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mercredi 6 octobre 2021

L'individu absolu. Par Paul-Éric Blanrue.





L’INDIVIDU ABSOLU

 

 

Dans La Kulture en abrégé (1934), le poète américain Ezra Pound formule une loi que tout lecteur devrait se graver sur le front : "Au sens propre, nous devrions lire pour accroître notre pouvoir. Tout lecteur devrait être un homme intensément vivant. Et le livre, une sphère de lumière entre ses mains." 

Lire, c’est laisser l’énergie d’une pensée foudroyante projeter sur notre conscience un rayon illuminant les pièces sombres de notre royaume intérieur, comme les jeux de lumière créent l’enchantement de la Sagrada Familia de Barcelone. 

Tous les livres n’ont pas ce pouvoir magique, loin s'en faut ! Pourtant, nous avons tous, caché dans un coin de notre esprit, un semblable ouvrage qui nous poursuit de ses assauts, terrible, fascinant, tellement sacré à nos yeux qu’on ne peut s'en approcher qu'avec dévotion. Sa lecture se caractérise par une fébrilité que vient épauler notre attention soutenue : on craint d’en avoir sauté un passage capital, de n’avoir pas saisi un de ses aspects complexes, d'avoir mal entendu l'ampleur cuivrée d'une phrase essentielle. Il nous semblerait indigne d'être passé à côté du message que l’auteur a envisagé de nous transmettre il y a 10, 100, 1 000 ans, ou plus haut encore. Certains jours, nous avons l’occasion d’y déceler des richesses inaperçues, comme des étoiles que notre télescope de salon n'avaient pas encore découvertes, et nous voilà heureux comme des gamins durant quelques heures, avant de retomber vite fait sur notre terre si dure. De tels jours sont bénis des dieux !

Ce type de livre est pour celui qui s'en empare une question de vie ou de mort. L'ouvrage fait  partie de sa personnalité, il vit en lui. Nous respirons en lui, nous le laissons expirer en nous. Il s’est intégré dans notre existence comme nous nous sommes fondus en lui. Nous ne le laissons jamais tranquille, pas davantage que s'il était notre conscience, de sorte que nous le torturons à loisir, faisant fonctionner notre mental pour le meilleur et pour le pire. Chose normale puisqu'il constitue désormais une partie de nous-mêmes. Nous passons notre vie à le creuser comme les forty-niners exploitaient une mine de la Gold Mountain pour y redécouvrir un nouveau filon et en extraire l’ultime pépite. Si un terroriste échappé du roman Fahrenheit 451 de Ray Bradbury ou si un événement comparable à la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie, au VIIe siècle de notre ère, nous l'arrachait définitivement, nous aurions l'impression d'être amputé d'un membre.

Pour moi, la Bhagavad Gita - en sanskrit : “Le Chant du Bienheureux” - est un de ces livres-là. Il y plus de trente ans que je le possède, dans différentes éditions, et j’en fais aujourd’hui encore ma nourriture quotidienne. Je m’y réfère à tout propos, et même hors de propos, pour me maintenir éveillé, en équilibre sur le fil d’or qui tient liés ensemble ses dix-huit chapitres, afin de rester connecté à des évidences perdues pour notre temps. 

Ce livre a changé ma façon d’être au monde, de percevoir les choses et les gens : il m’a modelé de fond en comble. Je sens vibrer chacun de ses versets en moi comme s’il faisait partie de mon ADN. Sans lui, mon existence n’aurait pas eu cette saveur.

J’ai découvert la Bhagavad Gita par hasard - si tant est que le hasard ait une signification autre que verbale -, en allant me promener au Jardin du Luxembourg. C’était par un bel après-midi ensoleillé du mois d’août parisien ; venant du musée d’Orsay, où une exposition quelconque ne m’avait pas plus emballé que la fille qui m'y accompagnait, je m’étais arrêté un instant devant une pile de livres d’occasion qui titubait sur la boîte d’un vieil ami bouquiniste du quai des Grands-Augustins, en bord de Seine, chez qui j’espérais chiner des Cahiers de la quinzaine originaux à bas prix. J’ignore pourquoi le projet d'achat concernant mon vieux camarade Charles Péguy fut abandonné au profit de ce poème paru dans une édition bon marché d’un peu plus de 100 pages... Le charme d'un titre peut-être ! Cette édition, datée 1976, revêtue d’une douce couverture en toile bleue nuit, était un objet pratique qui me ravit aussitôt.

Relatant un épisode du Mahâbhârata, la grande épopée de l’Inde, comparable à l’Iliade des Grecs, écrit durant les siècles précédant notre ère par un certain Vyasa dont on ignore à peu près tout, la Bhagavad Gita se présente comme l’essentiel de la doctrine védique, à la manière dont les sept versets d’Al-Fathia synthétisent le Coran ou comme le Symbole de Nicée résume la foi des chrétiens. C’est l’un des livres saints de l’hindouisme, considéré en Inde comme une Révélation divine au même titre que peuvent l’être la Bible pour un chrétien ou le Coran pour un musulman. 

Ce qu’on appelle l’hindouisme, faut-il le rappeler, est l’une des plus anciennes religions de l’humanité encore pratiquées de nos jours. Un  chercheur aussi versé dans l’étude des civilisiations traditionnelles que l’était Réné Guénon (1886-1951), auteur de L’Introduction générale à l’étude des doctrines hindoues (1921), estime que l’on ne peut remonter au-delà de cette source pour connaître les origines des spiritualités actuelles. Il s’agirait de "l’héritage le plus direct de la Tradition primordiale", ou, à tout le moins, d’un surgeon d’une haute et antique sagesse au-delà de laquelle on ne sait rien ou presque de la métaphysique de l’humanité. Je ne crois pas trop m’avancer en faisant l’hypothèse que ce soufi égyptien qu’était devenu le Français Guénon, sous le nom d’Abd al-Wâhid Yahyâ, considérait que l’auteur de la Bhagavad Gita était l’un des 124 000 prophètes ayant précédé le Sceau de l’islam dont parlent les hadiths, puisqu’"Il n’est pas une nation qui n’est déjà eu un avertisseur" (35 : 24), et que   "chaque communauté » a reçu un Messager "(10 : 47).  Une chose que disent aussi, sans doute pas par hasard, les membres de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, plus connus sous le nom de Mormons.

La Baghavad Gita était en tout cas un texte également apprécié par son confrère en études traditionnelles, l’Italien Julius Evola, féru d’alpinisme, qui n’oubliait jamais d’emporter dans son paquetage ce saint ouvrage lors de ses ascensions en montagne. L’auteur de Méditations du haut des cimes considérait ce poème comme la "dernière tradition du cycle héroïque indo-européen", un livre aristocratique réservé à la "caste guerrière" dont il faisait grand cas (sans doute trop, pour notre époque nucléaire).

Aussitôt ma lecture entamée à l’ombre des arbres la fontaine Médicis du Luxembourg - où j’avais mes habitudes du fait de la présence de jolies étudiantes de la Sorbonne qui venaient y réviser leur cours en attendant de passer des études plus approfondies -, je fus ébloui par la fraîcheur et la puissance de la doctrine qui jaillissaient de cet opuscule. C'était comme neuf ! Tombé du Ciel ! Cette beauté solaire inonda mon esprit. Révélateur, fixateur ! En quelques secondes, l’énergie paisible et l’imperturbable autorité de ces pages me firent franchir plus de 2 500 ans d’histoire aussi simplement que j'aurais fait le tour du bassin où jouaient les bambins accompagnées de leur nounous. Le dieu Krishna, Seigneur de la Consécration, y expliquait, avec des mots tout simples, sans trémolos, sans amphigouris, au prince Arjuna, la façon convenable de se comporter face à la mort certaine. Arjuna c'était moi, c'était toi, vous, vos parents, c'était les nounous du bassin et leurs gosses, les jolies filles autour de nous, c'était tout le monde, c'était l'univers. La Bhagavad Gita fut cette révélation, ce coup de foudre en plein coeur, cet éclair de lucidité sur le monde et le sens de la vie que j’attendais depuis longtemps ! 

