adriatico (Rimini, Italie) ; Paolo Albanese (Crotone, Italie) ; Eric Bouvéron (North Point, Hong Kong) ; Giuseppe Fracasso (Italia) ; Wilfried Heink (Canada) ; Giorgio Antonioli (Alzano Lobardo, Italie) ; Andrea Visciola (Italie) ; Rocco Nuzzo (Taurisano, Italie) ; Olivier Candillier (Bordeaux) ; Simona Soldati (Lugano, Suisse) ; Alessio Provaroni (Rome, Italie) ; Giovanni Fracasso (New Jersey) ; Paolo Salvoni (Rome, Italie) ; Paul Ballard (UK) ; Ugo Catola (Italie) ; Vittorio Soldaini (Romagna, Italie) ; Ivano Porrino (Vigliano Biellese, Italie) ; Stéphanie Reynaud (Paris) ; Alessandro D’Alterio (Napoli, Italie) ; Guillaume Nichols, traducteur (Trieste, Italie) ; Georges Theil (France) ; Martin Webster (London , Angleterre) ; Guy Lemoine (Bourg-en-Bresse) ; Maurizio Ruggiero (Verona, Italie) ; Jean-Jacques Meunier (Paris) ; Philip Gegan (Leicester, Angleterre) ; Lady Michèle Renouf (London, Angleterre) ; Claudio Mutti, professeur de lycée (Parme, Italie) ; Nino Delaune (Le Havre) ; Claudia Peretti (Verona, Italie) ; Hakim Attar (Renaix, Belgique) ; Raimondo Gatto (Genova) ; David Van Vlaenderen (Bruxelles) ; Gianfranco Drioli (Trieste, Italie) ; Riccardo Donti (Italie) ; Laurette Vankeerberghen (Bruxelles) ; Serdar Beyazipek (Bruxelles) ; Pierre André Pappalardo, enseignant (Champigny-sur-Marne) ; Frank Brunner (Genève) ; Vincent Robeyns (Liège, Belgique) ; Olivier Roux (Lourmain) ; Rachid Zegzaoui (Bruxelles) ; Erwan Jequel (Rennes) ; Julien Legros, éducateur sportif (Rouen) ; Clément Robinet, agent de maîtrise (Chalon sur Saône) ; Christian Villard (Chevilly Larue) ; Florent Delgado (Bussigny-près-Lausanne) ; Olivier Herblot, étudiant en art, histoire de l’art (Nancy) ; Jerôme Lambert (France) ; Hali Diaf (Charleville-Mézières) ; Johnny Pugenger (Tulle) ; Ibrahim Alloush, professeur d’Université (Amman, Jordanie) ; Jean-Pierre Robert (Roncq) ; Bernard Francois (Béziers) ; Jonathan Riggio (Gandrange) ; Guénolé de Mareuil (Mahina, Tahiti, Polynésie Francaise) ; Matteo Castagna (Verona, Italie) ; Jean-Marie Lallau (Etampes) ; Cédric Roche (Courbevoie) ; Luca Matteo (Italie) ; Bastien Guillou (Rennes) ; Sermonti Rutilio (Colli Del Tronto, Italie) ; Michel Dor (Quimper) ; William Guillou (Ploubazlanec) ; Karine Beille (Montréal, Québec) ; Eleonora Fontana ( Città di Castello, Umbria, Italie) ; Mathieu Fontrier (Montréal, Canada) ; Brahim Soussi (France) ; Jane Manai (Paris) ; Arnaud Palmaers (Visé, Belgique) ; Christophe Clement (Manosques) ; Anthony Pont (France) ; Sylvain Lamotte (France) ; Jean-Claude Despignes (Issy-Les-Moulineaux) ; Noémie Montagne (La Haye) ; Louis Andrews (Augusta, USA) ; Carlos W. Porter, traducteur (Niveze, Belgique) ; Dr. Helmut Weber (Prien am Chiemsee) ; Fathi Al-Hadi Al-Msallati (Tripoli, Libya) ; Eric Paus (Bad Schwalbach, Allemagne) ; Patrice Kipp (Le Guilvinec) ; Gian Franco Spotti (Soragna, Parma, Italie) ; Umberto Messeri (Florence, Italie) ; Glen Allen (Baltimore, Maryland, USA) ; Yvan Lepère (Bruxelles) ; Abdunabi Alekri (Kowait) ; Suheil Akroush, support&development manager (Jordan) ; Khalid Naseef (Palestine) ; Dr. Gunther Kümel (Kelkheim, Allemagne) ; Christophe Lespagnon, chirurgien-dentiste (Chevilly Larue) ; Werner Rocker (Oregon, USA) ; Ken Freeland (Houston, USA) ; Romain Pizelle, employé de banque (Thionville) ; José Centofanti (Nice) ; Vincenzo Ballerino (Palermo, Italie) ; Noureddine Allouch (Maroc) ; Dimitri Koutsoufis (Montréal, Canada) ; Robert Graham (Houston, Texas, USA) ; Karl Eichner (Berlin, Allemagne) ; Edward Vidgen (Canada) ; René Garrigues (France) ; Eric Kalinowsky, ingénieur (Sundern, Allemagne) ; Kevin Käther (Berlin) ; Kurt Schäfer (Brunnen, Suisse) ; Charles Krafft (Seattle, USA) ; Valerisusan A Clary (New York, USA) ; Saleh M. Elkmeshi, ICT & MD Services (Tripoli, Libya) ; Khoury Raid (New York, USA) ; Monique Ferrer (Tréguier) ; Sami Joseph (UK) ; Joan Miquel (Espagne) ; Joachim Schaefer (Meerbush, Allemagne) ; Peter Weik (Keltern, Allemagne) ; Steve Wozniak (Los Gatos, California, USA) ; Fabio Calabrese (Trieste, Italie) ; Pierre Gerboin (La Peruse) ; Mme Gerboin (La Peruse) ; Mark Green (Californie, USA) ; George Chisholm (Canada) ; Michael Santomauro, chroniqueur de Reporter Notebook (New York City, USA) ; Pietro Semeraro (Locorotondo, Italie) ; Stephen Goodson (Pringle Bay, South Africa) ; David Baillie (Lowell) ; Edoardo Pavoni (Perugia, Italie) ; Lothar Rohling (Dortmund, Allemagne) ; Klaus Peter Pahl (Eutingen, Allemagne) ; Dr. Richard Rothbauer (Hattersheim, Allemagne) ; Heinz Buchholz (Neumarkt, Allemagne) ; Brian Ezrin (Mississauga, Ontario, Canada) ; Jean-Claude Serezat (Marquixanes) ; Tony Ryan (Australia) ; Volker Boehnke (Canada) ; Robert Evans (Tifton, Georgia, USA) ; Dr. Gerhard Hauser (Essen, Allemagne) ; Roland Rönsch (Haselbachtal, Allemagne) ; Mabrouk Saied (Tunisie) ; Mladen Ban, Maintenance Manager Woodbine Tool & Die Mfg. Ltd (Markham, Canada) ; Max Loest (UK) ; Paul van de Plas, entrepreneur (Helvoirt, Netherland) ; Claude Allaire (Tours) ; Gisèle Moulin, employée commerciale (Seclin) ; Philippe Cheyron, ingénieur (Le Chesnay) ; Kevin K . Jackson (Los Angeles, USA) ; Dagmar Brenne (Australia) ; Jacqueline Jorba y Campo (Pierrefitte) ; Jean Rueda (La Celle sur Morin ) ; William J Thistlethwaite (Hoboken, USA) ; Fabian Kaiser (Berlin) ; Renée Neuville (Grande-Bretagne) ; Edoardo Scioli (Trieste) ; Mauro Likar, écrivain (Trieste) ; Jacky Sigaux, comédien (Paris) ; Paul-Eric Blanrue, historien, fondateur du Cercle zététique, collaborateur à Historia (Venise) ; Ugo Fabbri, juriste (Trieste) ; Joan Wrench (Cap Town, Sud Afrique) ; Nicola Stanimirovic (Argenteuil) ; Olaf Kramer (Mittenwalde, Allemagne) ; Jochen Harsch (Allemagne) ; Marie de Tarade (Bruxelles) ; Marie-Thérèse de Tarade (Marlieux) ; Rachik Houimdi (Belfort) ; Marie-Anne Belmont (Pouilly en Auxois) ; Ferdinand Ferrand (Avignon) ; Jean-Marc Ferrand (Avignon) ; Jean-Baptiste Berej (Châlette sur Loing) ; Eric Gasparoux (Acheres) ; David Gress, historien, écrivain (France) ; Ronan Minet (Quimper) ; Dr. Jur. Joachim Trabandt (Toronto, Canada) ; Hikaru Tanaka (Tokyo) ; Mac McClure (Cap Town, South Africa) ; Nicolas Mechin (Orléans) ; Gilles Lafon (Pont d’Ain) ; Abdunabi Alekry (Bahrain) ; Benjamin David, professeur (Voiron) ; Anthony Lawson (Thailand) ; Mazen El-Khairy (Montréal, Canada) ; Denis Bloud, fonctionnaire retraité de l’Union internationale des télécommunication (Petit-Lancy, Suisse) ; Jean-Paul Pommier (Challans) ; Mohammad Ab Rahmeh (Jordan) ; Jorge Tapia del Campo, artiste peintre (Ville d’Avray) ; Ludmilla Crispens (Burgebrach, Allemagne) ; Grégory Mikaelian (Paris) ; Roger Honoré (Montigny les Cormeilles-Val d’Oise) ; Marco Bosia (Italie) ; Sahner Burkhard (Schönwald, Allemagne) ; Remus Tanasa (Italie) ; Clovis Ubirajara Eichler (Ijui, Bresil) ; Elettra Puletti Via delle Caravelle (Perugia, Italie) ; Brian Walker (Vale, Oregon, United States of America) ; Patrick Marcelot et toute l’équipe de http://chroniquedutempsquipasse.hautetfort.com/ (France) ; David Vinco Firmino (Sao Paulo) ; Dr. Agostino Sanfratello (Mazraat Yachouh , Liban) ; Faissal Eddichari (La Verriere) ; Camille Galic, journaliste, rédacteur en chef du mensuel Ecrits de Paris (Paris) ; Francesco Paolo d’Auria, Ingenieur prof. (Anzio, Italie) ; Louis-Pierre Goberville, retraité de l’armée (Rennes) ; Olivier Ménagé (Claviers) ; Jacques Peter (Vincennes) ; Manfred Krämer (Essen, Allemagne) ; Alain Billard, policier municipal (Les Deux-Alpes) ; Abbé Philippe Guépin (Nantes) ; Sabine Froger (Amboise) ; Jean-François Froger (Amboise) ; Marco Zorzi (Milan, Italie) ; Sylvain Lamotte (Quessy) ; Marcos Vanstory (Saint-Sulpice-les-Champs) ; M. Pio di Martin (Belluno, Italie) ; Gianantonio Valli, médecin (Prov.de Varese, Italie) ; Dr. Ludwig Horst (Wien, Allemagne) ; Jacob A. Eberlein (U.S.A) ; Miranda N. Eberlein (U.S.A) ; Jacob A. Eberlein, Jr. (U.S.A) ; Elena Sanz-Orrio Arraiza (Valle de Egues, Navarra, Espagne) ; Geneviève Quiblier (Meyreuil) ; Dino Vettri (London) ; Philippe Devigne (Allemagne) ; Michel Braud (Ajaccio) ; Tamara Nouchet (Dijon) ; Josiane Antonini, infirmière anesthésiste (Marseille) ; Karen Long Drisi (Tunisie) ; Philippe Quiblier (Luynes) ; Ahmed Ghali (Nancy) ; Erwan Agaëse (Athis-Mons, Essonne) ; Johansen Ole (Oslo, Norway) ; Konrad Windisch (Kirchbach, Allemagne) ; Farid