BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

mercredi 20 juin 2018

Allemagne : 85% des migrants dépendent de l'aide sociale.



EUROPE 1 : "Sur les 1,3 million de demandeurs d’asile enregistrés en Allemagne depuis 2015, seuls 17% déclarent avoir fréquenté un établissement d’enseignement supérieur (donc moins d’un sur cinq), et la majorité, en réalité, n’a pas dépassé le collège. Les médecins, les ingénieurs, sont très minoritaires, moins de 2% du total. Les migrants syriens, souvent plus diplômés, ne trouvent pas davantage de travail : selon les derniers chiffres des autorités allemandes, 69.300 Syriens occupent un vrai travail en Allemagne (soumis à cotisations), donc un Syrien sur 7. 
85% d’entre eux, pour vivre, DÉPENDENT DE L'AIDE SOCIALE. 
Et c’est la réalité que découvrent les Allemands : l’intégration est particulièrement difficile pour les réfugiés, EN DÉPIT des programmes de formation, des aides mises en place. 
Seuls 150.000 réfugiés originaires des huit principaux pays producteurs d’asile ont trouvé un emploi stable depuis 2015... L’Allemagne, qui prévoit de consacrer 13 MILLIARDS d’euros à des cours de langues et des formations pour les migrants d’ici 2022."


La crise migratoire c'est d'abord la crise de l'État-providence qui fait les proches aux uns pour donner aux autres (sans AUCUN résultat).

lundi 18 juin 2018

18 juin : deux mythes à déconstruire, le bonapartiste et le gaulliste !


1° LE MYTHE BONAPARTISTE.
D'abord le 18 juin 1815, Waterloo. L'erreur fatale du Napoléon 1er (pour le pays) n'a pas seulement été l'exécrable stratégie de Waterloo mais son retour lors des Cent jours, qui a bouleversé l'équilibre européen et contribué à mettre la France à genoux.

L'historien Emmanuel de Waresquiel : "Si l’on s’en tient aux faits, la première Restauration est très prometteuse en termes de liberté. Louis XVIII, monarque bien plus intelligent et pragmatique qu’on ne l’a souvent écrit, formé par son exil en Angleterre, a pris en compte les acquis de la Révolution. L’égalité devant la loi est reconnue. Idem pour la liberté de réunion. Le catholicisme demeure, certes, la religion d’Etat, mais deux de ses ministres, Guizot et Jocourt, sont protestants. La monarchie réinstituée le 4 juin 1814 est l’un des régimes les plus libéraux d’Europe. La fin du blocus a par ailleurs rouvert les routes commerciales maritimes. La bourgeoisie bordelaise, par exemple, fait de très bonnes affaires. Waterloo, deux mois plus tard, sanctionne en réalité un retour en arrière. Le conservatisme, le refus de la modernisation, sont du côté de Napoléon (...) L’exilé de l’île d’Elbe utilisera beaucoup cet argument pour se tailler une légende à Sainte-Hélène, où il s’emploiera à réinventer l’histoire à sa mesure, en se drapant dans une posture nationale libérale (...) Il dénonce la trahison réelle ou fantasmée des étrangers, des nobles, de tous ceux qui «sont au service des ennemis de la France». Or que propose-t-il? La gloire et la puissance militaire à des dizaines de milliers de soldats désœuvrés et nostalgiques. L’empereur, pour retrouver sa légitimité, renoue avec les haines recuites et les vieilles lunes. Il prétend renouer avec les idéaux de 1789 et réunifier la France. Mais il attise surtout les divisions, ce combustible révolutionnaire par excellence (...) Il faut bien comprendre que l’héritage de Waterloo c’est une France occupée de façon très violente par 150 000 soldats coalisés pendant cinq ans; 700 millions de francs or d’indemnités à payer; des villages entiers incendiés. Waterloo, c’est le mythe bonapartiste. La France, elle, est à genoux." 

2° LE MYTHE GAULLISTE
Le mythe de l'appel du 18 juin 1940 : l'appel que vous entendez n'est pas l'original et le texte de cet appel qu'on a appris à l'école est ultérieur. Le texte diffusé dans tous les manuels scolaires depuis 1958 et inscrit dans le marbre au 4 Carlton Garden à Londres est un faux, punto e basta.

"Depuis que plusieurs chercheurs se sont penchés de près sur la réalité historique de l’événement, dans les années 1990, la version officielle de l'appel du 18 juin 1940 longtemps imposée par les milieux gaullistes est bousculée.

Première vérité à rétablir : le 18 juin, très peu de Français ont entendu l’appel lancé sur les ondes de la BBC par le général de Gaulle. Ce n’est que les jours et les semaines suivantes que, le bouche-à-oreille aidant, beaucoup de Français déterminés à poursuivre le combat se sont mis à écouter la radio anglaise, pour y entendre les mots d’un général français refusant l’armistice. Plutôt que l’appel du 18 juin, ce sont donc généralement les appels lancés par le général de Gaulle le 19 et le 22 juin - dont les textes sont différents de celui du 18 - qu’ont entendus les Français qui l’ont ensuite rejoint à Londres. Aucun enregistrement de l’appel du 18 juin n’ayant été conservé, on confond d’ailleurs souvent l’appel du 18 avec celui du 22 juin, dont on a en revanche conservé un témoignage sonore.
(...) En l’absence de tout enregistrement, le texte même de l’appel suscite le débat. De Gaulle a authentifié une version commençant par les deux phrases suivantes : "Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat". C’est la version généralement retenue. Mais, sous la pression du gouvernement britannique, qui, le 18 juin, voulait encore ménager le gouvernement du maréchal Pétain, ces deux premières phrases ont en fait été remplacées, dans la version réellement diffusée, par deux autres, nettement plus consensuelles : "Le gouvernement a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte devait continuer si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France."

LIEN
L'un des autres mythes gaullistes c'est son grade de général. Il avait une retraite de colonel. Il a été général de brigade à titre temporaire, annulé "par Vichy", mais il a considéré que Vichy ce n'était pas la "bonne légalité". Reste qu'il n'a jamais été confirmé général par la République. À la fin de la guerre, il n'a pas fait de demande pour être réintroduit dans son grade de général : il reste donc un colonel. "Général de Gaulle" est un pseudo, un nom de plume, une peinture de guerre, si l'on veut, mais c'est encore un mythe gaulliste. Quand il défilait avec l'uniforme de général deux étoiles, il n'en avait pas droit, il se déguisait, c'était du carnaval (moins léger que celui de Venise). Il y aurait tellement de choses à dire sur cet imposteur !


Une spécialiste de l'Afrique, professeur à l'Université de Turin, démonte une par une les "fake news" sur les migrants.



Migrants?! (Ed. Segno). Un livre vient de sortir en Italie, écrit par Anna Bono, ancienne professeur d'Histoire et d'Institutions de l'Afrique à l'Université de Turin. Elle démonte une par une les fake news sur les migrants.

