BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE
samedi 22 août 2015
"Thalys" : le rassemblement Bleu Marines.
- Après le 6 juin 1944, les militaires américains sauvent une nouvelle
fois la France du péril étranger. Et cette fois, ils n'étaient que deux !
- La sécurité des trains français est désormais sous-traitée par l'armée américaine. C'est la crise, les amis !
- Il faut saluer le comportement exemplaire des Marines, qui, pour une
fois, après une victoire, n'ont violé personne (à ma connaissance).
- Qu'aurait fait Florian Philippot s'il avait été dans le Thalys?
1° il n'aurait écouté que son courage et serait entré dans la cabine du terroriste, au risque de se faire violer ?
2° il aurait appelé Gilles-William Goldnadel pour savoir si c'était prévu ?
3° il aurait envoyé un communiqué de presse disant que sans les déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz, le FN serait déjà au pouvoir et que de telles choses n'arriveraient plus ?
4° il se serait planqué sous son siège en attendant le retour de Londres du général de Gaulle ?
À vous de jouer !
1° il n'aurait écouté que son courage et serait entré dans la cabine du terroriste, au risque de se faire violer ?
2° il aurait appelé Gilles-William Goldnadel pour savoir si c'était prévu ?
3° il aurait envoyé un communiqué de presse disant que sans les déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz, le FN serait déjà au pouvoir et que de telles choses n'arriveraient plus ?
4° il se serait planqué sous son siège en attendant le retour de Londres du général de Gaulle ?
À vous de jouer !
jeudi 20 août 2015
Jean-Marie Le Pen exclu.
Voici Jean-Marie Le Pen exclu du FN.
Il n'est plus membre du parti qu'il a fondé.
Trois remarques :
1° Le FN d'antan est mort et bien mort, et ses chefs actuels sont des félons ;
2° C'est ce qu'il se passe, cher Jean-Marie, quand on confond le front national avec le front familial, et qu'on préfère sa fille aux gens de talents par égoïsme mal placé ;
3° Malgré ce recentrage honteux, cet aplatissement vil devant le système, Marine Le Pen ne gagnera pas la Présidentielle de 2017. Et ce sera tant mieux !
1° Le FN d'antan est mort et bien mort, et ses chefs actuels sont des félons ;
2° C'est ce qu'il se passe, cher Jean-Marie, quand on confond le front national avec le front familial, et qu'on préfère sa fille aux gens de talents par égoïsme mal placé ;
3° Malgré ce recentrage honteux, cet aplatissement vil devant le système, Marine Le Pen ne gagnera pas la Présidentielle de 2017. Et ce sera tant mieux !
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mercredi 19 août 2015
Mort d'un ami : Emmanuel Ratier (1957-2015).
J'apprends avec une infinie tristesse le décès d'un très proche ami, le journaliste Emmanuel Ratier,
successeur d'Henry Coston, éditeur, auteur, directeur de la librairie
Facta de nombreuses fois vandalisée par des antifas. Il était l'un des
meilleurs spécialistes français des sociétés occultes. Je venais tout
juste de l'interviewer pour le documentaire sur la franc-maçonnerie que
je réalise avec Julien Teil. Notre dernier échange privé date d'il y a
quelques jours. Après un déménagement, il venait de m'annoncer qu'il
partait en vacances. Je le connaissais depuis plus de 30 ans... Il était
irremplaçable et ne sera pas remplacé dans le rôle qui était le sien. Il
avait 57 ans. C'est jeune, trop jeune. Je pense très fort à sa femme, à ses jeunes
filles et à sa famille, à qui j'adresse mes plus sincères condoléances.
Paul-Éric Blanrue
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| En pèlerinage sur la tombe de Céline à Meudon, le 1er juillet 2011 |
mardi 18 août 2015
Reprise des activités : QUE FAIRE ?
