BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

samedi 23 avril 2016

Affaire Uri Geller. Faurisson à Blanrue : "Je vous présente mes excuses les plus sincères".

Mail reçu ce jour à 14h59. 
De Robert Faurisson à Paul-Éric Blanrue.
Titre : "Je vous présente mes excuses les plus sincères".


"Cher PEB,

Je vous ai accusé d'avoir, le 16 juin 2015 et en deux heures d'interrogatoire  par la présidente, omis de dire à cette dernière que vous ne m'aviez "jamais surpris en flagrant  délit de fraude ou de mensonge" (votre formule en une ou en plusieurs autres circonstances).

Or vous m'apportez aujourd'hui la preuve que vous aviez bel et bien  prononcé à mon sujet les mots suivants : " [avec deux autres personnes] nous n'avons pas réussi à le démythifier, je ne l'ai jamais pris en flagrant délit de mensonge".

Donc, loin de simplement citer mon nom à côté de celui d'Uri Geller, vous m'aviez  distingué de cet escroc.

Je vous en donne acte et je vous en remercie mais, honteux et confus de mon manque d'attention lors de cette épuisante journée, je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses les plus sincères. 

Robert Faurisson, le 23 avril 2016

Copie à tous mes correspondants" 

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Commentaires du Clan : 

1° Les excuses de Faurisson à Blanrue sont la moindre des choses. Ne pouvant plus nier, le professeur ne pouvait agir autrement.
2° Il s'agirait maintenant de faire enlever du Net ce scandaleux mensonge (oui, c'est un mensonge, car une chose dite un mois après les événements n'est pas prononcée sous le coup de la fatigue de l'instant comme tente de le faire accroire Faurisson) qui porte atteinte à l'honneur de Paul-Éric Blanrue. 
3° Il faudrait également dire publiquement, dans une vidéo ayant une audience semblable à la précédente, la mensongère, que Blanrue n'a jamais eu "la trouille" de parler franchement devant la Cour. 
4° Les trucages soraliens, ça suffit  ! 
Notre combat pour la vérité continue, quoi qu'il nous en coûte, que cela plaise ou non aux donneurs de leçons, aux bonimenteurs, aux fanfarons et aux charlatans. 

"Vérité ! murmura le comte, Dieu t’a faite pour surnager au-dessus 
des flots et des flammes." 
(Alexandre Dumas, Le comte de Monte-Cristo)


LES PREUVES IRRÉFUTABLES DE L’ÉNORME MENSONGE DE FAURISSON SUR BLANRUE !

Communiqué du Cercle zététique Reboot


LES PREUVES IRRÉFUTABLES DE L’ÉNORME MENSONGE DE FAURISSON SUR BLANRUE !


"L'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges"
(La Fontaine)



Le 17 mars 2016, au sortir de l’audience en appel contre le film “Un Homme” (2011), Robert Faurisson, professeur de Lettres à la retraite et pape du révisionnisme à la française, déclare devant les caméras soraliennes de ER-TV au sujet du réalisateur de ce documentaire attaqué par la Licra, l’historien Paul-Éric Blanrue :

Il (Blanrue) a osé dire : « Oui, j’ai interrogé Faurisson comme j’ai interrogé Uri Geller », qui est l’homme qui fait se déplacer par la pensée les petites cuillères. Alors, il paraît que moi, je suis un trompeur, de la même façon. Vous comprenez ? 

Faurisson fait ici référence aux prétendus propos qu’aurait tenus Blanrue, fondateur du Cercle zététique (un organisme luttant contre les charlatans du paranormal dans les années 90), lors de la tenue de la première instance, le 16 juin 2015.

Quant à Uri Geller, c'est un illusionniste d’origine israélienne qui prétend tordre les cuillères et autres métaux par la seule force de sa pensée. Il a été démystifié par le magicien sceptique Gérard Majax et le Cercle zététique de Blanrue.

Uri Geller
Écoutons Faurisson répandre tranquillement ses accusations.


Si l’on en croit Faurisson, en juin 2015 Blanrue aurait ainsi déclaré à la barre que l'auteur de Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire (La Vieille Taupe, 1980) était un truqueur historique comparable au truqueur parapsychologique Uri Geller.

