BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE
lundi 27 mai 2019
samedi 25 mai 2019
Pourquoi Socrate détestait la démocratie.
"Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se
produire dans le monde: je vois une foule innombrable d'hommes
semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se
procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme.
Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous
les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute
l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est
à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent
point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste
encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.
Au-dessus de ceux-la s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?
C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre; qu'il renferme l'action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu a peu chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses: elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger."
Tocqueville.
Au-dessus de ceux-la s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu'ils ne songent qu'à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur; mais il veut en être l'unique agent et le seul arbitre; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre?
C'est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l'emploi du libre arbitre; qu'il renferme l'action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu a peu chaque citoyen jusqu'à l'usage de lui-même. L'égalité a préparé les hommes à toutes ces choses: elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l'avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d'un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d'agir, mais il s'oppose sans cesse à ce qu'on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n'être plus qu'un troupeau d'animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger."
Tocqueville.
"Si la plus grande partie du monde est actuellement divisée en collectivités publiques qui disposent de monopoles sur des territoires donnés, on peut très bien imaginer - et même souhaiter - un monde où tous les États et autres collectivités publiques n'existeraient pas et où tout l'espace serait partagé en d'innombrables copropriétés (ou même, éventuellement, de propriétés privatives séparées).
Chacune d'entre elles déciderait librement de ses propres règles de décision. Leurs membres y deviendraient propriétaires librement, passeraient à leur gré de l'une à l'autre - ce qui au demeurant ferait perdre tout son sens à la notion d'immigration - et accepteraient librement de se soumettre aux décisions collectives prises conformément aux règles communes.
On verrait fleurir la diversité."
Pascal Salin.
"Le
droit à la propriété est antérieur à la loi. Ce n’est pas la loi qui a
donné lieu à la propriété mais au contraire, la propriété qui a donné
lieu à la loi.
Cette observation est importante, car il est assez commun, surtout parmi les juristes, de faire reposer la propriété sur la loi, d’où la dangereuse conséquence que le législateur peut tout bouleverser en conscience"
Frédéric Bastiat.
Cette observation est importante, car il est assez commun, surtout parmi les juristes, de faire reposer la propriété sur la loi, d’où la dangereuse conséquence que le législateur peut tout bouleverser en conscience"
Frédéric Bastiat.
"La
liberté en tant qu'homme, j'en exprime le principe pour la constitution
d'une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à
être heureux d'une certaine manière (celle dont il conçoit le bien-être
des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur
dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu'il ne nuise
pas à la liberté qui peut coexister avec la liberté de chacun selon une
loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d'autrui)."
Emmanuel Kant.
Emmanuel Kant.
"On
jouit d'une véritable liberté, quand on peut disposer librement, et
comme on veut, de sa personne, de ses actions, de ses possessions, de
tout son bien propre, suivant les lois sous lesquelles on vit, et qui
font qu'on n'est point sujet à la volonté arbitraire des autres, mais
qu'on peut librement suivre la sienne propre."
John Locke.
"Le peuple n'existe pas. Ce sont des personnes individuelles qui composent un groupe de personnes.
En pratique, toute tentative d’établir la démocratie est une tentative de faire en sorte que la majorité des membres d'un groupe établisse les règles du groupe.
Considérez ceci un moment comme appliqué à votre propre expérience dans les groupes de personnes vivantes que vous connaissez, et vous comprendrez pourquoi chaque tentative d'établir la démocratie a échoué.
Il n'y a aucune raison de supposer que la règle de la majorité
soit souhaitable. Il n'y a pas de moralité dans de simples nombres : 99 personnes ne sont pas plus susceptibles d'avoir raison qu'une seule personne."
Rose Wilder Lane.
John Locke.
"Le peuple n'existe pas. Ce sont des personnes individuelles qui composent un groupe de personnes.
En pratique, toute tentative d’établir la démocratie est une tentative de faire en sorte que la majorité des membres d'un groupe établisse les règles du groupe.
Considérez ceci un moment comme appliqué à votre propre expérience dans les groupes de personnes vivantes que vous connaissez, et vous comprendrez pourquoi chaque tentative d'établir la démocratie a échoué.
Il n'y a aucune raison de supposer que la règle de la majorité
soit souhaitable. Il n'y a pas de moralité dans de simples nombres : 99 personnes ne sont pas plus susceptibles d'avoir raison qu'une seule personne."
Rose Wilder Lane.
vendredi 3 mai 2019
La République coupable de génocide et de mémoricide.
"Il n’y a plus de
Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre, libre,
avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais
et les bois de Savenay suivant les ordres que vous m’aviez donnés. J’ai
écrasé des enfants sous les pieds des
chevaux, massacré des femmes, qui au moins pour celles là, n’enfanteront
plus de brigands. Je n’ai pas de prisonniers à me reprocher, j’ai tout
exterminé. Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que par
endroits ils font pyramide" (Westermann).
"Tous les brigands
qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir
prises seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les
femmes, filles et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes
seulement suspectes ne seront pas plus
épargnées. Tous les villages, métairies, bois, genêts et généralement
tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. Sous 15 jours, il
n’existera plus en Vendée ni maisons, ni armes, ni vivres, ni habitants. Je sais qu’il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays. C’est égal,
nous devons tout sacrifier" (Turreau).
"On décima sans pitié ceux qui
refusaient de partir au combat en chantant La Carmagniole : les
Vendéens. L’un des plus exceptionnels historiens français de notre
temps, Reynald Secher a prouvé, documents à l’appui, dans Le Génocide
franco-français : La Vendée-Vengé (PUF, 1986), que cette politique
d’anéantissement fut un crime idéologique décidé par Comité de Salut
public, notamment par Robespierre, Carnot et Barrère, avec l’appui de la
Convention.
Le 1er août 1793, une loi votée par cette dernière prescrivit la déportation des femmes et des enfants et le massacre de tous les habitants résidant en Vendée, la nationalisation de leurs biens et leur destruction.
Une seconde loi du 1er octobre 1793 ordonna l’extermination de tous les habitants sans exclusion, appelés « brigands », soit plus de 800 000 âmes. Il fut ordonné expressément par le général Lazare Carnot, au nom du Comité de Salut public, d’annihiler tous les vieillards, les femmes et les enfants.
Ce génocide franco-français fit plus de 200 000 victimes du côté des insurgés Blancs, et tout autant du côté des Bleus.