1° Les migrants sont-ils des réfugiés dépourvus de ressources ?
----> "Seulement 5% des migrants qui viennent en Italie sont vraiment des vrais réfugiés. Ils ne sont pas les « derniers des derniers » parce qu'ils paient des milliers de dollars pour le voyage et les faux documents". En 2015, parmi toutes ces demandes, seules environ 3 500 ont été couronnées de succès. En 2016, moins de 5 000. L'année dernière un peu plus de 6 000. En pourcentages, entre 5% et 8%. Tous les autres sont des migrants économiques". 
Et encore: "Ce ne sont pas les "derniers des derniers". Comme il s'agit de trajets illégaux, 90% d'entre eux comptent sur des organisations criminelles et, par conséquent, ceux qui embarquent doivent être en mesure de collecter des milliers de dollars pour garantir les services des passeurs. Tout le monde ne peut pas se permettre d'amasser ces sommes, donc ils ne sont pas nécessairement si pauvres."

2° On a laissé tomber l'Afrique ?
-----> "L'Afrique est le continent le plus assisté en termes d'aide humanitaire et de coopération au développement. On les aide beaucoup, il y a une sorte de plan Marshall chaque année. Mais le problème est qu'une partie importante de cet argent se répartit entre la corruption des gouvernements et le tribalisme qui se nourrissent mutuellement". Un changement de paradigme est nécessaire. "Le développement en Afrique ne peut pas s'importer. Il doit toujours se produire à partir de lui-même". Il faut moins d'argent et une « meilleure gouvernance », c'est la solution »."

3° Les gouvernements africains travaillent à limiter les départs ?
------> "C'est le contraire qui est vrai. Les gouvernements sont souvent les premiers responsables des départs, surtout si, comme nous l'avons dit, les migrants ne sont pas désespérés ou des personnes venant de villages isolés, mais des gens qui ont des moyens. L'essentiel de la responsabilité réside donc précisément dans le découragement induit par le copinage et la corruption, qui incitent beaucoup à voir le départ comme le dernier espoir".

4° Les terroristes participent au trafic des migrants et l'utilisent à leur profit :
-----> "Depuis au moins deux ans, des réseaux terroristes sont impliqués dans le trafic de personnes, dont ils tirent des ressources essentiellement pour acheter des armes. L'existence de ces routes migratoires peut aussi faciliter le premier mouvement vers l'Afrique puis vers l'Europe des terroristes. C'est le cas de militants de l'État islamique vaincus en Syrie et en Irak".

L'AUTEUR DU LIVRE - Anna Bono a été chercheuse en Histoire et Institutions de l'Afrique au Département de la Culture, de la Politique et de la Société à l'Université de Turin jusqu'en 2015. De 1984 à 1993, elle est restée en Afrique pour mener des recherches de terrain sur la côte swahilie au Kenya. De 2004 à 2009, elle a collaboré avec l'Institut supérieur d'études sur les femmes de l'Université pontificale Regina Apostolorum. De 2004 à 2010, elle a dirigé le Département du développement humain du Cespas, le Centre européen d'études sur la population, l'environnement et le développement. Jusqu'en 2010, elle a collaboré avec le ministère des Affaires étrangères dans le cadre du Forum stratégique dirigé par le conseiller du ministre, Pia Luisa Bianco. Elle a écrit plus de 1 600 articles, essais et livres scientifiques et informatifs sur les relations internationales, les problèmes de développement, la coopération internationale, l'émigration concernant l'Afrique.

dimanche 17 juin 2018

Fête des fathers ! Patriarcat not dead ! Charles Ingalls forever !

On n'oublie pas que la petite-fille du véritable Charles Ingalls, Rose Wilder Lane (1888-1968), a été l'une des premières libertariennes

L'authentique Charles Ingalls (1836-1902)
C'est Rose Wilder Lane qui, fort de son talent d'écrivain-journaliste, a rewrité les manuscrits de la série des best-sellers Little House on the prairie rédigés par sa maman, Laura Ingalls (1867-1957), afin qu'ils soient lisibles pour le grand public.

Rose Wilder Lane
C'est grâce aux droits des livres autobiographiques à succès La Petite maison dans la prairie qu'a été financée la campagne de Roger MacBride, candidat à la présidence des États-Unis pour le Libertarian party en 1976. 
Le réalisateur-comédien-scénariste-producteur de la série télé du même nom, Michael Landon, était tout proche de ces idées-là.


Pour en savoir plus :


Crise migratoire : le droit absolu de choisir avec qui on veut cohabiter.



Phénoménale promotion pro-migratoire sur BFMTV. 
Désolé, les amis, mais on a le droit absolu de choisir avec qui on veut cohabiter. Si je veux contribuer à aider certaines personnes en difficulté, j'ai le droit de les choisir et non de les subir. Ce n'est pas à l'État de me dire qui je dois soutenir. Dans le cas des migrations actuelles, mon aide est rendue obligatoire par le seul fait que les immigrés bénéficient de l'argent public (et d'infrastructures provenant de l'argent public) qui n'est rien d'autre que l'argent de tous les contribuables privés, distribué sans leur consentement.
Les demandeurs d'asile qui font une demande pour bénéficier du statut de réfugié reçoivent une allocation temporaire d'attente, une sorte de RSA d'environ 400 euros. Ils sont hébergés, ce qui coûte plusieurs centaines de millions d'euros par an aux Français. Ils bénéficient de la couverture de base du régime général d'assurance maladie, ou de la CMU de base, qui couvre tous leurs frais de santé. Le demandeur d'asile a droit à la scolarité gratuite de ses enfants. Les collectivités locales leur assurent souvent la gratuité des transports en commun, la cantine pour les enfants, l'inscription à une épicerie sociale.
Enfin - c'est là ce que tous les migrants espèrent - lorsqu'on est reconnu "réfugié", on a le droit à la délivrance d'une carte de résident renouvelable tous les 10 ans, ce qui facilite l'accès à la nationalité française et permet d'obtenir les mêmes droits sociaux que les nationaux (RSA, prestations familiales, APL, etc.), avec logement social à la clé.
En France, les migrants reçoivent des aides qui multiplient par 1000 ce qu'ils gagnent chez eux, avec la possibilité de devenir français, la France étant le pays qui distribue le plus d'aides sociales au monde. 
Le problème de la migration est donc en premier lieu celui de l'État-providence, sinon les migrants se rendraient en Algérie, en Tunisie ou au Maroc. 
Il faut évidemment cesser de mener des guerres dans ces régions, car - dans le cas de la Libye en particulier - c'est l'une des causes premières de ces migrations. 
Il faut aussi lutter contre la mafia des passeurs. Selon Matteo Salvani, à peine 10%de ces migrants méritent la qualification de réfugiés : il faut raccompagner chez eux tous les faux réfugiés. J'attends avec impatience que l'enquête des juges italiens sur les pratiques troubles et les financements occultes de ces ONG aboutisse. Le trafic d'êtres humains est désormais considéré comme un crime international par l'ONU (au grand dam des ONG qui s'en sont scandalisées, on se demande pourquoi si elles n'ont rien à cacher), or ce n'est pas aux mafias, pas davantage qu'à l'État, de nous contraindre à sponsoriser toute la misère du monde. La meilleure chose à faire est d'aider les pays d'où arrivent les migrants à se reconstruire et à se recomposer.
La liberté de migrer n'est pas négociable, mais la liberté d'accueillir (ou pas) les migrants non plus. Quand on évoque le principe de liberté il faut tout prendre - ou rien. C’est un bloc. Il faut accepter les conséquences pratiques de la théorie : le libre choix.