Le texte est court, adamantin, simple, clair, incisif, et présente une profondeur à laquelle il m’est impossible de rester insensible.

En deux mots, voici comment se présentent les choses. La Bhagavad Gîtâ est rédigée sous la forme d’une conversation entre un guerrier, le prince des Indes Arjuna et un dieu, Krishna, à la fois son maître spirituel et le conducteur de son char. Le dialogue a lieu avant que ne soit lancé l’assaut entre deux armées. Arjuna hésite à se jeter dans le combat, il est arrêté par des scrupules car des amis et des parents proches, oncles, cousins, se trouvent dans le camp opposé au sien. Que faire ? Se battre ? Se retirer ? Au début de l’histoire, Arjuna est découragé, en proie au doute, prêt à déserter : va-t-il devoir tuer des familiers qu’il aime pour une vaine gloire militaire qui ne l’intéresse pas ? "Mes membres se dérobent, mon courage fléchit." Ses yeux versent "un torrent de larmes". Il se tourne vers Krishna, huitième avatar de Vishnou, le deuxième dieu de la trimurti indienne avec Bhama et Shiva, et implore ses conseils. 

Krishna le remet sur pied et l’encourage à combattre en lui soumettant de nombreux arguments qui vont le décider. Le principal d'entre eux insiste sur le fait qu'Arjuna à remplir les devoirs de sa nature, celle de la caste des guerriers, les Kshatriyas, à laquelle appartient Arjuna de part sa naissance : "Si tu ne veux pas remplir les devoirs de ton état et combattre sur le champ de bataille, tu manqueras au devoir naturel et à l’honneur, et tu seras coupable d’un crime". 

Krishna renverse ainsi, au passage, la définition de crime que nous connaissons dans le Décalogue : le crime ne consiste pas à tuer des proches ni des adversaires, mais à briser la loi cosmique en refusant de prendre part à une bataille où la position d’Ajruna l’a placé. Arjuna est né pour combattre, de ce fait il ne peut pas reculer devant le combat. S’opposer à son être profond serait le véritable crime. 

Mais attention, combattre ne suffit pas : Arjurna doit encore remplir sa mission avec calme et désintéressement :"Fais donc que le motif de l’action soit dans l’action même et non pas dans son issue. Que jamais l’espoir de la récompense de t’incite à l’action, et d’autre part, ne laisse pas ta vie se perdre dans l’inaction. Persistant fermement dans le Yoga, accomplis ton devoir, O Dhannanjaya, et, écartant de l’action tout désir de profit personnel, sois indifférent au résultat, qu’il soti heureux ou malheureux. Yoga signifie égalité d’âme (….) Le Yoga est la perfection dans la perfection des actions", lui enseigne Krishna. 

Ainsi donc, Arjuna ne doit pas prendre plaisir en guerroyant, ni aimer le goût du sang, jouir en tranchant des têtes, s’échiner à vaincre à tout prix, faire délibérément du mal à ses ennemis, désirer s’approprier les richesses de ceux qu’il combat ; non, il ne doit pas être animé par la passion, la rancœur, la haine, le désir, la convoitise. Il convient pour lui de s’incliner devant ce que lui dicte sa nature propre, de remplir la tache que sa caste lui désigne, de suivre le chemin tracé dès sa naissance. Arjuna est sur terre pour combattre, tel est son rôle, il n’a pas à se perdre dans des considérations morales, il n’a pas à tergiverser, à se réjouir, se lamenter ou pleurenicher, à perdre de temps, il doit se soumettre à son dharma, son devoir. Son mental désordonné n’a pas à s’évertuer à lui trouver une excuse pour ne pas décocher ses flèches. Il n’est pas un marchand de tapis, un danseur mondain ni un peintre en bâtiment. Il est un guerrier, un kshatryia, c’est l’emploi qu’il doit remplir sur cette terre durant sa brève existence. 

Son devoir rempli, l’ordre cosmique étant respecté, le gain, la perte, la peur, la joie sont indifférents. Puisque le mental du guerrier est resté neutre et équanime durant les combats, ce n’est pas lui qui a agi individuellement, c’est le Brahman, l’énergie cosmique, qui a bataillé à travers lui. L’homme en adéquation avec son être profond - c’est-à-dire lorsque son athman, son âme individuelle, correspond au Brahman, l’âme de l’univers, les deux étant une seule et même énergie -, est, poursuit Krishna, "établi dans la sagesse lorsqu’en toute circonstance il accepte chaque événement favorable ou défavorable, d’un esprit égal, sans aversion ni préférence et lorsque dans la bonne ou la mauvaise fortune il ne se réjouit point de la première et n’est point déprimé par la seconde.

Telle est la loi de l’émancipation humaine, de la vraie libération selon la Tradition : ne pas céder à l’angoisse et à ses émotions, connaître sa nature, l’accomplir sans que les craintes ou l’excitation aient une incidence dans un acte qui doit être mené sans attachement ni aversion. "Mieux vaut accomplir son devoir même dépourvu d’excellence que d’accomplir parfaitement le devoir d’un autre", dit Krishna.

On retrouve cette idée dans toutes les sociétés traditionnelles. Dans le Nouveau testament, saint Paul fait cette recommandation qui a beaucoup choqué : "Esclaves, obéissez à vos maîtres d'ici-bas avec crainte et tremblement, en simplicité de coeur, comme au Christ ; non d'une obéissance tout extérieure qui cherche à plaire aux hommes, mais comme des esclaves du Christ, qui font avec âme la volonté de Dieu. Que votre service empressé s'adresse au Seigneur et non aux hommes, dans l'assurance que chacun sera payé par le Seigneur selon ce qu'il aura fait de bien, qu'il soit esclave ou qu'il soit libre." (Ep 6, 5-8). Et encore : "Que tous ceux qui sont sous le joug de la servitude regardent leurs maîtres comme dignes de tout honneur, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés.(1Ti 6,1)"

Il s’agit toujours de respecter sa nature propre, celle donnée par Dieu lors de notre naissance. Une idée qu'on retrouve chez mes amis les stoïciens. L'empereur Marc-Aurèle, dans ses Pensées pour moi-même (Livre V, III), écrit: "Juge-toi digne de toute parole et de toute action conformes à la nature. Ne te laisse pas détourner, ni par la critique des uns, ni par les propos qui peuvent en résulter. Mais, s’il est bien d’agir ou de parler, ne t’en juge pas indigne. Les autres ont leur principe particulier de direction et ont affaire à leur instinct particulier. Quant à toi, ne t’en inquiète pas ; mais, poursuis droit ton chemin, en te laissant conduire par ta propre nature et la nature universelle : toutes deux suivent une unique voie.

Dans les sociétés antiques, la nature de l’individu, et par conséquent le chemin qu’il devait suivre dans l’existence, l’établissement de son devoir et le cadre de sa liberté, étaient déterminés par son appartenance à une communauté, que l’on considérait comme conforme à l’ordre divin. L’individualité était fixée par l’appartenance à sa "classe". Un marchand ne devenait pas un guerrier, un brahman ne prenait pas part aux combats. Un guerrier ne devait pas se poser de question morale sur la guerre qu’il menait. Là-dessus s’emboitaient d’autres type d’appartences - à des familles, à des tribus, des clans, des fédération, des royaumes, des empires - qui impliquaient toutes sortes de dépendances fondant l’individu dans un réseau inextricable de collectivités et de lois afférentes dont il lui était difficile sinon impossible de s’extraire.