On y a tout essayé en matière d’abomination : l’armée avec les « colonnes infernales » du général Tureau qui rasaient tout sur leur passage, villages, forêts, bêtes, récoltes, individus, pour faire de la Vendée un « cimetière national » que repeupleraient des réfugiés républicains ; la noyade ; le gaz ; les fours ; les tanneries de peaux humaines ; la fonte des corps pour obtenir de la graisse.
Le Parlement de l’État républicain, dont les membres n’ont à la bouche que le mot de Mémoire, n’a jamais reconnu cet atroce crime d’État – une extravagante amnésie que Secher nomme un « mémoricide »."
Le 1er août 1793, une loi votée par cette dernière prescrivit la déportation des femmes et des enfants et le massacre de tous les habitants résidant en Vendée, la nationalisation de leurs biens et leur destruction.
Une seconde loi du 1er octobre 1793 ordonna l’extermination de tous les habitants sans exclusion, appelés « brigands », soit plus de 800 000 âmes. Il fut ordonné expressément par le général Lazare Carnot, au nom du Comité de Salut public, d’annihiler tous les vieillards, les femmes et les enfants.
Ce génocide franco-français fit plus de 200 000 victimes du côté des insurgés Blancs, et tout autant du côté des Bleus.
On y a tout essayé en matière d’abomination : l’armée avec les « colonnes infernales » du général Tureau qui rasaient tout sur leur passage, villages, forêts, bêtes, récoltes, individus, pour faire de la Vendée un « cimetière national » que repeupleraient des réfugiés républicains ; la noyade ; le gaz ; les fours ; les tanneries de peaux humaines ; la fonte des corps pour obtenir de la graisse.
Le Parlement de l’État républicain, dont les membres n’ont à la bouche que le mot de Mémoire, n’a jamais reconnu cet atroce crime d’État – une extravagante amnésie que Secher nomme un « mémoricide »."
Blanrue, Sécession.
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jeudi 2 mai 2019
La dramatique évolution gauchiste des Gilets jaunes et nous
J'apprends que Maxime Nicolle, alias Fly Rider, va écrire un livre pour nous faire part de ses pensées. On ne rigole plus.
Peut-être puis-je aider ? Titre possible : "Tout ça pour rien". Sous-titre: "Tourner en rond est un métier". Préface d'Étienne Chouard : "Vivez plus longtemps grâce au tirage au sort".
On me dit que
l'introduction est déjà écrite : "Au début de ma vie, je croyais qu'il fallait travailler pour vivre. Quelle naïveté ! Éric Drouet a été le premier à
m'ouvrir yeux : dans le système actuel, on galère et il est difficile de
s'offrir chaque semaine une nouvelle
jante. Grâce à une citation de Piketty, découverte sur un tract à un
rond-point, j'ai capté qu'il suffisait de prendre aux riches pour gagner
haut la main les compétitions de tuning. Je ne savais pas comment m'y
prendre. Grâce aux vidéos de Chouard, j'ai compris qu'il suffisait de le
demander aux autres : la majorité me fournirait des solutions pour
arranger ma vie. C'était bonnard : plus la peine de penser, le RIC y
pourvoirait et arrangerait tout. Puis vint François Boulo, qui, en tant
qu'avocat, était forcément un grand économiste. Je fus illuminé. Ça
bouillait dans ma tête. Depuis, pour garder mes idées géniales au chaud,
je ne me sépare plus de ma casquette, que je mets à l'envers car je
suis un rebelle".
Je souhaite bon amusement à son ghostwriter.
*
- Vous aimez les technocrates ?
- C'est des pourris.
- Vous aimez les impôts ?
- Y en a trop !
- Vous aimez les hommes politiques ?
- Tous des truands !
- Vous aimez les riches qui s'en mettent plein les fouilles en s'acoquinant avec l'État ?
- Des voleurs !
- Vous aimez ceux qui vivent de subventions et d'assistance ?
- C'est des parasites !
- Vous aimez quoi, alors ? Le secteur privé ?
- Nan ! Les services publics !
- C'est des pourris.
- Vous aimez les impôts ?
- Y en a trop !
- Vous aimez les hommes politiques ?
- Tous des truands !
- Vous aimez les riches qui s'en mettent plein les fouilles en s'acoquinant avec l'État ?
- Des voleurs !
- Vous aimez ceux qui vivent de subventions et d'assistance ?
- C'est des parasites !
- Vous aimez quoi, alors ? Le secteur privé ?
- Nan ! Les services publics !
- L'État ?
- Évidemment ! Comment on ferait sans lui ? Les routes, les hôpitaux !
- Bon, on recommence.
- Bon, on recommence.
*
Joie, honneur et avantage d'entendre en direct le discours du fringant François Boulo, entouré des drapeaux rouge sang de la CGT.
Résumé : les "ultra-riches" ne sont rien que des méchants car ils ont
donné des sous pour Notre-Dame et pas pour les gens. Ô coglione ! Il y
aurait tant à dire sur les "ultra-riches" et le capitalisme de connivence - sauf cette inepte brève de comptoir
!
Phrase-culte démontrant qu'il n'a strictement rien compris au sketch : "Quand tout sera privatisé, on sera privé de tout".
Cet olibrius croit mordicus que
lorsque l'État possède, "les gens" possèdent avec lui - alors que ce
sont eux qui sont possédés et que l'État n'est qu'une fiction n'existant
que par les sous que lui, Boulo, comme les autres, sont contraints de
lui verser.
Croit-il sincèrement que si l'État possédait tout, lui et
ses copains ne seraient privés de rien ?
L'absurdité de sa position est évidente : il se plaint que les gens ne soient pas
propriétaires et nie en même temps le droit le propriété.
La liberté ? Connais pas. Le dogme marxiste dans sa plus crasse expression.
Un démagogue est né. Si jeune et déjà si vieux.
Un démagogue est né. Si jeune et déjà si vieux.
Paul-Éric Blanrue
jeudi 25 avril 2019
Hoppe vous présente le génial Rothbard !
"Rothbard balaya l'idée d'un État protecteur "limité" comme étant
auto-contradictoire et incompatible avec la promotion d'une utilité
sociale.
Une administration limitée a toujours la tendance inhérente
à devenir une administration illimitée (totalitaire). Selon le principe
bureaucratique - monopole judiciaire et pouvoir de taxer - toute notion
de restriction du pouvoir de l'administration, et ainsi protéger vie et
propriété des individus, est illusoire.