Paul-Éric Blanrue

vendredi 15 juin 2018

Bourrage de crâne et enseignement étatique.

"L'État s'arroge le droit de faire enseigner ce qui lui plaît, non pas seulement en imposant aux instituteurs et aux professeurs des ouvrages tendancieux, quand ils ne sont pas bourrés d'erreurs calculées : il entend façonner à son gré l'intelligence de la nation en lui imposant des programmes d'études très délimités... On dira que l'enseignement est libre. Ceux qui ne veulent pas envoyer leurs enfants aux Lycées de l'État n'ont qu'à les envoyer dans des maisons privées d'instruction. Mais d'abord, ces parents qui n'utilisent pas l'enseignement de l'État le payent de leurs sous... Puis l'État ne se contente pas d'établir les programmes d'enseignement. Il s'est réservé le droit de donner la sanction de cet enseignement. Il exige, pour délivrer un diplôme, que le candidat justifie, non pas qu'il est instruit, mais qu'il est instruit de ce que l'État veut que l'on sache, comme il veut qu'on le sache. Ainsi les établissements privés sont obligés de se conformer aux programmes officiels... Qui dit Démocratie dit Étatisme. La démocratie, pour durer, a besoin du vote des citoyens. Elle est sûre de leur vote qu'à la condition de leur pétrir l'intelligence et la conscience... On a cru s'affranchir par la démocratie de tyrannies accidentelles et transitoires, mais l'on est tombé, grâce à elle, sous une tyrannie nécessaire et durable."
Charles Maurras, Pour en sortir, 1925. 

mardi 12 juin 2018

Matteo Salvini : "Fier de défendre la sécurité des Italiens, à ceux qui me veulent du mal j'envoie un sourire et un bisou !" La classe italienne qui coupe le sifflet des rageux.


Une carte toute simple pour expliquer l'imposture du trafic des migrants, à qui la mafia des passeurs vend cher un bateau contre de faux espoirs de richesse. 
Si vraiment il était question de sauver des vies, comme l'ânonnent Attali, Sinclair et Plenel, nul besoin d'accoster en Italie, à Malte ou en Espagne. La Tunisie est le pays le plus proche de l'embarcation, il suffirait d'y accoster. Ils n'y pensent même pas. Les trafiquants leur ont vendu les aides sociales, du pain et des jeux, et ils comptent bien faire leur beurre en continuant à vendre cette chimère à des populations déboussolées.


On lit, dans le rapport d'activités de l'ONG "SOS Méditerranée" qui s'occupe de l'Aquarius, le navire des migrants, que "des parlementaires français ont attribué une partie de leur réserve parlementaire" à cette action. Selon BFMTV c'est la réserve parlementaire du Parti socialiste qui a financé l'affrètement de l'Aquarius ! Normal ?
Le trafic d'êtres humains est récemment devenu un crime international. Pour la première fois, le Conseil de sécurité à l'ONU a sanctionné, jeudi, six chefs de réseaux de trafics en Libye. Ils ont été envoyés en prison ? On leur a demandé de rembourser les sommes volées aux migrants ? Nullement : on a décidé du gel de leurs comptes bancaires et ils ont l'interdiction de voyager ! Avec de telles mesures prétendument "dissuasives", il ne faut pas s'étonner de ce qu'il se passe aujourd'hui...
Heureusement la Coupe du Monde de foot va faire oublier tout ça !


Paul-Éric Blanrue

La mode de l'intelligence artificielle.

On phosphore beaucoup sur l'intelligence artificielle en ce moment. On parie sur l'avenir, on se projette, on spécule, on crée une mode. J'ai pourtant l'impression qu'avec sa propre intelligence (naturelle, surnaturelle ?), l'univers ne s'en est pas trop mal tiré jusqu'à présent. Jusqu'à permettre peut-être la création de l'intelligence artificielle, c'est dire ! L'extraordinaire invention de la conscience (l'ouverture et la réflexion de l'univers sur lui-même) était un préalable non négligeable à tout ceci, à nous-mêmes, à nos rêves et projections, ce que semblent passer par pertes et profits les modernes Jules Verne. C'est tout bête, la conscience, prétend-on - en tout cas on en constate à chaque instant la réalité, on la sent, on la vit, sans que nul ne sache vraiment ce que c'est ni comment ça fonctionne. Ce serait un bon début de s'y pencher, de creuser cette affaire, de l'expérimenter en profondeur, comme le tentent  depuis quelques millénaires certains esprits éclairés, éveillés, qui ne font pas la course au best-seller. L'avenir c'est bien, mais ça n'existe pas encore. Ce qui existe c'est maintenant, c'est la conscience de cette seconde qui s'écoule sans qu'on l'ait vu passer. Il faudrait y songer davantage. "Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'univers et les dieux".

Paul-Éric Blanrue


lundi 11 juin 2018

Le baron Pinoteau fait l'éloge du livre de Blanrue sur le comte de Chambord.


Amis des Capétiens, je vous recommande chaudement la lecture de l'excellent article ci-joint du baron Hervé Pinoteau, chancelier du Chef de la maison de Bourbon, faisant le point sur les querelles dynastiques agitant les aînés des Bourbons et leurs cadets Orléans. 
Même si nos chemins se sont séparés depuis longtemps, je considère toujours Pinoteau comme un admirable chercheur doublé d'un honnête homme. 
Cet érudit, vice-président de l'Académie internationale d'héraldique, président-fondateur de la Société française de vexillologie, président de la Société nationale des antiquaires de France, m'a jadis fait l'honneur de préfacer mon premier livre :


"J'ai cité des témoignages et des archives, mais je me dois de citer un autre, le livre très important de Paul-Eric Blanrue, Lumières sur le comte de Chambord. Le témoignage inédit du P. Bole, confesseur du Prince en exil, Paris, Communication et tradition, 1995. J'en fis la préface et j'avais dit à cet auteur d'aller voir dans les archives de la Compagnie de Jésus (à Vanves, Hauts-de-Seine) les lettres que ce Père écrivit à un ami jésuite comme lui. Nous avons des témoignages sur ce que le comte de Chambord pensait ou même ce que pouvait dire ce Prince sur la non succession des Orléans. Il est indispensable de lire ce très utile document sur le R.P. Joseph Bole S.J., confesseur du Prince, si non se taire.


Paul-Éric Blanrue


dimanche 3 juin 2018

La démocratie pour les nuls.


Liberté de migrer, liberté d'accueil.

