BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

jeudi 16 mai 2024

Jean Bricmont : "Le sionisme, la gauche et la France."

 


"Je suis juif. Je suis israélien. Mes parents étaient à Auschwitz. Je ne vais pas soutenir le génocide, n'est-ce pas ? Je suis ici avec la Palestine." Encore un terroriste du Hamas !

 


La science à la porte de Dieu.



Extraits du livre 
Science at the Doorstep to God: 
Science and Reason in Support of God, the Soul, 
and Life After Death (Ignatius, 2023) 
de Robert Spitzer, Ph.D., prêtre jésuite américain, ancien président de l'Université Gonzaga (Washington), président du Center for Reason and Faith : 

"Sur le front cosmologique, dans leur article de 2018 dans le Journal of High Energy Physics, Stephen Hawking et son co-auteur, Thomas Hertog, montrent sur la base de données d'observation que l'inflation éternelle et le multivers infini sont extrêmement improbables. Ils expliquent que tout multivers qui pourrait générer notre univers devrait avoir une limite dans le passé, c'est-à-dire un début. Lorsque cela est combiné avec d'autres conséquences hautement improbables de l'inflation éternelle et d'un multivers infini, tels que les cerveaux de Boltzmann, la prépondérance des preuves cosmologiques s'est déplacée vers un début de la réalité physique (qu'il s'agisse d'un multivers, un univers rebondissant ou simplement de notre univers).

(...)

[Un] grand pourcentage de jeunes scientifiques se considèrent comme croyants en Dieu ou en une réalité spirituelle supérieure. Bien que certains aient soutenu que les preuves scientifiques favorisent massivement le matérialisme - c'est-à-dire le rejet de Dieu, de la religion ou d'une dimension spirituelle des humains (par exemple, une âme) - il est intéressant de noter qu'une enquête menée par le Pew Research Center a révélé que 51 % des scientifiques professent la croyance en Dieu ou en une réalité spirituelle, tandis que 41 % sont des agnostiques ou des athées. Fait intéressant, les jeunes scientifiques professent plus la croyance en Dieu ou en une réalité spirituelle supérieure que les plus anciens. Selon la même enquête, 66 % des jeunes scientifiques professent la croyance en Dieu ou en une réalité spirituelle supérieure, tandis que seulement 32 % sont agnostiques ou athées - les deux tiers sont des croyants, tandis que seulement un tiers ne le sont pas.

Les statistiques concernant la foi des médecins sont plus frappantes. Selon l'enquête de 2014 publiée dans le Journal of Religion and Health, 76 % des médecins croient en Dieu ou en un pouvoir spirituel supérieur, tandis que 12,4 % sont agnostiques et 11,6 % sont athées - les trois quarts sont des croyants et un quart ne le sont pas. En outre, 74 % des médecins croient que des miracles se sont produits dans le passé, et 73 % pensent qu'ils se produisent dans le présent.

Il convient également de noter que la plupart des initiateurs de la physique moderne étaient des croyants religieux.

(...)

Au-delà de la physique et de la cosmologie, de nouveaux développements dans les preuves de la causalité et de l'intelligence transcendantes se produisent dans les domaines de la médecine, des neurosciences et de la philosophie de l'esprit. La recherche évaluée par des pairs sur les expériences de mort imminente et la lucidité terminale est devenue si prolifique que la New York Academy of Sciences a récemment publié une déclaration de consensus parmi les médecins et les scientifiques qui déclare : "Les preuves suggèrent que ni les processus physiologiques ni cognitifs ne se terminent par la mort". Basée sur des études médicales évaluées par des pairs sur les expériences de mort imminente, la lucidité terminale et la cognition chez les patients hydrocéphaliques, combinées à des études linguistiques et génétiques sur l'origine du langage syntaxiquement significatif par Noam Chomsky et Robert Berwick, ainsi qu'à des études sur la conscience de soi et l'expérience intérieure par David Chalmers et Thomas Nagel, la réalité d'une dimension transphysique de la conscience et de l'intellection humaines capable de survivre à la mort corporelle (comme une âme) devient non seulement admissible mais aussi extrêmement probable. Cette dimension transphysique de la conscience semble expliquer pourquoi le langage et la pensée humains sont catégoriquement différents du langage des singes."

Pour passer commande : LIEN

jeudi 9 mai 2024

Le Rebelle. Par Ernst Jünger.