Sous des conditions monopolistiques,
le prix de la justice et de la protection augmentera et la qualité de
la justice et de la protection diminuera.
Une agence de protection
financée par les impôts est une contradiction en soi - un protecteur de
propriété expropriant la propriété - et conduira à plus de taxes et
moins de protection."
Hans-Hermann Hoppe
Ce n'est pas dans les médias que vous allez entendre de telles paroles, agrémentées de leurs démonstrations exigeantes ! Il faut diffuser l'excellence, les pépites perdues dans le gros tas d'ordures qui tient lieu d'idéologie officielle.
Pour en savoir plus, lire l'indispensable : Murray N. Rothbard :
économie, science et liberté, par Hans-Hermann Hoppe, en vente sur
Amazon depuis mars 2019 à cette ADRESSE.
mardi 23 avril 2019
Comment, depuis la Révolution, l'État nous a réduits en esclavage.
"Les hommes qui se trouvèrent portés par le flot des événements à la
tête de notre Révolution, étaient, par une suite nécessaire de
l'éducation qu'ils avaient reçue, imbus des opinions antiques, et
devenues fausses, qu'avaient mises en honneur les philosophes dont j'ai
parlé.
La métaphysique de Rousseau, au milieu de laquelle paraissaient tout à coup comme des éclairs des vérités sublimes et des passages d'une éloquence entraînante, l'austérité de Mably, son intolérance, sa haine contre toutes les passions humaines, son avidité de les asservir toutes, ses principes exagérés sur la compétence de la loi, la différence de ce qu'il recommandait et de ce qui avait existé, ses déclamations contre les richesses et même contre la propriété; toutes ces choses devaient charmer des hommes échauffés par une victoire récente, et qui, conquérants de la puissance légale, étaient bien aises d'étendre cette puissance sur tous les objets....
Ils voulurent donc exercer la force publique comme ils avaient appris de leurs guides qu'elle avait été jadis exercée dans les états libres. Ils crurent que tout devait encore céder devant la volonté collective et que toutes les restrictions aux droits individuels seraient amplement compensées par la participation au pouvoir social.
Vous savez, Messieurs, ce qui en est résulté."
La métaphysique de Rousseau, au milieu de laquelle paraissaient tout à coup comme des éclairs des vérités sublimes et des passages d'une éloquence entraînante, l'austérité de Mably, son intolérance, sa haine contre toutes les passions humaines, son avidité de les asservir toutes, ses principes exagérés sur la compétence de la loi, la différence de ce qu'il recommandait et de ce qui avait existé, ses déclamations contre les richesses et même contre la propriété; toutes ces choses devaient charmer des hommes échauffés par une victoire récente, et qui, conquérants de la puissance légale, étaient bien aises d'étendre cette puissance sur tous les objets....
Ils voulurent donc exercer la force publique comme ils avaient appris de leurs guides qu'elle avait été jadis exercée dans les états libres. Ils crurent que tout devait encore céder devant la volonté collective et que toutes les restrictions aux droits individuels seraient amplement compensées par la participation au pouvoir social.
Vous savez, Messieurs, ce qui en est résulté."
Benjamin Constant
"Les
princes et les rois étaient des dirigeants plutôt dilettantes, et
avaient généralement une bonne dose d’instruction digne d’élites
naturelles, et un système de valeur les faisant agir assez souvent
comme un simple bon père de famille le ferait. Les politiciens
démocratiques, par contre, sont et doivent être des démagogues
professionnels, devant être constamment attrayant même aux plus
sordides — et ce sont typiquement des instincts égalitaires — car
chaque vote est évidemment aussi bon qu’un autre. Et parce que les
politiciens élus publiquement ne sont jamais tenus personnellement
responsables des services publics officiels, ils sont bien plus
dangereux, du point de vue de ceux voulant que leur propriété soit
protégée et souhaitant de la sécurité, qu’aucun roi ne l’a jamais
été."
Hans-Hermann Hoppe
"L’État, supposé nous protéger, nous a rendu, en réalité,
totalement impuissants. Il vole ses sujets de plus de la moitié de
leurs revenus, pour les répartir selon les sentiments du public plutôt
que selon les principes de la justice. Il soumet notre propriété à
des milliers de réglementations arbitraires et envahissantes.
On ne peut plus librement engager et licencier qui l’on veut, quelle que soit la raison qu’on juge bonne et nécessaire. On ne peut acheter ni vendre ce qu’on veut, à qui l’on veut et où l’on veut. On ne peut pas fixer les prix librement comme on souhaite, on ne peut pas s’associer et se dissocier, se séparer de qui on veut ou de qui on ne veut pas.
Au lieu de nous protéger, donc, l’État nous a livrés, ainsi que nos biens, à la foule et à ses instincts primaires. Au lieu de nous protéger, il nous appauvrit, il détruit nos familles, nos organisations locales, nos fondations privées, nos clubs et nos associations, en les attirant tous toujours plus dans sa propre orbite.
Et en conséquence de tout cela, l’État a perverti le sens public de la justice et de la responsabilité personnelle et a engendré et attiré un nombre croissant de monstres et de monstruosités morales et économiques."
On ne peut plus librement engager et licencier qui l’on veut, quelle que soit la raison qu’on juge bonne et nécessaire. On ne peut acheter ni vendre ce qu’on veut, à qui l’on veut et où l’on veut. On ne peut pas fixer les prix librement comme on souhaite, on ne peut pas s’associer et se dissocier, se séparer de qui on veut ou de qui on ne veut pas.
Au lieu de nous protéger, donc, l’État nous a livrés, ainsi que nos biens, à la foule et à ses instincts primaires. Au lieu de nous protéger, il nous appauvrit, il détruit nos familles, nos organisations locales, nos fondations privées, nos clubs et nos associations, en les attirant tous toujours plus dans sa propre orbite.
Et en conséquence de tout cela, l’État a perverti le sens public de la justice et de la responsabilité personnelle et a engendré et attiré un nombre croissant de monstres et de monstruosités morales et économiques."