"Émigrants traversant la plaine", Albert Bierstadt (1867)

A-t-on le droit moral de quitter son pays et de migrer ? Oui !
A-t-on le droit moral d'obliger les gens du pays où l'on veut se rendre de nous accueillir et les contraindre à pourvoir à nos besoins ? Non !
La liberté de se mouvoir d'un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté qu'a l'autochtone de consentir à l'accueillir et à couvrir ses frais.
Une aide doit être un acte bénévole, consenti, volontaire, jamais une obligation imposée par l'État ou un lobby. "Il y a certaines choses essentielles qui, de par la nature des choses et la nature de l'homme, sont inaliénables, c'est-à-dire qu'on ne peut en fait, même si on le voulait, les donner à quelqu'un d'autre. Plus spécifiquement, une personne est incapable d'aliéner sa volonté, c'est-à-dire le contrôle qu'elle exerce sur son esprit et sur son corps à elle. Chaque homme détient le contrôle de son esprit et de son corps. Chaque homme détient le contrôle de la volonté de sa personne",  écrit le fervent libertarien Murray Rothbard.
ll convient ainsi de supprimer toutes les aides publiques aux clandestins. Nul ne peut être contraint d'aider des migrants, qui pis est des migrants illégaux. Nul ne peut être obligé par quiconque de coopérer avec des gens vivant dans l'illégalité, ni de partager leurs rêves, leurs espoirs, leurs motivations ou leurs chimères : "Fraternité ! Lien des âmes, étincelle divine descendue du ciel dans le coeur des hommes, a-t-on assez abusé de ton nom ? C'est en ton nom qu'on prétend étouffer toute liberté. C'est en ton nom qu'on prétend élever un despotisme nouveau et tel que le monde n'en a jamais vu ; et l'on pourrait craindre qu'après avoir servi de passeport à tant d'incapacités, de masque a tant d'ambitions, de jouet à tant d'orgueilleux mépris de la dignité humaine, ce nom souillé ne finisse par perdre sa grande et noble signification", disait déjà Frédéric Bastiat au XIXe siècle.
Les dépenses publiques n'étant rien d'autre que l'argent des contribuables, c'est aux contribuables de décider où va leur obole. C'est à la charité privée et aux associations humanitaires de s'occuper des clandestins avant leur rapatriement.
Si l'on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son pays de départ), il faut accepter la liberté dans l'autre sens (celui de l'autochtone dans le pays d'arrivée).
"En se protégeant soi-même, on protège les autres. En protégeant les autres, on se protège soi-même" (Sedaka Sutta).

Paul-Éric Blanrue

Sacha Guitry, Claude Monet et Venise.

Lettre de Sacha Guitry au peintre Claude Monet, où il est question de Venise (1923).

"Monsieur Monet, Je sais très bien que ce n’est pas poli d’écrire à la machine … Mais, je vous écris exprès à la machine pour deux raisons. D’abord pour que vous puissiez me lire sans fatigue… et puis parce que j’ai une machine à écrire toute neuve. Je ne sais pas encore très bien m’en servir. Je tape avec un doigt et il me faut un temps infini pour faire une ligne… mais grâce à cela je vais rester un peu plus longtemps avec vous. Nous nous étions jurés d’aller vous dire bonjours sitôt rentrés de Venise. Hélas ! Yvonne a attrapé une angine au bord du Grand Canal. Et notre joie d’être là-bas a été bien compromise. Elle est à peine rétablie et nous reprenons ce soir l’Amour Masqué. Si dans quelques jours elle se sent assez vaillante pour faire le voyage, nous irons passer une heure à Giverny. Mais si vous devez venir à Paris d’ici une quinzaine de jours ne manquez pas de venir déjeuner chez nous avec la Dame Blanche. Aux amis qui me demandent si Venise est aussi belle que dans vos tableaux, je réponds que nous n’avons pas vos yeux et qu’il n’est pas donné à tous de voir ce que vous voyez. Les deux merveilles que j’ai de vous ornent notre maison et notre vie. C’est une joie constante de les admirer et chaque jour nous les aimons davantage. Je vous vénère et je vous aime de tout mon cœur, Monsieur Monet. Sacha Guitry".


Le grand secret du socialisme : la jalousie, l'aigreur, le ressentiment.

samedi 2 juin 2018

Libres propos.


L'objectif premier de la proposition de la loi contre les fake news : étouffer la voix des lanceurs d'alerte.


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Le Point : "Comme il ne peut pas gagner sur tous les tableaux, l'État devra tout de même financer chaque année le trou entre les recettes totales de SNCF Réseau et ses dépenses... Cela représente 2,5 milliards d'euros par an."
2,5 milliards par an ? Ce n'est pas cher. Surtout si c'est l'État qui paye !


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Très bien, l'idée du loto du patrimoine. Paye qui veut, gagne qui peut. On devrait étendre le concept à la dette de la SNCF. Le loto des cheminots. Puis à tous les impôts par extension. Que les volontaires lèvent le doigt et règlent la note avec le sourire. Les autres peuvent partir en vacances avec la somme économisée, tout le monde sera content !
De toutes les belles idées inscrites au fronton de nos monuments publics, on a oublié la première, la liberté, à savoir le consentement. On parle beaucoup, avec raison, du consentement sexuel en ce moment, mais jamais du consentement des individus à propos de ce que l'État fait de leur argent, de la possibilité pour les contribuables qui le désirent de ne pas être rackettés par les agents du fisc. Il est temps de profiter de toutes les occasions pour rappeler cette évidence oubliée. 
Comment se nomme cette activité consistant à vous faire les poches sans votre accord ? Le vol.


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Donc le Front national est devenu le Rassemblement national... Marine Le Pen: "Le nouveau logo, je l'ai dit à nos cadres, nous avons voulu qu'il soit moins anguleux, plus féminin, plus rond, plus rassembleur aussi. C'est pourquoi nos équipes de graphistes en interne, et je les remercie pour leur travail, ont choisi de représenter notre flamme stylisée dans un cercle. Mais un cercle ouvert. S'il n'est pas fermé, c'est aussi pour que symboliquement, la flamme conduise au Rassemblement national. Et de manière visuelle, qu'elle lie l'image de la fidélité à l'affirmation de notre projet, de notre objectif".


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"Partout et toujours, dans toutes les circonstances, il y a une conspiration, ou une alliance instinctive, des intelligences bornées, débiles et vulgaires, contre les intelligences supérieures ; celles-là font bloc, par suite d’une crainte commune, contre celles-ci. Il est facile au grand nombre des premières, sous une constitution républicaine, de supprimer et d’exclure les dernières, pour ne pas être débordées par elles. Ne sont-elles pas, en vertu du même droit originel, toujours cinquante contre une ?" (Arthur Schopenhauer).