Banchouri, enseignant contractuel (Saint Jean de la Ruelle) ; Jean-Claude Pruneda (Agen) ; David Berton, étudiant (Aix-les-Bains) ; Thiéry Guenon (Belgique) ; Gilles Petit, administrateur réseaux (Mulhouse) ; Lionel Delamarre, technicien supérieur en informatique (Marseille) ; Geoffroy Poirier Coutansais, étudiant (Paris) ; Olivier Vago (Verneuil sur Seine) ; Sebastien Le Page (Sandillon) ; Rémi Garnier (La Clusaz) ; Marc Moreau, architecte, urbaniste (Paris) ; Yoann Petit (Louches) ; Laurent Muscianisi (Nice) ; Francis Gollentz, travailleur indépendant (Orschwihr) ; André Arache (ville d’Avray) ; Bernard Kerangal, instituteur (Rouen) ; Toine Goetschmann (Morlaix) ; Jean Yves Drouin (Saonne et Loire) ; Cyril Cardine, conducteur routier (Bourg les Comptes) ; Romain Morlot (Nancy) ; Eric Rebaud (Mouron sur Yonne) ; Olivier Valet (Saulces Monclin) ; Paul Erbert Jr. (Brésil) ; Christian Lacombe (Paris) ; Fabrice Eulry, musicien (Chiddes) ; Thomas Boussion (Paris) ; Edwin Henry, étudiant (Breux) ; Rudi Mondzelewski, éducateur (Liège, Belgique) ; Arnaud Thiefaine, graphiste (Lille) ; Dominique Magnin (Faverges) ; Cyril Bilan (Sucy en Brie) ; Jean-Claude D’Hont (Bedrieux) ; Sahner Burkhard (Schönwald) ; Faissal Eddichar (La Verrière) ; Elena San-Orrio Arraiza (Valle de Egues, Navarra) ; Cédric Borgel (Lyon) ; Philippe Costamagna (Nice) ; Garcia Guillaume (Nice) ; Emmanuel Hervieu, aide-soignant (Lagny sur Marne) ; Joelle Lefebvre (Lyon) ; Thomas Coudurier (Chemaudin) ; Alexandre Legagneux, chef d’entreprise (Lille) ; Jonathan Carette, étudiant (Dijon) ; Gilles Cuip, enseignant (Marseille) ; Enrico Lupelli (Italie) ; Kévin Thomas, étudiant en médecine (Lyon) ; Ole Kreiberg (Lyngby, Denmark) ; Vincent Morel (Strasbourg) ; Andrew Pearce (Koblach, Austria) ; Therese Blokyl (Vancouver, Canada) ; Gerard Dupont, technicien (Sourdeval) ; Sebastien Dausse (Toronto, Canada) ; Julia Jordan (Harrogate, Yorkshire, U.K) ; Peter Rushton (Hyde, Cheshire, U.K) ; Richard Edmonds (Croydon, Surrey, U.K) ; Ron Smith (Bracknell, Berkshire, U.K) ; Dr. James Thring (Crawley, West Sussex, U.K) ; Renaud Dubigny, peintre (Joinville) ; Daniel Besson, éducateur (Lyon) ; François Pio, chômeur (Villemoisson sur Orge) ; Benoit Demaret (Nancy ) ; Nicolas Bidel, directeur adjoint d’une association de travail social ; Gerhard Feyersinger (Paris) ; Joseph Rizoli (Framingham, USA) ; Jonathan Reveille (Nancy) ; Lynda Mortl (London) ; John Mortl (London) ; Ali-Réda Oukrine, architecte (Paris) ; Pierre Hudault (Paris) ; Frédéric Agnes (Paris) ; Charles Krafft (Seattle, USA) ; Laurent Malcotti (France); Anouche Afsar (Bruxelles) ; Jean-Joseph Richard (Paris) ; Vincent Dulac (Gueret) ; Pal Béla (Budakalasz, Hongrie) ; David Borloz, constructeur métallique (Chalais, Canton du Valais, Suisse) ; Endre Somodi (Hongrie) ; Laszlo Vandor (Hongrie) ; Götz Janos Tibor (Albertirsa, Hongrie) ; Gabor Schreiter, pompier (Budapest, Hongrie) ; Zsanett Szabo (Budapest, Hongrie) ; Bob Forrester, retraité (Paris) ; Pascal Manuel Heu (Guyancourt) ; Faycal Ben Bahloul, architecte ; Jean-François Lopez, dessinateur industriel (Asnières-sur-Seine) ; Jean Joel Vanhove, retraité (France) ; Bernard Henri (Villejuif) ; Geneviève Pobeda (Vierzon) ; Giovanni Granata (Jarna, Italie) ; Jerome Verrelli (Italie) ; Carol Ann Herring (Statesville, USA) ; Marc-Antoine Hennet (Toulouse) ; Bouhadjar Ferouck, retraité mineur ; Elodie Poiron, étudiante en dessin/ illustration (Fontenay sous bois) ; Cyrille Ferro-Steyaert (Lille) ; Jerjis Thomas Alajaji, médecin (Bainbridge, Georgia, USA) ; Philippe Costa, ingénieur (France) ; Michael Ruddy (Levens) ; Steven Speece (USA) ; David Henriot (Paris) ; Jean-Pierre Passalacqua, consultant (Paris) ; Lionel Epron, employé de commerce (Bordeaux) ; Rafael Soler, éducateur retraité (Californie, USA) ; Michel Gombau (Pontault-Combault) ; André Foulet (Le Mée-sur-Seine) ; Roger Degremont (Rosny-sous-Bois) ; Jean-Pierre Guyot (Lancey) ; Etienne Kraus (Buhl, Haut-Rhin) ; Jean-Luc Le Gall (France) ; Sylvain Terret (Paris) ; Denis Bunel (Bolbec) ; François Forget, retraité (Paris) ; Cheikh Ould Jiddou, consultant juriste (Nouakchott, Mauritanie) ; Karl Artois (Mont-Bernanchon) ; Ahmed Amri, professeur d’enseignement secondaire (Gabès, Tunisie) ; Nada Saidi, architecte (France) ; Louis Nogues (Le Mans) ; Jules Agnes (Paris) ; Dr. Gunther Kümel (Kelkheim) ; Gerd Walther (Zossen, Allemagne) ; Yann Esteveny, ingénieur (Renaison) ; Jérôme Decossas (Metz) ; Lionel Périchon, agroécologiste (Tacharane, Mali) ; Gérard Gros (Le Mans) ; Silvano Lorenzoni (Italie) ; Norbert Högel (Frechen, Allemagne) ; Richard Delgado (France) ; Rachid Laouar, employé (Nancy) ; Geoffrey Delavallée, chômeur (Belgique) ; Axel Loustau, cadre (Clamart) ; Mariette Paschoud (Lausanne) ; Jean-Claude Tramoni (Tampon, La Réunion) ; Thierry Level (Cluses) ; Jean-Claude Boetsch, retraité (Raedersheim) ; Philippe Taillasson (Anneyron) ; Xavier Trabet (Meximieux) ; Ralf Bienfeld (Allemagne) ; Jean Claude Faffa, agriculteur retraité (Thezac) ; Nicida L. Maerefat (Texas, USA) ; Stéphanie Fontanié (Boulogne Billancourt) ; Richard Floquet, assistant de vie scolaire (Sète) ; François Jourdier (Toulon) ; Stéphane Poitevin (Paris) ; Rodolphe Duval (Paris) ; Denis Muller (Dabo-Schaeferhof) ; Michèle Muller (Dabo-Schaeferhof) ; Annie Traverse (Versailles) ; Frederick Noonan (Vergennes, Vermont,USA) ; Pierre Burnet (Vincennes) ; Jean Marie Cojannot, éboueur (Toulouse) ; Christian Gavand, postier (Biache-Saint-Vaast) ; Robert Desert, médecin retraité (Chambray-Les-Tours) ; Ginette Constantin, Vve Remy, retraitée, ex-cadre administratif (Saleilles) ; Olivier Le Tual (Chatelaudren) ; Benoît Loeuillet, Librairie du Paillon (Nice) ; Aldo Rossi Merighi (Italie) ; Gilles David (Paris) ; Brian Walker (Vale, Oregon, USA) ; Gaston Riste, Professeur (Romans) ; Henri L. Annee-Gregh (Montpellier) ; Véronique Monvoisin, responsable achats (Nantes) ; Franck Ligier (Belfort) ; M. 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Kerboriou, pilote de ligne retraité (Caen) ; Nicolas Wisniewski, Web développeur/designer (Rixensart, Belgique) ; Frédéric Maucherat, infirmier libéral (La Seyne-sur-Mer) ; Lucien Quémerais (Toulouse) ; Rachid Guedjal, étudiant (Grigny) ; Eric Volia, machiniste (Toulon) ; Alain Durant, ouvrier (Evry) ; Baptiste Derenne, chômeur (Grenoble) ; Riyad Belala, étudiant (Bobigny) ; Souf Adeuzème, blogueur (France) ; Hugo Ferrandez (Angoulême) ; Rosa da Costa, directeur Photo (Paris) ; Guillaume Montaron, informaticien (Nantes/Bordeaux) ; Fabrice Joubaire, ingénieur système (Rennes) ; Olivier Potier (Bruxelles) ; Pierre Halftermeyer, mathématicien (Talence) ; Van Ky Nguyen, historien (Saint-Girons) ; Mylène Pnom, chômeur (Marseille) ; Johnny Da Costa, étudiant en master de psychologie (Paris) ; Florent Delgal (Romans-sur-Isère) ; Marc Guillaume, informaticien (Bressuire) ; Eddy Mantovani (Versailles) ; Michelle Louis, enseignante (Paris) ; Eric Champoiseau (Libourne) ; Jean-Jacques Raible (Saint-Julien-Aux-Bois) ; Alain Bordes (France) ; Jacques Rivallant (France) ; Julien Glaizal, agent SNCF (Saint-Gratien) ; Denis Dianoux, ouvrier viticole (Charnay-Les-Macon) ; Vincent Rollet, commercial (Chalons-en-Champagne) ; Gérard Auffray, professeur de musique retraité (Bouessay) ; Thomas Rognon (Vaux et Chantegrue) ; Saïd Ahmad Chikeb, cadre supérieur du privé (France) ; Pierre Milloz (Ceffonds) ; Antonyn Christiaën (88400 France) ; Jean-François Rouvillain, musicien (Saint-Georges-sur-Loire) ; Ivan Monti (Liège) ; Alban Duprès (Rouen) ; Jean-François Abraham, professeur de physique (Le Bonhomme) ; Pascale Giaj (Marseille) ; Amine Khelifi, enseignant d’art (Marseille) ; Lionel Martin, dirigeant de société (Cabrils, Espagne) ; Patrick Clement (Boulogne) ; François Thouvenin (Strasbourg) ; George Beres (Eugene, Oregon, USA) ; Nigel Jackson, poet and retired schoolteacher (Melbourne, Australia) ; Richard Lambert (France) ; Julien Mary (Saint-Etienne) ; Badr Lahrizi, inspecteur de police, ex professeur de français (Safi, Maroc) ; Daniel Vandersmissen (Eemeton/Biert, Belgique) ; Vincent Menjolle (Maison Alfort) ; Marcelle Haritzandiet (France) ; Antoine Bremont (France) ; M. 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jeudi 28 octobre 2010
"Contre la loi Gayssot". Par Yann Moix, sur le site de "La Règle du jeu".