"La vision égalitaire de la gauche n’est pas seulement incompatible avec
le libertarisme. Elle est si déconnectée de la réalité qu’on doit se
demander comment on peut la prendre au sérieux. L’homme de la rue ne
croit certainement pas à l’égalité de
tous les hommes. Le simple bon sens fait obstacle à cela. Et je suis
assuré que personne parmi les vrais partisans de la doctrine égalitaire
ne croit vraiment, au fond, à ce qu’il proclame. Mais comment, alors, la
vision de gauche du monde a-t-elle pu devenir l’idéologie dominante de
notre époque? Pour un libertarien, la réponse devrait être évidente : la
doctrine égalitaire a atteint ce statut non pas parce qu’elle est
vraie, mais parce qu’elle fournit la parfaite couverture intellectuelle
qui permet le contrôle social totalitaire par une élite dirigeante."
Hans-Hermann Hoppe
dimanche 7 avril 2019
Nietzsche contre le socialisme.
"Le
socialisme est le fantastique frère cadet du despotisme presque défunt,
dont il veut recueillir l’héritage (...) Il désire une plénitude de
puissance de l’État telle que le despotisme seul ne l’a jamais eue, il
dépasse même tout ce que montre le passé, car il travaille à
l’anéantissement formel de l’individu : c’est que celui-ci lui apparaît
comme un luxe injustifiable de la nature, qui doit être par lui corrigé
en un organe utile de la communauté."
Nietzsche
Frédéric Bastiat, notre ami !
"Quel est le cri universel dans tous les rangs, dans toutes les classes ? "Tous pour chacun".
En prononçant le mot "chacun", nous pensons à nous, et ce que nous
demandons c’est de prendre une part imméritée dans le travail de tous.
En d’autres termes, nous systématisons la spoliation.
Sans doute, la spoliation naïve et directe est tellement injuste
qu’elle nous répugne ; mais, grâce à la maxime "tous pour chacun", nous
apaisons les scrupules de notre conscience. Nous plaçons
dans les autres le devoir de travailler pour nous, puis nous mettons en
nous le droit de jouir du travail des autres ; nous sommons l’État, la
loi d’imposer le prétendu devoir, de protéger le prétendu droit, et nous
arrivons à ce résultat bizarre de nous dépouiller mutuellement au nom
de la fraternité.
Nous vivons aux dépens d’autrui, et c’est à ce titre que nous nous attribuons l’héroïsme du sacrifice.
Ô bizarrerie de l’esprit humain ! Ô subtilité de la convoitise ! Ce
n’est pas assez que chacun de nous s’efforce de grossir sa part aux
dépens de celle des autres, ce n’est pas assez de vouloir profiter d’un
travail que nous n’avons pas fait, nous nous persuadons encore que par
là nous nous montrons sublimes dans la pratique du dévouement ; peu s’en
faut que nous ne comparions à Jésus-Christ, et nous nous aveuglons au
point de ne pas voir que ces sacrifices, qui nous font pleurer
d’admiration en nous contemplant nous-mêmes, nous ne les faisons pas,
mais nous les exigeons."
Bastiat
"Le peu qu’on gagne, il faut le partager avec le fisc. Pour vous
arracher le fruit de vos sueurs, ce qu’on nomme l’État vous enlace d’une
multitude d’entraves. Il intervient dans tous vos actes, il se mêle de
toutes vos transactions ; il régente votre intelligence et votre foi ;
il déplace tous les intérêts, et met chacun dans une position
artificielle et précaire ; il énerve l’activité et l’énergie
individuelle en s’emparant de la direction de toutes choses ; il fait
retomber la responsabilité des actions
sur ceux à qui elle ne revient pas, en sorte que, peu à peu, la notion
du juste et de l’injuste s’efface ; il engage la nation, par sa
diplomatie, dans toutes les querelles du monde, et puis il y fait
intervenir la marine et l’armée ; il fausse autant qu’il est en lui
l’intelligence des masses sur les questions économiques, car il a besoin
de leur faire croire que ses folles dépenses, ses injustes agressions,
ses conquêtes, ses colonies, sont pour elles une source de richesses."
Bastiat
"L'intervention de la force dans les transactions humaines est accompagnée de maux sans nombre.
L’accroissement même de cette force est déjà un premier mal ; or il est
bien évident que l’État ne peut faire des conquêtes, retenir sous sa
domination des pays lointains, détourner le cours naturel du commerce
par l’action des douanes, sans multiplier beaucoup le nombre de ses
agents.
La déviation de la force publique est un mal plus grand encore que son accroissement. Sa mission rationnelle
était de protéger toutes les libertés et toutes les propriétés, et la
voilà appliquée à violer elle-même la liberté et la propriété des
citoyens. Ainsi les gouvernements semblent prendre à tâche d’effacer des
intelligences toutes les notions et tous les principes. Dès qu’il est
admis que l’oppression et la spoliation sont légitimes pourvu qu’elles
soient légales, pourvu qu’elles ne s’exercent entre citoyens que par
l’intermédiaire de la loi ou de la force publique, on voit peu à peu
chaque classe venir demander de lui sacrifier toutes les autres."
Bastiat
"Il y a des vérités qui ne peuvent être dites qu'à l'oreille ; on ne les entend pas quand on les proclame bruyamment."
Nietzsche
mercredi 3 avril 2019
Vous avez dit mutliculturalisme?
"Contrairement au multiculturalisme en vogue à l'heure actuelle, on
peut souligner ici qu'aucune société multiculturelle — et surtout
aucune société démocratique — n'a jamais jamais fonctionné de manière
pacifique pendant très longtemps. Peter Brimelow, Alien Nation : Common
Sense About America's Immigration Disaster (New York : Random House,
1995, p. 124-27), a fourni des preuves récentes à cet égard.
En remontant dans le passé, examinons le bilan : l'Érythrée, dirigée par l'Éthiopie depuis 1952, se sépare en 1993 ; la
Tchécoslovaquie, fondée en 1918, se sépare en composantes ethniques
tchèque et slovaque en 1993 ; l'Union soviétique, se sépare en
composantes ethniques multiples en 1991, et nombre de ces composantes
sont menacées de fragmentation ethnique supplémentaire ; la Yougoslavie,
fondée en 1918, se sépare en plusieurs composantes ethniques en 1991,
et une nouvelle dissolution est toujours en cours ; Le Liban, fondé en
1920, partage effectif des chrétiens et des musulmans (sous domination
syrienne) depuis 1975 ; Chypre, indépendant depuis 1960, partage
effectif des territoires grecs et turcs en 1974 ; le Pakistan,
indépendant depuis 1947, le Bangladesh ethniquement distinct se sépare
en 1971 ; la Malaisie, indépendante depuis 1963, Singapour sous
domination chinoise est expulsée en 1965.