"Nous vivons en des temps où nous interpellent sans cesse des pouvoirs inquisitoriaux. Et ces puissants ne sont pas uniquement animés d’une soif idéale de savoir. Lorsqu’ils s’approchent pour nous questionner, ils n’attendent pas de nous une contribution à la vérité objective, ni même à la solution de certaines difficultés. Peu leur importe notre solution ; c’est à notre réponse qu’ils tiennent."
"L’électeur est pris dans ce paradoxe d’être invité à une libre décision par une puissance qui, pour sa part, n’a nullement envie d’observer les règles du jeu. C’est la même puissance qui lui extorque des serments, tout en vivant de leur violation. Il paie donc en bonne et franche monnaie une banque d’escrocs."
"Les dictatures ne sont pas que dangereuses, elles sont également vulnérables, puisque le déploiement brutal de la violence suscite un peu partout l’hostilité."
"Quant au Rebelle, nous appelons ainsi celui qui, isolé et privé de sa patrie par la marche de l’univers, se voit enfin livré au néant. Tel pourrait être le destin d’un grand nombre d’hommes, et même de tous – il faut donc qu’un autre caractère s’y ajoute. C’est que le Rebelle est résolu à la résistance et forme le dessein d’engager la lutte, fût-elle sans espoir. Est rebelle, par conséquent, quiconque est mis par la loi de sa nature en rapport avec la liberté, relation qui l’entraîne dans le temps à une révolte contre l’automatisme et à un refus d’en admettre la conséquence éthique, le fatalisme (...) Une telle entreprise ne peut espérer de succès que si les trois grandes forces de l’art, de la philosophie et de la théologie la soutiennent et lui ouvrent une voie à travers l’inexploré."
"La personne n’est plus dans la société comme un arbre dans la forêt ; elle ressemble au passager d’un navire rapide, qui porte le nom de Titanic, ou encore de Léviathan. Tant que le ciel demeure serein et le coup d’œil agréable, il ne remarque guère l’état de moindre liberté dans lequel il est tombé."
"La résistance exige de grands sacrifices ; d’où le nombre écrasant de ceux qui lui préfèrent la contrainte. Mais l’histoire authentique ne peut être faite que par des hommes libres. L’histoire est l’empreinte que l’homme libre appose sur le destin."
"Que même les cathédrales s’écroulent : il subsiste dans les cœurs l’héritage d’un savoir qui mine, comme feraient des catacombes, les palais de la tyrannie. Cette seule raison suffirait à nous assurer que la violence pure, exercée à l’image de l’antique, ne peut à la longue gagner la partie. Ce sang a imprégné l’histoire de sa substance : aussi le Christ est-il encore, à bon droit, le repère de nos dates, le point de flexion du temps. Il règne en lui la pleine fécondité des théogonies, un pouvoir mythique de génération. Le sacrifice se répète sur d’innombrables autels."
"L’homme libre, l’individu doué d’indépendance spirituelle cherchera tôt ou tard comment rompre cet encerclement. Cela demeure son affaire ; on ne peut donner des recettes. Mais qu’il parvienne à percer, ou qu’il se retrouve réduit aux subterfuges du temps, tel est le dilemme dont tout le reste découlera. Le Rebelle a pour devise : hic et nunc, car il est l’homme des coups de main, libre et indépendant. Nous avons vu que nous ne pouvons comprendre sous ce type humain qu’une fraction des masses ; et, pourtant, c’est ici que se forme la petite élite, capable de résister à l’automatisme, qui tiendra en échec le déploiement de la force brute. C’est la liberté ancienne, vêtue à la mode du temps : la liberté substantielle, élémentaire, qui se réveille au cœur des peuples quand la tyrannie des partis ou de conquérants étrangers pèse sur leurs pays. Il ne s’agit pas seulement de cette liberté qui proteste ou émigre, mais d’une liberté qui décide d’engager la lutte."
"Le Rebelle a pour tâche de fixer la mesure de liberté qui vaudra dans des temps à venir, en dépit de Léviathan... La résistance du Rebelle est absolue : elle ne connaît pas de neutralité, ni de grâce ni de détention en forteresse. Il ne s’attend pas à ce que l’ennemi se montre sensible aux arguments, encore moins à ce qu’il s’astreigne à des règles chevaleresques. Il sait aussi qu’en ce qui le concerne, la peine de mort n’est pas supprimée. Le Rebelle connaît une solitude nouvelle, telle que l’implique avant tout l’épanouissement satanique de la cruauté – son alliance avec la science et le machinisme, qui fait apparaître dans l’histoire, non pas un élément nouveau, mais des manifestations nouvelles."
"Le Rebelle ne dispose pas de grands moyens de combat. Mais il sait comment des armes qui valent des millions peuvent être anéanties par un coup d’audace. Il connaît leurs faiblesses tactiques, leurs points de moindre résistance, leur degré d’inflammabilité. Il est d’ailleurs en mesure de choisir plus librement que la troupe son théâtre d’opérations et agira au point où des forces infimes peuvent causer de grands dégâts."
"La liberté est le grand sujet du jour ; c’est la puissance par laquelle est domptée la crainte. Aussi doit-on l’enseigner, comme matière principale, dans les écoles, les universités et avec elle la manière de l’incarner efficacement et de la manifester par la résistance."
"Le Rebelle est l’individu concret, agissant dans le cas concret. Il n’a pas besoin de théories, de lois forgées par les juristes du parti, pour savoir où se trouve le droit. Il descend jusqu’aux sources de la moralité, que n’ont pas encore divisées les canaux des institutions. Tout y devient simple, s’il survit en lui quelque pureté."
"Il se présente des situations telles qu’elles exigent une décision morale immédiate, là surtout où se creusent les plus profonds tourbillons d’un monde tournoyant. Il n’en fut pas toujours, ni n’en sera toujours ainsi. En général, les institutions et les impératifs qu’elles impliquent constituent un terrain praticable : ce qui est juste, ce qui se fait est dans l’air. Il y a naturellement des délits, mais il y a aussi les tribunaux et la police. Tout change lorsque la morale est remplacée par une sous-espèce de technique, la propagande, et que les institutions se muent en armes de guerre civile. La décision revient alors à l’homme seul, sous la forme d’un dilemme, puisqu’une tierce conduite, la neutralité, est exclue."
"Le problème véritable vient plutôt de ce que la grande majorité ne veut pas de la liberté, de ce qu’elle en a même peur. Il faut être libre pour le devenir, car la liberté est existence – est surtout acquiescement raisonné à l’existence et désir, ressenti comme un destin, de la réaliser. L’homme est alors libre, et le monde, empli de des« potismes et de moyens de contrainte, doit désormais contribuer à rendre la liberté visible, dans sa splendeur entière : c’est ainsi que les grandes masses des rocs primitifs produisent par leur pesée même les cristaux. La liberté nouvelle est liberté ancienne, absolue, sous le vêtement du temps : car la mener sans cesse à son triomphe, malgré toutes les ruses de l’esprit du temps – tel est le sens du monde historique."
Ernst Jünger, Le traité du rebelle.


L'avenir du christianisme.

 


"Qui sait si, dans des empyrées à nous inaccessibles, il n’y a pas justement, entre autres, un éon chrétien qui cherche à s’engendrer ? Peut-être les événements préliminaires qui se déroulent là-haut se manifesteront-ils encore de notre vivant. Le ciel ressemble à une coquille d’œuf qui n’attendrait qu’une poussée pour se fendre."