Faurisson réitère ce grief dans un article envoyé sur sa liste de diffusion, daté du 22 avril 2016 et intitulé : “À Louis-Egoïne de Large (…) disant habiter Cochons-sur-Marne”.

Son texte se veut une cinglante réponse à un jeune homme de province, lecteur de Léon Bloy (sous la plume de l’auteur de Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne – 1905 – cette commune imaginaire désigne le lieu où Bloy demeure, Lagny-sur-Marne). Faurisson y raconte comment, selon lui, s'est déroulée la première instance.

Ayant suivi les 10 longues heures de témoignages et plaidoiries de cette audience, Louis-Egoïne de Large a affirmé dans un article accablant pour le révisionniste vichyssois avoir entendu le contraire de ce que celui-ci certifie dans la vidéo de ER-TV (lire ici la Tribune libre complète de Louis-Égoïne de Large : http://www.lelibrepenseur.org/les-mensonges-du-professeur-faux-risson/).

Nous soulignons les passages importants de la réponse faurissonienne à de Large et mettons en majuscules son acmé : 

“Il (Blanrue) va jusqu’à dire que, pour cette vidéo, il a interrogé Faurisson comme il avait interrogé Uri Geller (un charlatan israélien bien connu pour faire plier des petites cuillères par la seule force de sa pensée et par son regard).

Peut-être va-t-il, enfin, ajouter, comme il en a l’habitude QUAND IL EST AILLEURS QUE DEVANT LES JUGES, que, s’il a pris Geller en flagrant délit de mensonge, il n’a, en revanche, « jamais surpris Faurisson en flagrant délit de fraude ou de mensonge ». C’est, par exemple, ce qu’il avait fait en octobre 2011 ; voyez http://www.egaliteetreconciliation.fr/Blanrue-Je-n-ai-jamais-surpris-Faurisson-en-flagrant-delit-de-fraude-ou-de-mensonge-8460.html.

“HÉLAS, IL S’EN GARDE BIEN.

“Ce jour-là, devant ses juges, de bout en bout, mon ami PEB « a tout fait pour prendre ses distances d’avec Faurisson » : la formule n’est pas de moi mais d’un membre du barreau venu assister au procès et qui me confiera sa déception devant le comportement d’un homme qu’on imaginait moins fragile.”

Faurisson se pique d’exactitude, flatte sans vergogne sa propre méthode réputée infaillible et s’enorgueillit de son incomparable compétence dans le domaine de la critique de témoignages. Sur ces points comme sur tant d’autres, la modestie ne l’empêche pas de dormir. Hélas pour lui, trois fois hélas, l'anecdote qu’il vient de rapporter, à l'instar de son ami anonyme et membre du barreau, n’est rien d’autre qu’un ÉNORME ET VULGAIRE MENSONGE.

En voici la PREUVE DÉFINITIVE.

Définitive car émanant d’un document officiel dont l’objectivité froide est inattaquable : la note d’audience de la première instance rédigée par le greffier du Tribunal correctionnel de Paris et contresignée par la présidente.

Cette note d’audience figure dans le dossier. Il s’agit de la retranscription des propos tenus à l’audience ; une telle note, définie à l’article 453 du Code de procédure pénale, a vocation à retracer fidèlement les débats judiciaires.

Qui dit mieux ?



Voici la copie intégrale du passage incriminé par Faurisson (pp. 5 et 6).





Cliquez pour agrandir 

Malgré l’erreur orthographique du greffier confondant, pour des raisons phonétiques (ce sont les lois de l’oral, il écrit également Preyssac pour Pressac), le révisionniste Henri Roques et le président d’honneur du Cercle zététique, le professeur de biophysique théorique Henri Broch (auteur, avec le prix Nobel de physique Georges Charpak, du best-seller Devenez sorciers, devenez savants, Odile Jacob, 2003), chacun peut constater de visu ce qu’a réellement déclaré Blanrue :

“J’ai tenté de démystifier Faurisson (…) Nous n’avons PAS réussi à le démystifier, je ne l’ai JAMAIS pris en flagrant délit de mensonge”.