La liste se poursuit avec des
cas qui n'ont pas encore été résolus : l'Inde et les Sikhs et Cachemiris
; le Sri Lanka et les Tamouls ; la Turquie, l'Irak, l'Iran et les
Kurdes ; le Soudan, le Tchad et les Arabes contre les Noirs ; le Nigeria
et l'Ibos ; l'Ulster et les catholiques contre les protestants ; la
Belgique et les Flamands contre les Wallons ; l'Italie et les Tyroliens du
Sud parlant allemand ; le Canada et les Français contre l'anglais."
Hans-Hermann Hoppe
"La Loi, c’est l’organisation du Droit naturel de légitime défense" (Bastiat).
"La loi pervertie ! La loi — et à sa suite toutes les forces
collectives de la nation, — la Loi, dis-je, non seulement détournée de
son but, mais appliquée à poursuivre un but directement contraire ! La
Loi devenue l’instrument de toutes les cupidités, au lieu d’en être le
frein ! La Loi accomplissant elle-même l’iniquité qu’elle avait pour
mission de punir ! (...)
Le Droit collectif a donc son principe, sa raison d’être, sa légitimité dans le Droit individuel ; et la Force commune ne peut avoir rationnellement d’autre but, d’autre mission que les forces isolées auxquelles elle se substitue.
Ainsi, comme la Force d’un individu ne peut légitimement attenter à la
Personne, à la Liberté, à la Propriété d’un autre individu, par la même
raison la Force commune ne peut être légitimement appliquée à détruire
la Personne, la Liberté, la Propriété des individus ou des classes.
(...)
S’il est une chose évidente, c’est celle-ci : La Loi, c’est
l’organisation du Droit naturel de légitime défense ; c’est la
substitution de la force collective aux forces individuelles, pour agir
dans le cercle où celles-ci ont le droit d’agir, pour faire ce que
celles-ci ont le droit de faire, pour garantir les Personnes, les
Libertés, les Propriétés, pour maintenir chacun dans son Droit, pour
faire régner entre tous la Justice. "
Frédéric Bastiat
"Soyons de bonne humeur ! La tristesse, quelle qu'elle soit, ne trouve sa récompense ni au ciel ni sur terre !" Nietzsche.
"J'ai atteint une sorte d'état alcyonien, qui ne doit pas être
défavorable à l'émergence d'une philosophie... J'ai jeté un coup d'oeil à
ma gauche : mer bleue, plus haut une chaîne de montagnes et tout près,
quelques eucalyptus. Ciel lumineux."
Nietzsche
"Faire vivre la Venise de 1770, la ville la plus gaie, la plus aimée et la plus amoureuse du XVIIIe siècle".
Nietzsche
"Nul n’a le droit de nous imposer une façon de voir le monde. Nul ne peut moralement exiger que nous fassions le contraire de ce que nous voulons. Nul ne peut avoir la prétention de savoir mieux que nous ce que nous désirons. Il est déjà si difficile de le savoir soi-même qu’il est impossible à d’autres d’y parvenir !
À cet effet, il faut nous efforcer de trouver un axe intérieur, sentir la force intime qui émane de notre être, chercher un point d’appui en nous-mêmes, le lieu de notre conscience non altérée, détecter notre Centre et nous y relier avec constance."
Blanrue, Sécession.
mardi 2 avril 2019
lundi 1 avril 2019
L'art des "convives de pierre".
"Seul
compte, aujourd’hui, le travail de ceux qui savent se tenir sur les
lignes de crête : fermes sur les principes ; inaccessibles à tout
compromis ; indifférents devant les fièvres, les convulsions, les
superstitions et les prostitutions sur le rythme desquelles dansent les
dernières générations.
Seule compte la résistance silencieuse d’un
petit nombre, dont la présence impassible de “convives de pierre” sert à
créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles
valeurs, à construire un pôle qui, s’il n’empêchera certes pas ce monde
d’égarés et d’agités d’être ce qu’il est, permettra cependant de
transmettre à certains la sensation de la vérité – sensation qui sera
peut-être aussi le déclic de quelque crise libératrice."
Julius Evola
Hoppe et la démocratie.
"La
débâcle actuelle est elle aussi le produit des idées. Elle est le
résultat d'une acceptation massive, par l'opinion publique, de l'idée de
la démocratie. Aussi longtemps que cette adhésion est dominante, la
catastrophe est inévitable ; et il n'y aura pas d'espoir d'amélioration
même après qu'elle sera arrivée. En revanche, si on reconnaît que l'idée
démocratique est fausse et perverse —et les idées, en principe, on peut
en changer instantanément—, la catastrophe peut être évitée.
La
tâche essentielle qui attend ceux qui veulent renverser la vapeur et
empêcher la destruction complète de la civilisation est de dé-légitimer
l'idée de la démocratie, c'est-à-dire de démontrer que la démocratie est
la cause fondamentale de la situation actuelle de dé-civilisation
rampante. Dans ce but, il faut d'abord faire remarquer qu'il est
difficile de trouver beaucoup de partisans de la démocratie dans
l'histoire de la théorie politique. Presque tous les grands penseurs
n'avaient que mépris pour la démocratie. Même les Pères fondateurs de la
Constitution américaine, que l'on considère aujourd'hui —à tort— comme
des défenseurs de la démocratie, y étaient strictement opposés. Sans
aucune exception, ils étaient d'accord avec Aristote pour reconnaître
que la démocratie n'est rien d'autre que le règne de la canaille. Ils
entretenaient plutôt, comme Jefferson, l'idée d'une "aristocratie
naturelle" dont ils pensaient faire partie, et prônaient en conséquence
une république aristocratique.
Même parmi le petit nombre de
défenseurs théoriques de la démocratie dans l'histoire de la pensée
politique, comme Rousseau, il est presque impossible de trouver qui que
ce soit pour prôner la démocratie ailleurs que dans de toutes petites
communautés. En fait, dans les villages et dans les villes où tout le
monde connaît personnellement tous les autres, pratiquement personne ne
peut manquer d'admettre que la position des "possédants" a forcément
quelque chose à voir avec des capacités supérieures, de même que la
situation des "déshérités" est liée à une infériorité, à des déficiences
personnelles. Dans ces conditions-là, il est beaucoup plus difficile de
faire passer l'idée de piller les autres et leur propriété à des fins
personnelles. A l'inverse marqué, dans de vastes territoires comprenant
des millions voire des centaines de millions de personnes, où les
candidats au pillage ne connaissent pas leurs victimes et vice-versa, le
désir humain de s'enrichir aux dépens des autres n'est plus soumis à
aucune gêne.