Nous en étions restés à ce stade : la conclusion du livre prophétique de Paul-Éric Blanrue sur l'évolution sioniste du FN, Jean-Marie, Marine et les juifs (Oser dire, septembre 2014), étouffé, censuré par à peu près toute la pseudo-dissidence pour les raisons que chacun peut s'imaginer.
Il est temps de relire cette conclusion en entier et d'en peser les termes un par un, car des choses importantes se préparent et l'on peut en trouver l'annonce à l'état latent.
La voici, pour la première fois publiée en intégralité sur le Net, à l'initiative de son auteur, M. Blanrue, que nous tenons à remercier vivement.
Le Clan Des Vénitiens.
CONCLUSION POUR
UNE AUTRE FOIS
« Par chance je suis dépourvu de toute ambition politique
ou sociale, en sorte que je n’ai à craindre aucun danger de ce côté-là, rien
qui me retienne, rien qui me force à des transactions et à des ménagements ;
bref j’ai le droit de dire tout haut ce que je pense, et je veux une bonne fois
tenter l’épreuve qui fera voir jusqu’à quel point nos semblables, si fiers de
leur liberté de pensée, supportent de libres pensées »
(lettre de
Friedrich Nietzsche à Malwida von Meysenbug, 25 octobre 1874)
Ce livre n’a pas
été écrit pour prendre la défense du parti politique de la famille Le
Pen, le Front national, et non plus pour blâmer celui-ci et ses dirigeants mais
plutôt pour exposer des faits qui, selon les saisons, sont tour à tour à leur
avantage et à leur désavantage. À la fin, une ligne se dessine dont seul
l’avenir nous dira si elle est droite ou courbe.
Je ne cacherai
pas mon peu d’optimisme pour la France quant à ce que les analystes nomment le « court terme ». Le poids de l’histoire sur les habitudes des gens
est énorme ; la capacité qu’ont les lobbies et officines de prendre le contrôle
des cerveaux pour instiller le doute, la peur, le désespoir, bref d’entretenir
une disposition cafardeuse à la
collaboration est proprement sidérante ; la capacité de résistance des êtres
humains sur ce plan est faible, et celle des politiciens quasi-nulle quand il
est question de choisir entre la défense d’un idéal et la sauvegarde d’un siège
et de prébendes.
« Pour qui
voter ? », me demande-t-on parfois. Je ne vote pas. Bien qu’ayant été
l’un des premiers à dénoncer la vassalité de Nicolas Sarkozy à l’égard d’Israël
et de ses groupes de pression, j’ai la conscience suffisamment en éveil pour ne pas
m’être jeté dans les bras de François Hollande en 2012. La politique telle qu’elle
nous est imposée par les vieilles barbes et les tyranneaux
impotents qui nous gouvernent ne débouche sur rien qui puisse dans l’immédiat
sortir notre société du coma dans lequel elle a sombré depuis beau temps. Les
Diafoirus qui se penchent sur son cas ont chacun leur idée géniale pour
l’extraire de cet état végétatif chronique qu’on appelle depuis les années
soixante-dix « la Crise » (un mot
qui vient du grec krisis,
jugement), mais nul n’a
pour l’instant trouvé même le début d’une thérapie appropriée.
Nous vivons au temps de l’esbroufe. La démocratie
qu’on nous vend est le royaume du faux-semblant, un jeu de dupes destiné à
détourner les hommes et les femmes de leurs véritables priorités. Dans une
interview donnée au Spiegel et parue peu
après sa mort en 1976, Martin Heidegger disait : « C’est pour moi
aujourd’hui une question décisive de savoir comment on peut faire correspondre
en général un système politique à l’âge de la technique et quel système ce
pourrait être. Je ne sais pas de réponse à cette question. Je ne suis pas
persuadé que ce soit la démocratie. »
Comment ne pas partager son observation lucide ?
Alors, que faire ? Pour ma part, je m’applique à
réaliser dans la vie quotidienne des actes de résistance à ma façon plutôt que
d’attendre, les doigts de pieds en éventail, que l’État m’attribue le droit de
penser et d’agir à ma guise. « La liberté ne se donne pas, elle se prend !