Ernst Jünger à Martin Heidegger, 1950.

Une interview passionnante de l'historien Shlomo Sand !

 


mardi 7 mai 2024

L'arnaque des Anti-Antisémites.


Edouard Philippe et Gabriel Attal entourant BHL au dîner du CRIF 2024.

"Maniant le redoutable label d'« antisémite » comme une arme puissante, l'Anti-Antisémite professionnel est capable, de nos jours, de blesser et de détruire toute personne avec laquelle il n'est pas d'accord en implantant cette étiquette de manière indélébile dans l'esprit du public. 
Comment peut-on contester cette affirmation, toujours formulée avec hystérie et insupportable pharisaïsme ? Répondre « Je ne suis pas un antisémite » est aussi faible et peu convaincant que la célèbre déclaration de Richard Nixon « Je ne suis pas un escroc ».
Jusqu'à présent, l'Anti-Antisémitisme organisé a réussi à détruire, à chasser de la vie publique quiconque reçoit le traitement « antisémite ». Le destinataire du label est généralement privé d’accès aux organes d’opinion influents et reste marginalisé hors des centres de la vie publique. Au mieux, la victime du label peut être poussé à s'abaisser devant ses persécuteurs, et, par des excuses appropriées, et - le plus important - le changement de positions d'intérêt crucial pour ses ennemis, il peut se frayer un chemin vers la vie publique - à condition, de bien sûr, d'auto-émasculer. 
Ou si, par le hasard, la victime parvient à survivre l'assaut, elle peut être amenée à faire preuve de prudence et se taire sur de telles questions à l'avenir, ce qui revient au même. 
De cette manière, l’Anti-Antisémitisme Organisé crée, pour lui-même, la situation gagnant-gagnant."

Murray Rothbard.

LIEN




samedi 4 mai 2024

Quelques réflexions et questions. Par Paul-Éric Blanrue.

 - Nous vivons un temps où le fait de mettre en cause le lobby d'un pays qui génocide une population est jugé antisémite, tandis qu'il est admis, légal et non condamnable moralement, le fait de dire que ce génocide est un mythe. Pourquoi ?

- Dans une société aussi sensible que la nôtre, où le moindre mot de travers est dénoncé comme une insulte, où le moindre geste peut être jugé offensant, la suspension de cette sensibilité par les instances officielles dans un seul et unique cas, le génocide des Palestiniens, devrait inciter les penseurs à la réflexion. Pourtant, on n'en entend guère se poser cette question sur les ondes. Au contraire, ils semblent tous d'accord pour suspendre de manière exceptionnelle toute émotion. On aimerait connaître la raison de cette retenue. Elle doit être extraordinaire.

On a l'impression que ceux qui veulent interdire les discours de haine, en France et aux États-Unis, ont oublié la haine envers les Palestiniens. Étrange ! Ne me dites pas que c'est une opération démagogique conçue dans le seul but d'interdire toute critique de la politique génocidaire d'Israël ?

Finalement, pour les sionistes, le génocide des Palestiniens est un détail de l'histoire.

 "Nous nous alarmons de la montée du sentiment anti-allemand dans la population européenne." Un Allemand, 1941.

Ceux qui qualifient d'obsédés les gens qui critiquent Israël sont aussi ceux qui passent leur vie à tresser des lauriers à Israël. Curieux phénomène.

- Si je comprends bien, en France, dénoncer l'ingérence russe est une attitude patriotique et non xénophobe, mais dénoncer l'ingérence israélienne relève de l'antisémitisme ? Quelle est la raison de ce double standard ?

Pour un sioniste, il ne peut y avoir de génocide des Palestiniens puisque les Palestiniens n'existent pas.

- L'une des phrases les plus révélatrices que je connaisse : "Je suis un défenseur de la liberté d'expression, mais...."

- Puisque l'on peut dire que certains hommes politiques français roulent pour la Russie, est-il également possible de dire qu'un député français roule pour Israël, ou est-ce antisémite ?

Michel Onfray nous dit que la critique d'Israël est antisémite et condamnable, mais nier l'existence de Jésus n'est-ce pas anti-chrétien et condamnable ?

- La seule et unique question à poser (systématiquement) à ces super-patriotes Israéliens qui prétendent aussi être de super-patriotes Français : si, un jour, la France entrait en guerre contre Israël, de quel côté seriez-vous ? 

Si les sionistes sont menteurs, est-ce parce qu'ils sont racistes et veulent le dissimuler en accusant les autres ? 

La meilleure preuve que l'antisionisme n'est pas comparable à l'antisémitisme, c'est que si vous critiquez un juif antisioniste vous ne serez pas qualifié d'antisémite tandis que si vous critiquez un goy sioniste vous le serez.

Une question me taraude : les Français qui n'ont pas voté Israël à l'Eurovision sont-ils antisémites ?

Ce sont les menteurs qui tiennent à vous dire quelles questions il est bon de poser et quelles questions il est malséant de poser ; quels mots il faut employer et quels mots il faut bannir. Le contrôle de votre esprit leur est nécessaire afin de ne pas être démasqués.


Paul-Éric Blanrue.


Rafah sous les bombes israéliennes, début mai 2024


mercredi 10 avril 2024

Tucker Carlson à propos des chrétiens soutenant Israël.

"Si vous vous réveillez un matin et décidez que votre foi chrétienne vous oblige à soutenir un gouvernement étranger qui fait exploser des églises et tue des chrétiens, je pense que vous avez perdu le fil."




jeudi 29 février 2024

"Une étoile sur Bethléem". Le conte d'Agatha Christie contre l'avortement.