Dans l’Ancienne France, il existait également trois ordres, celui des prêtres, des nobles, et le tiers état, composé de paysans et de marchands. Pour remplir son devoir, il fallait s’en tenir à son état dit "naturel" et remplir les devoirs liés à son état, la Cité terrestre étant considérée comme le reflet de la Cité céleste. Le noble faisait la guerre pour le compte du roi et n’avait pas le droit de travailler sans quoi il dérogeait et perdait aussitôt sa qualité aristocratique ; quant aux paysans et aux bourgeois, ils n’étaient pas, ou si peu, appelés à participer aux guerres que menait le souverain. Il fallut attendre la Révolution française pour qu’il y ait la première levée en masse mélangeant les trois états, ce qui fut la cause première des guerres des Vendée, les paysans de l’Ouest considérant comme inconcevable de quitter leurs champs pour aller mener une guerre qui ne les regardait nullement, et qui bouleversait l'ordre naturel des révoltes au même titre qu'elle niait leur liberté personnelle. L'effroyable génocide des déserteurs vendéens, de leurs compagnons, de leurs curés, de leurs familles s'en suivit.

Avec l’évolution de la société, le changement des esprits, l’avènement de philosophies nouvelles, la Renaissance et le triomphe de l’humanisme,  la sclérose des doctrines anciennes (déjà mise en valeur par le Bouddha, au Ve siècle avant notre ère), les communautés ont progressivement affranchi l’individu de leurs lois. La nuit de 4 août 1789 est devenue emblématique de la "fin des privilèges", qui avaient eu pour pendant, durant des siècles, des devoirs sacrés. En quelques années à peine, homme se retrouva seul face à son destin. Quand Dieu lui-même sembla se retirer de la terre, l’homme dut trouver sa propre voie, seul, tracer son sillon sans l’aide du Ciel.

Le premier grand penseur de cette situation nouvelle pour l'humanité fut Friedrich Nietzsche. Il ne pavoise pas tant qu'on le croit sur ces droits nouvellement acquis, contrairement aux thuriféraires de la Révolution. Il a trop conscience d’assister à la fin d’un monde, à la chute d’une civilisation ancestrale qu'il appréciait. Il savoure certains à-côtés de cette chute (l’un de ses meilleurs livres,  Aurore, est dédié à Voltaire, en qui il voit un devancier), mais il perçoit surtout en quoi son époque vit une authentique tragédie, car il y a derrière tout l’engouement populaire pour les idées nouvelles un grand malentendu enfoui, caché, camouflé, masqué, comme un cadavre qu'on cherche à enterrer de nuit au fond du jardin pour que la police ne le retrouve pas.  Nietzsche s’aperçoit que l’homme contemporain se croit "arrivé comme un bourgeois gentilhomme" : il a coupé la tête du roi, il a griffonné une Déclaration de ses droits sur un bout de papier, et se pense désormais... libre ! L'idiot ! Pérorant sur ce statut nouvellement acquis, l’homme moderne "cligne de l’œil" avec l’ironie de l'imbécile qui pense avoir tout compris alors qu'il est l'invité d'un dîner de con, et pense avec une naïveté de pucelle que tous les fils qui le reliaient à son antique esclavage sont sectionnés. 

L’imbécile a en partie raison, et il est vrai qu’il s’est défait d’un tas d'obligations extérieures inutiles et qu’il ne comprenait plus, devenues pour lui des charges insupportables ; il récitait un texte qui lui était devenu étranger ; depuis il a acquis un statut nouveau et inventé un monde différent. Est-il pour autant aussi libre qu’il le croit et le clame sur les barricades, la cocarde sur la boutonnière ? C’est à cet instant que Nietzsche descend tel Zarathoustra de sa montagne pour intervenir devant la foule des hommes assemblés, à la suite de son maître Arthur Schopenhauer, et leur indiquer les cruels défauts de ces "hommes qui cligne de l’œil", leurs idées fausses, les illusions démocratiques qui les minent, leurs hallucinations électorales et scientifiques, leur mystagogie morale, les erreurs qui se camouflent sous leur assurance bêtement athée, tout le chemin qu’il lui reste à accomplir pour passer du "singe au surhomme", ce légendaire surhomme tant décrié, qui n'est autre que cet homme moderne à dépasser, et qui, contrairement à ce qu'en ont fait la caricature américaine, d'un côté, et germanique de l'autre, n'est ni Superman ni une sculpture d’Arno Brecker - mais un homme accompli, conscient, vif, en ascension sur un chemin de montagne, sachant se fixer ses propres buts et s'y tenir, se gardant de regarder trop longtemps en arrière. À la manière dont le marquis de Sade l'écrivait dans son Boudoir à l'enseigne de ceux qui se croyaient révolutionnaires ("Français, encore un effort pour être républicains ! "), Nietzsche, lui, déclare aux hommes de son temps, d'un temps dont nous sommes encore pour un bon bout de temps : "Hommes, encore un effort pour devenir de véritables hommes !"

Pour leur faire comprendre qu’il doivent rabattre de leurs prétentions, ainsi que Schopenhauer lui aussi l’avait démontré dans un court et percutant traité, Nietzsche remet en cause le libre arbitre. Non, nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons, disent-ils, puisqu’il existe des lois naturelles intangibles que nous ne pouvons violer – et puis surtout nous ne sommes même pas les maîtres de notre volonté ! Nos pensées, les motifs qui nous font agir surgissent on ne sait d'où, ils vont et viennent, plusieurs personnes vivent en nous avec des intérêts divergents. Quant à l’organisme il réagit à des sollicitations impérieuses que nous sommes loin de maîtriser (qui est capable de faire battre son cœur ?). J'ai trop pratiqué de méditation pour croire toutefois qu'Arthur et Friedrich aient raison sur l'entièreté de cette théorie, qui pour moi n'est qu'une vue de l'esprit. Je reste assuré que si les motifs d'une action sont restreints et que l'homme doit mener sa vie avec le monde tel qu'il est, il lui reste néanmoins la capacité de dire non, de se révolter, de désobéir (c'est tout un art !), de refuser une contrainte jugée injuste ou illégitime, comme Antigone.

Très étonnamment, pourtant, Nietzsche rejoint ici Krishna relativement à l’existence d'une nature propre que nous devrions assumer. Oui, l’homme a une nature, il est tel qu’il est, il peut certes se transformer, évoluer, se modifier s’il en a les capacités, mais il est appelé à devenir ce qu’il est, comme le disait Pindare, car ce qu’il est ne dépend pas de lui (la génétique nous l’a bien démontré depuis, n'en déplaise aux curetons de la théorie du genre). 

Le choix de l’homme est donc celui de s’assumer ou non. En ce sens il peut devenir libre, s’il développe une claire conscience de ce qu’il fait, mais, avant tout, il lui est dévolu de trouver qui il est et de le devenir pour ne pas être balloté par les flots et agi par les autres. 

L’homme n’a plus de directives liées à un statut social sacralisé mais il dispose d’un concentré d’énergie liée à son essence intime, ce que Nietzsche appelle sa "volonté de puissance", la force impalpable qui se trouve en toute chose, sur la terre comme dans l’univers, dans les plantes comme dans les atomes, les montagnes, les hommes - le Brahman dont parle Krishna, le Soi suprême. 

Le dernier péché qu’il reste à l’homme à jeter aux ordures est le ressentiment, sa face de Joker (les amateurs de Batman comprendront), car le ressentiment n'est rien d'autre que le rejet de ce qui "est", la non-acceptation du monde tel qu’il se présente. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre le monde, puisqu'il est là, mais d’agir à la façon d'Arjuna, sans aigreur, sans trembler, sans regret ni remords, en se maîtrisant, puisque la maîtrise de soi, comme l'enseignent Aristote puis les stoïciens, vaut mieux que la maîtrise du monde.