», s’écriait Henri Lacordaire (en 1830). Ce n’est pas un programme politique,
mais c’est ainsi que je conçois une existence qui peut être noble durant la fin de ce cycle historique, tant est loin la
possibilité d’un nouveau Regnum. Je
n’accorde aucun crédit aux partis, mouvements ou associations militantes, car
ils tiennent tous en bride les initiatives originales et fécondes. C’est seulement au sein de structures fraternelles,
de sociétés d’amis dénuées de « ligne de parti », que la personnalité des réfractaires a des
chances de se développer et qu’un authentique souffle de rébellion peut
persister et s’affirmer. Il faut « être autant que
possible nos propres rois et fonder de petits États expérimentaux », écrivait Nietzsche, qui ajoutait, sachant de quoi
il parlait : « Nous sommes des
expériences : soyons-le de bon gré ».
Quand, dans Fable de Venise, un membre de la Grande
Loge d’Italie demande à Corto Maltese s’il est franc-maçon, le héros de Pratt
lui répond : « Non, je suis
simplement franc marin ». Franc,
c’est-à-dire libre de toute inféodation. C’est ce qu’il faut tendre à devenir :
un franc marin, un franc historien, un franc citoyen, un franc scientifique, un
franc artiste !
Depuis mon
adolescence j’ai vécu des expériences baroques dans les milieux les plus
divers. À 14 ans, désireux de m’engager pour la res publica, je suis entré dans le parti de Jacques Chirac, le RPR ; cela ne me rajeunit pas. Au milieu des
années quatre-vingt, j’ai adhéré ensuite au Front national, au temps des
« alliances » et de ses premiers tourments
médiatico-politiques. Je voulais voir de quoi il retournait. J’ai vu. C’était gratiné. Dès l’âge de 20 ans, j’avais pour l’essentiel compris comment
la machine à décerveler fonctionnait et ce que la
démocratie telle qu’elle est conçue nous interdisait.
Alors, ouvrant
mon champ d’action, j’ai participé à des « opérations spéciales », parfois clandestines, en compagnie d’anarchistes,
de gaullistes, de communistes, de nationalistes, de royalistes. Avec certains camarades, j’ai fondé en
1993 le Cercle zététique, destiné à contribuer à la formation d’une
appropriation critique du savoir humain tandis que le pays était enclin à tomber dans les
rets de fausses spiritualités (les fruits pourris de l’« âge parodique » dénoncé
par René Guénon) et se trouvait en proie à la dérive
conceptuelle post-moderniste. Au bout de dix ans, l’aventure m’a paru suffire bien qu’elle fût
riche d’enseignements. Surtout, elle m’a convaincu d’agir autrement.
Mon « équation personnelle » m’a
toujours porté à promouvoir le principe
de souveraineté, dans tous les domaines : artistique, historique,
politique, religieux. Ce principe d’affirmation de l’homme différencié,
singulier, allergique aux étiquettes, s’oppose à la morale grégaire des
culs-bénis et à l’effrayante uniformisation du monde. Anarchiste ?
Peut-être, mais pas tant qu’il y paraît. Il s’agit d’abord, comme nous y
engageait Pindare, de se donner les moyens de devenir ce que l’on est, quel que
soit le prix à payer. Ce que je préconise pour réaliser ce « saut
qualitatif » volontiers romanesque se
rapproche de la devise de Gabriele d’Annunzio : Memento audere semper,
« Souviens-toi de toujours
oser ! » L’abandon est interdit. On doit vivre en
professionnel de l’existence, en commençant par étudier de près la logique de la
guerre
chère à Guy Debord ; et le jeu fait partie du métier.