Plus important encore, il faut souligner que la
démocratie est immorale en plus d'être anti-économique. Pour ce qui est
du statut moral de la règle majoritaire, il faut faire remarquer qu'elle
permet que Dupond et Durand s'acoquinent pour voler Duschmolle ; de
même, que Duschmolle et Dupond s'entendent pour voler Durand, et encore
que Durand et Duschmolle complotent contre Dupond. Ce n'est pas de la
"justice", mais une infamie, et bien loin de traiter avec respect les
démocrates et la démocratie, il faudrait les juger avec mépris et les
bafouer pour leur escroquerie intellectuelle et morale.
En ce qui
concerne les propriétés économiques de la démocratie, il faut rappeler
sans relâche que ce n'est pas la démocratie mais la propriété privée, la
production et l'échange volontaire qui sont les véritables sources de
la civilisation et de la prospérité humaines."
samedi 30 mars 2019
"La France maçonnique" de Blanrue gratuite sur Youtube !
"La France maçonnique", reportage de grande qualité que Blanrue a réalisé avec le journaliste indépendant
Julien Teil en 2015, édité en DVD, est désormais disponible
en version intégrale
et gratuite sur Youtube !
On a accusé Blanrue d'être un pro-maçon forcené, un maçon sans tablier, voire un maçon initié (les complotistes habituels) mais aussi d'être un anti-maçon primaire (voir Wikipédia, la fiche de police politique officielle erronée, mensongère et tronquée pour qui Blanrue est le diable en personne sur à peu près tous les sujets).
À vous de vous forger une idée sur la question. Ecce homo !
jeudi 28 mars 2019
"SÉCESSION", un livre radical pour les esprits libres !
"Le
socialisme c’est l’arbitraire, l’immoralité et l’injustice. Et la
droite, quand elle copie-colle son programme alors qu’elle s’est fait
élire sur un programme défendant des valeurs de liberté et de propriété,
est pis encore que le socialisme, car, par surcroît, elle a trompé ses
électeurs pour s’emparer du pouvoir.
La différence entre la droite des libertés et la gauche étatiste, toutefois, c’est que le socialisme, et toute la gauche par extension, sont fondées sur la jalousie, l’envie, l’aigreur, l’amertume, la frustration, la haine envers tout ce qui est fort et en bonne santé (d’où l’égalitarisme), et le ressentiment. C’est un courant idéologique animé par un désir de vengeance."
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
La différence entre la droite des libertés et la gauche étatiste, toutefois, c’est que le socialisme, et toute la gauche par extension, sont fondées sur la jalousie, l’envie, l’aigreur, l’amertume, la frustration, la haine envers tout ce qui est fort et en bonne santé (d’où l’égalitarisme), et le ressentiment. C’est un courant idéologique animé par un désir de vengeance."
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
"L’ego est un phénomène préjudiciable dans la perspective où il se
clôt sur lui-même ; dans le cas nocif où l’individu s’attache par trop
aux choses terrestres au point d’oublier qu’il est l’heureux possesseur
d’une conscience l’incitant à voir les choses « d’en-haut » ; lorsque
l’homme devient prisonnier de ses projections, qu’il est hypnotisé par
ses chimères et s’apprête, par manque de discernement, à passer sa vie à
côté de la plaque.
Mais l’ego devient avantageux, utile, constructif, positif, si on l’emploie pour aller au-delà de sa petite condition. Pour se transcender sont nécessaires une individualité constituée et la formation d’un être sachant ce qu’il fait et où il va. Se dompter, soigner ses maux, résister aux propagandes diverses, s’extraire de la masse amorphe sont des aspirations qui requièrent de solides fondations.
Ce n’est pas sauver son âme, sous prétexte de lutter contre le vilain ego, que de rabâcher ce que tout le monde dit et décider de mourir sans savoir ce que signifie exister !"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
Mais l’ego devient avantageux, utile, constructif, positif, si on l’emploie pour aller au-delà de sa petite condition. Pour se transcender sont nécessaires une individualité constituée et la formation d’un être sachant ce qu’il fait et où il va. Se dompter, soigner ses maux, résister aux propagandes diverses, s’extraire de la masse amorphe sont des aspirations qui requièrent de solides fondations.
Ce n’est pas sauver son âme, sous prétexte de lutter contre le vilain ego, que de rabâcher ce que tout le monde dit et décider de mourir sans savoir ce que signifie exister !"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
"Pour rebâtir, faire du neuf, édifier un « nouveau moyen-âge » - en
voilà une bonne idée, en voici un bon nouveau début ! -, il ne faut pas
nous raidir sur des positions fixes et rêver, dans nos fièvres
cérébrales, d'un passé disparu à jamais dans la nuit des temps, digéré
pour l’éternité. Il faut faire preuve d’un peu de folie et de courage à
l’antique, c’est-à-dire oser sacrifier des passions qui nous
empoisonnent l’esprit, comme l'idée de « France éternelle », la France-déesse, ce fumeux mythe gaulliste de la grandeur qui rend aussi andouilles qu’orgueilleux les fétichistes du tricolore.
Il faut tenter une opération chirurgicale extrême, un traitement de choc sur nous-mêmes - mais pas sur la France dans son cadre actuel. Surtout ne pas sauver cette France finissante, en phase terminale, en soins palliatifs dans son hospice, officiellement vivante, officieusement décédée.
Non, j’évoque un choc pour extraire de nos cerveaux décaféinés les pensées qui font prendre une fausse route aux derniers Français de qualité, ceux que nous aimons et qui le méritent. Ce traitement doit nous faire adopter l’idée de sécession (individuelle et collective), la seule sortie de crise qu’il soit possible d’envisager selon les forces en présence et la réalité du terrain.
Pensons comme Carl von Clausewitz, soyons rusés et fins stratèges : « Quand la supériorité absolue n’est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative sur un point décisif » !