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"Il n'existe plus à présent aucun parti ou mouvement auquel on puisse adhérer inconditionnellement et pour lequel on puisse se battre avec une conviction totale parce qu'il se présente comme le défenseur d'une idée supérieure. Malgré la variété des étiquettes, le monde actuel des partis se réduit à un régime de politicards jouant souvent le rôle d'hommes de paille au service d'intérêts financiers, industriels ou syndicaux. Par ailleurs, la situation générale est telle, désormais, qu'alors même qu'il existerait des partis ou des mouvements d'une autre sorte, ils n'auraient presque aucune audience dans les masses déracinés, ces masses ne réagissant positivement qu'en faveur de qui leur promet des avantages matériels et des quêtes « sociales ». Si ce ne sont pas là les seules cordes qui vibrent, l'unique prise que les masses offrent encore aujourd'hui ─ et même aujourd'hui plus que jamais ─ se situe sur le plan des forces passionnelles et sub-intellectuelles, forces qui, par leur nature même, sont dépourvues de toute stabilité. Ce sont sur ces forces que comptent les démagogues, les meneurs de peuple, les manipulateurs de mythes, les fabricants d' « opinion publique »" (Julius Evola).

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"Ciel au-dessus de moi ! Toi pur et profond ! ô abîme de lumière ! M'élancer vers tes hauteurs - telle est ma profondeur ! Disparaître dans ta pureté, telle est mon innocence ! Quand j'errais solitaire, de quoi avait faim mon âme dans les nuits ténébreuses et le labyrinthe des vies ? Et quand j'escaladais les monts, n'était-ce pas toi que je cherchais ? Toutes mes errances et toutes mes ascensions n'étaient que la nécessité et l'expédient d'une impuissance. Vouloir est la seule chose à laquelle aspire ma volonté - vouloir en toi " (Nietzsche).

Nicolas Roerich (1874-1947)

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"Prenez en exemple l’espace,

Méditez l’absence de centre et de limite !


Prenez l’exemple de soleil et lune,

Méditez sur la clarté sans ombre !


Prenez la montagne en exemple,

Méditez ce qui ne bouge ni ne s’altère !


Prenez en exemple l’océan,

Méditez les profondeurs insondables !


Avec le but en l’esprit,

Méditez sans avidité ni mépris !"

(Milarepa, 1040-1123)


Paul-Éric Blanrue

jeudi 31 mai 2018

Voltaire, fais gaffe à ce que tu dis... !




"Paraît-il parmi vous, quelque livre nouveau dont les idées choquent un peu les vôtres (supposé que vous ayez des idées) ou dont l’auteur soit d’un parti contraire à votre faction, ou, qui pis est, dont l’auteur ne soit d’aucun parti : alors vous criez au feu ; c’est un bruit, un scandale, un vacarme universel dans votre petit coin de terre. Voilà un homme abominable, qui a imprimé que si nous n’avions point de mains, nous ne pourrions faire des bas ni des souliers : quel blasphème ! Les dévotes crient, les docteurs fourrés s’assemblent, les alarmes se multiplient de collège en collège, de maison en maison ; des corps entiers sont en mouvement : et pourquoi ? Pour cinq ou six pages dont il n’est plus question au bout de trois mois. Un livre vous déplaît, réfutez-le ; vous ennuie-t-il, ne le lisez pas" (1758).

Considérations sur la loi contre les "fake news" et le libéralisme.





Les lois liberticides ne servent de rien, sauf à entretenir de sombres pulsions contre ceux qui les ont votées et à vouloir les enfreindre coûte que coûte, ne serait-ce que pour montrer que nous ne sommes pas des esclaves.  
La loi Pleven n'a pas réduit le racisme, la loi Gayssot n'a pas réduit l'antisémitisme. A contrario, le 1er amendement a permis l'élection aux États-Unis d'un président métis (pour le meilleur et pour le pire).
Une loi contre les fake news serait un pas de plus dans l'univers orwellien dans lequel nous sommes déjà immergés jusqu'aux cheveux. Qui déciderait, et au nom de quoi, que telle information serait une fake news ? Les décodeurs du Monde ? Le site Conspiracy watch ? Une équipe de Sherlock Holmes, payés par le contribuable et lancés aux quatre coins de la planète à la poursuite du premier propagateur de la fausse nouvelle, reprise benoitement par d'autres ? 
Cette loi, c'est un secret de polichinelle, a été voulue par le président Macron qui n'a pas supporté qu'on le soupçonne durant la campagne présidentielle d'être plus ouvert qu'il ne le disait à certaines coutumes marécageuses. Qui va prouver le contraire ? Comment ?
Si ces messieurs de l'Assemblée nationale désirent s'amuser à voter de nouvelles lois réduisant davantage encore la liberté d'expression en France, pourquoi ne travaillent-ils pas d'arrache-pied à une loi réprimant les mensonges des politiciens
À une loi terrassant les auteurs de fausses promesses électorales
À une loi rendant délictueuses les présentations de fausses données chiffrées lors de débats télé et de meetings politiques ? 
À l'interdiction formelle de tout mensonge, rumeurs invérifiées, faits divers storytellés, parus dans la presse, sous peine d'interdire certains journaux ? 
Chiche ? 
Mais non, pas chiche ! Je blague. Je suis (de naissance) pour la liberté de parole absolue et totale. Même et y compris pour les imbéciles. Même pour les menteurs. Même pour les hommes politiques !
À condition, bien sûr, qu'on puisse leur répondre de la façon qui nous agrée sans risquer la geôle ou des amendes prohibitives. À armes égales !
Allons au bout de la logique de cette bande d'incapables pour voir où ils nous entraînent.
Existe-t-il une réalité "en soi" ? Werner Heisenberg : "Ce que nous observons n'est pas la nature en soi mais la nature qui s'offre à nos méthodes d'investigation". 
Fake news !
L'atome ressemble-t-il à ce qu'on nous enseigne dans les lycées ? Heisenberg : "Les atomes et même les particules élémentaires ne sont pas réels, ils forment un monde de potentialités ou de possibilités plutôt que d'objets ou de faits."
Fake news !
Vous croyez à l'image des électrons tournant autour d'un noyau atomique comme des planètes autour d'un soleil ?
Fake news !
Peut-on croire aux mathématiques ? Einstein : "Pour autant que les propositions des mathématiques se rapportent à la réalité, elles ne sont pas certaines ; et pour autant qu'elles sont certaines, elles ne se rapportent pas à la réalité".
Fake news !
Les axiomes mathématiques sont-ils de simples conventions ? "Les mathématiques sont une matière où nous ne savons ni de quoi nous parlons ni si ce que nous disons est vrai" (Bertrand Russell).
Fake news !
Existe-t-il des "lois naturelles" ou simplement, comme le pensait Whitehead, des "habitudes passagères de la nature"?
Où se nichent les fake news ? Jusqu'à quels confins de nos croyances vont-elles se glisser ?
Va-t-on condamner les catholiques parce qu'ils croient que le Christ est ressuscité ? Les musulmans car ils croient que l'ange Gabriel a parlé au Prophète ? La ville de Lourdes parce que son tourisme repose sur une apparition de la Vierge ? L'Assemblé nationale va-t-elle s'auto-dissoudre en vertu du fait que les députés croient en un Bien commun qu'ils ont toujours été incapables de définir ?