Quand bien même
je ne crois pas aux institutions, en voie de putréfaction avancée, je crois
néanmoins aux ruses de l’histoire comme Hegel croyait à celle de la raison et
me plais à envisager que, dans la mesure où « les pensées qui mènent le monde arrivent sur des
ailes de colombes » (Nietzsche), il existe un courant caché, souterrain, qui, un
jour lointain, par une faveur spéciale de la Providence, jaillira en
surface pour aboutir à quelque glorieux résultat.
Pour le moment,
nul n’est en état de situer sous quelle portion de terre bénie coule ce petit
ruisseau qui fera de grandes rivières. N’importe. De moins en moins
de gens croient que le film de propagande qu’on leur projette au journal de 20 heures représente
la réalité ; beaucoup déjà ont compris l’énormité du mensonge officiel
prédominant et savent que le pouvoir réel de décision se dissimule au-delà
des images et des apparences, dans un grand théâtre d’ombres. Pour repartir sur des bases saines, il faudrait que
les Français fussent capables de dynamiter au moins deux cents ans d’histoire
afin de cerner les origines du mal.
Faire table
rase : après tout, pourquoi pas ? « Ce qui doit
tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser »
(Nietzsche, toujours). Partant,
n’oublions pas l’ultime avertissement de Heidegger : « Seulement un Dieu peut encore nous sauver. » On a beaucoup répété cette formule du plus grand philosophe du siècle dernier sans en prendre
suffisamment la mesure ni en saisir le sens. Face à l’abîme et à la bêtise
au front de taureau (« Il n’y a pas d’autre ennemi », disait
Gustave
Flaubert), c’est de
l’esprit, du Verbe, que peut provenir la solution espérée ; non des urnes ni
d’une vaine agitation virtuelle (ô inepte Facebook, tombeau des
paroles en l’air !) ou du militantisme politique à œillères. C’est soi-même
qu’il faut commencer par transformer en apprenant à devenir, comme tout bon
Vénitien qui se respecte, sérénissime et sauvage !
À l’ombre de
Venise, le 15 août 2014.
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| BIENTÔT, LES VOIX VONT ENFIN REPRENDRE LEUR LIBERTÉ ! |
mardi 14 juillet 2015
Anti-terroriste, le 14-Juillet ?
L'esprit de la République française : plus de 200 ans avant Daesh, le 14
juillet 1789, la tête du gouverneur de la Bastille, le marquis de
Launay, est promenée dans la capitale au haut d'une pique. Il a été
lynché puis décapité à la hache place de Grève par un boucher citoyen,
après avoir ouvert les portes de sa prison en signe de paix. S'y
trouvaient 4 faux-monnayeurs, un fou, un père incestueux et un type
ayant tenté d'assassiner Louis XV. La destruction de l'édifice était prévue
par Louis XVI. Le but des quelque 600 émeutiers : y trouver des
munitions. La scène vue par Chateaubriand dans ses Mémoires
d’Outre-Tombe : "Le 14 juillet, prise de la Bastille. J'assistai, comme
spectateur, à cet assaut contre quelques invalides et un timide
gouverneur : si l'on eût tenu les portes fermées, jamais le peuple ne
fût entré dans la forteresse. Je vis tirer deux ou trois coups de canon,
non par les invalides, mais par des gardes-françaises, déjà montés sur
les tours. De Launay, arraché de sa cachette, après avoir subi mille
outrages, est assommé sur les marches de l'Hôtel de ville ; le prévôt
des marchands, Flesselles, a la tête cassée d'un coup de pistolet :
c'est ce spectacle que des béats sans cœur trouvaient si beau. Au milieu
de ces meurtres, on se livrait à des orgies, comme dans les troubles de
Rome, sous Othon et Vitellius. On promenait dans des fiacres les
vainqueurs de la Bastille, ivrognes heureux, déclarés conquérants au
cabaret ; des prostituées et des sans-culottes commençaient à régner, et
leur faisaient escorte. Les passants se découvraient avec le respect de
la peur, devant ces héros, dont quelques-uns moururent de fatigue au
milieu de leur triomphe. Les clefs de la Bastille se multiplièrent ; on
en envoya à tous les niais d'importance dans les quatre parties du
monde. Que de fois j'ai manqué ma fortune ! Si, moi, spectateur, je me
fusse inscrit sur le registre des vainqueurs, j'aurais une pension
aujourd'hui."