Le « point décisif » c’est nous, c’est l’individu. Un être social, certes, cet individu, mais qui, pour partager son eau, doit déjà en avoir dans son verre. « Donnez-moi un point d’appui et un levier, et je soulèverai la Terre. », disait Archimède. Sécession individuelle ! C’est l’avenir, le seul envisageable si l’on veut redevenir des êtres libres, pouvant exercer librement la raison dont ils sont pourvus.
Il s’agit de comprendre, comme Julius Evola, que « l'homme qui, dans une époque de dissolution, est laissé à lui-même doit faire la preuve de sa force. Il faut, en contrepartie, être à soi-même son centre ou faire en sorte de le devenir. »"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
Il faut tenter une opération chirurgicale extrême, un traitement de choc sur nous-mêmes - mais pas sur la France dans son cadre actuel. Surtout ne pas sauver cette France finissante, en phase terminale, en soins palliatifs dans son hospice, officiellement vivante, officieusement décédée.
Non, j’évoque un choc pour extraire de nos cerveaux décaféinés les pensées qui font prendre une fausse route aux derniers Français de qualité, ceux que nous aimons et qui le méritent. Ce traitement doit nous faire adopter l’idée de sécession (individuelle et collective), la seule sortie de crise qu’il soit possible d’envisager selon les forces en présence et la réalité du terrain.
Pensons comme Carl von Clausewitz, soyons rusés et fins stratèges : « Quand la supériorité absolue n’est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative sur un point décisif » !
Le « point décisif » c’est nous, c’est l’individu. Un être social, certes, cet individu, mais qui, pour partager son eau, doit déjà en avoir dans son verre. « Donnez-moi un point d’appui et un levier, et je soulèverai la Terre. », disait Archimède. Sécession individuelle ! C’est l’avenir, le seul envisageable si l’on veut redevenir des êtres libres, pouvant exercer librement la raison dont ils sont pourvus.
Il s’agit de comprendre, comme Julius Evola, que « l'homme qui, dans une époque de dissolution, est laissé à lui-même doit faire la preuve de sa force. Il faut, en contrepartie, être à soi-même son centre ou faire en sorte de le devenir. »"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
COMMANDEZ "SÉCESSION" ICI !
samedi 23 mars 2019
L'État contre l'individu.
"La raison pour laquelle on entre dans une société politique, c'est
de conserver ses biens propres ; et la fin pour laquelle on choisit et
revêt de l'autorité législative certaines personnes, c'est d'avoir des
lois et des règlements qui protègent et conservent ce qui appartient en
propre à toute la société, et qui limitent le pouvoir et tempèrent la
domination de chaque membre de l'État.
Toutes les fois donc que la puissance législative violera cette règle fondamentale de la
société, et, soit par ambition, ou par crainte, ou par folie, ou par
dérèglement et par corruption, tâchera de se mettre, ou de mettre
d'autres, en possession d'un pouvoir absolu sur les vies, sur les
libertés, et sur les biens du peuple, par cette brèche qu'elle fera à
son crédit et à la confiance qu'on avait prise en elle, elle perdra
entièrement le pouvoir que le peuple lui avait remis pour des fins
directement opposées à celles qu'elle s'est proposées, et il est dévolu
au peuple qui a droit de reprendre sa liberté originaire, et par
l'établissement d'une nouvelle autorité législative, telle qu'il jugera à
propos, de pourvoir à sa propre conservation, et à sa propre sûreté,
qui est la fin qu'on se propose quand on forme une société politique."
John Locke
"Les citoyens possèdent des droits individuels indépendants de toute autorité sociale ou politique, et toute autorité qui viole ces droits devient illégitime... Aucune autorité ne peut porter atteinte à ces droits, sans déchirer son propre titre."
Benjamin Constant
"Le
citoyen doit-il, même un instant, ou à un faible degré, abandonner sa
conscience au législateur ? Si c'est le cas, pourquoi chaque humain
aurait-il une conscience propre ? Je pense que nous devons d'abord être
des hommes, et ensuite des administrés."
Henry Thoreau
"Plus l'État croît, plus la liberté fond. Plus l'État fond, plus la liberté croît. Principe de sécession individuelle : faites ce que vous voulez, mais sans moi, sans mon argent, sans ma caution morale.
C'est ce minimum vital dont il faut s'emparer sans attendre notre reste pour vivre notre existence et non celle que les autres veulent nous faire mener.
C'est ce minimum vital dont il faut s'emparer sans attendre notre reste pour vivre notre existence et non celle que les autres veulent nous faire mener.
On ne croit plus en Dieu, mais en l'État. Et en la politique. Le summum
de la crétinisation : l'athée militant qui croit au programme d'un parti
politique et colle les affiches d'un candidat."
Paul-Éric Blanrue
vendredi 22 mars 2019
L'homme différencié.
"Vu la dégradation générale, il est temps de nous réapproprier notre
puissance d’homme confisquée par les forces d’anéantissement. Les
particularités culturelles, les richesses nationales, régionales,
individuelles et naturelles peuvent être nos armes, servons-nous en
comme le font les Corses, les Écossais, les Catalans, les partisans du
Brexit et du Frexit. Nous devons nous préoccuper de faire jaillir des
styles nouveaux, des concepts baroques, d’instiller des idées réactives,
de dynamiter les formes étroites dans lesquelles on veut nous faire
entrer de force. Nous devons vouloir intensifier infiniment la
différenciation de l’humanité dans le sens de l’enrichissement et de la
diversification de la vie spirituelle, des courants, des aspirations et
des nuances idéologiques. Que chacun découvre sa différence et qu’il
l’accentue ! C’est un chemin périlleux mais réjouissant."
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir (Fiat Lux, 2018)
"Qui,
autrefois, se préoccupait de notre nourriture, de nos habitudes de
consommation, de nos pratiques sexuelles, de nos habitudes de penser,
des journaux que nous lisions ? Les églises et les religieux de tous
bords. Qui, aujourd'hui, se préoccupe de savoir si on fait l'amour avec
un préservatif ou non, si on fume ou non, si on mange des graisses
saturées ou non, si on a bien appris à se laver les dents, si on a bien
mis sa ceinture de sécurité en voiture, si on n'a pas trop bu d'alcool,
si on ne lit pas des livres interdits comme les ouvrages qui font
l'éloge de la fraude fiscale ou du suicide ? L'État et les experts de la
santé publique. Un point commun existe entre eux, les religieux et les
hommes de l'État : leur désir de s'approprier nos corps et nos esprits."
Bertrand Lemennicier.