Pour l'article original, cliquez ici, sur le site de La Règle du jeu (BHL)
La justice française vient de me condamner, modestement il est vrai, parce que j’avais usé de ma liberté d’expression l’été 2009. Ulcéré par la propagande anti-israélienne d’un fanzine gratuit distribué par un réseau de cinémas du sud de la France, j’avais réagi, de toute ma fougue, pour démontrer ce qui me semble aujourd’hui la réalité : l’antisémitisme est de moins en moins d’extrême-droite (les théories sur les races ont fait long feu) mais d’extrême-gauche : une certaine lecture altermondialiste du monde fait le nid d’un antisionisme systématique qui abrite en son sein une forme apparemment nouvelle d’antisémitisme, celle ancestrale, du rapport des juifs avec l’argent. Israël est puissant, puisqu’allié du monde capitaliste, incarné par les Etats-Unis. Dès lors, l’Etat d’Israël devient, entre autres, le biais qu’empreinte désormais la pulsion antijuive pour s’exprimer (et s’exprimer de moins en moins insidieusement). Je vous le dis : bien que respectant infiniment les jugements, bien que parfaitement averti que le tribunal m’a pénalisé en son âme et conscience, il ne m’est pas agréable d’être sanctionné pour avoir pensé ce que je pense, pour avoir écrit, avec outrance mais bonne foi, ce que j’avais envie d’écrire. Combien d’hommes, de femmes, sont morts pour m’octroyer en France cette liberté prodigieuse : exprimer, tant bien que mal, du côté de ce que je crois être le bien et me battant contre ce qui me semble incarner le mal, des opinions personnelles. Et les exprimer aussi personnellement dans le fond que dans la forme. Au pamphlet, je réponds pamphlétairement. A la science, je réponds scientifiquement.
Quand je choisis la fougue, c’est pour des raisons précises, c’est pour rétorquer violemment à la violence écrite par d’autres et lue par moi. J’aime la littérature, les mots, parce qu’ils permettent ce qu’aucune société ne saurait tolérer dans ces rues : la loi du Talion. Inadmissible avec les actes, elle est parfaitement adaptée au langage, à ses foudres, à ses engouements. Il y a pour les luttes, les joutes verbales, idéologiques, une grande et immense tradition dans les lettres françaises. Je ne vais citer, pour aller très vite, que les noms de Péguy, Aragon, Bloy, Breton, Suarès, Mauriac, Revel. On ne les lit plus suffisamment, et c’est assez dommage. Il y a encore Delfeil de Ton, à gauche. Marin de Viry, à droite. Quand, au contraire, je choisis la méthode scientifique pour répondre à la science, je rentre dans la peau du diplômé de Sup de Co ou de Sciences po que je fus, et dans le calme, avec un plan bien structuré, je reprends paragraphe par paragraphe les arguments de mes adversaires et je réponds en trois parties, je produis une riposte plus universitaire, plus scolaire, parfois étonnamment plus efficace, sinon moins fulgurante.
Les adversaires, j’adore ça. Rien ne m’est plus précieux, pour affirmer ma vérité, et d’abord l’affirmer en moi-même, au sens de la raffermir, que d’être en total désaccord de pensée avec tel individu, tel intellectuel, tel courant, telle école. Ou tel groupe. Telle mode. Je sais qu’il est souvent vain de vouloir convaincre celui qui ne pense pas comme nous. Je crois, cependant, qu’il est bien plus vain encore d’utiliser la loi pour le punir. La loi Gayssot, par exemple, me semble être une mauvaise loi. Du moins en partie. La partie de cette loi qui punit les propos racistes, antisémites et xénophobes ne me pose aucun problème. Pour une raison simple : en insultant un Noir, un Arabe, un Juif, leur reprochant ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes, l’insulteur sait ce qu’il fait. Il ne fait pas qu’insulter : il s’attaque à la dignité humaine de sa victime, qu’il entend rabaisser, humilier, souiller. Cela n’est pas acceptable, cela doit être puni. Sachant toutefois que, punissant un propos raciste, on ne punira jamais le racisme lui-même : les mots en « isme », appartenant non aux faits mais à l’idéologie, ne sont jamais saisissables. On ne peut jamais avoir de prise sur eux. Ils glissent. Le racisme de celui qui aura été puni pour avoir traité de « nègre » un Africain continuera sans doute à couler dans les veines du fautif. Il n’en reste pas moins qu’il est extrêmement salubre qu’une société punisse, et de manière systématique, ces manifestations de haine visant à rabaisser la dignité de l’autre, quel qu’il soit. L’autre est sacré. La différence est sacrée. Elle nous enrichit, nous améliore, nous instruit : et nous permet souvent de nous trouver nous-même.
En réalité, c’est l’autre partie de la loi qui me pose un problème. Je ne suis pas d’accord avec l’interdiction faite aux historiens révisionnistes et négationnistes de publier leurs travaux. Les raisons de mon opposition sont multiples, je vais les exposer maintenant.
La première raison, c’est que les révisionnistes sont mes ennemis. Et que, par conséquent, si leurs travaux, si leur idéologie (je pense que c’en est une, et des plus dangereuses) ne parvient pas à percer au grand jour, je n’aurai personne en face de moi. Aucun visage, aucun texte à combattre. Je me battrai comme des hommes invisibles, des adversaires que la loi Gayssot m’empêche de considérer comme des adversaires puisqu’elle fait tout pour empêcher leur existence. Leur inexistence juridique est grave : elle en fait officiellement, aux yeux de la loi et par conséquent de la société, des spectres, des ectoplasmes, des fantômes, des entités floues, vaporeuses, et je ne peux donc rien faire pour les attaquer, les contredire – les ridiculiser, sans me ridiculiser moi-même (puisqu’ils n’existent pas).
La première raison, c’est que les révisionnistes sont mes ennemis. Et que, par conséquent, si leurs travaux, si leur idéologie (je pense que c’en est une, et des plus dangereuses) ne parvient pas à percer au grand jour, je n’aurai personne en face de moi. Aucun visage, aucun texte à combattre. Je me battrai comme des hommes invisibles, des adversaires que la loi Gayssot m’empêche de considérer comme des adversaires puisqu’elle fait tout pour empêcher leur existence. Leur inexistence juridique est grave : elle en fait officiellement, aux yeux de la loi et par conséquent de la société, des spectres, des ectoplasmes, des fantômes, des entités floues, vaporeuses, et je ne peux donc rien faire pour les attaquer, les contredire – les ridiculiser, sans me ridiculiser moi-même (puisqu’ils n’existent pas).
La deuxième raison, c’est que vouloir juridiquement anéantir une réalité, une idéologie ou un courant de pensée n’anéantit pas cette réalité. Décidons, dès demain matin, que le cancer est passible de poursuites pénales : les tumeurs et les métastases s’arrêteraient-elles pour autant ? Ces ennemis que je ne puis officiellement pas combattre avec les moyens habituels du débat (scientifique, historique, sociologique, économique, etc.) se moquent bien des lois : ils continuent leurs travaux, et continuent à penser ce qu’ils pensent. Ces travaux ne trouvent contre eux que la justice, mais pas, mais plus les intellectuels ni les historiens. Ces pensées, ces courants n’ont donc pas en face d’eux, dressés contre eux, des interlocuteurs adéquats, à la hauteur : ceux qui pourraient les contredire, qui voudraient les contredire n’ont pas le droit de le faire non plus ; car ce serait rendre public quelque chose qui n’a pas le droit de l’être. Autrement dit, la critique, la contestation des écrits (interdits de publicité) des révisionnistes ne sauraient être rendues publiques non plus, en ceci qu’elles sont obligées (même pour les contrecarrer) de citer ces thèses.