On le constate, Blanrue ne compare PAS Faurisson au tordeur de cuillères israélien Uri Geller.

Nulle part. À aucun moment. Pas une seule seconde. Jamais.

Mieux : Blanrue dit EXACTEMENT LE CONTRAIRE et AFFIRME qu’à l’époque, dans les années 90, il n’a PAS réussi, avec ses collègues zététiciens, à démystifier Faurisson.

Conclusion n°1 : Blanrue a bien dit ce que Faurisson lui reproche de ne pas avoir osé dire.

Conclusion n°2 : Faurisson a menti.

Et quel vilain mensonge indécent ! Un mensonge désormais avéré ! établi ! prouvé ! démontré ! attesté ! assuré ! confirmé  ! Un sale mensonge public vérifié de part en part par une source irrécusable.

Dissimulant la vérité, Faurisson a tronqué de manière éhontée le propos de Blanrue, faisant oeuvre de calomniateur, de diffamateur et de faussaire. Patatras !

Grâce à la note d’audience à laquelle Faurisson n’a pas songé à se reporter, croyant sans doute qu’elle n’existait pas (une manie ?), n’importe quel individu ayant appris à lire le français, n’importe quel esprit, fût-il le plus retors, peut aujourd’hui se rendre compte que, n’en déplaise au malhonnête Faurisson, Paul-Éric Blanrue a bel et bien prononcé la fameuse phrase qu’il est censé n’avoir pas formulée par “trouille”, et Faurisson a mystifié ses auditeurs et ses lecteurs en leur faisant croire qu’un Blanrue “fragilisé” avait agi de manière différente pour d’obscures raisons.

Cette fois-ci, Faurisson a été pris la main dans le pot à confiture, en FLAGRANT DÉLIT DE MENSONGE. Il a bidonné. Et à deux reprises, s’il vous plaît ! Une fois à la sortie de l’audience, ce qui aurait pu lui être pardonné car le vieil homme était peut-être fatigué ou emporté par l’euphorie du prétoire ; l’autre est une menterie faite à tête reposée, émise plus d’un mois après les faits, lorsqu’il rédige sa réponse furibarde à Louis-Égoïne de Large, une menterie d’autant plus impardonnable que celui qui se permet de donner à tout le monde des leçons de méthode et d’exactitude a eu le loisir de se renseigner sérieusement.

Errare humanum est, sed perseverare diabolicum

Nous vous mettons un zéro pointé, professeur !

Dans la vidéo diffusée par ER-TV, Faurisson prononce ces mots :

Alors, il paraît que moi, je suis un trompeur, de la même façon. Vous comprenez ? Peut-être que je le suis… Attention, hein, c’est pas exclu ! 

Non seulement, ainsi que Faurisson le concède avec le cynisme du roublard devant un public acquis à sa cause, il n’est pas exclu qu’il soit un trompeur, mais sa tromperie est désormais prouvée par le son et l’image, et mise en boîte pour la postérité. C’est une tromperie de première catégorie et de la pire espèce.

Par cet effronté bobard, le bluffeur Faurisson laisse évidemment planer le doute sur l’honnêteté de ses propres témoignages passés et sur le sérieux et l’objectivité de tout son travail.

Pour nous, les choses sont claires : au crépuscule de sa vie, par ce colossal mensonge aussi gros que le Generalfeldmarschall Hermann Göring au sortir d’un gueuleton arrosé, le farceur Faurisson vient d’anéantir la réputation qu’il avait acquise chez certains et a ruiné sa carrière. 

À partir d’aujourd’hui, ceux qui accorderont un crédit aveugle à ce tricheur ne pourront plus s’en prendre qu’à eux-mêmes s’ils se retrouvent désillusionnés dans quelques années, lorsque toute la lumière aura été faite sur le personnage.

Un grand merci à Maître Viguier, Alain Bonnet, dit Soral et ER-TV de Vincent Lapierre pour nous avoir (oh, bien involontairement) permis de démontrer comment Faurisson ment.

D’autres preuves irréfutables portant sur d’autres impostures faurissoniennes arrivent prochainement.

