BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

mercredi 20 mars 2019

Vive le droit naturel, c'est la vraie subversion !

"Si la justice n'est pas un principe naturel, alors elle n'est pas un principe. Si elle n'est pas un principe naturel, alors il n'existe pas de justice. Si elle n'est pas un principe naturel, tout ce que les hommes ont dit ou écrit sur elle, depuis des millénaires, a été dit et écrit sur ce qui n'avait pas d'existence. Si elle n'est pas un principe naturel, alors toutes les demandes de justice qui ont jamais été entendues, toutes les luttes pour la justice auxquelles nous avons jamais assisté, ont été des demandes et des luttes pour une simple fantaisie, un égarement de l'imagination, et non pas pour une réalité.
Si la justice n'est pas un principe naturel, alors il n'y a pas d'injustice; et tous les crimes dont le monde a été le théâtre, n'ont pas été des crimes du tout; mais seulement de simples évènements, comme la pluie qui tombe, ou le soleil qui se couche; des évènements dont les victimes n'ont pas plus de raison de se plaindre qu'elles n'en ont de se plaindre des ruisseaux qui courent, ou de la végétation qui pousse.
Si la justice n'est pas un principe naturel, les (soi-disants) gouvernements n'ont pas plus de droit ou de raison d'en prendre connaissance, ou de prétendre ou de déclarer en prendre connaissance, qu'ils n'en ont de prendre connaissance, ou de prétendre ou déclarer prendre connaissance, de toute autre non-entité; et toutes les prétentions d'établir la justice, ou de maintenir la justice, ou de récompenser la justice, sont simplement les divagations de fous, ou les fraudes d'imposteurs.
Mais si la justice est un principe naturel, alors elle est nécessairement un principe immuable; et ne peut pas plus être changée – par toute puissance inférieure à celle qui l'a établie – que ne peut être changée la loi de la gravitation, les lois de la lumière, les principes des mathématiques, ou toute loi ou principe naturel que ce soit; et toutes les tentatives ou prétentions, de la part de tout homme ou corps d'hommes – qu'ils s'appellent gouvernements, ou autre – de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements, en lieu et place de la justice, comme une règle de conduite pour tout être humain, sont autant une absurdité, une usurpation et une tyrannie, que le seraient leurs tentatives de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements en lieu et place de toutes les lois physiques, mentales et morales de l'univers."

Lysander Spooner

Spooner


"Le droit naturel est la volonté de puissance domptée de manière à vivre dans une société apaisée." 

Blanrue, Sécession.


dimanche 17 mars 2019

Flaubert avec nous !



"Je n’ai de sympathie pour aucun parti politique ou pour mieux dire je les exècre tous, parce qu’ils me semblent également bornés, faux, puérils, s’attaquant à l’éphémère, sans vues d’ensemble et ne s’élevant jamais au-dessus de l’utile. J’ai en haine tout despotisme. Je suis un libéral enragé. C’est pourquoi le socialisme me semble une horreur pédantesque qui sera la mort de tout art et de toute moralité."

"Le rêve du socialisme, n'est-ce pas de pouvoir faire asseoir l'humanité, monstrueuse d'obésité, dans une niche toute peinte en jaune, comme dans les gares de chemin de fer, et qu'elle soit là à se dandiner sur ses couilles, ivre, béate, les yeux clos, digérant son déjeuner, attendant le dîner et faisant sous elle ? Ah ! je ne crèverai pas sans lui avoir craché à la figure de toute la force de mon gosier."

"Le suffrage universel tel qu’il existe est plus stupide que le droit divin. Vous en verrez de belles si on le laisse vivre ! La masse, le nombre, est toujours idiot. Je n’ai pas beaucoup de convictions. Mais j’ai celle-là, fortement. Cependant il faut respecter la masse si inepte qu’elle soit, parce qu’elle contient les germes d’une fécondité incalculable. Donnez-lui la liberté mais non le pouvoir."

"La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, exactement comme le Socialisme."
 
Gustave Flaubert

vendredi 15 mars 2019

Le port d'armes en France, c'est pour quand ?