Paul-Éric Blanrue
Paul-Éric Blanrue
dimanche 21 juin 2015
samedi 20 juin 2015
Saisir le temps est-il impossible ? Venise, près du Pont du Rialto, 21:12, ce soir. Humez, scrutez, reniflez, emplissez-vous des couleurs de ce moment unique - unique donc éternel ! Vous y êtes.... Presque... Le soleil va bientôt se coucher, il luit tout au bout des Zattere, faiblit doucement, darde ses derniers feux, volez-lui un ou deux rayons, rien que pour vous, avec les couleurs associées !... Et cachez-les dans votre Mémoire !
Où en sommes-nous avec zazen ?
Dans notre monde tumultueux qui s'accroche à la grosse aiguille d'une montre qui ne donne plus l'heure mais aboie des ordres, qui se souvient encore du passage sur terre de Taisen Deshimaru (1914-1982), l'introducteur en Occident du bouddhisme zen ?
Fût un temps, à Paris, ce digne Japonais de l'école Sōtō était une véritable icône. Maître vivant dépositaire d'une doctrine ancestrale, il s'était fait son trou et fut suivi d'un aréopage mêlant ardents zélateurs, honnêtes chercheurs de vérité, saints en herbe, moines en devenir, mais aussi bobos barjots, pisseuses en mal d'orgasme spirituel et dépressives chroniques. L'époque était au dépaysement. Les valeurs nationales étaient dévaluées. On cherchait l'enracinement ailleurs, au Pays du Soleil Levant que Little Boy avait scarifié mais pas tué, pour oublier le passé récent, repartir à zéro, arracher de la mémoire la plus longue des informations pouvant servir au temps présent, saturé de matérialisme et avide de spiritualité authentique, sans les dogmes échevelés qui ne convainquaient plus personne.
Durant quelques années où les optimistes crurent tout possible, même la "zenification" de la nouvelle Europe, les disciples de Deshimaru s'en allèrent fréquenter avec assiduité ses dojos sis dans la capitale et de nombreuses grandes villes de France et à l'étranger, où l'on faisait zazen avec un rare sérieux, comme si l'on enjambait les siècles pour aller se baigner dans les larmes de sang des soldats de l'Empereur et respirer à pleins poumons la sueur des samouraïs ; certains, pour faire plus chic, choisissaient de ne plus se nourrir qu'en suivant les lois de la macrobiotique, afin d'avoir le total look et d'être plus royaliste que le roi.
Comme toutes les traditions venues d'ailleurs, mal comprises, récupérés par de vils exploiteurs au détriment du message original, l'enseignement de Deshimaru fut en partie phagocyté par la société consumériste songeant au tristement célèbre "développement personnel" lequel n'est que le moyen le plus sordide d'utiliser des techniques traditionnelles ayant démontré leur efficacité afin d'obtenir une meilleure productivité au sein de l'entreprise (c'est ce que les Évangiles nomment : "donner des perles aux pourceaux"). Alors que le mot d'ordre de Taisen était le "lâcher prise", on chercha à l'intégrer dans une société dont il ne tentait que de sauver les hommes ("ceux qui ne clignent pas de l'oeil"); lui, au contraire, faisait l'apologie d'un modèle austère, mais non ascétique, de société se tenant à égale distance du socialisme et du capitalisme lesquels avaient tous deux démontré leur inaptitude à prendre en charge les besoins de l'homme total. Et puis Deshimaru disparut, et les groupes qui avaient essaimé jusqu'à Venise éclatèrent et s'éteignirent peu à peu. Il en reste heureusement aujourd'hui, comme le très beau temple de La Gendronnière dans le Loir-et-Cher. Et les livres du Maître en Poche. C'est à peu près tout.