Il faut en finir avec certaines conceptions de la vie ! Le philosophe au marteau met en cause l’impératif catégorique de Kant, le résidu protestant qui pend du cadavre de l’ancienne morale chrétienne, le Bien et le Mal de nos grands-mères, la foi du charbonnier faite d’un Absolu reposant sur des démonstrations sophistiques et les intérêts cachés de la caste des prêtres. Il s’en prend violemment aux religions instituées, qui lui apparaissent scélorosée, démonétisées, ayant perdu au fil du temps les valeurs qui avaient autrefois rendu possible leur expansion et légitimé leur pouvoir. L’homme doit reprendre la main et ne plus se laisser dicter ses valeurs par des antiquaires de la foi. Remarquons au passage que Nietzsche ne s’attaque qu’au Dieu de l’ancienne morale, non au Dieu métaphysique lui-même, qu'il laisse en paix, ni à des dieux métaphoriques, à des légendes et des symboles didactiques : il revêt volontiers les masques de Dionysos et Zarathoustra. Il n’est pas rationaliste, il célèbre l’enchantement, mais en revanche il refuse les contrefaçons qu'on lui tend, même et d'abord les rationalistes, et les mensonges que chacun s’offre à soi-même du lever au coucher. En quoi il est l'homme du Grand Midi : il est la verticalité et la clarté.

Nietzsche s’attaque logiquement, aux hommes "qui clignent de l’œil", ses contemporains, les bipèdes qu’il voit se profiler à l’horizon d’un avenir proche, ces deux siècles qui suivront sa mort où des nigauds prétentieux se pavanant comme les rois du pétrole vivront tels des somnambules en laissant passer leur vie devant eux comme les vaches regardent passer le train.

L’homme d’aujourd'hui semble condamné, mais, lorsqu'il sent sa vie manquer de sens, comme le Corto Maltese d'Hugo Pratt il trace au couteau, sur sa main, sa propre ligne de chance, participant ainsi à son destin. Les traditionalistes, s'il en reste, considèrent ce geste comme un affront fait à Dieu, qui seul tranche et retranche. Ils aimeraient revenir en arrière, ralentir la machine, se fixer sur le passé. D'autres hommes, ayant surmonté leur mélancolie, voient plus loin, ils sont ceux de que la Tradition désignent parfois comme ceux qui suivent la "Voie de la main gauche". Ils ne vivent pas dans les sanglots et ne cherchent pas à créer la machine à remonter le temps. Ils vivent dans leur époque et prennent le risque d'accepter un nouveau moyen âge. Parmi eux, il y a même des optimistes espérant atteindre un jour le stade de la Renaissance qui suivra.


Paul-Éric Blanrue

dimanche 3 octobre 2021

Rand Paul humilie le secrétaire à la Santé américain !

Becerra écrasé par Rand Paul !
Le fils du libertarien Ron Paul, le sénateur Rand Paul du Kentucky, vient d'une famille de médecins, il a obtenu son doctorat en médecine de l'Université Duke et il est un médecin praticien. Lors d'un débat, il a littéralement écrasé Xavier Becerra, homme politique et avocat américain, actuellement secrétaire du ministère de la Santé.
Voici une partie du verbatim :
Rand Paul : M. Becerra, connaissez-vous une étude israélienne qui comptait 2,5 millions de patients et a révélé que le groupe vacciné était en fait sept fois plus susceptible d'être infecté par le Covid que les personnes qui avaient contracté le Covid naturellement ?
Xavier Becerra : Sénateur, je devrais revenir sur celui-là. Je ne connais pas cette étude.
(...)
Rand Paul : Vous n'êtes pas médecin. Avez-vous un diplôme en sciences ? Et pourtant, vous parcourez le pays en qualifiant des gens de platistes et qui ont eu le Covid, examiné des études de millions de personnes et pris leur propre décision personnelle que leur immunité qu'ils ont naturellement acquise est suffisante. Mais vous présumez d'une manière ou d'une autre dire à plus de 100 millions d'Américains qui ont survécu au Covid que nous n'avons PAS le droit de déterminer nos PROPRES soins médicaux. Vous seul êtes en haut, et vous avez pris ces décisions, un avocat SANS formation scientifique, SANS diplôme en médecine. C'est une arrogance couplée à un autoritarisme inconvenant et anti-américain. Vous, monsieur, êtes celui qui ignore la science !
La vaste prépondérance des études scientifiques, des dizaines et des dizaines, montre une immunité robuste et durable après l'infection au Covid. Même le CDC ne recommande PAS le vaccin contre la rougeole si vous avez une immunité contre la rougeole ! Il en était de même pour la variole ! Mais vous ignorez l'histoire et la science. Vous devriez avoir honte de vous-même et vous excuser auprès du peuple américain d'être malhonnête au sujet de l'immunité naturellement acquise.
Vous voulez que plus de gens choisissent la vaccination. Moi aussi. Vous voulez réduire l'hésitation à la vaccination. Moi aussi. Vous voulez que ça se produise ? Arrêtez de mentir aux gens au sujet de l'immunité naturellement acquise ! Essayez la persuasion au lieu des gourdins du gouvernement. Essayez l'humilité au lieu de l'arrogance. Essayez la liberté au lieu de la coercition. Mais surtout, essayez de comprendre qu'il n'y a pas de droit médical plus fondamental que de décider de ce que nous injectons dans NOTRE corps."

jeudi 23 septembre 2021

Le Covid, règne des folies dictatoriales. Par Paul-Éric Blanrue.