Marie regardait le bébé dans la mangeoire. Elle était seule dans l'étable à part les animaux. En souriant à l'enfant, son cœur débordait de fierté et de bonheur.
Puis soudain, elle entendit le bruissement des ailes et, se retournant, elle vit un grand Ange se tenir dans l'entrée.
L'Ange brillait de l'éclat du soleil matinal, et la beauté de son visage était si grande que les yeux de Marie furent éblouis et elle dut détourner la tête.
L'Ange dit alors (et sa voix était comme une trompette d'or) : « N'aie pas peur, Marie... »
Et Marie répondit de sa douce voix basse : « Je n'ai pas peur, Ô Saint de Dieu, mais la Lumière de ton Visage m'éblouit. »
L'Ange dit : «Je suis venu te parler. »
Marie dit : « Parle, Saint. Laisse-moi entendre les commandements du Seigneur Dieu. »
L'Ange dit : « Je ne viens avec aucun commandement. Mais puisque tu es particulièrement chère à Dieu, il t'est permis, avec mon aide, de regarder dans le futur... »
Puis Marie regarda l'enfant et demanda avec empressement : «Dans son futur ?»
Son visage s'illumina d'anticipation joyeuse. « Oui », dit doucement l'Ange. « Dans son futur... Donne-moi ta main. »
Marie tendit sa main et prit celle de l'Ange. C'était comme toucher la flamme — pourtant une flamme qui ne brûlait pas. Elle recula un peu et l'Ange dit de nouveau : «N'aie pas peur. Je suis immortel et tu es mortelle, mais mon toucher ne te fera pas mal...»
Puis l'Ange étendit sa grande aile dorée au-dessus de l'enfant endormi et dit :
« Regarde dans le futur, Mère, et vois ton Fils... »
Et Marie regarda droit devant elle et les murs de l'étable fondirent et se dissolvèrent et elle regarda dans un Jardin. C'était la nuit et il y avait des étoiles au-dessus et un homme était agenouillé, priant.
Quelque chose s'éveilla dans le cœur de Marie, et sa maternité lui dit que c'était son fils qui était agenouillé là. Elle se dit avec gratitude : « Il est devenu un homme bon, un homme pieux, il prie Dieu. » Et puis soudain, elle retint son souffle, car l'homme avait levé son visage et elle vit l'agonie sur celui-ci, le désespoir et la tristesse... et elle sut qu'elle regardait une angoisse plus grande que tout ce qu'elle avait jamais connu ou vu. Car l'homme était tout à fait seul. Il priait Dieu, priant pour que cette coupe d'angoisse lui soit ôtée, et il n'y avait pas de réponse à sa prière. Dieu était absent et silencieux...
Et Marie s'écria :
« Pourquoi Dieu ne lui répond-il pas et ne lui donne-t-il pas de réconfort ? »
Et elle entendit la voix de l'Ange dire :
« Ce n'est pas le dessein de Dieu qu'il ait du réconfort. »
Alors Marie inclina humblement la tête et dit : « Il ne nous appartient pas de connaître les desseins impénétrables de Dieu. Mais cet homme, mon fils, n'a-t-il pas d'amis ? Pas d'amis humains bienveillants ? »
L'Ange froissa son aile et l'image se dissolut dans une autre partie du Jardin et Marie vit des hommes allongés, endormis.
Elle dit amèrement : « Il a besoin d'eux, mon fils a besoin d'eux, et ils s'en moquent ! »
L'Ange dit : « Ce ne sont que des créatures humaines faillibles... »
Marie murmura pour elle-même : « Mais c'est un homme bon, mon fils. Un homme bon et droit. »
Puis encore une fois, l'aile de l'Ange bruissa, et Marie vit une route sinueuse montant une colline, et trois hommes la parcourant portant des croix, avec une foule derrière eux et quelques soldats romains.
L'Ange dit : « Que vois-tu maintenant ? »
Marie dit : « Je vois trois criminels allant à l'exécution. »
L'homme de gauche tourna la tête et Marie vit un visage cruel et rusé, d'un type bas et bestial, et elle se recula un peu.
« Oui », dit-elle, « ce sont des criminels. »
Puis l'homme au centre trébucha et faillit tomber, et comme il tournait son visage, Marie le reconnut et s'écria vivement :
« Non, non, cela ne peut pas être que mon fils soit un criminel ! »
Mais l'Ange bruissa de son aile et elle vit les trois croix dressées, et la figure suspendue dans l'agonie sur celle du centre était l'homme qu'elle savait être son fils. Ses lèvres gercées s'entrouvrirent et elle entendit les mots qui en sortirent :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? »
Et Marie s'écria : « Non, non, ce n'est pas vrai ! Il ne peut pas avoir vraiment fait quelque chose de mal. Il y a eu une terrible erreur. Cela peut arriver parfois. Il y a eu une confusion d'identité ; il a été pris pour quelqu'un d'autre. Il souffre pour le crime de quelqu'un d'autre. »
Mais encore une fois, l'Ange bruissa de ses ailes et cette fois Marie regardait la figure de l'homme qu'elle révérait le plus sur terre, le Grand Prêtre de son Église. C'était un homme de noble apparence, et il se leva maintenant et avec des mains solennelles, il déchira et arracha le vêtement qu'il portait, et cria à haute voix :
« Cet homme a prononcé un Blasphème ! »
Et Marie regarda au-delà de lui et vit la figure de l'homme qui avait prononcé le Blasphème, et c'était son fils.
Puis les images s'estompèrent et il n'y avait plus que le mur en briques de boue de l'étable, et Marie tremblait et criait brisée :
« Je ne peux pas le croire, je ne peux pas le croire. Nous sommes une famille qui craint Dieu, qui vit honnêtement, toute ma famille. Oui, et celle de Joseph aussi. Et nous l'élèverons avec soin pour pratiquer la religion et pour révérer et honorer la foi de ses pères. Un fils à nous ne pourrait jamais être coupable de blasphème, je ne peux pas le croire ! Tout ce que tu m'as montré ne peut pas être vrai. »
Puis l'Ange dit : « Regarde-moi, Marie. »
Et Marie le regarda et vit le rayonnement qui l'entourait et la beauté de son Visage.
Et l'Ange dit : « Ce que je t'ai montré est la Vérité. Car je suis l'Ange du Matin, et la Lumière du Matin est la Vérité. Crois-tu maintenant ? »
Et contre son gré, Marie sut que ce qui lui avait été montré était en effet la Vérité... et elle ne pouvait plus ne pas croire.
Les larmes coulaient sur ses joues et elle se pencha sur l'enfant dans la mangeoire, les bras écartés comme pour le protéger. Elle s'écria :