*

"Le libéralisme c'est d'abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie" disait Jacques de Guenin (1931-2015), élève de Maurice Allais, prix Nobel d'économie. Cette citation est ess-en-ti-elle. Si le "libéralisme" (je n'aime pas ce mot fourre-tout) a mauvaise presse chez nous c'est qu'il est associé à l'économie, un domaine qui paraît rebutant aux Français littéraires et non-scientifique aux plus scientifiques d'entre eux, d'où le revival du marxisme qui présente avant tout une utopie. 
Ce faisant, le libéralisme est également associé - car c'est le concret de tous les jours, "ce qu'on voit" au quotidien dans nos sociétés -, au rapprochement illicite des cartels, des grandes entreprises (Dassault, tiens !) avec l'État. 
Les braves gens voient dans le capitalisme de connivence un cristal de libéralisme. Ils sont persuadés que les diktats bruxellois sont le plus pur libéralisme en action. Les rares libéraux qui prennent la parole dans les médias n'y voient que peu à redire et se contentent de dénoncer les effets néfastes du Code du travail et l'oeuvre imbécile de certains syndicats maximalistes.
Le grand tort des libéraux est de ne pas dénoncer la collusion entre l'État et les grands groupes de pression avec la même virulence qu'ils dénoncent la soumission de l'État à ses différents clients, aux lobbies catégoriels et syndicaux. 
Dans la tête du pékin moyen, le libéralisme c'est "le complot des riches". 
Les libéraux oublient de parler du fondement de leur doctrine, du primat de la liberté individuelle sur tout autre considération : je parle du volontarisme, du consentement (à l'impôt, bien sûr, mais aussi à ce que l'État en fait, aux guerres notamment, et à l'empiétement sans cesse grandissant sur les libertés individuelles qu'il s'autorise), du principe de légitime défense et de celui de non-agression. 
Défendre la propriété de ses biens, c'est parfait, celle de son corps et de son esprit c'est encore mieux. Nul n'a à nous dire ce que nous devons faire ou penser : telle est la base intangible. 
C'est sur ce dernier point que le libéralisme officiel pèche. Si un libéral ne s'exprime que pour parler de la dépénalisation des joints, même si je suis prêt à comprendre sa démarche, on peut remarquer qu'il se bat pour un argument électoraliste qui surfe sur la démagogie ambiante et ne remet pas en cause le système et tout ce qui en découle - alors qu'il y a tant à faire du côté des lois liberticides qui nous pourrissent la vie, ainsi que du côté de toutes les interdictions et règlementations qui, sous un régime dit démocratique, ont réduit notre capacité à faire de notre vie ce que nous désirons, à parler comme nous l'entendons des sujets qui nous tiennent à coeur. 
Ce ne sont pas des considérations sur la valeur travail qui vont faire bouger nos concitoyens, mais des propositions concrètes et le choix de cibles plus pertinentes.
Le libéralisme a perdu de sa capacité de révolte. Profitons-en pour relire Lysander Spooner (1808-1887) : "Tous les grands gouvernements du monde - ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier - n'ont été que des bandes de voleurs, associés afin de piller, de conquérir et de réduire leurs frères humains en esclavage. Et leurs lois, comme ils les appellent, ne représentent que les ententes qu'ils ont jugé nécessaire de conclure afin de maintenir leur organisation et d'agir de concert pour dépouiller les autres et les réduire en esclavage, et pour assurer à chacun sa part convenue du butin. Toutes ces lois n'imposent pas plus d'obligations que n'en créent les ententes que les brigands, les bandits et les pirates jugent utile de conclure entre eux."


Paul-Éric Blanrue

mercredi 30 mai 2018

Shântideva et les réseaux sociaux.


Tout utilisateur régulier des réseaux sociaux devrait garder en mémoire ce moyen habile, cette astuce mentale, ce procédé alchimique, ce principe d'aïkido, qui consiste à transformer de temps à autre l'adversaire (le troll, l'impénitent rageux, le couillon vulgaire, l'insulteur crispé, l'incessant critique, l'aigri de nature, le colérique, l'idiot du village global, etc.) en sparring-partner, en utilisant autant que possible l'énergie négative qu'il dégage pour la mettre à son service et en tirer profit. Avant de le virer sans ménagement une fois sa tâche accomplie car on n'est pas sur terre pour se laisser enquiquiner par les parasites !



Extrait de Shantideva (685-763), Bodhicâryavatâra - La Marche vers l'Éveil, Éd. Padmakara, 2007) :


"Je me réjouis donc d'avoir un ennemi
Pareil à un trésor que l'on trouve chez soi

Sans faire le moindre effort,
Car il m'assiste dans la pratique de l'Éveil.


Accomplis par lui autant que par moi,
Les fruits de la patience

Lui reviennent d'abord,
Car de ma patience il est la cause première


Je n'honorerai pas cet ennemi
Car il a l'intention de me nuire ?

Mais s'il faisait tout pour m'aider, comme un médecin,
Comment pourrais-je réaliser la patience ?


La patience naît donc
Grâce à la haine profonde.

Celle-ci en est la cause
Et mérite d'être honorée...."


Paul-Éric Blanrue

mardi 29 mai 2018

"Indignez-vous" ? Mais non : ÉVADEZ-VOUS !


Mamoudou, la belle Marlène et le reste.



Crise en Italie. Sergio Mattarella refuse de nommer un ministre des Finances "eurosceptique". Di Maio parle de son souhait d'invoquer l'article 90 de la Constitution, qui permet de mettre le chef de l'État en accusation devant le Parlement pour "haute trahison" ou pour "atteinte à la Constitution". Si seulement ! Forza Italia ! En attendant la séparation du Nord et du Sud et l'indépendance de la Vénétie ! Indipendenza Veneta ! On peut rêver ! Haut les coeurs !

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Pauvre Marlène Schiappa ! Son dernier livre, Si souvent éloignée de vous, chez Stock (une compilation de lettres écrites avec ses pieds et envoyées à ses filles lors de ses déplacements), se fait descendre en flèche par ses copines de la bobocratie ellegébété. Pas seulement à cause du style défaillant ; non, aussi pour des raisons de fond. Elle qui se prenait pour la nouvelle Beauvoir, la championne du néo-féminisme indomptable et de l'anti-sexisme farouche, la voilà qui se fait allumer par une furie du Nouvel Obs du nom de Barbara Krief, qui lui reproche l'éducation "genrée" qu'elle donne à sa progéniture. 
Genrée !
L'inconsciente Marlène ose conseiller à ses filles de tomber amoureuses "d'un homme" (aïe !) et d'avoir des enfants, "la plus belle chose du monde" (ouille !). Krief s'étouffe. Et l'IVG, c'est fait pour les chiens ? 
Pire, la belle Marlène aime "voir un homme" lui "rendre un sourire" et raconte avoir hérité de sa mère "la façon de préparer le dîner". Les femmes et la bouffe du dimanche en famille, il ne manquait plus que cette caricaturale abomination. Misogynie rampante ! Calamité macho ! Apocalypse phallocratique ! Tous aux abris ! Bouh ! Elle est infectée, la Marlène, elle se vautre avec une honteuse délectation dans les ravissements de l'avilissante génétique humaine et sa culture séculairement oppressive. 
Ce livre est la preuve qu'elle n'est pas encore totalement passée de l'autre côté, dans le compartiment aseptique de la désexualisation, le lieu où l'on voile pudiquement à sa pensée progressiste les organes génitaux réactionnaires. 
Quand on veut faire dans l'égalitarisme démagogique, on trouve toujours plus démagogique et égalitariste que soi... Encore un effort pour vous dégenrer, Marlène ! On est tous derrière vous ! En tout bien, tout honneur, évidemment.