Voici deux mois que Washington DC a rétabli l'obligation du masque pour tous : les cas ont augmenté de 347%. Encore un triomphe !
Les Bermudes : 67% de leur population est entièrement vaccinée. Les cas y ont augmenté de 5 605% au cours du mois dernier. Pour faire bonne mesure les masques y sont obligatoires depuis décembre. Encore un franc succès !
La Floride a quant à elle levé toute les restrictions à l'automne 2020. Sa vague hivernale a culminé puis diminué - naturellement. Petit pic au printemps, qui a diminué. En été, poussée associée au variant Delta, suivi du déclin. Bref, les restrictions n'ont joué aucun rôle dans ces déclins, puisqu'il n'y en a plus depuis un an, pas davantage que de masques obligatoires.
Le Mississippi a levé toutes les restrictions en mars et n'a connu aucune nouvelle poussée. L'été venu il y a eu une poussée due à Delta, maintenant en déclin. Comme en Floride on s'aperçoit que les restrictions (inexistantes) ne sont pour rien dans ces déclins, idem le masquage (non obligatoire).
Depuis que le Danemark a mis fin à toutes les restrictions nationales Covid (pas de confinement, pas de passeports sanitaires ni d'obligation de masque), les cas sont en hausse !
Mais non, voyons : ils sont naturellement en baisse ! Chute de 52% !
Chiffres officiels anglais :
- Les taux d'infection au Sars-CoV2 sont aussi élevés ou plus élevés parmi les entièrement vaxxés dans toutes les cohortes d'âge ≥ 40. Les vaccinés et les non vaccinés sont infectés : les passeports vaxx sont donc inutiles.
- Les vaccins semblent être efficaces pour réduire le risque d'hospitalisation ou de décès dans les tranches d'âge supérieures. Cependant, le risque de décès suite à un test positif pour toute personne de moins de 50 ans (ou sans doute 60 ans) est extrêmement faible, et le risque pour les moins de 30 ans est NUL.
Avant, la science c'était l'esprit critique, l'anti-dogmatisme, le non-conformisme.
Il existe désormais une nouvelle définition médiatique et institutionnelle de la science : toute donnée soutenant l'interventionnisme de l'Etat et le contrôle de la vie des gens.
Pensons à tous ceux qui se sentent soulagés à l'idée que leur gamin de 5 ans puisse bientôt se faire vacciner contre le Covid. Alors qu'il ne court aucun risque. Cette pensée nous fait souvenir que bien des gosses naissent avec le lourd handicap d'avoir des parents idiots.
On le sait désormais, toutes les études le démontrent : dans le meilleur des cas, le vaccin n'est utile que pour les personnes présentant des risques (troisième âge, comorbidités), il est inutile et potentiellement nuisible pour les personnes plus jeunes et bien portantes, qui s'en sortent très bien si elles sont infectées et développent alors une immunité naturelle plus longue que celle obtenue avec le vaccin. Le Covid long est d'ailleurs encore moins fréquent qu'on ne le pensait auparavant. En avril, 12% des testés positif contractaient un Covid long. Aujourd'hui : 2,5 %. Et quand il s'agit d'enfants de moins de 11 ans, le chiffre est inférieur à 1% !
L'idée démagogique du Zéro Covid a abouti à des folies dictatoriales. Les Etats, tendant naturellement (mouvement autodynamique) vers l'autoritarisme, ont choisi la stratégie de l'universalisation à la Chinoise : confinements, masques, vaccinations, passes - POUR TOUS.
Alors qu'il fallait cibler depuis le début les populations à risques et ficher la paix aux autres, soit la grande majorité des gens.
L'universalisation de la castratrophe est fort pratique pour les politiciens peu estimés, se cassant la gueule dans les sondages, et divers scientifiques en mal de pub se trouvant soudain une utilité publique (en attendant les subventions) : tous passent désormais, à peu de frais, pour de "petits pères des peuples", des sauveurs de l'humanité.
Pour cibler, il aurait fallu discriminer. Discriminer est un mot interdit. Au moins depuis la loi Pleven. Quoique discriminer ne dérange pas l'Etat quand il s'agit d'établir une ségrégation entre vaccinés et non vaccinés. Entre personnes à risques et les autres, toutefois, ça ne se faisait pas, il convenait de mettre tout le monde dans le bain. L'image sonnait plus apocalyptique, avec éclairs et trompettes et cinquième cavalier. Les membres de l'Eglise de la Trouille se léchent les babines : à tout point de vue, il n'y a là-dedans que des intérêts pour l'élite.
L'égalitarisme pourrit tout ce qu'il touche, et la démocratie est son prophète. La démocratie est l'avenir des esclaves !

Paul-Éric Blanrue



vendredi 17 septembre 2021

Désinformation et loi des suspects. Par Paul-Éric Blanrue.

Sombre anniversaire ! Celui de la "loi des suspects", le décret du 17 septembre 1793 ordonnant l'arrestation immédiate de toute personne suspectée d'être défavorable à la Révolution : nobles, anciens fonctionnaires, familles d'émigrés, prêtres réfractaires, catholiques, etc.
Cet état d'esprit puant ne vous rappelle rien ?
Nous y sommes. Prison planet ! En Allemagne, Facebook supprime des comptes anti-restrictions Covid. En Italie, l'Etat va généraliser le pass sanitaire au travail, dans le public comme dans le privé. Seuls les retraités, les femmes et hommes au foyer et les chômeurs, seraient de facto exclus du dispositif. Et les clandestins, ça va sans dire.
Info manipulée, désinformation constante, censure permanente, menaces, études importantes passées sous silence, le mensonge est partout. 
Un mensonge d'Etat au hasard ? En voici un joli, un récent, que chacun peut vérifier et encadrer. Joe Biden, le 21 juillet 2021, a déclaré : "Vous n'aurez pas de Covid si vous avez ces vaccins". On sait aujourd'hui que c'est totalement faux. Au moment où j'écris ces lignes, on apprend que l'ancien conseiller national, le socialiste Andreas Herczog est décédé des suites du Covid... bien qu'il ait été vacciné deux fois. 
Plus généralement, en quelques mois, voire en quelques semaines, nous sommes passés de l'affirmation selon laquelle les vaccins protègent pleinement du Covid à l'affirmation qu'ils marchent "assez bien" à condition que vous fassiez des rappels réguliers ad vitam aeternam. Et ceci toujours asséné avec la même assurance.
Les médias n'ont rien dit non plus de cette nouvelle analyse où l'on a examiné 14 études du monde entier portant sur 19 426 enfants et adolescents ayant déclaré avoir un long Covid. Celle-ci montre que les symptômes à long terme du Covid chez les jeunes disparaissent généralement en 4 à 12 semaines ! Nouvelle trop optimiste
sans doute.
Autre info qui n'a pas fait la une dans les médias français : les deux principaux responsables de la recherche US sur les vaccins ont démissionné la semaine dernière (fait suffisamment rarissime pour être noté) et ont signé une lettre dans The Lancet mettant fortement en garde contre les rappels de vaccins. Il s'agit de deux hauts fonctionnaires de la FDA chargés de l'innocuité et de l'administration des vaccins, la directrice et le directeur adjoint du Bureau de la recherche sur les vaccins, Marion Gruber et Phillip Kause. Voici ce qu'ils écrivent en substance :
"Bien que les avantages de la vaccination primaire contre le COVID-19 l'emportent clairement sur les risques, il pourrait y avoir des risques si les rappels sont largement introduits trop tôt, ou trop fréquemment, en particulier avec les vaccins qui peuvent avoir des effets secondaires à médiation immunitaire (comme la myocardite, qui est plus fréquente après la deuxième dose de certains vaccins à ARNm, ou le syndrome de Guillain-Barre, qui a été associé aux vaccins COVID-19 à vecteur adénovirus)."
Et encore : "les preuves actuellement disponibles ne montrent pas la nécessité d'une utilisation généralisée de la vaccination de rappel dans les populations qui ont reçu un régime de vaccination primaire efficace."
Notons que ceux personnes ne sont nullement des anti-vax, bien au contraire.
Comme le signale le site Mises.org : "Le régime du Covid a étendu et approfondi la crise épistémique inaugurée par le postmodernisme et le postmodernisme pratique. Le discours paralogistique a maintenant pénétré "la science", qui s'est transformée en une série de non-séquturs soutenus par la force. La science est devenue postmoderne, prouvant la revendication du sociologue de la science Bruno Latour - dans le monde postmoderne, les faits scientifiques ne sont que des déclarations socialement construites qui deviennent "trop coûteuses" à renverser."

Paul-Éric Blanrue



La guerre civile froide. Par James George Jatras.

Allocution prononcée au séminaire étudiant de l'Institut Ron Paul, 
le 3 septembre 2021.
James George Jatras y annonce :