« Mon enfant... mon petit enfant sans défense... que puis-je faire pour te sauver ? Pour t'épargner ce qui va venir ? Non seulement de la tristesse et de la douleur, mais du mal qui fleurira dans ton cœur ? Oh, en effet, il aurait été mieux pour toi si tu n'étais jamais né, ou si tu étais mort à ton premier souffle. Car alors tu serais retourné à Dieu pur et sans tache. »
Et l'Ange dit : « C'est pour cela que je suis venu à toi, Marie. »
Marie dit : « Que veux-tu dire ? »
L'Ange répondit : « Tu as vu le futur. Il est en ton pouvoir de dire si ton enfant doit vivre ou mourir. »
Puis Marie inclina la tête, et parmi des sanglots étouffés, elle murmura :
« Le Seigneur me l'a donné... Si le Seigneur le reprend maintenant, alors je vois que cela peut en effet être une miséricorde, et bien que cela déchire ma chair, je me soumets à la volonté de Dieu. »
Mais l'Ange dit doucement :
« Ce n'est pas tout à fait comme cela. Dieu ne t'impose aucun commandement. Le choix t'appartient. Tu as vu le futur. Choisis maintenant si l'enfant doit vivre ou mourir. »
Puis Marie se tut un instant. Elle était une femme qui pensait lentement. Elle regarda une fois l'Ange pour obtenir des directives, mais l'Ange ne lui en donna aucune. Il était doré et beau et infiniment lointain.
Elle pensa aux images qui lui avaient été montrées - à l'agonie dans le jardin, à la mort honteuse, à un homme qui, à l'heure de sa mort, fut abandonné de Dieu, et elle entendit de nouveau le mot terrible Blasphème...
Et maintenant, à ce moment, le bébé endormi était pur, innocent et heureux...
Mais elle ne prit pas de décision sur-le-champ, elle continua de réfléchir, repassant encore et encore ces images qui lui avaient été montrées. Et en faisant cela, une chose curieuse se produisit, car elle se souvint de petites choses dont elle n'avait pas été consciente au moment de les voir. Elle vit, par exemple, le visage de l'homme sur la croix de droite... Pas un visage maléfique, juste un visage faible, et il était tourné vers la croix du centre et sur lui se lisait une expression d'amour, de confiance et d'adoration... Et il vint soudain à Marie, avec étonnement : « C'était mon fils qu'il regardait ainsi... »
Et soudainement, de manière nette et claire, elle vit le visage de son fils tel qu'il avait été lorsqu'il regardait ses amis endormis dans le jardin. Il y avait là de la tristesse, de la pitié, de la compréhension et un grand amour... Et elle pensa : « C'est le visage d'un homme bon... » Et elle revit la scène de l'accusation. Mais cette fois, elle regarda, non pas le splendide Grand Prêtre, mais le visage de l'homme accusé... et dans ses yeux, il n'y avait aucune conscience de culpabilité...
Et le visage de Marie devint très troublé.
Puis l'Ange dit :
« As-tu fait ton choix, Marie ? Voudras-tu épargner à ton fils la souffrance et le mal ? »
Et Marie dit lentement :
« Il n'appartient pas à moi, femme ignorante et simple, de comprendre les Hautes Intentions de Dieu. Le Seigneur m'a donné mon enfant. Si le Seigneur le reprend, alors c'est Sa volonté. Mais puisque Dieu lui a donné la vie, il ne m'appartient pas de lui ôter cette vie. Car il se peut que dans la vie de mon enfant, il y ait des choses que je ne comprends pas bien... Il se peut que j'aie vu seulement une partie d'une image, pas le tout. La vie de mon bébé lui appartient, pas à moi, et je n'ai pas le droit d'en disposer. »
« Réfléchis encore, » dit l'Ange. « Ne voudrais-tu pas déposer ton enfant dans mes bras et je le ramènerai à Dieu ? »
« Prends-le dans tes bras si c'est le commandement de Dieu, » dit Marie. « Mais je ne le déposerai pas là. »
Il y eut un grand bruissement d'ailes et une explosion de lumière et l'Ange disparut.
Joseph entra un moment plus tard et Marie lui raconta ce qui s'était passé. Joseph approuva ce que Marie avait fait.
« Tu as bien fait, épouse, » dit-il. « Et qui sait, cela aurait pu être un Ange menteur. »
« Non, » dit Marie. « Il n'a pas menti. »
Elle en était sûre avec chaque instinct en elle.
« Je ne crois pas un mot de tout cela, » dit Joseph avec fermeté. « Nous élèverons notre fils avec beaucoup de soin et lui donnerons une bonne instruction religieuse, car c'est l'éducation qui compte. Il travaillera dans l'atelier et nous accompagnera à la Synagogue le Sabbat et respectera toutes les Fêtes et les Purifications. »
Regardant dans la mangeoire, il dit :
« Regarde, notre fils sourit... »
Et en effet, le garçon souriait et tendait de petites mains vers sa mère comme pour dire « Bien joué. »
Mais en haut dans les voûtes du ciel bleu, l'Ange tremblait de fierté et de rage.
« Pensée que je pourrais échouer avec une femme sotte et ignorante ! Eh bien, viendra une autre chance. Un jour où Il sera fatigué et affamé et faible... Alors je l'emmènerai au sommet d'une montagne et lui montrerai les Royaumes de ce Monde qui est le mien. Je lui proposerai la Seigneurie de tous. Il contrôlera Villes et Rois et Peuples... Il aura le Pouvoir de faire cesser les guerres et de faire disparaître la faim et l'oppression. Un geste d'adoration pour moi et il pourra établir la paix et l'abondance, la satisfaction et la bonne volonté — se connaître comme une Puissance Suprême pour le Bien. Il ne pourra jamais résister à cette tentation ! »
Et Lucifer, Fils du Matin, rit à haute voix dans son ignorance et son arrogance et traversa le ciel comme une traînée de feu descendant vers les profondeurs les plus basses...
À l'Est, trois Veilleurs des Cieux vinrent à leurs Maîtres et dirent :
« Nous avons vu une Grande Lumière dans le Ciel. Il doit s'agir de la naissance d'un grand Personnage. »
Mais tandis que tous murmuraient et s'exclamaient sur les Signes et les Prodiges, un très vieux Veilleur murmura :
« Un Signe de Dieu ? Dieu n'a pas besoin de Signes et de Merveilles. Il est plus probable que ce soit un Signe de Satan. Il me vient à l'esprit que si Dieu devait venir parmi nous, il viendrait très discrètement... »
Mais dans l'étable, il y avait beaucoup d'amusement et de bonne compagnie. L'âne braillait, les chevaux hennissaient et les bœufs beuglaient, et hommes et femmes affluaient pour voir le bébé et le passaient de l'un à l'autre, et il riait, gazouillait et souriait à tous.
« Voyez, » s'écriaient-ils. « Il aime tout le monde ! Il n'y a jamais eu un enfant pareil...»