"Aux États-Unis, les crimes violents sont en diminution. Je ne me sens pas en danger dans mon pays. Je possède trois armes, dont un 44 Magnum, celui de Clint Eastwood dans “Magnum Force”. Le port d’armes varie selon les Etats. Je suis heureux d’avoir le droit d’en posséder et d’en porter."

James Ellroy

La suite dans Sécession !


L'État dans tous ses états.


"Au lieu de chercher à limiter le pouvoir, on cherche à s'en emparer. Et l'on a peut-être d'autant plus intérêt à ce que la sphère du pouvoir soit importante qu'on disposera ainsi d'un instrument plus puissant lorsqu'on l'aura conquis. 
Il ne faut donc pas s'étonner si la pression fiscale dans la France d'aujourd'hui est incomparablement plus forte qu'elle ne l'était sous un régime monarchique qui était censé être spoliateur."

Pascal Salin




"L'État est une institution humaine et non un être surnaturel. Celui qui prononce le mot État, pense coercition et contrainte. Celui qui dit : Il devrait y avoir une loi sur cette question, pense : les forces du gouvernement devraient forcer les gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire ou à ne pas faire ce qu'ils veulent faire. Celui qui dit : cette loi devrait être mieux respectée, pense : la police devrait forcer le public à obéir à cette loi. Celui qui dit : l'État est un dieu, déifie les armes et la prison. Le culte de l'État est le culte de la force. Il n'y a pas de menace plus dangereuse pour la civilisation qu'un gouvernement d'hommes incompétents, corrompus ou viles. 
Les pires maux que l'humanité a jamais endurés étaient infligés par de mauvais gouvernements. L'État peut-être et a souvent été au cours de l'histoire la principale source de malheur et de désastre.
L'appareil de contrainte et de coercition est toujours aux mains d'hommes mortels. Il est parfois arrivé que les gouvernements aient surpassé leurs contemporains et leurs concitoyens à la fois en compétence et en équité. Mais l'histoire nous fournit de nombreux exemples du contraire. La thèse de l'étatisme selon laquelle les membres du gouvernement et ses collaborateurs sont plus intelligents que la population et savent mieux que l'individu ce qui lui est utile est une pure sottise."

Ludwig von Mises

"Le plus grand de tous les escrocs, c'est l'État." Paul Morand (lettre à Jacques Chardonne)



"Je n'ai jamais voté, et ce n'est pas aujourd'hui que je commencerai. Tout ce remue-ménage me semble vain ! Je ne vois aucun rapport entre la liberté et une chambre des députés".

Jacques Chardonne, lettre à Paul Morand

L'immigration et nous.


"Tout individu a le droit d’offrir ses services à l’étranger. Ce même individu a-t-il toutefois le droit moral d'obliger les gens du pays où il veut se rendre de l’accueillir, de l’engager et de les contraindre à pourvoir à ses besoins ? Bien sûr que non. On a le droit absolu de choisir avec qui l’on veut cohabiter sur sa propriété. La liberté de se mouvoir d'un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté qu'a l'autochtone de consentir à l'accueillir et à couvrir ses frais.
En vertu du droit naturel une aide doit être un acte bénévole, consenti, volontaire, et certainement pas une obligation imposée par l'État ou un lobby. Si je veux contribuer à aider certaines personnes en difficulté, j'ai le droit de les choisir et non de les subir. Ce n'est pas à l'État de me dire qui je dois soutenir. 
Dans le cas des migrations actuelles, mon aide est rendue obligatoire par le seul fait que les immigrés bénéficient de l'argent public et d'infrastructures provenant de l'argent public qui n'est rien d'autre que l'argent de tous les contribuables privés, distribué sans leur consentement. 
Si l'on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son pays de départ), il faut accepter la liberté dans l'autre sens (celui de l'autochtone dans le pays d'arrivée)."


Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir

Quelques photos envoyées par des lecteurs :




mercredi 13 mars 2019

La vérité cachée des intellectuels socialistes.