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Affaire Mamoudou. Naturalisé français et héros national en 48 heures chrono ! Déjà ! Plus vite que Jeanne d'Arc, qui, d'hérétique, a mis six siècles avant d'être catapultée sainte. Quand la propagande politico-médiatique s'y met, tout va plus vite. Moi qui croyais qu'on vivait dans une société raciste, racialisée, racialisante, racialosophe, racistissime, blanco-normée. Je ne peux pas croire qu'on m'ait menti sur un sujet aussi sensible.
Vu les réactions spécialement hostiles qui se déchaînent sur les réseaux sociaux, la propagande étatique démontre une nouvelle fois son impéritie : 1° l'apparition inopinée de l'État-spectacle ("comediante, tragediante") engendre en soi la suspicion sur le storytelling de la geste de Mamoudou et  2° la collusion suspecte de l'Élysée avec les médias entraîne un rejet populaire d'une l'histoire jugée trop officielle pour être honnête.  La hâte avec laquelle ce migrant va être naturalisé et entrer chez les sapeurs pompiers contribue in fine à alimenter le racisme sur le Net. Tout ce que fait l'État, il le fait mal. 
Mamoudou ou pas Mamoudou, héros ou pas héros (exploit physique de toute évidence), il est amusant de constater qu'il existe encore des gens qui croient dur comme fer qu'il existe des "faits", des événements neutres, objectifs, et que ces "faits" sont traités à égalité et en tant que faits bruts, s'imposant naturellement à l'esprit en raison de leur importance, par les journalistes et les politiciens. 
Un "fait" n'existe que parce qu'il est choisi, trié, mis en avant, storytellé. On en prend, on les monte en épingle, les autres vont droit dans la poubelle et nul n'en entend jamais parler : c'est ainsi que ça se passe. Il faut avoir travaillé un peu dans les journaux pour le savoir. Ensuite les réseaux s'en emparent et tout le monde y va de son commentaire (la preuve), en oubliant le reste, les faits négligés, la perspective de ces histoires, la réalité de la fabrique de l'information, du consentement, de l'entertainment
On a beaucoup raillé Jean-Pierre Pernaut parce qu'il consacrait la majeure partie de son JT à la culture du radis sauvage dans le Périgord noir ou à l'art de sculpter la cougourde dans un bled du Massif des Alpilles où survivent douze cacochymes de 103 ans passés. Mais il ne fait pas autre chose que les autres : il tape dans le lot, choisit le "fait", le fabrique en fonction de l'intérêt qu'il porte à ce type d'informations et torche son JT qui plaît tant dans les maisons de retraite, où l'on espère encore que la dorure à la feuille est un métier d'avenir.

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La triste vérité que tout le monde tait, à commencer par le Figaro, c'est que Serge Dassault ne pouvait sentir le moindre de ses rejetons. Il a passé sa vie à les humilier, les rabaisser, les rabrouer, dès qu'ils l'ouvraient, dès qu'ils apparaissaient dans les médias, dès qu'ils faisaient parler d'eux. Il les haïssait d'une haine pure et sèche. De toute son âme - s'il en avait une. 
Dassault représentait en outre la quintessence du capitalisme de connivence : incapable de vendre un seul de ses Rafales à l'étranger, il était le grand ami d'une succession de présidents français, et la plus grosse partie de son business s'est faite avec l'appui de l'État.

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Pioché ce matin dans le Journal de Jules et Edmond Goncourt (27 décembre 1860, notez la date) :
"À mesure que de l'isolement, la civilisation marche à la centralisation - marche fatale et croissante de l'humanité -, l'individualité est plus absorbée. L'État, surtout depuis 89, est d'un absorbant prodigieux ! L'avenir, ne sera-ce pas l'État absorbant tout, assurant tout, tenant à ferme la propriété de chacun ? On n'aura plus le despotisme dans un homme, dans une volonté, mais il y aura, étendu sur tout, le réseau d'une règlementation omnipotente, la tyrannie de la bureaucratie, en un mot le gouvernement absolu de l'État, administrant tout au nom de tous."

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"On ne peut être vraiment soi qu'aussi longtemps qu'on est seul ; qui n'aime donc pas la solitude n'aime pas la liberté, car on n'est libre qu'étant seul" (Arthur Schopenhauer).



 Paul-Éric Blanrue

vendredi 25 mai 2018

Un Flaubert au meilleur de sa forme fulminatoire et prophétique !


Lettre de Gustave Flaubert à George Sand (1871) :


"Si la France ne passe pas, d’ici à peu de temps, à l’état critique, je la crois irrévocablement perdue. L’instruction gratuite et obligatoire n’y fera rien – qu’augmenter le nombre des imbéciles. Renan a dit cela supérieurement dans la préface de ses Questions contemporaines. Ce qu’il nous faut avant tout, c’est une aristocratie naturelle, c’est-à-dire légitime. On ne peut rien faire sans tête. – Et le suffrage universel tel qu’il existe est plus stupide que le droit divin. Vous en verrez de belles si on le laisse vivre! La masse, le nombre, est toujours idiot. Je n’ai pas beaucoup de convictions. Mais j’ai celle-là, fortement. Cependant il faut respecter la masse si inepte qu’elle soit, parce qu’elle contient les germes d’une fécondité incalculable. – Donnez-lui la liberté mais non le pouvoir.
Je ne crois pas plus que vous aux distinctions de classes. – Les castes sont de l’archéologie. – Mais je crois que les Pauvres haïssent les Riches, et que les riches ont peur des pauvres. Ce sera éternellement. – Prêcher l’amour aux uns comme aux autres est inutile. Le plus pressé est d’instruire les Riches, qui en somme sont les plus forts. Eclairez le bourgeois d’abord! Car il ne sait rien, absolument rien. Tout le rêve de la démocratie est d’élever le prolétaire au niveau de bêtise du bourgeois. – Le rêve est en partie accompli! Il lit les mêmes journaux et a les mêmes passions.
Les trois degrés de l’instruction ont donné leurs preuves depuis un an . 1° l’instruction supérieure a fait vaincre la Prusse ; 2° l’instruction secondaire, bourgeoise, a produit les hommes du 4 septembre ; 3° l’instruction primaire nous a donné la Commune. Son ministre de l’Instruction primaire était le grand Vallès, qui se vantait de mépriser Homère.
Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient!"


lundi 14 mai 2018

SNCF. Le plus dur, dans la grève, c'est de tenir jusqu'aux grandes vacances. Il faut être en forme pour la grève de la rentrée !


Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ? Voici ce que Che Guevara écrivait dans son ultime message d'avril 1967, rédigé dans la forêt bolivienne : 
"Il faut mener la guerre jusqu'où l'ennemi la mène, chez lui, totalement, dans ses lieux d'amusement"
Dans ses lieux d'amusement ? C'est exactement ce que fait Daech un peu partout dans le monde, au Bataclan, à Nice ou à Paris samedi dernier. 
Sur Twitter, j'ai demandé à Méluche et Corbière ce qu'ils pensaient de la dernière recommandation du saint guérillero : silence de plomb.
J'ai comme l'impression qu'une fois de plus le Che, non content de perdre tous les combats qu'il a engagés en solitaire (sans Fidel il était paumé), a perdu une belle occasion de se taire.  C'est le principal problème des doctrinaires, surtout ceux qui se piquent d'être des stratèges, ils ne voient pas les applications possibles de leurs délires de plume. Je t'invente un monde idéal et tu dois y entrer de gré ou de force, sinon je t'égorge ou je te grille la cervelle, et puis celle de ta mère, ta femme et ta fille "sur ses lieux d'amusement".

J'ai écrit ailleurs pourquoi j'arrivais malgré tout à apprécier le Che. C'était un grand lecteur, un inconditionnel, un fanatique de Don Quichotte. Qui aime Cervantès peut être sauvé !


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Le saviez-vous ? Rue Marsollier, IIe arrondissement de Paris. Le terroriste franco-russo-tchétchène Azimov y a tué samedi un homme au n°8. C'est au n°11 que les parents de Louis-Ferdinand Céline (sa mère Marguerite seule à la fin) ont vécu de 1907 aux années 40. Ferdine y a séjourné de longues années, a quitté les lieux puis est revenu s'y installer avec sa femme Lucette, et ça a failli mal tourner. Il croque le décor et l'atmosphère de ce quartier dans son chef-d'oeuvre Mort à crédit. Avant 1907, il habitait dans le Passage Choiseul aux n°64 et 67, juste en face, derrière les Bouffes parisiens.


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Le saviez-vous ? Interdire la consultation de sites djihadistes, c'est du franc pipeau qui  revient à criminaliser les idées. Demander des prêches en français, c'est une douce rigolade car nul n'empêche les réunions secrètes. Expulser tous les fichés S ne résoudra rien surtout si la France continue de naturaliser n'importe qui à tour de bras. 
Puisqu'on nous affirme, le gouvernement comme les médias, que "les attentats vont durer longtemps", alors la sécurité des citoyens n'aura une chance d'être assurée que lorsque la société civile sera en droit de se défendre elle-même. Autrement dit lorsque les Français auront de nouveau le droit de porter des armes - à condition évidement qu'ils remplissent les conditions requises. 
Pour le moment, seule une minorité des privilégiés (hommes politiques, happy few) dispose de ce droit. On se demande bien au nom de quoi les autres, le grand public, en sont privés. En juillet 1792, l'Assemblée nationale a voté un décret stipulant que "tous les citoyens doivent être pourvus d’armes, afin de repousser avec autant de facilité que de promptitude les attaques des ennemis intérieurs et extérieurs de leur constitution". Aujourd'hui quiconque, hors de son domicile, est trouvé porteur d’une arme de catégorie A ou B risque une peine de cinq ans d’emprisonnement.
On connaît l'habituelle propagande médiatique à propos des mass shootings aux États-Unis. Seulement la Suisse, le pays qui a le plus d'armes a aussi le moins de victimes. Quant aux États-Unis, il y a plus de morts par armes à feu dans les gun free zone que dans les endroits où le port d'arme est autorisé. La majorité des homicides commis aux États-Unis le sont avec des armes à feu détenues illégalement. Ne comptez pas sur BFMTV pour vous le révéler.
Le droit de légitime défense doit également être accru. On doit cesser de victimiser les criminels, qui seuls bénéficient de facto du port d'armes volées ou acquises au black market.  Il faudra enfin qu'un jour la France choisisse entre vouloir abattre Assad et vouloir combattre Daech. Pour le moment, ceux qui luttent jour après jour contre Daech, sur le terrain, ce sont Assad et ses alliés. C'est grâce à eux que l'État islamique n'est plus qu'un fantôme de confetti sur la carte. Il faudrait cesser de les diaboliser et de les bombarder. Un minimum de logique s'impose.


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Le saviez-vous ? L’économie américaine (les méchants capitalistes) est en plein boom. Sa croissance est d'environ 3%. Le Dow Jones bat des records jamais atteints depuis 85 ans. 
L’investissement des entreprises a augmenté de 6,7 % au second trimestre 2017 et de 3,9 % au troisième. Le tout dans le contexte d’une grande réforme fiscale, avec une forte dérèglementation. 
Quant au chômage il connaît l’un des plus bas taux depuis des années. Fin mars 2018, les inscriptions au chômage atteignaient le niveau de 1973, du jamais vu. 
Intéressante aussi la baisse du chômage des jeunes. Comme les entreprises manquent de main d’œuvre, elles embauchent des jeunes à partir de 16 ans.  Le taux de chômage des plus jeunes en mars 2018 est extrêmement bas : pour les 16-19 ans, il se situe à 13, 9 % tandis que celui des 20-24 ans est tombé à 7,2 %. 

En France, dans notre beau pays où nous savons tout sur tout, et où la moraline et les bons sentiments ne coûtent pas cher puisque "c'est l'État qui paye", le taux de chômage des jeunes (- de 25 ans) reste très élevé : 21, 6 %.

- Mais alors, Blanrue, t'es pour l'impérialisme ?

- Non, je suis contre. Je suis pour que les États-Unis s'occupent de leurs fesses. Mais en économie, je suis pour les solutions qui marchent. Et il faudrait encore aller beaucoup plus loin que les mesures déjà prises là-bas, pour faire échec au capitalisme de connivence, l'alliance incestueuse de l'État, des banques et des grandes entreprises. Et pour en finir aussi avec le trucage démocratique. Me fais-je comprendre ?

- Oui et non... Comment on fait ? 
- Chaque chose en son temps !
Venise a été la plus grande cité-État du capitalisme marchand. Ça ne lui a pas trop mal réussi, je crois.




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Le saviez-vous ? Se plaindre de son salaire c'est bien, mais regarder la différence entre son salaire brut et net, c'est mieux. Demandez-vous pourquoi on ne vous donne pas tout votre salaire afin que vous choisissiez ensuite librement où vous allez dépenser votre argent. Vous prendrait-on pour des demeurés, inaptes au choix et à la liberté ?

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Le saviez-vous ? En France, c'est en 1841, sous la monarchie de Juillet, que les premières lois contre le travail des enfants dans les usines ont été prises. C'est sous le Second Empire qu'en 1864 les syndicats furent autorisés. Quant à la grève, c'est le député libéral Frédéric Bastiat qui demanda, en 1849, qu'on en reconnaisse le principe.


Paul-Éric Blanrue


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