Agatha Christie.

Traduction rapide par nos soins (et ChatPGT).

Pour acheter le livre en anglais : LIEN 

mercredi 31 janvier 2024

Hans-Hermann Hoppe explique pourquoi il est impossible d'être libertarien et sioniste.



Dans ce texte en date du 29 janvier 2024, le dernier grand penseur libertarien, Hans-Hermann Hoppe, critique point par point le "libertarien sioniste Walter Block", il explique pourquoi le soutien à Israël est profondément anti-libertarien et démontre une fois pour toutes, et point par point, pourquoi qu'il est impossible d'être libertarien et de prendre la défense d'Israël, y compris depuis le 7 octobre.
----

"Le sujet ici sont les événements du 7 octobre 2023, ses causes et ses conséquences. Ce jour-là, des membres du soi-disant Hamas, qui dirigeaient la bande de Gaza, ont attaqué, mutilé, tué et enlevé un grand nombre de soldats et de civils israéliens. (Comme on peut s'y attendre dans tout type de guerre, les deux parties belligérantes présentent des histoires très différentes concernant les événements et les chiffres réels. Ce qui est devenu clair jusqu'à présent, c'est seulement que le nombre de victimes s'étend de plusieurs centaines à un millier, et qu'une partie considérable de ces pertes étaient en fait le résultat d'un "tir amical", par hélicoptère, par les forces de défense israéliennes.)