"Déclassés, incompris, avocats sans cause, écrivains sans lecteurs, pharmaciens et médecins sans clients, professeurs mal payés, diplômés sans fonctions, employés que leur insuffisance fait dédaigner de leurs patrons, etc., sont les adeptes naturels du socialisme. 
En réalité, ils se soucient fort peu des doctrines. Ce qu'ils rêvent, c'est de créer par des moyens violents une société où ils seraient les maîtres. Leurs récriminations égalitaires ne les empêchent nullement d'avoir un mépris intense pour la canaille qui n'a pas, comme eux, appris dans les livres. Ils se croient très supérieurs à l'ouvrier et lui sont fort inférieurs en réalité par le défaut de sens pratique et par l'exagération de leur égoïsme. 
S'ils devenaient les maitres, leur autoritarisme ne serait pas moindre que celui de Marat, Saint-Just ou Robespierre, ces types excellents du demi-savant incompris. L'espoir de tyranniser à son tour alors qu'on a toujours été ignoré, humilié et refoulé dans l'ombre, a dû créer bien des adeptes au socialisme. 
C'est à cette catégorie des demi-savants qu'appartiennent le plus souvent les doctrinaires qui formulent, dans de virulentes publications, les théories que de naïfs apôtres se chargent ensuite de propager. Ce sont des chefs qui semblent guider des soldats, mais qui se bornent en réalité à les suivre. 
Leur influence est beaucoup plus apparente que réelle. Ils ne font guère, en effet, que transformer en invectives bruyantes des aspirations qu'ils n'ont pas créées, et à leur donner cette forme dogmatique qui permet aux meneurs de se documenter. Leurs livres deviennent parfois des sortes d'évangiles, que personne ne lit jamais, mais dont on peut citer comme argument le titre ou des lambeaux de phrases reproduites par les journaux spéciaux. L'obscurité de leurs oeuvres est d'ailleurs une condition fondamentale de leur succès."


Gustave Le Bon


Les "droits des femmes" ?

"Si vous croyez en l'égalité de droit, alors qu'entend-on par "les droits des femmes", "les droits des gays", etc. ? Soit ils sont redondants, soit ils sont une violation du principe d'un même droit pour tous."

Thomas Sowell


L'État n'invente rien.




"Ce n'est pas à l'État que nous devons cette foule d'inventions utiles depuis la bêche jusqu'au téléphone ; ce n'est pas l'État qui a fait les découvertes en physique, en chimie et les autres qui guident les manufacturiers modernes ; ce n'est pas l'État qui a imaginé ces mécanismes qui servent à fabriquer des objets de toute espèce, à transporter hommes et choses d'un endroit à l'autre, et contribuent de mille manières à notre confort. 
Ces transactions commerciales qui s'étendent au monde entier, ce trafic qui remplit nos rues, ce commerce de détail qui met toutes choses à notre portée et distribue à nos portes les objets nécessaires à la vie quotidienne, n'ont pas une origine gouvernementale. Ce sont les résultats de l'activité spontanée des citoyens, isolés ou en groupe. 
Bien plus, les gouvernements doivent à ces activités spontanées les moyens mêmes d'accomplir leurs devoirs. Enlevez au mécanisme politique tous ces secours que les sciences et les arts lui ont fournis, laissez l'État avec les seules ressources que les fonctionnaires ont inventées, et la marche du gouvernement serait aussitôt arrêtée. 
Le langage même qui lui sert à enregistrer ses lois et à communiquer ses ordres à ses agents, est un instrument qui n'est nullement dû au législateur ; il a été créé, sans qu'on y prit garde, dans les relations des hommes poursuivant leurs satisfactions personnelles."


Herbert Spencer

Vous n'avez pas signé la Constitution !



"Nous avons un document — la Constitution — qui veut et prétend être un contrat, ou dont on prétend qu’il est un contrat ; un document rédigé il y a quatre-vingts ans, par des hommes qui sont tous morts aujourd’hui ; et n’ont jamais eu aucun pouvoir de nous lier nous ; un document qui (prétend-on) a néanmoins lié trois générations (soit des millions d’hommes), et qui (prétend-on) va lier tous les millions d’hommes à venir ; mais que personne n’a jamais signé, scellé, ni remis, authentifié par un témoignage ou autrement ; un document que des gens qui ne sont qu’une poignée, comparés au nombre total de personnes qu’on veut qu’il lie ont jamais lu, ou même vu, ou verront ou liront jamais. Et parmi ceux qui l’ont jamais lu, ou le liront jamais, à peine deux personnes, et peut-être même pas deux personnes, ont jamais été d’accord ou seront jamais d’accord sur ce qu’il signifie. En outre, ce supposé contrat ne serait jamais accepté par aucune cour de justice siégeant par l’autorité de ce même contrat, si on l’avançait pour attester une somme de cinq dollars due par un homme à un autre."