Votre humble serviteur a toujours considéré Deshimaru, parmi bien d'autres, comme l'un des grands maîtres du renouveau de la pensée orientale en Occident - ou plutôt : de la pratique que cette pensée doit entraîner chez celui s'en inspire. Son arrivée sur notre sol fut une révolution, quoique, en réalité, l'Europe fût depuis longtemps ouverte à son apport. La pensée de Schopenhauer, influençant celle de Richard Wagner et de ses oeuvres, se résorbait déjà en une forme de bouddhisme teintée de christianisme purifié ; Nietzsche avait dit, en ses belles années de calme psychique, tout le bien qu'il pensait du Bouddha, et dans ses livres, Deshimaru le cite fort à propos ; la pratique de la doctrine de l'Éveil avait sauvé du suicide Julius Evola lorsqu'il avait perdu ses deux jambes durant le bombardement de Vienne où il s'était réfugié à la fin de la Seconde guerre mondiale ; découvrant le Japonais Suzuki et ses trois magnifiques essais portant sur la bouddhisme zen, Martin Heidegger tint lui aussi à faire savoir que la pensée qu'il voyait s'y déployer était identique à celle qu'il tentait de mettre en mots, depuis la fin des années vingt, en utilisant la vieille langue allemande qui lui rendait difficile de s'élever à ces simplicités sèches, incisives, dénuées de tout pathos germanique. Ces idées philosophiques avaient été de formidables propédeutiques permettant d'accueillir Taisen Deshimaru, le non sectaire, le non mystico-dingo comme le sont tant d'autres gourous d'hier et d'aujourd'hui, mais un sage discipliné, travaillant sur lui avant d'enseigner aux autres, forcené de "l'auto-fascisme", qui sema en Europe les graines d'une technique mentale forte, raffinée, efficace et noble permettant la maîtrise des pulsions négatives, démontrant ce qu'est la tenue et le courage face à l'adversité, une technique inconnue alors en Europe, sauf en de rares cercles d'initiés. Puissions-nous nous en inspirer pour chevaucher un Tigre qui, sous nos yeux, se transforme chaque jour un peu plus en terrifiant Dragon !
Votre humble serviteur a toujours considéré Deshimaru, parmi bien d'autres, comme l'un des grands maîtres du renouveau de la pensée orientale en Occident - ou plutôt : de la pratique que cette pensée doit entraîner chez celui s'en inspire. Son arrivée sur notre sol fut une révolution, quoique, en réalité, l'Europe fût depuis longtemps ouverte à son apport. La pensée de Schopenhauer, influençant celle de Richard Wagner et de ses oeuvres, se résorbait déjà en une forme de bouddhisme teintée de christianisme purifié ; Nietzsche avait dit, en ses belles années de calme psychique, tout le bien qu'il pensait du Bouddha, et dans ses livres, Deshimaru le cite fort à propos ; la pratique de la doctrine de l'Éveil avait sauvé du suicide Julius Evola lorsqu'il avait perdu ses deux jambes durant le bombardement de Vienne où il s'était réfugié à la fin de la Seconde guerre mondiale ; découvrant le Japonais Suzuki et ses trois magnifiques essais portant sur la bouddhisme zen, Martin Heidegger tint lui aussi à faire savoir que la pensée qu'il voyait s'y déployer était identique à celle qu'il tentait de mettre en mots, depuis la fin des années vingt, en utilisant la vieille langue allemande qui lui rendait difficile de s'élever à ces simplicités sèches, incisives, dénuées de tout pathos germanique. Ces idées philosophiques avaient été de formidables propédeutiques permettant d'accueillir Taisen Deshimaru, le non sectaire, le non mystico-dingo comme le sont tant d'autres gourous d'hier et d'aujourd'hui, mais un sage discipliné, travaillant sur lui avant d'enseigner aux autres, forcené de "l'auto-fascisme", qui sema en Europe les graines d'une technique mentale forte, raffinée, efficace et noble permettant la maîtrise des pulsions négatives, démontrant ce qu'est la tenue et le courage face à l'adversité, une technique inconnue alors en Europe, sauf en de rares cercles d'initiés. Puissions-nous nous en inspirer pour chevaucher un Tigre qui, sous nos yeux, se transforme chaque jour un peu plus en terrifiant Dragon !