Restez connectés !

CERCLE ZÉTÉTIQUE REBOOT

Lu et approuvé par Paul-Éric Blanrue,
Président-fondateur du Cercle zététique (1993-2003)

Nice,  le 23 avril 2016



jeudi 7 avril 2016

Soral absent du procès que lui font les Klarsfeld : l'arroseur arrosé !


LIEN ("Le Figaro")

Trois mois de prison avec sursis ont été requis aujourd'hui à l'encontre de l'essayiste d'extrême droite Alain Soral, poursuivi pour "apologie de crimes de guerre et contre l'humanité" pour des propos visant les époux Klarsfeld. "C'est un message clairement antisémite. Il est outrageant, insultant, non seulement pour les époux Klarsfeld mais aussi pour les enfants des déportés et toutes les victimes de l'Allemagne nazie", a dénoncé la procureure en demandant au tribunal "d'imposer à Alain Soral de ne plus tenir de tels propos". Le jugement a été mis en délibéré au 14 juin.
En mai 2015, Alain Soral, qui accumule les condamnations et poursuites judiciaires pour des propos antisémites, avait posté sur sa page Facebook un extrait d'un article de presse sur l'ordre allemand du mérite dont avaient été décorés les chasseurs de criminels nazis, Serge et Beate Klarsfeld. Au-dessus de l'extrait de l'article, un commentaire, attribué à l'essayiste, avait suscité l'émoi d'internautes: "Voilà ce qui arrive quand on ne finit pas le boulot!" Ce message avait ensuite été supprimé.
- Commentaire du Clan : De quel "boulot" parle Soral ? De celui en lequel il semble dire qu'il ne croit pas lui-même, sans jamais le dire toutefois, ce qui fait que personne ne connaît son opinion ? On ne comprend pas. Des explications s'imposent. Pas vrai, Viguier ? ER TV va sans doute lui demander.  Non ?
"Le père de Serge Klarsfeld et une partie de sa famille sont morts en déportation", a souligné son avocat, Me Olivier Maudret, en parlant de "blessures ravivées". Au terme d'une enquête préliminaire, le parquet a cité Alain Soral à comparaître pour "apologie de crimes de guerre et contre l'humanité". Mais mercredi, le polémiste ne s'est pas présenté devant la 17e chambre correctionnelle de Paris où il était représenté par deux avocats.
- Commentaire du Clan : We beg your pardon ? La Secte d'Alain Soral fait des gorges chaudes quand Blanrue, non convoqué selon les règles mais présent malgré tout en première instance, se fait représenter à l'appel du procès que la Licra lui a intenté contre son film (alors qu'il a, lui, on le répète, déjà parlé deux heures sur ce sujet devant la Cour en juin 2015 lors d'une audience de 10 heures !). Ben alors, Soral, que se passe-t-il ? Un problème de santé ? Une défaillance ? Un important rendez-vous sur Skype ? Un tournoi de golf ? ER TV va sans doute lui poser la question.  Non ? Allez, on se détend et on rigole...



Serge et Beate Klarsfeld étaient, eux, bien présents au premier rang d'une salle d'audience bondée où avaient pris place des fils et filles de déportés, arborant un badge jaune portant l'inscription: "militants de la mémoire". A la barre, l'historien a expliqué avoir appris par son fils Arno, également présent dans la salle, qu'il était mis en cause par Alain Soral qu'il ne connaissait pas personnellement. "Sa littérature ressemble beaucoup à celle des années 40", a-t-il commenté en expliquant s'être constitué partie civile "au nom de toutes les victimes de la Shoah et de leurs familles". "Il est naturel pour quelqu'un d'extrême droite d'être fâché que l'Allemagne décore des gens qui ont amené des criminels nazis devant les tribunaux", a-t-il lâché. "Les mots de Soral sont symboliques. On ne peut pas laisser passer cela sans réagir, c'est une insulte pour les victimes", a abondé son épouse.


Pour mémoire, 
au procès d' "Un Homme" en juin 2015 (première instance)...


mercredi 23 mars 2016

Exactitude ! Réponse aux calomnies. Communiqué de Paul-Éric Blanrue à propos du procès du 17 mars 2016.