Lysander Spooner

lundi 11 mars 2019

L'État, ce pilleur.



"Faire intervenir l’État, lui donner pour mission de pondérer les profits et d’équilibrer les fortunes, en prenant aux uns, sans consentement, pour donner aux autres, sans rétribution, le charger de réaliser l’œuvre du nivellement par voie de spoliation, assurément c’est bien là du Communisme. Les procédés employés par l’État, dans ce but, non plus que les beaux noms dont on décore cette pensée, n’y font rien. Qu’il en poursuive la réalisation par des moyens directs ou indirects, par la restriction ou par l’impôt, par les tarifs ou par le Droit au travail ; qu’il la place sous invocation de l’égalité, de la solidarité, de la fraternité, cela ne change pas la nature des choses ; le pillage des propriétés n’en est pas moins du pillage parce qu’il s’accomplit avec régularité, avec ordre, systématiquement et par l’action de la loi."

Frédéric Bastiat

Les intellectuels d'État.




"Les intellectuels sont désormais presque tous fonctionnaires, même s’ils travaillent pour des institutions ou des fondations officiellement privées. Presque complètement protégés des aléas de la demande (“titularisés”), leur nombre s’est spectaculairement accru et leurs émoluments dépassent en moyenne de beaucoup leur véritable valeur marchande. En même temps, la qualité de la production intellectuelle a constamment baissé.
Certes, il existe encore des esprits supérieurs et de grandes réussites intellectuelles. Mais il est de plus en plus difficile d’identifier les quelques pierres précieuses dans cette sentine débordante de pollution intellectuelle. Jetez un coup d’oeil aux revues de prétendue excellence en économie, philosophie, sociologie ou en histoire. Préparez-vous à être choqué —ou à vous marrer suivant votre tempérament.
Ce que vous y trouverez est principalement de la non-pertinence et de l’inintelligibilité. Bien pire, dans la mesure où la production intellectuelle actuelle serait si peu que ce soit applicable et compréhensible, elle est vicieusement étatiste. Il y a des exceptions ; mais dans la mesure où pratiquement tous les intellectuels sont employés dans les multiples ramifications de l’État, alors on ne devrait guère être surpris que la plupart de leur production surabondante, par action ou par omission, soit de la pure propagande étatiste."


Hans-Hermann Hoppe

Monarchie vs. démocratie.





"Un roi possédait un territoire, qu’il pouvait léguer à son fils, de sorte qu’il se souciait de préserver sa valeur. Un chef démocratique n’était et n’est qu’un gestionnaire transitoire, de sorte qu’il s’efforce d’accroître au maximum toutes sortes de recettes courantes de l’État aux dépens de la valeur en capital.
En voici quelques conséquences : à l’ère monarchique, avant la Première guerre mondiale, les dépenses de l’État comme proportion du PNB dépassaient rarement 5 %. Depuis, elles sont généralement montées à 50 %. Avant la Première guerre mondiale, l’État n’employait guère que 3 % de la main d’oeuvre totale. Aujourd’hui, c’est entre 12 et 15 %. L’ère monarchique était caractérisée par une monnaie-marchandise (l’or), et le pouvoir d’achat de la monnaie s’accroissait régulièrement. A l’inverse, l’ère démocratique est celle de la monnaie de papier, dont le pouvoir d’achat a constamment décru.
Les rois s’endettaient toujours tant et plus, mais du moins, en période de paix, ils réduisaient généralement la charge de leur dette. La démocratie a poussé l’endettement de l’État, en paix comme en guerre, à des niveaux incroyables. Au cours de la période monarchique, les taux d’intérêt réels étaient progressivement tombés à quelque chose comme 2,5 %. Puis, les taux d’intérêt réels (taux nominaux déduction faite de l’inflation) sont montés à quelque 5% —un retour aux taux du XV° siècle.
Jusqu’à la fin du XIX° siècle, la législation n’a pratiquement pas existé. Aujourd’hui, en une seule année, on impose des dizaines de milliers de textes législatifs et réglementaires. Les taux d’épargne baissent alors que les revenus s’accroissent, et tous les indicateurs de la désintégration familiale et de la délinquance ne cessent de monter."