Paul-Éric Blanrue
À propos d'une phrase, 16 juin, XVIIe Chambre du tribunal correctionnel de Paris.
- La Présidente de la XVIIe Chambre : Monsieur Blanrue, assumez-vous la
phrase "Je ne crois pas aux chambres à gaz" que prononce M. Faurisson
dans votre film "Un Homme" ?
- Blanrue : Oui, Madame la Présidente. Que reproche le tribunal au professeur Faurisson ? De ne pas croire aux chambres à gaz. Quel est le péché dont on l'a accablé toute sa vie ? Celui-là. Quelle serait la définition que le dictionnaire donnerait du professeur Faurisson si ses auteurs lui accordaient une entrée ? "Universitaire français niant l'existence des chambres à gaz". Pourquoi Faurisson serait-il le seul à ne pas pouvoir dire ce qu'on lui reproche et pourquoi serait-il interdit de le filmer en train de dire ce que tout le monde sait?
- Blanrue : Oui, Madame la Présidente. Que reproche le tribunal au professeur Faurisson ? De ne pas croire aux chambres à gaz. Quel est le péché dont on l'a accablé toute sa vie ? Celui-là. Quelle serait la définition que le dictionnaire donnerait du professeur Faurisson si ses auteurs lui accordaient une entrée ? "Universitaire français niant l'existence des chambres à gaz". Pourquoi Faurisson serait-il le seul à ne pas pouvoir dire ce qu'on lui reproche et pourquoi serait-il interdit de le filmer en train de dire ce que tout le monde sait?
Procès "Un Homme", suite et pas fin. Cette interview de Blanrue datant 2013 (deux mille treize), réalisée par Joe Le Corbeau, a été citée à charge par la présidente. Que chacun la relise patiemment : tout, déjà, y est dit !
- Nous avons pu voir votre excellent documentaire Un homme - Faurisson sur internet. Quels ont été les retours en général ? Avez-vous été contacté par la justice ? Menacé ?
BLANRUE : Les retours des spectateurs ? Excellents !
J’ai été surpris de ce succès, on m’en parle encore dans les pays du monde où
je pose le pied, de la Russie à l’Iran en passant par ma chère Italie, l’Espagne,
l’Égypte ! Quant à la LICRA et au ministère de l’Intérieur (pas moins !),
ils l’ont paraît-il moins apprécié, puisqu’ils me poursuivent pour ce
documentaire rigoureusement historique, comparable aux Archives du XXe siècle
de l’INA, dont les réalisateurs n’ont pas hésité, eux, à interroger durant des
heures des hérétiques comme Ernst von Salomon, Paul Morand ou Julius Evola.
L’habitude récente de la justice française est de traquer, non plus les
pensées, mais les arrière-pensées de
ceux qu’elle met en accusation. Ce que ne réussissent qu’avec grand mal les psy au bout de décennies d’analyse, la
justice républicaine ambitionne d’y parvenir en quelques heures dans un prétoire !
Degré de scientificité ? Néant. C’est de la démence. On me prête des « intentions cachées », naturellement
malveillantes et odieuses. Dans l’ordonnance de référé envoyant mon Anthologie au pilon, on m’accuse
d’envoyer des « messages
subliminaux » au lecteur. Et puis quoi encore ? Ils me prennent
pour Patrick Jane ? Pour Cagliostro ? Serais-je le mage « Mamadou Blanrue qui guérit à distance
l’érection molle, l’éjaculation précoce et répare votre PC tout en rendant
votre voisine folle de vous » ? On connaissait la « télépathie consensuelle » de Raul
Hilberg, censée expliquer le processus de la Shoah, mais là c’est le pompon !