La troisième raison est encore plus logique, plus évidente. C’est qu’elle affaiblit les opposants au révisionnisme. Moi, je pense, de toutes mes forces, que les révisionnistes et les négationnistes (nous n’allons pas entrer ici dans les coulisses de ce qui les sépare) se trompent. Se fourvoient. Se trompent gravement, et se fourvoient violemment. C’est ma conviction, intime. Mais si je demande aux tribunaux d’appuyer cette conviction, si je demande l’assistance d’une juridiction aussi solennelle, aussi forte, aussi puissante que celle du tribunal, j’affaiblis cette conviction. Je fais l’aveu de sa fragilité. J’avoue implicitement qu’elle n’est pas si solide que cela. J’admets que seule, sans institution pénale derrière, cette conviction ne fait pas le poids. Autrement dit, c’est là que, vraiment, je reconnais que la position adverse a des provisions, qu’elle a de quoi me faire peur, m’intimider. C’est là que je reconnais que ses raisonnements sont susceptibles de pouvoir m’impressionner, voire me déboussoler. J’ai peur de l’intelligence de l’ennemi.
D’où la quatrième raison : il y a des historiens, en France, qui sont parmi les meilleurs du monde. Il y a des instituts de recherche sur la Shoah, et des scientifiques hors pair en qui j’ai (certains furent mes professeurs à l’Institut d’études politiques de Paris) une confiance sans borne. Leur travail, en partie, consiste à réprimer par des arguments historiques, scientifiques, ce que la loi a choisi de réprimer, automatiquement, par des arguments juridiques, pénaux. Ce qui revient à éviter une confrontation, un affrontement, très utile à mon avis, très fructueux, entre des grands et vrais historiens et des historiens qui s’égarent, des historiens qui n’en sont pas. Mais encore faut-il avoir la possibilité, autrement que par sanction d’un juge, de démontrer ce que leurs raisonnements ont de spécieux, leurs méthodes de fallacieuse. Pierre Vidal-Naquet vaut tous les juges du monde, et tous les procureurs de la terre. Quand Vidal-Naquet écrit, en réponse aux thèses de Robert Faurisson, Les assassins de la Mémoire, il ne vient pas avec un manuel de Morale : il vient avec des preuves, avec des éléments historiques, avec une méthode scientifique éprouvée, il vient avec des arguments : il fait de l’Histoire. Il se bat, non pas au nom de ce qu’on voudrait que l’Histoire soit, mais au nom de qu’il croit légitimement qu’elle est.
Car la cinquième raison pour laquelle je suis contre la loi Gayssot est celle-ci : sanctionnant les révisionnistes, elle donne à ces derniers le sentiment, juste hélas, qu’il y aurait une manière officielle d’écrire l’Histoire, c’est-à-dire une manière choisie, entérinée par les instances officielles de la République. C’est très dangereux. Car ce n’est pas le cas. Le cas de Vichy illustre bien la difficulté qu’il y a à vouloir figer une fois pour toutes la vérité : ce qui était officiel hier, demain sera considéré comme indigne. La loi n’est pas là pour dire ce qu’est l’Histoire. Elle n’est là ni pour en influencer le cours, ni pour en proposer l’interprétation. L’Histoire, même si cela pour causer les pires frayeurs, appartient à tout le monde. Et sa lecture doit pouvoir être faite par tous ; y compris par les salauds. Car l’Histoire est aussi, il s’agit de l’accepter, la propriété des salauds. Ils en furent jadis les acteurs, ils en sont aujourd’hui pour partie, également, les propriétaires. Comme nous. (On voudrait que l’Histoire n’appartienne à personne : elle appartient à tout le monde.) Ce partage de l’Histoire, cette lutte au nom du sens de l’Histoire doit se faire partout, mais pas dans les tribunaux. La justice appartient à l’Histoire, mais l’Histoire n’appartient pas à la justice. La justice est contenue dans l’Histoire, mais l’Histoire n’est pas contenue dans la justice. Elle prendrait trop de place.
La sixième raison qui me fait demander l’abrogation de cette loi naïve et inefficace (loi qui croit que masquer la réalité c’est l’éradiquer, qu’empêcher sa visibilité c’est la combattre) tient à la bêtise de l’immense majorité des négationnistes et des révisionnistes eux-mêmes. Il suffirait de faire venir une fois chacun des révisionnistes à la télé pour qu’ils se détruisent tout seuls, tellement leurs arguments sont pauvres, tellement leur manière d’argumenter surtout fait de la peine. Alain Guionnet, Michel Sergent, Joël Bouard, Henri Lewkowicz se grilleraient en une minute si on leur donnait publiquement la parole : ils ne savent ni penser, ni dire, ni démontrer, ni prouver, ni dialoguer, ni convaincre. Je rêve qu’ils puissent s’exprimer en toute liberté : ils sont leur pire ennemi. Même chose pour Roger-Guy Dommergue : trente secondes de n’importe lequel de ses laïus ferait fuir le plus nazi des nostalgiques de Berchtesgaden.
Ce qui me mène à la septième raison : leur cantonnement obligé à l’ombre et aux coulisses leur confère une aura mystérieuse, diabolique (parce que diabolisée) qui les rend attractifs pour un public mal dans sa peau, égaré, haineux, suicidaire, provocateur, fragile ou peu cultivé. La loi Gayssot, autrement dit, les décore perpétuellement d’une médaille de l’infréquentabilité, les pare d’un habit de soufre qui fabrique de la tentation, de l’attraction, du désir. On s’y intéresserait de fait beaucoup moins si, plutôt que de vouloir percer leurs ténèbres, on laissait éclater au grand jour leur insondable médiocrité.
Seuls sont « sérieux », ou plutôt « font » sérieux, dans leur délire révisionniste, Robert Faurisson et Serge Thion. Rajoutons Henri Roques et Pierre Marais. Cela fait beaucoup. C’est peu, mais c’est beaucoup. Et la huitième raison est donc que ce sont ceux-là, les coriaces et les vrais, les révisionnistes « intelligents » qu’il faut désigner d’abord pour mieux les combattre ; car la loi Gayssot a cet autre tort, à mes yeux, de mettre sur un même plan, sur un plan de stricte égalité, les révisionnistes médiocres et les révisionnistes brillants, les révisionnistes caricaturaux et les révisionnistes subtils, les révisionnistes évidemment aberrants et les révisionnistes plus vicieux, plus malins, plus roués, plus méticuleux, plus intelligents.
La société ne veut pas entendre les thèses révisionnistes. Elle ne veut pas en entendre parler. Mais elles existent, elles se répandent même, sous le manteau, au prorata de la législation qui veut, qui croit les étouffer. La justice punit ce repoussoir, mais fabrique une attraction. Par ailleurs, je le redis, c’est un manque de confiance en nos historiens, et à leur capacité de réflexion, de persuasion, de pédagogie, mais aussi de combat, que de faire taire des ennemis qui, bien qu’assassins comme le disaient Vidal-Naquet, se posent évidemment chaque jour (à juste titre, mille fois hélas !) en victimes. La suppression de la loi Gayssot, évidemment, est attendue et voulue par tous les Faurissons de France (j’ai signé une pétition en ce sens, sur laquelle figurent évidemment, figurent logiquement, mes pires ennemis et les ordures les plus avérées). Acceptons de l’abroger, ce dans le but d’avoir enfin un terrain de lutte, très sanglant, un ring, sans concession, sur lequel nous pourrons dire à ces gens, avec nos mots à nous, nos convictions à nous, les poings de nos arguments à nous, à quel point la liberté d’expression les mettra plus rapidement au tapis que tous bâillons et toutes les interdictions inefficacement inventées pour les faire taire en apparence.
Yann Moix
mis en ligne par floriana
lundi 25 octobre 2010
"Lobsang Rampa, l'escroc mythomane". Par Paul-Éric Blanrue. Extrait des "Dessous du surnaturel" (Valbonne, 2004).
"Mes pouvoirs d'idéation ne sont pas de ceux qui peuvent permettre d'écrire des choses fictives ou imaginaires ; ma configuration astrologique m'interdit totalement une telle virtuosité cérébrale".
(Lobsang Rampa)
Quel fut celui qui se dissimulait derrière le nom exotique de Lobsang Rampa ? Un authentique lama tibétain? Un voyant ? Un ancien nazi en quête de respectabilité ? Un charlatan prolixe ? Ces questions n'ont pas attendu la mort de l'écrivain pour se poser. De son vivant déjà, nombreux furent ceux qui s'interrogèrent sur son identité réelle et ses motivations secrètes.
Dans le livre qui fit sa gloire, le premier qu'il écrivit, intitulé Le Troisième Oeil, Rampa relatait comment il avait été initié depuis son plus jeune âge aux mystères des lamas tibétains. Il y racontait qu'il avait été placé dans une lamaserie à l'âge de sept ans, où il avait été remarqué par le dalaï-lama soi-même. Celui-ci, pour renforcer ses dons de voyance, lui avait fait subir une opération du cerveau appelée "ouverture du Troisième Oeil", qui l'avait fait accéder à un plan de conscience supérieur. Rampa était présenté par ses éditeurs comme "diplômé de l'université de médecine de Tchong-k'ing" et porteur du titre (envié) de "lama du monastère de Potala à Lhassa".
Édité en France par Albin Michel dans les premiers mois de 1957, Le Troisième Oeil fut un des plus gros succès de librairie de l'année. "Ce livre va changer votre vie!", lisait-on dans la presse à sensation. Une enquête des Nouvelles littéraires le classa en 13e position, avec 49 000 exemplaires vendus. On estime que sa diffusion dans le monde entier et les articles qui lui ont été consacrés ont touché en quelques mois des millions de personnes.
La célébrité du livre fut telle qu'elle suscita aussitôt des interrogations. On chercha à percer le mystère de la personnalité de son auteur, un sage étrange qui, disait-on, vivait en ermite, loin des yeux de ses admirateurs et de la curiosité du vain peuple. Le résultat de ces recherches ne se fit pas attendre.
Le 1er février 1958 le journal londonien Daily Mail leva un sacré lièvre. On y apprenait qu'un détective privé de Liverpool, Mr. Clifford Burgess, s'était infiltré dans l'entourage immédiat du gourou pour y mener une enquête discrète. La conclusion de ses investigations était sans détour : Le Troisième Oeil n'était qu'une fumeuse supercherie ! Rampa n'était pas celui qu'il prétendait être, son identité était fausse, ses diplômes, du vent et ses voyages initiatiques, le pur produit d'une imagination débordante. Sous couvert de leçons prises chez le "maître", l'enquêteur était parvenu à obtenir des renseignements qui ne laissaient aucun doute sur la nature du personnage : c'était un charlatan patenté. Burgess rapportait les propos (peu équivoques) de l'épouse de Rampa, à propos du Troisième Oeil : "Ce livre, lui avait-elle confié, est une pure invention. Mon mari tâta en vain plusieurs métiers et nous avions besoin d'argent pour vivre!".