Hans-Hermann Hoppe

lundi 25 février 2019

La dictature molle et Tocqueville le voyant !




"Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. (...)
Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?
C’est ainsi que tous les jours il rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre ; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu à chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. L’égalité a préparé les hommes à toutes ces choses : elle les a disposés à les souffrir et souvent même à les regarder comme un bienfait.
Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation a n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger."


Alexis de Tocqueville (1805-1859), De la Démocratie en Amérique.

samedi 23 février 2019

La solution ? La Sécession !




"Faut-il se contenter de vivre comme ça ? Dans un univers baigné d'aigreur, en se morfondant entre deux élections, en réagissant de manière épidermique à chaque désastre, en déversant sa bile tous les jours, toutes les heures, sur Facebook, Twitter, Youtube, les podcasts, le forum 18-25, 4Chan, en outrageant le monde et la galaxie tout entière, en ruminant sa rage, en suivant les yeux fermés les doctrinaires enragés qui abusent de la crédulité publique, en priant, sans y croire, que des magiques urnes va jaillir l'homme providentiel qui nous sauvera un jour, peut-être, du délabrement ? Ou bien faut-il enfin opter pour des solutions alternatives, novatrices, radicales, explosives, et s'éloigner de tout ce qui a déjà été tenté, expérimenté, goûté au cours des dernières décennies – en un mot, pour le sécessionnisme ?"

Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.




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mercredi 6 février 2019

"Nietzsche et Venise" de Blanrue sur le site de l'Académie de philosophie nietzschéenne.


Blanrue sur le balcon du Palais Berlendis, premier domicile vénitien de Nietzsche.

Nietzsche et Venise sur le site de l'Académie de philosophie nietzschéenne

 "Nietzsche s'est rendu à cinq reprises à Venise de 1880 à 1887. C'est l'objet d'études du livre fort intéressant "Nietzsche et Venise" de Paul-Eric Blanrue aux éditions Fiat Lux. Plus qu'un livre comme le précise le sous-titre c'est un guide initiatique, initiation à un certain esprit européen cher à Nietzsche, loin du tourisme de masse, renouant avec l'esprit aristocratique, celui du beau et du vrai. Depuis sa démission de l'université de Bâle en 1879, Nietzsche voyage en Europe en quête de grande santé et d'un climat propice à l'élaboration de son oeuvre surhumaine. Venise fait partie des "îles bienheureuses" où Nietzsche a aimé se ressourcer et créer. "Aurore" intitulé dans un premier temps "L'Ombre de Venise" a été dicté à Venise. Les épreuves de la quatrième partie d'"Ainsi parlait Zarathoustra" ont été corrigées à Venise. Si "Nietzsche et Venise" se lit comme un guide pratique avec plein de détails géographiques qui plairont aux touristes éclairés, il regorge par ailleurs d'anecdotes biographiques qui plairont également aux nietzschéens avertis, comme de savoir que Nietzsche a comparé les galeries de la place Saint-Marc aux portiques d'Ephèse où le philosophe présocratique Héraclite conversait avec ses élèves, renouant ainsi avec cette comparaison avec le fil de la vraie tradition européenne." 



vendredi 4 janvier 2019

Le génial Murray Rothbard en trois citations.

"L'État n'est rien d'autre qu'une association d'individus qui sont d'accord entre eux pour se faire appeler l'État. Ils se sont fixé pour objectif d'exercer le monopole légal de la violence et de l'extorsion de fonds."
"Si l'impôt, payé sous la contrainte, est impossible à distinguer du vol, il s'ensuit que l'État, qui subsiste par l'impôt, est une vaste organisation criminelle, bien plus considérable et efficace que n'importe quelle mafia privée ne le fut jamais."
"À long terme, c'est nous qui l'emporterons. La botte cessera un jour de marteler le visage de l'homme, et l'esprit de liberté brûle avec tant de force dans sa poitrine qu'aucun lavage de cerveau, aucun totalitarisme ne peuvent l'étouffer."

Murray Rothbard