"Une classe moyenne prolétarisée désireuse d'échanger la liberté contre la sécurité et un soutien minimal sous la forme d'un "soulagement" - non, pas d'un soulagement de la destruction de leurs moyens de subsistance par les gouvernements, mais du terrible virus, conduisant à un "revenu de base universel" (c'est-à-dire le dollar au lieu de l'autosuffisance), à la production prolifique d'argent fiduciaire (ce qui signifie inévitablement l'inflation et la destruction de tous les actifs qu'une classe moyenne en diminution aurait pu laisser), et se dirige vers une société sans espèces : en un mot, le servage. « Vous ne posséderez rien, et vous serez heureux. » Vous mangerez des insectes et vous en profiterez ;
Niveaux élevés de toxicomanie, de maladie mentale et émotionnelle, d'aliénation sociale et d'isolement, de violence domestique, de suicide, d'immunodéficience et d'autres morbidités causées non pas par la maladie, mais par des mesures imposées soi-disant pour sauver des vies, mais probablement plus lourd que la maladie elle-même, auxquelles nous pouvons maintenant ajouter quel que soit le coût réel des vaccins ;
L'immunisation (avec répétition à l'infini via des "stimulateurs" requis à la lumière des "mutations" comme le "variant Delta" et les apparitions futures attendues de nouveaux fléaux), si elle n'est pas légalement requise, sera au moins si universellement exigée par des entreprises ostensiblement privées. Alors qu'un régime mondial homogène d'"apartheid vaccinal" devient inévitable, chaque être humain, petit ou grand, riche ou pauvre, lié ou libre, menacé de statut de paria pour avoir refusé l'injection d'une substance d'une sécurité inconnue (un nombre de personnes souffrant de conséquences néfastes graves sont supprimées), efficacité (à mesure que de nouveaux "variants" apparaissent, même beaucoup de personnes qui ont été frappées tombent malades) et morale (dans quelle mesure les lignées cellulaires fœtales avortées sont-elles exactement atténuées utilisées dans le développement ?), les mécanismes d'application deviennent également plus clairs : port obligatoire d'un dossier "état de santé scannable sur les téléphones intelligents, application QR facilitant l'emplacement précis et les activités de chaque être humain sur la planète chaque seconde de sa vie. Il est difficile d'éviter de soupçonner que c'était peut-être un objectif de l'ensemble de l'intervention en cas de pandémie en premier lieu ;
Plus de flou des frontières entre le grand gouvernement, les grandes finances, les grandes entreprises pharmaceutiques, les mégadonnées, etc., ce qui équivaut à la capture de l'État des entreprises ("faucisme") ;
Limites de déplacement pour les personnes respectueuses des lois (mais pas pour les migrants illégaux), pas dans le but de rétablir les frontières de l'État souverain (ce qui serait déplorablement nationaliste - il suffit de demander à Viktor Orbán !) mais pour quoi revient au contrôle et à la surveillance du troupeau ;
Pas directement basé sur des mesures anti-virus supposées, mais suivi de près avec elles, la promulgation conjointe par le gouvernement et les entreprises d'idéologies socialement destructrices et historiquement contrefaites ("intersectionnalité", LGBTQI+, féminisme, multiculturalisme, "théorie critique de la race" a/k/a, haine (Cela est bien sûr devenu un élément clé de la promotion mondiale des "droits de l'homme" et de la "démocratie" aux États-Unis et en Europe ; évidemment, l'impérialisme culturel et le néocolonialisme sont tout simplement beaux et dandy lorsqu'ils sont suffisamment réveillés. Peut-être avez-vous vu ce mème, avec le féroce combattant masqué de crâne avec un drapeau américain : "Jusqu'à ce que je sois sans munitions ou de sang, je me battrai pour l'homosexualité au Botswana !") Ces "valeurs" accélèrent à leur tour les tendances de longue date vers l'infertilité et l'effondrement démographique (déclin du mariage, de la formation de la famille et de la procréation) en indiquant la réduction et le remplacement de la population via la société post-humaine, le transhumanisme et la bio-ingénierie ; et surtout :
Remplacement de la réalité "réelle" basée sur la proximité physique avec d'autres personnes par la réalité virtuelle ou augmentée (c'est-à-dire fausse), combiné à la surveillance universelle via l'intelligence artificielle, la technologie 5G et blockchain, la reconnaissance faciale et le marquage biologique, soutenu par un crédit social omniprésent, une culture d'annulation et des sanctions de censure numérique. Remplacement de l'univers réel par un « métaverse » virtuel.
En résumé, ce qui ne pourrait pas être mis en œuvre sur des décennies uniquement par peur du changement climatique et de la "montée des océans" est maintenant rapidement réalisé par la peur d'un agent infectieux submicroscopique. Personne ne devrait douter que l'ancien monde d'avant 2020 a disparu à jamais.
(...)
Néanmoins, je vous présente des tâches pratiques à votre attention.
(....)
Concentrez-vous le plus sur ce qui vous est proche et sur les personnes les plus importantes pour vous. Cela semble terrible, je sais, parce que tous ceux qui sont désignés comme un "expert" ou une "autorité" ne sont pas nécessairement peu fiables, mais c'est une bonne hypothèse de départ. Soyez sceptique - à propos de tout le monde. Dans les pays communistes, c'était la norme : écoutez ce que disent les médias de l'establishment, des sources étrangères si vous pouvez y accéder, et des dissidents anti-establishment (alors c'était samizdat, maintenant ce sont des "théoriciens du complot" sur Internet - mais ne vous laissez pas aspirer, il peut y avoir un coût.) Comme l'a dit Soljenitsyne, "Celui qui choisit le mensonge comme principe choisit inévitablement la violence comme méthode".
Deuxièmement, en tant qu'intendants de toute charge mondaine qui nous est confiée par Dieu et par d'autres personnes - en tant que pères et mères, en tant que maris et épouses, en tant que fils et filles, en tant que voisins, étudiants, en tant qu'ouvriers, en tant que citoyens, en tant que patriotes - nous devons prendre un soin prudent de ceux envers qui nous avons un devoir dans le pouvoir et la sagesse limités qui nous sont impartis. Commencez par vous-mêmes. Soyez aussi autonome que possible. Impliquez-vous dans votre communauté ; ce slogan de gauche est en fait un bon slogan : pensez globalement, agissez localement. Se lier d'amitié avec vos voisins. Apprenez une véritable compétence - électricité, plomberie, menuiserie. Ferme ! N'allez PAS à la faculté de droit, pour l'amour de Dieu. Mettez-vous en forme. Mangez et dormez bien. Ayez beaucoup d'essentiels : nourriture, carburant, or, munitions. Apprenez à tirer. Limitez le temps passé par ordinateur et par téléphone. Cultivez des relations personnelles saines - réelles, pas virtuelles. Mariez-vous jeune, ayez des enfants - en particulier des femmes, ne vous laissez pas séduire par toutes ces absurdités "carrière". Lisez de vieux livres. Cultiver la vertu. Allez à l'église.
Le simple fait d'être ce qui était considéré comme normal et de mener une vie productive devient l'acte le plus révolutionnaire que l'on puisse accomplir. Dans cet esprit, trouvez la force d'être vraiment révolutionnaires !"





mercredi 15 septembre 2021

Le triomphe de la peur et du contrôle. Par Paul-Éric Blanrue.

Nous vivons désormais dans une société où des scientifiques activistes peuvent publier n’importe quelle merde tant qu’elle véhicule un message chargé de peur et appelle à l’intervention de l'Etat. Ils sont sûrs qu'elle sera diffusée à grande échelle et soutenue par les dirigeants. Quand le désastre annoncé ne se matérialise pas, ils revendiquent le mérite de l'avoir évité, et nul n'y trouve à redire. C'est facile, c'est gros, mais ça marche. Et cela dure depuis des décennies. Ces scientifiques corrompus et corrupteurs ont besoin de l'Etat pour être propulsés et financés, et l'Etat-crapule a besoin d'eux pour justifier son interventionnisme. Dans les deux cas, ces groupes contrôlent la population à leur manière et prospèrent sur la panique obtenue. Le pillage, le mensonge et la peur marchent ensemble pour obtenir la soumission complète des populations. Comme toujours, la résistance est minoritaire, insultée, traquée, censurée.  Comme toujours, les collabos forment la majorité et se trouvent confortés dans leur bêtise par les puissances instituées. Dès que les services de santé publique ont réalisé qu'ils avaient un pouvoir illimité avec le soutien total des médias, de politiciens lâches et d'une population terrifiée et paralysée par une propagande vicieuse, c'était fini. Aujourd'hui, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. Les rares résistants médiatiques disparaissent les uns après les autres. Les professionnels pensent à leur carrière et se taisent. La population suit. Les manifs n'y changeront rien. Nous vivons la période la plus idiote de l'histoire du monde. Toutefois, l'Etat, qui a toujours expérimenté le contrôle de la population, prend rarement en considération les conséquences imprévues de ses actions. La révolte individuelle ou en réseaux (voire en tribus d'un nouveau genre) peut se développer dans les failles de la rétorsion généralisée, d'autant plus qu'elle est suscitée et encouragée involontairement par elle. L'extension du contrôle entraîne des réactions inattendues et originales, qui naissent souvent dans de petits groupes. La solution ne réside donc pas dans l'intégration ni dans la conquête du pouvoir, mais dans la sécession.