" « Celui qui est le maître de ses pensées est plus grand que celui
qui est le maître du monde » (Bouddha)... Qu’est-ce qui peut faire
contrepoids aux pensées ? La conscience lucide.
La lecture de
journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous
prétexte d’être « informés » mais en fait par pure curiosité et pour
vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets... Ces longs
bavardages dans lesquels vous vous complaisez nourrissent des pensées
non conformes à la vérité et ne vous
aident en rien à assumer les nécessités de la vie. Le monde moderne avec
le type d’études que nous faisons, avec la presse et la télévision,
avec les querelles politiques de la démocratie, l’ébranlement de la
famille, les stress, les nuisances, ce monde moderne antispirituel est
proprement destructeur de notre être."
mercredi 20 mars 2019
Vive le droit naturel, c'est la vraie subversion !
"Si
la justice n'est pas un principe naturel, alors elle n'est pas un
principe. Si elle n'est pas un principe naturel, alors il n'existe pas
de justice. Si elle n'est pas un principe naturel, tout ce que les
hommes ont dit ou écrit sur elle, depuis des millénaires, a été dit et
écrit sur ce qui n'avait pas d'existence. Si elle n'est pas un principe
naturel, alors toutes les demandes de justice qui ont jamais été
entendues, toutes les luttes pour la justice auxquelles nous avons
jamais assisté, ont été des demandes et des luttes pour une simple
fantaisie, un égarement de l'imagination, et non pas pour une réalité.
Si la justice n'est pas un principe naturel, alors il n'y a pas d'injustice; et tous les crimes dont le monde a été le théâtre, n'ont pas été des crimes du tout; mais seulement de simples évènements, comme la pluie qui tombe, ou le soleil qui se couche; des évènements dont les victimes n'ont pas plus de raison de se plaindre qu'elles n'en ont de se plaindre des ruisseaux qui courent, ou de la végétation qui pousse.
Si la justice n'est pas un principe naturel, les (soi-disants) gouvernements n'ont pas plus de droit ou de raison d'en prendre connaissance, ou de prétendre ou de déclarer en prendre connaissance, qu'ils n'en ont de prendre connaissance, ou de prétendre ou déclarer prendre connaissance, de toute autre non-entité; et toutes les prétentions d'établir la justice, ou de maintenir la justice, ou de récompenser la justice, sont simplement les divagations de fous, ou les fraudes d'imposteurs.
Mais si la justice est un principe naturel, alors elle est nécessairement un principe immuable; et ne peut pas plus être changée – par toute puissance inférieure à celle qui l'a établie – que ne peut être changée la loi de la gravitation, les lois de la lumière, les principes des mathématiques, ou toute loi ou principe naturel que ce soit; et toutes les tentatives ou prétentions, de la part de tout homme ou corps d'hommes – qu'ils s'appellent gouvernements, ou autre – de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements, en lieu et place de la justice, comme une règle de conduite pour tout être humain, sont autant une absurdité, une usurpation et une tyrannie, que le seraient leurs tentatives de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements en lieu et place de toutes les lois physiques, mentales et morales de l'univers."
Si la justice n'est pas un principe naturel, alors il n'y a pas d'injustice; et tous les crimes dont le monde a été le théâtre, n'ont pas été des crimes du tout; mais seulement de simples évènements, comme la pluie qui tombe, ou le soleil qui se couche; des évènements dont les victimes n'ont pas plus de raison de se plaindre qu'elles n'en ont de se plaindre des ruisseaux qui courent, ou de la végétation qui pousse.
Si la justice n'est pas un principe naturel, les (soi-disants) gouvernements n'ont pas plus de droit ou de raison d'en prendre connaissance, ou de prétendre ou de déclarer en prendre connaissance, qu'ils n'en ont de prendre connaissance, ou de prétendre ou déclarer prendre connaissance, de toute autre non-entité; et toutes les prétentions d'établir la justice, ou de maintenir la justice, ou de récompenser la justice, sont simplement les divagations de fous, ou les fraudes d'imposteurs.
Mais si la justice est un principe naturel, alors elle est nécessairement un principe immuable; et ne peut pas plus être changée – par toute puissance inférieure à celle qui l'a établie – que ne peut être changée la loi de la gravitation, les lois de la lumière, les principes des mathématiques, ou toute loi ou principe naturel que ce soit; et toutes les tentatives ou prétentions, de la part de tout homme ou corps d'hommes – qu'ils s'appellent gouvernements, ou autre – de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements, en lieu et place de la justice, comme une règle de conduite pour tout être humain, sont autant une absurdité, une usurpation et une tyrannie, que le seraient leurs tentatives de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements en lieu et place de toutes les lois physiques, mentales et morales de l'univers."
Lysander Spooner
![]() |
| Spooner |
"Le droit naturel est la volonté de puissance domptée de manière à vivre dans une société apaisée."
Blanrue, Sécession.
dimanche 17 mars 2019
Flaubert avec nous !
"Je
n’ai de sympathie pour aucun parti politique ou pour mieux dire je les
exècre tous, parce qu’ils me semblent également bornés, faux, puérils,
s’attaquant à l’éphémère, sans vues d’ensemble et ne s’élevant jamais
au-dessus de l’utile. J’ai en haine tout despotisme. Je suis un libéral
enragé. C’est pourquoi le socialisme me semble une horreur pédantesque
qui sera la mort de tout art et de toute moralité."
"Le rêve du socialisme, n'est-ce pas de pouvoir faire asseoir l'humanité, monstrueuse d'obésité, dans une niche toute peinte en jaune, comme dans les gares de chemin de fer, et qu'elle soit là à se dandiner sur ses couilles, ivre, béate, les yeux clos, digérant son déjeuner, attendant le dîner et faisant sous elle ? Ah ! je ne crèverai pas sans lui avoir craché à la figure de toute la force de mon gosier."
"Le suffrage universel tel qu’il existe est plus stupide que le droit divin. Vous en verrez de
belles si on le laisse vivre ! La masse, le nombre, est toujours idiot.
Je n’ai pas beaucoup de convictions. Mais j’ai celle-là, fortement.
Cependant il faut respecter la masse si inepte qu’elle soit, parce
qu’elle contient les germes d’une fécondité incalculable. Donnez-lui la
liberté mais non le pouvoir."
"La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, exactement comme le Socialisme."
Gustave Flaubert
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