La découverte du détective fit l'effet d'une bombe. Aux quatre coins de la planète de nombreux quotidiens s'en emparèrent. Dans l'hexagone, France Soir titra sur quatre colonnes :
L'illustre lama de Dublin (Irlande) auteur d'un livre à succès Le Troisième Oeil, n'était que le fils d'un plombier.
La démystification suivait :
"Dublin a perdu son attraction locale : son lama du Troisième Oeil n'est plus lama, n'est plus tibétain, il s'appelle Cyril Henry Hoskins et c'est le fils d'un plombier. Il était connu sous le nom de Dr Kuan et vivait avec sa femme et l'épouse d'un courtier, Mrs Shelling Roose, dans une villa perchée sur les hauteurs dominant Dublin."
Le fulgurant lama tibétain ? Un fils de plombier bigame qui n'avait jamais quitté l'Angleterre !
Quelle dégringolade !
L'article se poursuivait en plaçant Le Troisième Oeil dans le droit fil des autres mystifications littéraires du siècle :
"La supercherie de Cyril Henry Hoskins-Rampa a des précédents. En 1953, l'écrivain Martin de Hauteclaire recevait le prix Vérité pour son ouvrage Toute la Terre dans lequel il relatait ses héroïques (et imaginaires) exploits d'aviateur en Amérique du sud. Avant la guerre, Séguin dupait le monde littéraire... et des dizaines de milliers de lecteurs avec Un train entre en gare."
"Après tout, concluait le journaliste, si ces habiles faussaires fabriquent de la bonne littérature qu'importe? Alexandre Dumas manipulait, sans plus de scrupule, l'Histoire."
La remarque finale n'était vraie qu'en un sens, Alexandre Dumas n'ayant jamais prétendu écrire autre chose que des oeuvres de fiction. Rampa, d'ailleurs, ne souffrit pas la comparaison. Furieux d'avoir été confondu (ceci s'entendant dans les deux sens du terme), le faux lama répondit à France Soir huit jours plus tard, sur un ton péremptoire et glacé. Il y affirmait être "vraiment un lama, réincarné il y a neuf ans dans le corps d'un Anglais".
Cette réponse abrupte, distillée sans autre précision, était pitoyable. Accusé d'avoir menti sur son identité, Rampa changeait de version, et, comme gage de sa sincérité, en appelait à la réincarnation et au voyage astral. L'homme était aux abois.
Une querelle naquit aussitôt entre partisans et détracteurs. Deux lamas authentiques (eux) se lancèrent dans la bataille. L'un à charge, l'autre à décharge.
Quel fut celui qui se dissimulait derrière le nom exotique de Lobsang Rampa ? Un authentique lama tibétain? Un voyant ? Un ancien nazi en quête de respectabilité ? Un charlatan prolixe ? Ces questions n'ont pas attendu la mort de l'écrivain pour se poser. De son vivant déjà, nombreux furent ceux qui s'interrogèrent sur son identité réelle et ses motivations secrètes.
Dans le livre qui fit sa gloire, le premier qu'il écrivit, intitulé Le Troisième Oeil, Rampa relatait comment il avait été initié depuis son plus jeune âge aux mystères des lamas tibétains. Il y racontait qu'il avait été placé dans une lamaserie à l'âge de sept ans, où il avait été remarqué par le dalaï-lama soi-même. Celui-ci, pour renforcer ses dons de voyance, lui avait fait subir une opération du cerveau appelée "ouverture du Troisième Oeil", qui l'avait fait accéder à un plan de conscience supérieur. Rampa était présenté par ses éditeurs comme "diplômé de l'université de médecine de Tchong-k'ing" et porteur du titre (envié) de "lama du monastère de Potala à Lhassa".
Édité en France par Albin Michel dans les premiers mois de 1957, Le Troisième Oeil fut un des plus gros succès de librairie de l'année. "Ce livre va changer votre vie!", lisait-on dans la presse à sensation. Une enquête des Nouvelles littéraires le classa en 13e position, avec 49 000 exemplaires vendus. On estime que sa diffusion dans le monde entier et les articles qui lui ont été consacrés ont touché en quelques mois des millions de personnes.
La célébrité du livre fut telle qu'elle suscita aussitôt des interrogations. On chercha à percer le mystère de la personnalité de son auteur, un sage étrange qui, disait-on, vivait en ermite, loin des yeux de ses admirateurs et de la curiosité du vain peuple. Le résultat de ces recherches ne se fit pas attendre.
Le 1er février 1958 le journal londonien Daily Mail leva un sacré lièvre. On y apprenait qu'un détective privé de Liverpool, Mr. Clifford Burgess, s'était infiltré dans l'entourage immédiat du gourou pour y mener une enquête discrète. La conclusion de ses investigations était sans détour : Le Troisième Oeil n'était qu'une fumeuse supercherie ! Rampa n'était pas celui qu'il prétendait être, son identité était fausse, ses diplômes, du vent et ses voyages initiatiques, le pur produit d'une imagination débordante. Sous couvert de leçons prises chez le "maître", l'enquêteur était parvenu à obtenir des renseignements qui ne laissaient aucun doute sur la nature du personnage : c'était un charlatan patenté. Burgess rapportait les propos (peu équivoques) de l'épouse de Rampa, à propos du Troisième Oeil : "Ce livre, lui avait-elle confié, est une pure invention. Mon mari tâta en vain plusieurs métiers et nous avions besoin d'argent pour vivre!".
La découverte du détective fit l'effet d'une bombe. Aux quatre coins de la planète de nombreux quotidiens s'en emparèrent. Dans l'hexagone, France Soir titra sur quatre colonnes :
L'illustre lama de Dublin (Irlande) auteur d'un livre à succès Le Troisième Oeil, n'était que le fils d'un plombier.
La démystification suivait :
"Dublin a perdu son attraction locale : son lama du Troisième Oeil n'est plus lama, n'est plus tibétain, il s'appelle Cyril Henry Hoskins et c'est le fils d'un plombier. Il était connu sous le nom de Dr Kuan et vivait avec sa femme et l'épouse d'un courtier, Mrs Shelling Roose, dans une villa perchée sur les hauteurs dominant Dublin."
Le fulgurant lama tibétain ? Un fils de plombier bigame qui n'avait jamais quitté l'Angleterre !
Quelle dégringolade !
L'article se poursuivait en plaçant Le Troisième Oeil dans le droit fil des autres mystifications littéraires du siècle :
"La supercherie de Cyril Henry Hoskins-Rampa a des précédents. En 1953, l'écrivain Martin de Hauteclaire recevait le prix Vérité pour son ouvrage Toute la Terre dans lequel il relatait ses héroïques (et imaginaires) exploits d'aviateur en Amérique du sud. Avant la guerre, Séguin dupait le monde littéraire... et des dizaines de milliers de lecteurs avec Un train entre en gare."
"Après tout, concluait le journaliste, si ces habiles faussaires fabriquent de la bonne littérature qu'importe? Alexandre Dumas manipulait, sans plus de scrupule, l'Histoire."
La remarque finale n'était vraie qu'en un sens, Alexandre Dumas n'ayant jamais prétendu écrire autre chose que des oeuvres de fiction. Rampa, d'ailleurs, ne souffrit pas la comparaison. Furieux d'avoir été confondu (ceci s'entendant dans les deux sens du terme), le faux lama répondit à France Soir huit jours plus tard, sur un ton péremptoire et glacé. Il y affirmait être "vraiment un lama, réincarné il y a neuf ans dans le corps d'un Anglais".
Cette réponse abrupte, distillée sans autre précision, était pitoyable. Accusé d'avoir menti sur son identité, Rampa changeait de version, et, comme gage de sa sincérité, en appelait à la réincarnation et au voyage astral. L'homme était aux abois.
Une querelle naquit aussitôt entre partisans et détracteurs. Deux lamas authentiques (eux) se lancèrent dans la bataille. L'un à charge, l'autre à décharge.
La polémique dura des années. Prudents, les éditeurs français de Rampa ôtèrent la mention "autobiographie d'un lama tibétain" de la couverture du Troisième Oeil en format de poche (coll. "J'ai Lu"). On se rappela opportunément que les éditeurs anglais de la version originale avaient précisé dans leur texte de présentation qu'il leur avait été "difficile d'établir l'authenticité" du manuscrit (doux euphémisme), que l'enquête qu'ils avaient diligentée n'avait débouché sur "aucun résultat positif" et qu'ils concevaient que le livre... "dépasse parfois les limites de la crédulité occidentale"! L'illusionniste Yvon Yva, spécialisé dans la démystification des faux fakirs, ne cachait pas son envie d'éclater de rire : "Il est bien difficile de croire, en voyant une photo de Rampa que ce dernier est d'origine asiatique, écrivit-il. Il y a autant de différence entre M. Rampa et un Tibétain qu'entre un Amérindien et un Zoulou." Il aurait pu ajouter que Rampa avait un accent du Devonshire (la patrie de Mr. Hoskins, à l'Ouest de l'Angleterre) à couper au hachoir et qu'il fuyait comme la peste les représentants de la communauté tibétaine (personne ne l'ayant d'ailleurs, de sa vie, entendu prononcer le moindre mot de tibétain)...
Rampa persista bec et ongles. Dans un livre modestement intitulé L'Histoire de Rampa (1960), avouant au détour d'une phrase qu'il avait écrit Le Troisième Oeil parce qu'il n'arrivait pas à trouver de travail, le gourou tenta d'expliquer son itinéraire. Il y racontait qu'en juin 1949 le dénommé Cyril Hoskins (c'est-à-dire lui-même), victime d'un accident dans son jardin, avait subi une commotion cérébrale, au cours de laquelle "il perdit tout souvenir de sa vie passée" ; au même moment, "il lui vint la mémoire complète d'un Tibétain, depuis la toute première enfance". Il y avait donc eu prise de possession du corps de l'Anglais par l'esprit du Tibétain, garni de tous ses souvenirs. Miracle! Preuve de poids garantissant l'exactitude du récit : "Ma femme atteste ici qu'elle s'est rendue compte, à l'époque où cela s'est produit, que mon corps avait été investi par une autre entité" !
Le bougre s'enferrait.
Le bougre s'enferrait.