Et puis c’est bien aimable de me prêter de tels pouvoirs, mais c’est tout de
même un peu vexant : mes intentions et mes idées, je les clame partout,
depuis des années, à visage découvert, et je ne cesse de dénoncer les
promoteurs de la révolution en pantoufle qui sévissent sous incognito sur le
Net et ailleurs. Si j’avais voulu faire un film révisionniste comme Vincent Reynouard,
je l’aurais fait (je ne me suis pas caché quand j’ai lancé une pétition de
soutien en sa faveur lorsqu’il était incarcéré pour quelques pages hétédoroxes !).
J’ai voulu réaliser un documentaire sur le professeur Faurisson, que personne
avant moi n’avait eu l’audace de filmer. Il y a une nuance. Pour les censeurs, non,
c’est pareil ! Tant qu’on n’est pas à genoux devant eux, c’est antisémite !
J’aimerais que ces gens comprennent que je n’ai pas l’habitude de me cacher
derrière mon petit doigt, et que ce que j’ai à dire, je le dis sans fard. Et
j’ai encore beaucoup de choses à dire, croyez-moi !
Dis, Moix, pourquoi tu tousses ?
8 octobre 2011 à ALGÉRIE NETWORK :
"- Quand l'idée du documentaire t’est-elle venue ?
- Il y a environ un an. L'idée était d'abord d’écrire un livre autour de Faurisson. Je m'en étais ouvert à un ami de l’éditeur Jean-Paul Enthoven, de Grasset, qui m'avait proposé de me présenter à Philippe Sollers, lequel, me disait-il, serait peut-être intéressé de publier un livre de ce genre dans la collection L'Infini qu'il dirige chez Gallimard. Après le succès des Bienveillantes de Jonathan Littell, ouvrage que j’avais analysé dans Les Malveillantes aux éditions Scali, la voie était ouverte pour une telle expérience littéraire. Mais avec le Vénitien Sollers, rencontré au Montalembert devant un verre de J&B, la question ne fut pas abordée…"
http://blanrue.blogspot.fr/2011/10/blanrue-interviewe-par-algerienetwork.html
VOYEZ AUSSI ICI, CE PETIT CLIN D'OEIL DU 29 JUIN 2011 :
http://blanrue.blogspot.fr/2011/05/sollers-sur-dsk-jdd-29-mai-2011.html
mercredi 17 juin 2015
Procès "Un Homme" (2) - 10 HEURES D'AUDIENCE. Réquisitoire du proc : 5 000 euros d'amende pour Blanrue et Marc George ; 10 000 euros et six mois de prison avec sursis pour Faurisson. L'avocat de Blanrue plaide la relaxe pure et simple. Jugement au 15 septembre. Merci aux amis qui se sont déplacés de l'Est, du Sud et de Bretagne ! La salle était pleine, ça faisait chaud au coeur.
Avec le maestro Stéphane Blet (coucou de la salle des pas perdus !)
mardi 16 juin 2015
lundi 15 juin 2015
dimanche 14 juin 2015
Tous au TGI de Paris pour soutenir Blanrue le 16 juin !
Le mardi 16 juin à 13h 30 à la XVIIe Chambre correctionnelle de Paris aura lieu le procès contre le documentaire de l’historien Paul-Éric Blanrue « Un Homme : Robert Faurisson répond aux questions de Paul-Eric Blanrue », sur plainte de la LICRA.
Les prévenus en sont Marc George, de Médialibre, en qualité de diffuseur. Paul-Éric Blanrue et le professeur Robert Faurisson en sont les complices.
Il convient de se mettre dans la file d’attente, boulevard du Palais, environ une heure à l’avance. Un comportement impeccable vous est, bien sûr, recommandé.
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