"Les gens se vengent des services qu'on leur rend."
(Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit,  Denoël, 1932)


Il suffit que je m’absente une semaine pour qu’on raconte n’importe quoi à mon sujet ! Les capacités de l’être humain à croire les bobards et déformer la réalité jusqu’au délire m’étonneront toujours. "L'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges" disait La Fontaine, n'est-ce pas ? 

Petit rappel utile. Tout accusé a le droit de se défendre comme il l’entend ; en choisissant de se rendre ou de ne pas se rendre à l’audience, notamment. Par exemple, lors de "l’affaire du Zénith", sur mes conseils et sur ceux de Maître John Bastardi Daumont, Robert Faurisson ne s’est pas présenté à la barre. Bien lui en a pris : il a été relaxé. Prétendre ainsi, comme je le lis ou l'entends, que la présence de l’accusé serait une nécessité morale ou stratégique est une colossale ânerie, démentie par les faits les plus courants. Prétendre également connaître les raisons de son choix sans les lui avoir demandées auparavant relève de la mauvaise foi ou, le cas échéant, lorsqu’il s’agit de lui en faire grief, de la volonté de nuisance. Dernièrement, on aura reconnu l’action de quelques spécialistes de la chose.

Pour couper aux rumeurs malveillantes et aux tentatives d’intoxication de certaine secte désappointée que je dise la vérité sur elle, voici l’explication de mon absence fournie officiellement à mon avocat, Maître Paul Yon, et à la présidente du tribunal, le 17 mars 2016.

En tant que réalisateur du film “Un Homme” attaqué en justice par la Licra, j’ai été stupéfait de constater que, depuis plusieurs mois, Maître Damien Viguier appelait sur l’internet, dans des vidéos aussi grotesques que militantes, à transformer mon procès en un Grand Cirque tel qu’Égalité & Réconciliation a pris l’habitude d’en monter dès que cette association sent qu’elle peut en récolter divers fruits.

Or je tiens à signaler que Maître Viguier ne m’a jamais joint ce propos ; qu’il n’a pas même pris la peine de me demander une seule fois ce que je pensais de ses sorties virtuelles, ne serait-ce que pour m’informer de ses intentions et connaître les miennes. S’il m’avait appelé, ce qui eût été la moindre des courtoisies en pareil cas, je lui aurais répondu avec la dernière énergie que la mascarade qu’il proposait de jouer le 17 mars devant la XVIIe Chambre ne me concernait et ne m’impliquait en aucune façon. Et qu’elle tomberait lamentablement à l’eau, comme cela a été le cas, puisque peu de personnes ont pu assister au spectacle prévu.

Il convient de savoir que lorsque j’ai, pour la première fois, rencontré Maître Viguier, au moment de la sortie de mon film, cet avocat qui se présente aujourd’hui, avec des trémolos dans la voix, comme le fer de lance de la lutte contre la loi Gayssot et le Don Quichotte de la liberté d’expression, avait refusé de prendre ma défense. Il ne s’en vante pas ! Il ne se glorifie pas non plus d’avoir laissé tomber la défense de son client, M. Marc George, à l’automne dernier, entre la première instance et son verdict, M. George étant alors attaqué pour être un diffuseur de mon film. Quel chevalier blanc est-ce là ? Quel crédit lui accorder ?

Vu son passif, je n’ai aucune confiance en Maître Viguier et lui dénie le droit de parler en mon nom, y compris pour prétendument défendre mon documentaire.  Il ne me représente en rien, n’a nullement compris ce que j’ai voulu filmer et je tiens à faire savoir que je réprouve autant ses méthodes (lesquelles consistent à me mettre devant le fait accompli avec un singulier culot) que le choix de sa défense (laquelle revient à exalter son égo surdimensionné au détriment de la défense). La façon dont Maître Viguier instrumentalise mon film comme une publicité pour son groupe politique (alors que le site officiel de E&R n’a pas eu le courage de le diffuser lors de sa sortie !) n’est en aucun cas celle que j'ai choisie. Étant le réalisateur de ce film, je crois le connaître bien mieux que lui.