Qu'est-ce qu'un libertarien est censé faire de cet événement ? Tout d'abord, il doit reconnaître que le Hamas et l'État d'Israël sont des gangs financés et financés non pas par des contributions volontaires à l'adhésion, mais par l'extorsion, la fiscalité, la confiscation et l'expropriation. Le Hamas le fait à Gaza, avec les gens qui vivent à Gaza, et l'État d'Israël le fait avec les gens qui vivent en Israël ainsi qu'avec les Palestiniens vivant en Cisjordanie. Gaza est un territoire minuscule, pauvre et densément peuplé, et le Hamas est donc un petit gang à petit budget, avec seulement quelques armées de chiffons et peu, et pour la plupart, d'armes de faible qualité. Israël est un territoire beaucoup plus grand, beaucoup plus prospère et moins densément peuplé, et l'État d'Israël, subventionné de manière durable et lourdement par les plus puissants et les plus riches de tous les gangs du monde, les États-Unis, est un grand gang à gros budget, avec une grande armée professionnelle bien entraînée, équipée des armes les plus sophistiquées et les plus destructrices disponibles, y compris les bombes atomiques.
L'un des plus ancien de ces deux gangs de combat est l'État d'Israël, lui-même établi récemment, en 1948, par principalement des Juifs sionistes, et par le biais de l'intimidation, du terrorisme, de la guerre et de la conquête dirigées contre l'époque actuelle, et pendant de nombreux siècles auparavant, principalement des résidents arabes de la région de Palestine. Et c'est aussi au moyen de l'intimidation, du terrorisme, de la guerre et de la conquête, alors, que l'État d'Israël explicitement juif a été successivement étendu à sa taille actuelle. Des centaines de milliers d'Arabes ont été déracinés, expropriés et expulsés de leurs maisons et transformés en réfugiés en conséquence ; et un grand nombre de ces victimes ou de leurs héritiers directs sont toujours en possession d'un titre valide sur des terres ou d'autres propriétés maintenant en possession de l'État d'Israël (l'Autorité foncière israélienne) et de ses citoyens juifs. (Au mieux, seulement 7 % du territoire israélien actuel a été régulièrement acquis ou acheté par des Juifs avant 1948, et pouvait donc être revendiqué comme propriété juive légitime.)
Le Hamas, d'autre part, est l'un des nombreux mouvements, partis et gangs de résistance arabes formés en réaction à la prise de contrôle et à l'occupation israélo-juives de la Palestine. Fondé à l'origine en 1987 et depuis 2006 sous le contrôle de la bande de Gaza, qui était et est toujours soumise à un blocus rigoureux de la terre, de l'air et de la mer par Israël et donc fréquemment désigné par des observateurs avertis comme un camp de concentration en plein air, le Hamas est engagé dans la reconquête des territoires perdus, y compris par la violence et des actes de terreur tels que le 7 octobre. Explicitement dirigé non pas contre les Juifs en tant que Juifs, mais spécifiquement contre les sionistes, il a en fait reçu un financement également d'Israël à ses débuts, afin de le construire comme un contrepoids à l'influence croissante du groupe de résistance clandestin laïque Fatah, plus grand, plus modéré et mieux financé, et de son leadership de l'OLP en exil en Tunisie. Alors que le Fatah et l'OLP étaient mis en charge de certaines parties de la Cisjordanie et de Gaza dans le cadre du processus de paix qui a commencé en 1993, l'intransigeance relative du Hamas, plus militant et islamiste, est devenue un outil utile pour les factions israéliennes extrémistes de plus en plus influentes qui cherchaient à faire dérailler le processus de paix, et ont réussi à le faire en augmentant leur construction de colonies juives qui divisent la Cisjordanie en prisons en plein air non contiguës contrôlées par Israël, rendant un État palestinien essentiellement impossible. (Il y a eu des spéculations sur le motif de cette décision israélienne apparemment étrange de prêter un soutien au Hamas. Tout à fait plausible : parce que des événements tels que ceux du 7 octobre peuvent et sont en effet actuellement utilisés par Israël comme une preuve dramatique et une démonstration publique de son affirmation de longue date selon laquelle il ne peut jamais y avoir de solution à deux États au problème israélo-palestinien, et Israël, pour le bien de la paix régionale, doit encore être encore élargi et restauré en tant qu'État unique à sa prétendue taille originale et biblique.)
Dans tous les cas, alors, avant ce contexte, comment un libertarien peut-il réagir et évaluer les événements 10/7 ? Tout d'abord, il voudrait souhaiter l'élimination de la direction des deux gangs et de tous les chefs de gangs d'États étrangers qui ont prêté et continuent de prêter leur soutien à l'un ou l'autre des deux gangs en guerre avec des fonds volés à leur propre population de sujets. De plus, il reconnaîtrait que l'attaque du Hamas contre Israël n'était pas plus "totalement non provoquée" que l'attaque russe contre l'Ukraine il y a peu de temps. L'attaque contre Israël a certainement été provoquée par la conduite de ses propres dirigeants politiques, tout comme l'attaque russe contre l'Ukraine avait été provoquée par les dirigeants de l'Ukraine. Et il ne manquerait pas de noter également que dans les deux cas, celui d'Israël ainsi que celui de l'Ukraine, leurs provocations avaient été encouragées, soutenues et soutenues en grande équipe par la direction de gang néo-con à prédominance juive en charge du gouvernement américain.
En dehors de cela, il n'y a pas grand-chose à faire qu'un libertarien que d'élever la voix en faveur de la paix, des pourparlers, des négociations et de la diplomatie. La direction du Hamas devrait être accusée d'avoir provoqué par ses actions terroristes le danger de représailles massives de la part d'un gang ennemi militairement bien supérieur et plus puissant, l'État d'Israël. Et les dirigeants israéliens devraient être blâmés pour avoir échoué de manière flagrante dans la protection de sa propre population en raison de ses agences de surveillance apparemment très déficientes. Les dirigeants des deux gangs devraient être encouragés - et en fait sous sous pression par l'opinion publique - à accepter une trêve immédiate, et à la fois des négociations devraient être entamées concernant le retour des otages détenus par le Hamas. Et en ce qui concerne l'identification, la capture et la punition des différents auteurs individuels et de leurs commandants supérieurs (y compris, d'ailleurs, ceux qui sont responsables des victimes israéliennes du "tir amical"), cela devrait être laissé au travail de la police régulier, aux détectives, aux chasseurs de têtes et peut-être aussi aux assassins.
Ce qui doit être évité, cependant, en tout cas et à tout prix, c'est une escalade du conflit armé par le biais d'une attaque de représailles massive de l'armée israélienne contre le logement du Hamas et la cachette à Gaza. D'autant plus, parce qu'Israël, avec quelque 10 millions d'habitants, y compris une minorité d'environ 2 millions d'Arabes, est entouré exclusivement d'États voisins moins que sympathiques ou même ouvertement hostiles avec une population totale de centaines de millions d'habitants, et toute escalade du conflit entre Israël et le Hamas pourrait bien s'étendre et dégénérer en une guerre totale, engloutissant toute la région du Proche-Orient et du Moyen-Orient.
(...)
Quelles que soient ces effusions de Block, elles n'ont rien à voir avec le libertarianisme. En fait, préconiser le massacre aveugle d'innocents, c'est la négation totale et complète du libertarisme et le principe de non-agression. Le Murray Rothbard que je connaissais les aurait immédiatement qualifiés de Block désindés, monstrueux, déraisonnables et écœurant et publiquement ridiculisé, dénoncé, « non ami » et excommunié en tant que Rothbardian.
En effet, sans pardonnable, avec sa pièce du WSJ, Block a apporté une contribution aux horreurs qui ont suivi les événements du 7 octobre et qui se déroulent encore : la destruction presque complète de Gaza et sa réduction à un peu plus qu'un énorme tas de décombres et un vaste champ de ruines, le massacre de dizaines de milliers de civils innocents par l'armée israélienne, et l'élargissement continu du conflit armé, y compris maintenant aussi le Liban et le Yémen, et des démangeaisons de la direction israélienne (entraînée dans cette entreprise par ses néo-conpatriotes aux États-Unis) à inclure davantage comme un cible pour la destruction également l'Iran, en tant que prétendu ennemi mortel présumé d'Israël."

Hans-Hermann Hoppe.

dimanche 28 janvier 2024

D'où vient l'étoile de David ?

D'où vient l'étoile de David ? Certainement pas des Écritures... où la vénération d'une étoile est associée au satanisme ! On ne trouve rien dans la Torah ni dans le Talmud à son sujet. L'hexagramme apparaît au milieu du moyen âge dans le monde de la kabbale, comme une amulette, ainsi que dans d'autres cultures (pré-islamique, christianisme, franc-maçonnerie, théosophie, etc.), et ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle (pas avant) que la mal-nommée "étoile de David", appelée aussi faussement "sceau de Salomon", est associée internationalement au sionisme et au judaïsme.




dimanche 14 janvier 2024

43 % des Juifs américains de moins de 40 ans pensent qu’Israël est un État d’apartheid !