Si pour les sceptiques la question était entendue une fois pour toutes, aucun élément déterminant, dans le camp adverse, ne semblait pouvoir départager les opinions antagonistes des spécialistes en matière de lamas. Rien... sauf un livre, intitulé Rampa, imposteur ou initié?, édité en 1973 (Éditions La Presse, Montréal), qui apporta des éléments de réponse nouveaux... et radicaux.
Son auteur, le Québécois Alain Stanké, avait habité pendant un an le même luxueux immeuble que le gourou, à Montréal (Rampa avait quitté l'Angleterre à la suite du scandale provoqué par l'enquête du Daily Mail). Il avait vécu plusieurs années dans son intimité et devint un temps son éditeur et son agent littéraire pour le Canada. Il fut le premier à obtenir de lui un entretien télévisé. Stanké, que l'amitié n'empêchait pas de cultiver le recul critique, avait lui aussi longuement enquêté sur Rampa. Fruit d'une longue maturation, son livre, sans être franchement polémique, dégageait, au fil des pages, un goût amer de désillusion. C'était le parcours chaotique d'un disciple désabusé. Il se terminait par ses mots : "Adieu Lobsang!", ce qui suffisait à expliquer l'état d'esprit de son auteur.
En page 133 et 134, Stanké reproduisait la lettre officielle qu'il avait reçue de Lobsang Wangchuk, secrétaire adjoint du Bureau de "Sa Sainteté le dalaï-lama" (14ème du nom) en personne et qui disait ceci :
"13 octobre 1972
Cher Mr Stanké,
Je reçois votre lettre adressée à Sa Sainteté le dalaï-lama.
Je désire vous informer que nous ne prêtons pas foi aux livres écrits par le dénommé Dr T. Lobsang Rampa.
Ses travaux sont hautement imaginaires et de nature fictive. J'espère que ceci répond à vos questions.
Avec nos meilleurs souhaits", etc.
Les plus hautes instances tibétaines elles-mêmes réfutaient donc l'histoire abracadabrante de Rampa. Le dossier était définitivement clos. Le gourou allait-il enfin avouer son mensonge ? Jamais de la vie! Comme un gamin pris la main dans le pot de confiture, il continua de protester de sa bonne foi et nourrit sa nouvelle version de détails épiques complètement farfelus. Pour lui, "la transmigration" était "un fait" qui ne se discutait pas... La réplique du dalaï-lama ? Elle est montée de toute pièce, :"le dalaï-lama n'a rien dit de tel (...) Un écrivain américain très connu (?) est allé voir le dalaï-lama, en Inde, et il est revenu porteur d'un message (?) m'assurant que lorsque le Tibet serait libéré, le dalaï-lama m'accueillerait au Potala". Du bluff, encore du bluff.
Beaucoup de rumeurs ont circulé sur le compte de Rampa. On a fait courir le bruit (sans rien prouver) qu'il était un ancien nazi du groupe Thulé qui aurait voyagé au Tibet à la demande d'Hitler. On a dit aussi qu'il avait copié Mme Blavatsky, ce qui semble plus probable car sa philosophie se rapproche davantage de la Théosophie que de la métaphysique bouddhiste (qu'il ne connaît que par la lecture des digests à l'usage des occidentaux). Peut-être utilisa-t-il aussi des éléments tirés du best-seller d'Heinrich Harrer (que Jean-Jacques Annaud a d'adapté au cinéma dans "Sept ans au Tibet"). Une chose est sûre : c'était un vil imposteur. Il poussa la bouffonnerie jusqu'à écrire un livre qu'il présenta comme " dicté télépathiquement" par sa chatte, nommée " Mrs Fifi Greywhiskers"!
Depuis la publication du Troisième Oeil, Rampa vécut dans l'aisance matérielle que lui procura sa renommée mondiale. Ses admirateurs gobèrent tout. Ils lui envoyèrent des dons conséquents. Les droits d'auteur de ses livres (18 au total), diffusés et traduits dans le monde entier, lui rapportèrent de coquettes sommes d'argent. La vente des Tranquillizer Touch-Stones (pierres tranquillisantes) et d'un disque sur les bienfaits de la méditation lui assurèrent quelque subside. Télépathe, magnétiseur, astrologue, cartomancien, tarologue, hypnotiseur, graphologue, médium, augure, il fut un véritable V.R.P. du surnaturel, prodiguant conseils spirituels contre rétributions sonnantes. Il influença une ou deux générations d'occultistes en herbe. Lui qui ne mit jamais les pieds au Tibet sut berner des lamas véritables, qui étaient pourtant bien placés pour savoir que "l'opération du troisième oeil" est un conte à dormir debout. En 1972, la supercherie tourna au drame : un jeune étudiant tira sur un de ses professeurs, sur un copain, puis se suicida : l'enquête prouva que Les Secrets de l'Aura de Rampa avait influencé son geste. Le gourou s'en moqua bien, les dollars continuaient d'affluer.
Rampa-l'escroc avait prévu une guerre mondiale pour 1985. Il n'eut pas le temps de se rendre compte de sa bévue, puisqu'il mourut en 1981, à la suite d'une banale crise cardiaque qu'il n'avait pas prévue.
"I lit a candel" (J'ai allumé un flambeau), telle était la devise que Rampa avait inscrite sur son blason. Il serait temps pour notre génération de souffler dessus une bonne fois pour toutes.
Son auteur, le Québécois Alain Stanké, avait habité pendant un an le même luxueux immeuble que le gourou, à Montréal (Rampa avait quitté l'Angleterre à la suite du scandale provoqué par l'enquête du Daily Mail). Il avait vécu plusieurs années dans son intimité et devint un temps son éditeur et son agent littéraire pour le Canada. Il fut le premier à obtenir de lui un entretien télévisé. Stanké, que l'amitié n'empêchait pas de cultiver le recul critique, avait lui aussi longuement enquêté sur Rampa. Fruit d'une longue maturation, son livre, sans être franchement polémique, dégageait, au fil des pages, un goût amer de désillusion. C'était le parcours chaotique d'un disciple désabusé. Il se terminait par ses mots : "Adieu Lobsang!", ce qui suffisait à expliquer l'état d'esprit de son auteur.
En page 133 et 134, Stanké reproduisait la lettre officielle qu'il avait reçue de Lobsang Wangchuk, secrétaire adjoint du Bureau de "Sa Sainteté le dalaï-lama" (14ème du nom) en personne et qui disait ceci :
"13 octobre 1972
Cher Mr Stanké,
Je reçois votre lettre adressée à Sa Sainteté le dalaï-lama.
Je désire vous informer que nous ne prêtons pas foi aux livres écrits par le dénommé Dr T. Lobsang Rampa.
Ses travaux sont hautement imaginaires et de nature fictive. J'espère que ceci répond à vos questions.
Avec nos meilleurs souhaits", etc.
Les plus hautes instances tibétaines elles-mêmes réfutaient donc l'histoire abracadabrante de Rampa. Le dossier était définitivement clos. Le gourou allait-il enfin avouer son mensonge ? Jamais de la vie! Comme un gamin pris la main dans le pot de confiture, il continua de protester de sa bonne foi et nourrit sa nouvelle version de détails épiques complètement farfelus. Pour lui, "la transmigration" était "un fait" qui ne se discutait pas... La réplique du dalaï-lama ? Elle est montée de toute pièce, :"le dalaï-lama n'a rien dit de tel (...) Un écrivain américain très connu (?) est allé voir le dalaï-lama, en Inde, et il est revenu porteur d'un message (?) m'assurant que lorsque le Tibet serait libéré, le dalaï-lama m'accueillerait au Potala". Du bluff, encore du bluff.
Beaucoup de rumeurs ont circulé sur le compte de Rampa. On a fait courir le bruit (sans rien prouver) qu'il était un ancien nazi du groupe Thulé qui aurait voyagé au Tibet à la demande d'Hitler. On a dit aussi qu'il avait copié Mme Blavatsky, ce qui semble plus probable car sa philosophie se rapproche davantage de la Théosophie que de la métaphysique bouddhiste (qu'il ne connaît que par la lecture des digests à l'usage des occidentaux). Peut-être utilisa-t-il aussi des éléments tirés du best-seller d'Heinrich Harrer (que Jean-Jacques Annaud a d'adapté au cinéma dans "Sept ans au Tibet"). Une chose est sûre : c'était un vil imposteur. Il poussa la bouffonnerie jusqu'à écrire un livre qu'il présenta comme " dicté télépathiquement" par sa chatte, nommée " Mrs Fifi Greywhiskers"!
Depuis la publication du Troisième Oeil, Rampa vécut dans l'aisance matérielle que lui procura sa renommée mondiale. Ses admirateurs gobèrent tout. Ils lui envoyèrent des dons conséquents. Les droits d'auteur de ses livres (18 au total), diffusés et traduits dans le monde entier, lui rapportèrent de coquettes sommes d'argent. La vente des Tranquillizer Touch-Stones (pierres tranquillisantes) et d'un disque sur les bienfaits de la méditation lui assurèrent quelque subside. Télépathe, magnétiseur, astrologue, cartomancien, tarologue, hypnotiseur, graphologue, médium, augure, il fut un véritable V.R.P. du surnaturel, prodiguant conseils spirituels contre rétributions sonnantes. Il influença une ou deux générations d'occultistes en herbe. Lui qui ne mit jamais les pieds au Tibet sut berner des lamas véritables, qui étaient pourtant bien placés pour savoir que "l'opération du troisième oeil" est un conte à dormir debout. En 1972, la supercherie tourna au drame : un jeune étudiant tira sur un de ses professeurs, sur un copain, puis se suicida : l'enquête prouva que Les Secrets de l'Aura de Rampa avait influencé son geste. Le gourou s'en moqua bien, les dollars continuaient d'affluer.
Rampa-l'escroc avait prévu une guerre mondiale pour 1985. Il n'eut pas le temps de se rendre compte de sa bévue, puisqu'il mourut en 1981, à la suite d'une banale crise cardiaque qu'il n'avait pas prévue.
"I lit a candel" (J'ai allumé un flambeau), telle était la devise que Rampa avait inscrite sur son blason. Il serait temps pour notre génération de souffler dessus une bonne fois pour toutes.