Paul-Éric Blanrue


Une question, juste une question.

Pourquoi les vaccinés 

ont-ils peur 

des non-vaccinés ?



Pourquoi ne convient-il pas de vacciner les enfants contre le Covid ?

Pourquoi ne convient-il pas de vacciner les enfants contre le Covid ?

Ils n'ont aucun risque significatif d'être gravement malades, moins encore de succomber.
Ceux qui ont peur de croiser des enfants peuvent se masquer et se vacciner.
Si les enfants sont vaccinés et infectés, ils peuvent toujours transmettre le virus.
Vaccinés, les garçons de ce groupe d'âge sont beaucoup plus susceptibles d'être hospitalisés pour myocardite (maladie cardiaque grave qui peut être mortelle) que pour le Covid. Le risque est plus important que le bénéfice : Primum non nocere.
Une fois que la plupart des adultes sont vaccinés, la circulation du SRAS-CoV-2 peut être souhaitable, car susceptible de conduire à une infection primaire, tôt dans la vie, lorsque la maladie est bénigne.
Les avantages de la vaccination avec les vaccins à ARNm sont inférieurs et moins durables que l'immunité naturelle obtenue en étant exposé au SRAS-CoV-2.

NB : Nous ne sommes pas opposés à la vaccination, à condition qu'elle soit volontaire (comme en Suède, en Floride, dans le Dakota du Sud, au Texas, etc.), en particulier pour les personnes âgées ou celles souffrant de comorbidités, car ce sont elles qui décèdent du Covid dans une très large mesure, et non les autres catégories de population. Toute personne désirant se faire vacciner ou voulant porter un masque toute sa vie a évidemment parfaitement le droit de le faire. 
En revanche, nous nous opposons avec force à la campagne étatique promouvant une vaccination de masse, notamment envers les populations n'ayant aucun risque, les enfants en particulier chez qui le risque après vaccination l'emporte sur les bénéfices. 
Enfin, nous nous opposons fermement à l'obligation vaccinale (ainsi qu'au passeport vaccinal), d'une manière générale, car il s'agit d'une mesure dictatoriale : nous y sommes opposés car il s'agit de défendre les libertés fondamentales. Nos corps n'appartiennent pas à l'Etat ni à aucune collectivité
Teddy Riner a déclaré : "Je ne suis pas là pour dire 'vaccinez-vous ou pas'. Chacun est libre de faire son choix, c'est une décision qui doit être individuelle."
Bravo Teddy !
Il va bien falloir un jour que nos élus laissent les gens choisir par eux-mêmes.
S'ils considèrent que les gens sont idiots cela signifie que ceux-ci ont élu des idiots.
Or un idiot élu ne vaut pas mieux que l'idiot qui l'a élu, et n'a donc pas à lui dicter sa vie.
Un peu de logique !

Le Clan des Vénitiens, avec l'accord de Paul-Éric Blanrue.


mardi 14 septembre 2021

Tous vaccinés, tous protégés ? Fake news !

Ce slogan de l'Etat est fake.
Vacciné, on peut être contaminé, tomber malade, voire mourir, et on peut aussi contaminer les autres. Il y a plus de risque à être vax pour un jeune que de bénéfice pour lui.
Se vax n'est pas un geste altruiste : pur mythe. On se vaccine pour soi.


Les leçons à tirer du cas israélien : 1°Aucune surmortalité durant la "pandémie". 2° Seule hausse de mortalité : chez les jeunes en période vaccinale.




 

Dernières nouvelles du front Covid ! La folie dictatoriale et les mensonges pseudo scientifiques se poursuivent à un rythme effréné.

- Une infographie de la BBC.
Elle montre que le risque d’hospitalisation pour myocardite chez les enfants, après un schéma vaccinal complet, est 2 à 6 fois plus important que le risque Covid lui-même.


- Il aura fallu avoir vécu jusqu'en 2021 pour entendre un vieillard sénile devenu président de la première puissance mondiale oser déclarer : "Nous allons protéger les vaccinés des non-vaccinés".
C'est merveilleux.


- Paradoxe de Simpson, qu'y disaient, autrement dit illusion mathématique... La vérité toute crue ? Israël, autrefois en tête de la course mondiale pour sortir du Covid, est devenu un point chaud de la "pandémie" début septembre. Après la propagation du variant delta au cours de l'été, le pays a connu le taux d'infection par habitant le plus élevé au monde, selon les chiffres compilés par l'Université Johns Hopkins.
Résultat : Israël, "le pays le plus vacciné au monde", le modèle, se prépare pour une quatrième dose du vaccin. Les responsables de la santé ont déclaré que les effets des injections initiales de Covid s'affaiblissent cinq mois après l'inoculation, ce qui rend les rappels nécessaires.
Bientôt chez nous !
D'ailleurs Castex vient d'annoncer une troisième dose pour les plus de 65 ans. Vous en aviez entendu parler au printemps ?
Bien sûr que non. Au printemps, les deux doses de vaccin était censées tout régler.


- Le ministre israélien de la Santé surpris sur des images en train de reconnaître que le passeport vaccinal n'a pas de "justification médicale" mais existe pour faire pression sur les citoyens afin qu'ils se fassent vacciner. Ce que confirme que le Dr. Parks, biologiste cellulaire et moléculaire, qui explique que les vaccins Covid n'ont jamais été conçus pour prévenir la transmission du virus. Le slogan dénonçant les vilains égoïstes est une imposture supplémentaire. L'injecté et le non-injecté transmettent.

- Énorme ! Une nouvelle étude suggère que près de la moitié des personnes hospitalisées avec Covid ont des cas légers ou asymptomatiques !
On le savait déjà parce que dans deux études distinctes publiées en mai, des médecins californiens ont analysé plusieurs centaines de dossiers de patients pédiatriques pour comprendre pourquoi, exactement, chaque enfant positif au Covid avait été admis à l'hôpital. Avaient-ils besoin d'un traitement contre le Covid ou y avait-il une autre raison d'être admis, comme un traitement du cancer ou un épisode psychiatrique, et le diagnostic de Covid n'était alors qu'accessoire ? Selon les chercheurs, 40 à 45 % des hospitalisations qu'ils ont examinées concernaient des patients de ce dernier groupe.
Cette fois, les chercheurs ont analysé les dossiers électroniques de près de 50 000 admissions à l'hôpital avec Covid dans plus de 100 hôpitaux US.
L'étude suggère qu'environ la moitié de tous les patients hospitalisés figurant sur les tableaux de bord de données Covid en 2021 ont été admis pour une autre raison ou n'avaient qu'une légère présentation de la maladie.
Toujours cette distinction essentielle (et jamais faite par les "experts" et les médias) entre le fait d'être malade "avec le Covid" et être malade "du Covid".
Toujours ces effrontées menteries de l'Église de la Trouille.

-Au cours du mois écoulé, l'Australie a signalé plus de décès ajustés en fonction de la population que la Suède, malgré des confinements dictatoriaux à la chinoise et un masquage général imposé par l'armée parmi les plus stricts au monde.
C'est vraiment pas de bol !