"Il s’agit des chiffres de 2021 du Jewish Electorate Institute : déjà à cette époque, 43 % des Juifs américains de moins de 40 ans pensaient qu’Israël était un État d’apartheid et 33 % pensaient qu’Israël commettait un génocide contre les Palestiniens. Encore une fois, c'était AVANT la guerre : il y a fort à parier que ces chiffres sont bien plus élevés maintenant. C'est pourquoi c'est bien sûr une erreur d'assimiler Israël aux Juifs - de nombreux Juifs n'aiment vraiment pas ce pays et la façon dont il se comporte - et pourquoi c'est aussi une grave erreur de la part d'Israël de répandre l'idée selon laquelle croire à ces idées est antisémite, étant donné que de nombreux Juifs les croient (et si l’on regarde tous les groupes d’âge, les Juifs américains rejettent massivement l’idée selon laquelle ces idées sont antisémites). En fait, propager l’idée selon laquelle une critique sévère d’Israël est antisémite donne la très fausse impression qu’Israël agit au nom de tout le peuple juif, ce qui est une notion extrêmement dangereuse à propager car CELA pourrait en fait propager l’antisémitisme."



vendredi 12 janvier 2024

Cour internationale de Justice : présentations des preuves limpides du génocide perpétré par Israël en Palestine.



En moyenne, chaque jour Israël tue :
247 Palestiniens. 1 toutes les 6 minutes.
48 mères. Deux toutes les heures.
117 enfants. Une guerre contre les enfants.
Chaque jour, 10 enfants seront amputés. Sans anesthésie.

jeudi 4 janvier 2024

Epstein, Israël et le Mossad.

L'avocat Alan Dershowitz, pris dans la nasse des révélations sur le réseau pédophile d'Epstein, vient d'affirmer qu'Epstein ne connaissait personne en Israël et n'avait aucun lien avec le Mossad. En réalité, Epstein connaît la crème du monde israélien et entretenait des liens avec le Mossad. Par quelle connexion ? En voici trois, il en existe d'autres :
1. Par le Groupe Mega.
D'abord, une connexion s'est faite par le Groupe Mega.
Il s'agit d'un club très fermé créé en 1991, décrit par ses créateurs comme un club de milliardaires, composé de 20 des hommes d'affaires juifs les plus riches et influents des États-Unis. Ils se concentrent sur la philanthropie et les questions liées au judaïsme, avec des cotisations annuelles dépassant 30 000 dollars​​.
Le groupe est associé à d'autres organisations influentes telles que le Congrès Juif Mondial et la B'nai B'rith, en particulier son dérivé, la Ligue Anti-Diffamation (ADL).
Or Leslie Wexner, le seul client connu d'Epstein dans les années 80 et un de ses principaux mécènes financiers, est co-fondateur du Groupe Mega. Cette connexion est cruciale car Wexner a joué un rôle important dans la fortune d'Epstein, lui transférant même une propriété à Manhattan d'une valeur de 56 millions de dollars​​.
Plusieurs membres du Groupe Mega sont des donateurs politiques majeurs tant aux États-Unis qu'en Israël, établissant des liens étroits avec les gouvernements et les communautés de renseignement des deux pays. Cette relation a apporté à Epstein un accès à des réseaux d'influence et de pouvoir au-delà du secteur privé​​.
Plusieurs entreprises israéliennes dans lesquelles les membres du Groupe Mega, y compris les frères Bronfman, ont investi, sont des façades pour le Mossad, le service de renseignement israélien. Le Groupe Mega a donc joué un rôle, directement ou indirectement, dans les activités de renseignement israélien​​.
2. Ehud Barak a été présenté à Jeffrey Epstein par Shimon Peres, ancien Premier ministre israélien. Peres était un participant fréquent aux programmes financés par Leslie Wexner en Israël et a travaillé en étroite collaboration avec le Mossad pendant des décennies​​.
En 2015, Barak a formé une entreprise avec Epstein pour investir dans une start-up israélienne appelée Carbyne. Cette entreprise développe des logiciels pour les centres d'appels d'urgence, permettant l'accès à la caméra et à la localisation de l'appelant, ainsi que la vérification de l'identité dans les bases de données gouvernementales​​.
Epstein était un partenaire de facto de Carbyne, ayant investi plusieurs millions de dollars dans cette entreprise. Cette implication financière d'Epstein dans une société développant des logiciels de surveillance indique une possible connexion avec des activités de renseignement​​.
Barak a également été vu (et photographié) à la résidence de Manhattan d'Epstein. De plus, son nom figure dans le carnet d'adresses d'Epstein, soulignant une relation étroite et personnelle entre les deux hommes​​.
La proximité de Barak avec Leslie Wexner, principal patron d'Epstein et membre du Groupe Mega, complète cette image. La Fondation Wexner a versé 2 millions de dollars à Barak pour un programme de recherche "non spécifié" en 2004​​.
3. Un troisième point de connexion est Ghislaine Maxwell.
Ghislaine Maxwell est la fille de Robert Maxwell, un magnat de la presse anglo-juive, qui avait des liens profonds avec le Mossad. Il était impliqué impliqué dans des opérations d'espionnage et de blanchiment d'argent à grande échelle. Sa mort semble en être le résultat.
Or Ghislaine , connue pour ses bonnes relations et son profil cosmopolite, a joué un rôle important dans l'intégration d'Epstein dans la société new-yorkaise. En tant que fille d'un espion israélien (et surtout financier du Mossad), ça a été un jeu d'enfant.
Il est à noter que Robert Maxwell utilisait ses activités médiatiques pour des opérations de chantage, ce qui nous rappelle Epstein. Ces opérations comprenaient la révélation de scandales sexuels impliquant des personnalités politiques et d'autres figures influentes​​. Comme Epstein.

Le Groupe des Six.