Paul-Éric Blanrue
mis en ligne par marcopolo
mercredi 20 octobre 2010
ARCHIVES (28) BLANRUE DANS HISTORIA : "Grégory, ou le récit d'un fiasco judiciaire" (juin-juillet 2010 - hors-série avec NOTRE TEMPS)
Le 16 octobre 1984, peu après 17h, le petit Grégory disparaît devant la maison de ses parents, Jean-Marie et Christine Villemin, à Lépanges-sur-Vologne (Vosges). Le garçonnet, né en août 1980, est âgé de quatre ans et demi. Les gendarmes sont immédiatement prévenus de sa disparition. Ils fouillent le village sans le retrouver. À la nuit tombée, il s’approchent de la rivière de la Vologne dans le bourg de Docelles, à sept kilomètres en aval de Lépanges. Vers 21h15, ils retrouvent son corps. L’enfant est habillé, échoué sur un barrage, dans l’eau froide, ligoté des pieds à la tête avec une cordelette. Son bonnet est rabaissé sur son visage. Il a l’air de dormir. Il n’a pas de traces de coups.
Le crime est revendiqué au téléphone une demi-heure à peine après la disparition, vers 17h30, au domicile de Michel Villemin, l’un de frères de Jean-Marie. Une voix rauque revendique le crime et lui annonce que l’enfant a été enlevé puis jeté dans la Vologne.
L’affaire fait la une de la presse locale. C’est l’émotion générale. Le père de l’enfant fait part de ses soupçons : « J’ai une petite idée, mais je la garde…. Je connais l’assassin de mon fils… ». Au matin du 17 octobre, il a reçu une lettre anonyme postée la veille, à 17h15, à Lépanges : « J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre con. » C’est la deuxième revendication du crime de Grégory.
Cette lettre n’est pas la première qui soit adressée aux Villemin par le « corbeau ». Depuis mai 1981, la famille a reçu plus d’une centaine d’appels anonymes. D’abord, il s’agit de la voix étrange d’une femme qui fredonne une chanson, puis, à partir de novembre de la même année, de la voix déformée d’un homme. Les appels anonymes cessent en mai 1983 - jusqu’au jour du drame.
La famille a également reçu trois lettres anonymes l’année précédant le crime. Cela a commencé avec un mot glissé dans les volets de la maison des Villemin : « Je vous ferez (sic) votre peau à la famille Villemin. » Puis c’est au tour des grands-parents de Grégory de recevoir deux lettres adressant des menaces au « Chef » et à sa « petite famille ». Sans doute les Villemin ont-ils fait des envieux. Peut-être aussi cette affaire cache-t-elle un secret de famille…
Sur le terrain, les gendarmes, conduits par le capitaine Étienne Sesmat, cherchent des indices. Leur enquête est d’autant plus difficile qu’il n’y a pas de témoin de l’enlèvement. L’enfant jouait seul sur un tas de gravier devant la maison, tandis que sa mère, à l’intérieur, repassait du linge en écoutant la radio.
En remontant le long de la Vologne, les gendarmes estiment que le corps a dû être jeté entre deux barrages, sans quoi il aurait été abîmé. Ils remarquent des traces de pneu de voiture et l’empreinte d’un talon, qui ne débouchent sur rien. Ils tentent de reconstituer la scène du crime avec un mannequin. Un essai fait au centre de Docelles est concluant. À nouveau, tout le monde se demande pourquoi nul n’a rien vu.
Le Parquet ordonne une autopsie. Malheureusement, elle est incomplète. Le médecin légiste ne fait analyser ni l’eau des poumons ni les viscères. On ne saura jamais l’heure ni les circonstances exactes de la mort de Grégory, ni si l’eau provient de la Vologne. On ne sait pas non plus de quoi exactement l’enfant est décédé.
Les gendarmes orientent leur recherches vers l’identité du « corbeau ». Qui peut haïr les Villemin au point d’avoir tué leur enfant ? Le jeune couple fait manifestement l’objet d’une jalousie irrationnelle. Les gendarmes vérifient tous les alibis. Une hypothèse est lancée : le corbeau habite peut-être à Aumontzey, le village des grands-parents de la victime, qui ont reçu le plus de lettres et d’appels anonymes.
Toutes les personnes (environ soixante-dix) entendues par les gendarmes sont soumises à des dictées, remises à des experts en écriture. Pour la plupart, dont Mme Marie-Jeanne Berichon-Seyden, les lettres ont été écrites par la même main. Les experts en arrivent à soupçonner un ouvrier, Bernard Laroche, cousin germain de Jean-Marie Villemin, qui habite sur les hauteurs de Aumontzey. Il est l’époux de Marie-Ange avec qui il a un fils, Sébastien, âgé de 4 ans, comme Grégory. Durant son adolescence, il a fréquenté Jean-Marie, mais ils ne se voient plus. Pourtant, son écriture est jugée « intéressante ». Son enfant a connu des problèmes à la naissance et il a un statut social moins brillant que le contremaître Jean-Marie Villemin. Ne tient-on pas le suspect idéal ?
Surtout qu’on découvre aussi, au bas de la lettre de revendication de meurtre du « corbeau », un indice qui peut se révéler capital : des traces de ce qui ressemble à une signature. Le gendarme Denis Klein promène un faisceau lumineux sur le papier qui met en relief un « L » et un « B » majuscules. Si on les superpose avec la signature de Laroche, ça « colle ». Le papier à lettre viendrait donc d’un bloc et les deux lettres seraient celle d’un « foulage », c’est-à-dire d’une marque apparue à travers le papier, par pression.
Dès le lendemain, Laroche et sa famille sont placés en garde-à-vue et interrogés. En l’absence d’aveux, ils sont relâchés au bout de 24 heures. Mais les gendarmes s’accrochent à cette piste et vérifient l’alibi de Laroche. Celui-ci déclare qu’à l’heure de l’enlèvement de Grégory, il se trouvait à Aumontzey. Une sœur de sa femme, Muriel Bolle, collégienne de 15 ans, assure qu’elle l’a vu à 17h20. Sauf qu’elle craque devant les gendarmes et avoue soudain qu’elle est rentrée chez elle, avec Laroche, venu la chercher à la fin des cours, « accompagné d’un petit garçon ». D’après elle, Laroche s’est ensuite rendu à Docelles. Il a fait un arrêt, où il est « descendu avec le petit ». Muriel ignore ce qu’il s’est passé. Néanmoins, « une chose est sûre », dit-elle, « Bernard est revenu seul ».
Placée en garde à vue, elle passe la nuit à la caserne. Le procureur d’Épinal, Jean-Jacques Lecomte, appelle le juge Jean-Michel Lambert afin qu’il vienne lui-même entendre les confessions de ce témoin capital. Mais c’est vendredi et le juge d’instruction préfère partir en week-end. Muriel Bolle est remise en liberté. Le lundi matin, la jeune fille lui raconte la même histoire.
Lambert ordonne l’arrestation immédiate de Laroche. Le 5 novembre, les gendarmes l’arrêtent à son usine, sur sa chaîne de montage. Il est inculpé de l’assassinat de Grégory et enfermé à la maison d’arrêt de Nancy.
Mais le lendemain la fillette se rétracte devant micros et caméras : « Ils ont dit qu’ils me placeraient dans une maison de correction si je disais pas ça au juge… J’y étais pas dans la voiture de Bernard… J’ai jamais été sur Lépanges, où le gosse a été noyé… Bernard est innocent, mon beau-frère est innocent… » Les gendarmes nient avoir ourdi un tel chantage. Ils sont d’autant plus crédibles que Muriel affirme être rentrée de l’école en bus, le soir du 16 octobre, alors que ses camarades de classe et le chauffeur ne l’ont pas vue dans le car de ramassage scolaire ce soir-là.
Peu importe, le seul témoignage à charge contre Laroche s’écroule. C’est le premier tournant de l’affaire. Le juge organise une confrontation entre Muriel et Bernard. La gamine maintient qu’elle n’était pas avec lui le soir de l’assassinat.
Peu à peu, les regards se tournent vers Christine Villemin. Trois collègues de travail (Sandrine, Maria et Marie-Lise) témoignent qu’elles ont vu celle-ci devant la poste de Lépanges, vers 17h, le soir de l’enlèvement. L’une d’entre elles dit même avoir vu Christine glisser une enveloppe dans la boîte à lettres. Les gendarmes entendent Christine, qui soutient que les jeunes femmes se trompent. Elle ne portait pas les habits que celles-ci décrivent. Les gendarmes vérifient ce détail et lui donnent raison. De plus, c’est la veille, le 15, et non le 16, qu’elle est allée à la poste : une des deux lettres qu’elle a envoyée est d’ailleurs retrouvée.
Pourtant, le juge Lambert va s’accrocher à ces nouveaux témoignages. La rumeur enfle. Et si c’était la mère ? Lambert, dont c’est la première grosse affaire, décide de ne plus écouter les gendarmes, à qui il ne demande plus aucune investigation.
Pendant ce temps, Laroche reste en prison. Son avocat, Maître Gérard Welzer parvient à faire annuler les expertises d’écriture qui le désignent pour vice de procédure. Le juge aurait dû procéder par voie d’ordonnance alors qu’il a demandé aux gendarmes de désigner eux-mêmes l’expert. Quant au « foulage », toutes les expertises ont disparu ! Les constatations du gendarme se sont perdues et il faudra attendre des années pour qu’on retrouve un double de la fiche de correspondance, ainsi que celui des clichés.
Lambert nomme de nouveaux experts en écriture. L’un d’entre eux, Alain Buquet, fait tout basculer. Le 4 février 1985, avant la remise officielle des résultats, il annonce au juge que le corbeau n’est pas Bernard Laroche. Le juge d’instruction remet le jour-même celui-ci en liberté, contre l’avis du procureur. Même si Laroche reste inculpé d’assassinat, il est de retour dans la vallée de la Vologne et reprend son travail à l’usine.
Jean-Marie Villemin est anéanti. Il ne cache pas son intention de vouloir assassiner son cousin. Début mars, Maitre Welzer demande des mesures de protection au procureur, qui en avise le préfet, lequel ne donne aucune directive aux gendarmes.
Ces derniers sont officiellement dessaisis. Le juge met sur l’affaire la police judiciaire de Nancy, qui prend le contre-pied de leurs prédécesseurs. Les projecteurs se braquent plus que jamais sur Christine Villemin.
Fin mars, les nouveaux experts en écriture affirment que la rédactrice des lettres du corbeau n’est autre que Christine. Les parents de Grégory sont stupéfaits. Christine, enceinte, est immédiatement hospitalisée dans une clinique d’Épinal, où le juge Lambert vient lui annoncer qu’elle est désignée comme l’auteur des lettres. Son écriture serait celle qui présente « le moins de discordance » avec celle du corbeau.