- "Un «nombre important de cas d’échecs vaccinaux avec le vaccin Janssen», alerte l’ANSM Un rapport pointe la surreprésentation des patients vaccinés par Janssen en réanimation, notamment à Marseille et à Tours." Au goulag !

- Si la plupart des Etats ont suivi la politique de confinement totalitaire à la chinoise et l'abolition des libertés fondamentales, c'est parce qu'ils se sont appuyés sur les chiffres chinois, brandis pour signaler une remarquable réussite dans la lutte contre le virus.
Et si on commençait par le début : quelle raison avons-nous de croire sans discuter les chiffres fournis par la dictature communiste chinoise, sachant qu'elle a menti sur tout le reste et qu'aucune autorité indépendante ne peut rien vérifier, comme l'origine du coronavirus dans le labo de Wuhan ?


- Livre d'histoire-géo, 6e, rentrée 2021. Gageons que pour évaluer le mythe de "l'intérêt général", dogme rousseauiste devenu croyance républicaine, on n'étudie pas le paradoxe de Condorcet ni le théorème d'Arrow (Prix Nobel d'économie), qui l'ont déboulonné une fois pour toutes.




- La Floride a connu une forte augmentation des cas et hospitalisations en juillet à cause du variant delta, maintenant les deux diminuent sans confinements, passeports vax, lois licenciant les soignants non vaxés. Les écoles sont ouvertes depuis quatre semaines sans masques - et les cas continuent de baisser ! Pour appuyer cette démonstration sur la Floride et la vie naturelle du virus, on constate la même évolution dans le Mississippi et la Géorgie qui sont célèbres pour avoir levé les restrictions à l'automne dernier ou au printemps et ne pas en avoir imposé de nouvelles en réponse à l'arrivée de Delta. Conclusion : désormais, dans ces trois Etats du Sud emblématiques, ça baisse !


- La plupart des gens croyaient que nous vivions une ère scientifique où l'info était vérifiée, vérifiable, honnêtement diffusée, et que tout cela nous empêchait de tomber dans les rets des charlatans. C'était faux. Le scientisme est une nouvelle religion, inhumaine, sans tradition, agrémentée de pensée magique et de superstitions exécrables. Rien ne sert davantage les dérives étatiques que l'absence d'esprit critique de la population. Bref, "l'histoire s'est arrêtée. Rien n'existe qu'un présent sans fin dans lequel le Parti a toujours raison" (George Orwell, 1984).


Paul-Éric Blanrue

lundi 13 septembre 2021

Covid : les taux de survie par âge. Ce que les télés ne montrent pas !

L’épidémiologiste de Stanford John Ioannidis insiste sur les taux de survie liés à l’âge pour le Covid.
Voilà les pourcentages qui devraient être chaque jour montrés aux téléspectateurs au lieu des ganaches catastrophées et du discours délirant des habituels croque-morts de l'Eglise de la Trouille.

Ron Paul et le 911 : 20 ans après et toujours aussi juste !





Rien n'a davantage bouleversé les élites du Washington Beltway que lorsque lors d'un débat présidentiel de 2007, j'ai souligné la vérité sur les attentats du 11 septembre : ils nous ont attaqués parce que nous sommes au Moyen-Orient, sanctionnant et bombardant la population civile, depuis des décennies. Les attaquants du 11 septembre n'étaient pas motivés à se suicider sur les tours jumelles et le Pentagone parce qu'ils n'aiment pas nos libertés, comme l'a affirmé le président Bush de l'époque. C'était un mensonge égoïste.
Ils nous détestaient - et nous haïssent - parce que nous les tuons sans raison. Jour après jour. Année après année. Jusqu'à il y a quelques jours, lorsque le président Biden a massacré Zemari Ahmadi et neuf membres de sa famille - dont sept enfants - en Afghanistan. L'administration s'est vantée de retirer une cible de premier plan de l'Etat islamique. Mais ils ont menti. Ahmadi n'était qu'un travailleur humanitaire, travaillant pour une organisation basée en Californie, apportant de l'eau aux résidents des villages afghans souffrants.
Cette horreur a été répétée des milliers de fois, encore et encore, pendant des décennies. Washington croit-il que ces gens sont sous-humains ? Qu'ils ne se soucient pas d'une manière ou d'une autre de la mort de leurs proches ? Qu'ils ne réagissent pas comme nous réagirions si une puissance étrangère massacrait nos familles ?
L'ancienne secrétaire d'État Madeleine Albright a suggéré dans une interview que tuer un demi-million d'enfants irakiens avec des sanctions visant à destituer Saddam Hussein du pouvoir "en valait la peine". C'était un aveu que la vie d'innocents ne signifie rien pour l'élite de Washington, même s'ils dépeignent leurs interventions meurtrières comme une sorte de "libération humanitaire". Le slogan de l'establishment de la politique étrangère américaine devrait vraiment être "Des morts, peu importe".
Les élites de la politique étrangère de Washington - républicains et démocrates - sont profondément corrompues et agissent contrairement aux intérêts nationaux américains. Ils prétendent que des décennies d'attentats à la bombe aveugles à l'étranger sont bénéfiques pour les victimes et nous permettent également de rester en sécurité. C'est ainsi qu'ils sont en mesure, année après année, de convaincre le Congrès de remettre un billion de dollars - de l'argent pris directement et indirectement aux Américains moyens. Ils utilisent la peur et le mensonge pour leur propre profit. Et ils se disent patriotes.
L'establishment de Washington nous a menti parce qu'il ne voulait pas que nous nous arrêtions une seconde et essayions de comprendre le motif des attaques du 11 septembre. Les inspecteurs de police ne sont pas des apologistes des tueurs lorsqu'ils essaient de chercher un motif expliquant le crime. Mais l'élite de Washington ne voulait pas que nous réfléchissions aux raisons pour lesquelles les gens pourraient être motivés à faire un attentat suicide. Cela pourrait mettre en danger leur train de vie centenaire.
(...)
Alors, vingt ans après quoi avons-nous appris du 11 septembre ? Absolument rien. Et nous savons tous ce que le philosophe George Santayana a dit de ceux qui sont incapables d'apprendre de l'histoire. J'espère désespérément que les États-Unis adopteront d'une manière ou d'une autre une politique étrangère non interventionniste, qui nous protégerait d'une autre attaque. J'aimerais vraiment que les Américains exigent que leurs dirigeants apprennent de l'histoire. La seule façon de nous rendre en sécurité est de mettre fin au règne de la machine à tuer Washington.

Ron Paul

vendredi 3 septembre 2021

La Suède bannit les "tous vaccinés, tous protégés" d'Israël.

La moyenne de 7 jours de décès/million en Suède est de 0,09. On y signale un total de... 42 décès au cours des 2 derniers mois ! Rappel : pas de masques ni de vaccins obligatoires, pas de passeports ni de discrimination sanitaires. Personne n'en parle dans les médias.



A partir du 6 septembre, la Suède (ce pays dont personne ne parle mais qui a donc réglé le problème de l'épidémie de Covid sans la moindre contrainte ou restriction étatique) interdit aux voyageurs en provenance d'Israël (l'un des pays les plus vaccinés au monde et pratiquant l'apartheid sanitaire, ce fameux "modèle") d'entrer sur son territoire en raison de l'augmentation record du nombre de cas Covid. Logique : Israël, l'un des pays les plus vaccinés au monde répétons-le, a battu son record en signalant 10 947 nouveaux cas de Covid lundi, dépassant le précédent record de 10 118 infections quotidiennes établi en janvier. Comme le signale le Daily Mail : "Israël est maintenant le point chaud mondial du Covid : les cas montent en flèche malgré le déploiement pionnier des vaccins ce qui fait craindre que d'autres pays largement vaccinés ne soient touchés par une autre vague en raison de la diminution de l'immunité des vaccins".