Ainsi donc, qu’ai-je voulu faire en réalisant "Un Homme" ? Je m’en suis déjà expliqué devant la Cour lors de la première audience (environ deux heures d’interrogatoire)  ainsi que dans diverses interviewes filmées ou écrites. M’inspirant des Archives du XXe siècle de l’INA, j’ai voulu donner la parole durant une heure et demie à un homme auquel depuis 1974, on a, à de rarissimes exceptions près, refusé l’accès aux médias. J’ai voulu montrer le Diable, le Monstre, le premier représentant en France après Paul Rassinier, des "fortes têtes du mensonge", des "gangsters de l’histoire" (Le Monde, 5-6 juillet 1987, p. 31). En pareil cas, un débat ne peut s’instituer, ou une véritable compréhension du personnage ne peut avoir lieu, qu’à partir du moment où le perpétuel accusé a été entendu. Le public de la télévision savait ce qu’on disait que M. Faurisson avait, paraît-il, dit, mais il continuait largement à ignorer ce que M. Faurisson avait à dire, lui, en personne. Mon film était une sorte d’ "Accusé, levez-vous et dites ce que vous avez à dire".

Ce film se présente ainsi comme un documentaire historique ; à l’avenir, les historiens pourront s’y reporter pour exercer sur lui leurs talents critiques, le blâmer ou le louer. C’est un instrument de travail unique en son genre et dont je suis particulièrement fier.

Ce documentaire se veut sérieux et précis. On est loin de la vulgarité et de la mélasse intellectuelle des amis de M. Alain Bonnet, dit Soral. Suis-je de parti pris ? Dans ce film,  je me suis privé de commentaires, laissant s’exprimer mon interlocuteur. Je ne suis sorti de mon rôle d’historien objectif que lorsque j’ai choisi un titre ; ce titre, soufflé par Yann Moix (comme je l'ai signalé à la présidente en juin dernier), consiste à dire que Robert Faurisson, pour le réalisateur que je suis, n’est pas le Diable, mais un homme et, qu’en tant qu’homme, il doit bénéficier des mêmes droits que les autres hommes.

Tout le reste est au mieux incompréhension, au pire interprétation malveillante, extrapolation oiseuse, billevesées, diffamation militante.

Sachant que Maître Viguier est le conseiller juridique, l’avocat et le proche de M. Alain Bonnet, dit Soral, avec qui mes désaccords sont publics (lire ma préface au livre de Salim Laïbi, intitulée “Pourquoi je n’ai jamais été soralien”),  il m’a semblé, en outre, être la personne la moins qualifiée pour intervenir dans un procès où mon film était sévèrement mis en cause. Qui peut penser qu’un avocat travaillant pour un adversaire adopte à l’endroit de mon oeuvre une défense appropriée ?

J’ignore quel objectif réel poursuit Maître Viguier, mais il a délibérément choisi de s’emparer de mon film sans mon aval et pour des intérêts qui ne sont pas les miens. Estimant qu’en sa présence mes intentions seraient notablement déformées, j’ai choisi en toute conscience de ne pas comparaître devant le tribunal qui instruisait cette affaire.

C’est aussi simple que cela.

J'en profite pour m'étonner que les propos à la barre de mon avocat, Maître Paul Yon, qui était il y a six mois encore, celui de Faurisson, n'aient pas été repris : il y a expliqué que, entrant dans la salle d'audience, certaines personnes d'une certaine secte l'ayant reconnu comme étant mon avocat ont dit dans son dos qu'elles m'attendaient pour me "casser la gueule". Belles méthodes, joli mensonge par omission de la part de ceux qui plastronnent aujourd'hui. Exactitude, exactitude !

Puisque certains aiment à s’écouter parler sur le Net, j’informe ceux que ma parole intéresse que je m’exprimerai plus longuement sur le sujet dans quelque temps. Sans concession. Et sans me gêner. Je peux vous garantir qu’il y aura des surprises. On ne gagne jamais par le mensonge, fût-il répété comme une incantation par un gourou dingo.

Paul-Éric Blanrue