Pour Jean-Marie Villemin, seul, déprimé, l’assassin reste Laroche. Il rôde autour de sa maison, ruminant sa vengeance. Le 29 mars, vers 13h, il se munit de son fusil et l’abat devant sa maison, d’une cartouche de chevrotine. Le jour même, Marie-Ange vient d’apprendre qu’elle attend un autre enfant…
Avant de se livrer à la police, Villemin se rend à la clinique pour annoncer à sa femme qu’il a tué Laroche. Il est immédiatement emprisonné.
Dans la maison de Lépanges, les policiers retrouvent alors, dans la cave, des morceaux de cordelette ressemblant à ceux retrouvés sur le corps de Grégory. Certes, les Villemin n’habitent plus ce domicile depuis six mois et ce type de ficelle est assez fréquent. Mais début juillet, deux expertises confirment la thèse des policiers : les cordelettes sont bien identiques à celles qui ont lié l’enfant et l’écriture de Christine est désignée comme étant celle du corbeau.
Cela suffit au juge Lambert, le 5 juillet, pour inculper la mère de l’assassinat de son fils. Elle est écrouée à la prison de Metz-Queuleu. Alors qu’elle est enceinte de six mois, elle y entame une grève de la faim, qui dure cinq jours. De sa cellule, Jean-Marie l’imite aussitôt.
Reste une question : quel est le mobile de Christine ? De l’avis de tous, c’est une épouse et une mère aimante. Est-elle folle ? Le juge la fait examiner par onze psychiatre et psychologues parisiens et lyonnais, qui concluent que son état mental est « normal ».
De son coté, le procureur Lecomte estime que l’accusation ne tient pas. Après onze jours de détention, la Cour d’appel de Nancy libère Christine, qui se réfugie dans sa famille en Alsace.
Elle écrit un livre, Laissez-moi vous dire, chez Michel Lafon, rédigé en un week-end avec un collaborateur de l’éditeur. L’opinion n’est guère convaincue par cette opération marketing. Le Sunday Times écrit à ce moment qu’elle est devenue la « femme la plus haïe » de France.
Deux ans après la mort de Grégory, le juge Lambert demande le renvoi de Christine devant la Cour d’assises. La chambre d’accusation le suit, mais annule une quinzaine de pièces du juge pour vice de procédure. Christine est tellement choquée par cette décision qu’elle fait une tentative de suicide.
Sur ce, le juge Lambert prend une année sabbatique et en profite lui aussi pour écrire un livre, Le Petit juge (Albin Michel) qui lui vaut de passer dans l’émission littéraire de Bernard Pivot, « Apostrophes ».
Mais la Cour de cassation casse l’arrêt de renvoi aux assises et annule plus de trois cents pages d’instruction pour vice de forme. Toute l’instruction est à revoir. Les hauts magistrats dépaysent l’affaire pour la confier à la Cour de Dijon, qui ordonne une supplément d’information.
Le nouveau juge se nomme Maurice Simon, président de la Chambre d’accusation de Dijon. Il reprend une par une les vingt-cinq charges qui pèsent sur Christine Villemin et s’aperçoit qu’elles sont bancales. Selon la charge n°2, par exemple, on a retrouvé des empreintes de chaussures de femme - mais aucune des chaussures de l’inculpée ne correspond à ces empreintes. Pour la charge n°8, Christine Villemin ne se souvient pas du contenu de l’émission radio (Les « Grosses Têtes » de RTL) qu’elle écoutait au moment où son fils a été enlevé - mais elle faisait du repassage dans une autre pièce et a pu ne pas prêter l’oreille à une émission « aussi banale ». Charge n°10 : le corbeau n’a pas appelé la mère de Grégory pour revendiquer le meurtre, ce serait donc elle qui aurait téléphoné – or rien ne prouve que le « corbeau » n’ait pas d’abord appelé la mère, qui, à ce moment-là, était à la recherche de son fils. Charge 12 : elle aurait eu le temps matériel d’assassiner son fils – mais ce n’est pas une preuve de culpabilité en soi, et mieux encore, selon le juge Simon, Christine n’en a concrètement pas eu le temps.
Avec le juge Simon, désormais, la presse est tenue à l’écart du dossier. Il impose un secret de l’instruction absolu à lui-même ainsi qu’à toutes les parties. Il interroge tous les témoins et auditionne longuement le couple Villemin. À la veille de Noël 1987, il fait un geste : Jean-Marie est libéré.
Pour le nouveau juge, l’accusation contre Christine ne tient pas. L’enquête met en valeur son absence de mobile. Mais Simon arrive trop tard pour clôturer un dossier mal ficelé. L’enfant a-t-il seulement été jeté à la rivière à l’endroit retenu par le juge Lambert ? Simon ne le pense pas. Mais les travaux sur place rendent impossible toute reconstitution. Il met en cause le rôle de la presse, qui a dissuadé certains témoins de parler, mais qui a aussi engendré son lot de faux témoins.
Soudain, un journal à sensation publie une interview « exclusive » du juge. Cela passe pour une trahison de la part d’un juge qu’on surnommait jusqu’à présent « le Sphinx ». Même s’il ne s’agit en réalité que d’une conversation informelle entre un journaliste et le juge, Simon devient l’homme à abattre. Il est attaqué pour violation du secret de l’instruction et fait un infarctus, qui lui impose de lâcher l’enquête. Il décède peu de temps après.
Le nouveau président de la Chambre, Jean-Paul Martin, reprend le dossier. Il décide d’entendre la nouvelle propriétaire de la maison de Lépanges. Celle-ci lui apprend que l’une de ses voisines lui a rapporté que le jour et l’heure de l’enlèvement du « petit Grégory », elle allait chercher ses vaches avec un ami lorsqu’elle a vu une voiture verte, avec deux personnes à l’intérieur, dont l’une ressemblait à Bernard Laroche (qui possède une voiture de cette couleur). Les enquêteurs retrouvent l’ami de la fermière qui confirme les faits. Mais la fermière, elle, refuse de répéter son histoire devant les gendarmes.
Le juge Martin dresse ses conclusions, qui précisent que l’enlèvement est sans doute le fait de Bernard Laroche. Mais il est incapable de dire qui a tué Grégory, ni pourquoi. L’instruction se clôt donc sur un échec, après neuf années d’instruction. Le 3 février 1993, Martin rend un non-lieu pour « absence totale de charges » en faveur de Christine. Il écrit que sa participation à l’assassinat est « invraisemblable et impossible ». La mère de Grégory est officiellement innocentée et réhabilitée.
En novembre, Jean-Marie Villemin, lui, est jugé pour l’assassinat de Bernard Laroche devant la Cour d’assises de Dijon. Ses avocats tentent d’en faire le procès « de la dernière chance ». Lors du procès, l'instruction initiale du juge Jean-Michel Lambert est vivement critiquée par l'avocat général Jacques Kohn, qui le qualifie dans son réquisitoire de « mémorable funambule de la pensée ». Après six semaines d’audience, Jean-Marie est condamné à cinq ans de prison, dont une année avec sursis. En raison de ses préventives, il est libéré en conditionnelle deux semaines plus tard, avec interdiction de revenir dans les Vosges. C’est un verdict de clémence. Professionnellement, il est muté en région parisienne, dans l’Essonne.
Ce qu’on a appelé « l’affaire Grégory » se termine ainsi sur un énorme gâchis judiciaire. Malgré les dix-sept volumes de procédure, on ne sait toujours pas quand, comment et pourquoi est mort Grégory, ni l’identité de son assassin. L’institution a montré de terribles failles, dont le dossier a cruellement pâti.
Assez logiquement, en mai 2002, la Cour d'appel de Versailles condamne l'État à verser 63 000 euros à Marie-Ange Laroche et Muriel Bolle en réparation d'une « inaptitude à remplir sa mission » et souligne un « manque total dans la maîtrise et dans la conduite de l'enquête et de l'instruction ». Le 28 juin 2004, l'État est à nouveau condamné à verser 35 000 euros d'indemnités pour « faute lourde » à chacun des époux Villemin. Toutefois, contre l’avis du Parquet, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris rejette en 2007 la demande de réhabilitation de Jean-Marie Villemin.
Paul-Éric Blanrue
mis en ligne par marcopolo
Noam Chomsky condamne à nouveau la loi Gayssot.
L'ARTICLE
"En France, c'est bien pire. Il y a des lois sur les livres qui garantissent effectivement à l'État le droit de déterminer la vérité historique et de punir les déviations, des lois que Staline et Goebbels auraient admirées. Ces lois sont appliquées régulièrement, mais sélectivement. D'abord elles servent, avec un grand cynisme, à punir les remises en question de l'Holocauste nazi. Le terme cynisme est ici entièrement approprié. Car au même moment, les classes intellectuelles restent silencieuses quant à la participation de la France à des carnages monstrueux, que nous appellerions certainement des génocides s'ils étaient le fait de nos ennemis. Nous sommes témoins, en fait, du cynisme justement là, car il y aurait bien pire que de nier l'Holocauste : c'est de punir les victimes ; or c'est cela exactement que la France est en train de faire, en expulsant illégalement les Roms, les gitans, vers la misère en Roumanie. Eux aussi ont été des victimes de l'Holocauste, tout à fait comme les juifs. Cela aussi se passe de commentaires."
mis en ligne par marcopolo
mardi 19 octobre 2010
Riposte laïque met en ligne, sur son site, la pétition de Paul-Éric Blanrue contre la loi Gayssot.
L'ARTICLE
Extraits :
Extraits :
lundi 18 octobre 2010, par Marc Noé
"Directement inspirée par les tristes évènements de la Seconde Guerre Mondiale, cette Loi était, à l’origine, sensée combattre le racisme anti-juif principalement. De la part de René Pleven, lui-même d’origine juive, l’idée reposait sur la volonté de ne pas voir rééditer ce qui s’était passé durant la dernière Guerre Mondiale. Ça, on le comprend mais le problème est que la France de 1972 n’était pas spécialement anti-juive ! Depuis, cette "Loi Pleven" a été complétée par tout un arsenal juridique et, entre autres, par la "Loi Gayssot" votée le 2 Mai 1990 sur proposition du groupe communiste à l’Assemblée. Or, la France n’avait pas besoin de telles lois dans la mesure où notre Pays n’est pas historiquement une Nation de nature anti-juive. Loin s’en faut, nonobstant l’existence de certaines tendances marginales à l’extrême gauche comme à l’extrême droite."
mis en ligne par trattoria
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