BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

dimanche 14 octobre 2018

SÉCESSION. L'ART DE DÉSOBÉIR. Premier extrait in chapitre 1. "Fondation du royaume intérieur."



"Vivons-nous dans un monde trop égoïste ? On le prétend avec frénésie, que ce soit l’omniprésent Matthieu Ricard ou Jacques Attali, banquier autopromu apôtre de la fraternité universelle, un comble pour ce conseiller de l’ombre du lascar François Mitterrand et soutien du rothschildien président Macron ! Pas une heure ne passe sans qu’un média mainstream ne nous jette à la figure une hideuse description de l'individu moderne. Nous sommes tous un tas d’immondes égoïstes, repus et heureux de vivre comme des porcs dans leur bauge. De mauvais citoyens qui votent peu et mal. De misérables marauds qui ne pensent qu’à leur petit confort et se désintéressent outrément du malheur du monde, de l’égalité salariale des femmes et du mansplaining, de la souffrance animale, des immigrés, des SDF, des mal-logés, de « Dame nature », de la couche d’ozone, du réchauffement climatique (sic). Les prédicateurs en cour n’ont que le mot « inégalités » à la bouche – inégalités contre lesquelles la morale civique nous commande de combattre sous peine d’être qualifiés de bourgeois ou de fascistes. Si l’on est un mâle blanc hétérosexuel, les péchés que nous avons à expier sont pis encore ! Nous voici coupables d’à peu près tout ce que le monde a produit depuis des millénaires en matière de massacres abjects, d’esclavages répugnants, de misères atroces et de génocides infernaux.
Je crois au contraire que la plupart de nos contemporains sont soumis à des exigences extérieures qu’ils ne contrôlent pas et que le véritable mal vient de là. L’individualisme présent n’est qu’un mot creux. Nous sommes plongés dans une société où il est devenu interdit de penser par nos propres facultés. Nous sommes imbibés de valeurs choisies pour nous, par d’autres que nous. Lorsque clamer ce que l’on a sur le cœur devient un crime de la pensée, quand l’État, omniprésent dans nos vies, se dote d’un pouvoir discrétionnaire sur nos esprits, nous impose des normes de comportement au point que sa police traque les réfractaires et que la justice les punit à de lourdes peines, on ne peut, quand on a un soupçon de dignité, se permettre le luxe de se laisser aller à abandonner le « soi », entité réelle ou illusoire, pour faire plaisir à ses contempteurs - sauf à se retirer pour le reste de nos jours chez les Chartreux ou dans un ashram (ce qui n’est pas donné à tout le monde), en priant pour que l’État et sa bureaucratie tatillonne n’y mettent pas les pieds (chose à peu près impossible).
Voulons-nous être dominés par des idées qui ne sont que l’expression théorique des intérêts d’autrui ? Notre vie n’appartient qu’à nous. Nous sommes les intendants de notre corps et de notre esprit. C’est à ce prix que nous en sommes responsables. C’est en raison de la liberté que nous avons su conquérir sur nous que nous sommes légitimes à parler et à défendre, le cas échéant, certains principes supérieurs. Sinon, nous ne sommes que les « hommes-machines » qui faisaient horreur à Georges Gurdjieff, des robots, des automates, des perroquets, des aveugles, des atomes tournoyant tout abrutis dans la grande cage à hamsters du « On », l’univers gris, sans forme ni visage décrit dans Être et Temps (1927) de Martin Heidegger.
L’urgence est de devenir un « homme différencié », selon l’heureuse formule de Julius Evola. Nous devons trouver en nous-mêmes les principes qui régissent notre vie. Imiter les autres dans nos jeunes années, nous inspirer de certains types de héros populaires est certainement un bon début, une formation nécessaire du moment que l’on n’est pas un enfant surdoué comme Mozart, à la seule condition de nous construire nous-mêmes ensuite, en sélectionnant le bon grain et l’ivraie dans les modèles que l’on a choisi de suivre. On doit un jour savoir se séparer de nos inspirateurs, trouver la voie qui nous convient et s’adapter à nos aptitudes. Le bon maître spirituel, qu’on appelle guru dans la tradition hindoue (un mot signifiant simplement « enseignant »), n’est pas un chefaillon irrité désireux de conserver auprès de lui ses disciples jusqu’à ce que mort s’ensuive. Il doit être un libérateur, apprenant à ses élèves à le quitter le moment venu, afin de vivre de manière autonome, une fois formés, de leur plein gré, à une discipline qui les aidera à se guider en toute conscience - et non par la force de l’habitude, en raison d’une abdication devant le consensus imposé ou d’un manque abyssal de tonus psychique."


COMMANDEZ ICI 


mercredi 26 septembre 2018

Le nouveau Blanrue : "SÉCESSION - L'ART DE DÉSOBÉIR". Un livre fracassant ! époustouflant ! révolutionnaire !



Contre toute espèce de conformisme sclérosant, 
Paul-Éric Blanrue nous offre son livre le plus radical
À travers ses expériences personnelles (de stupéfiantes révélations à la clé !) 
et en poursuivant au triple galop une réflexion extrêmement originale, Blanrue nous propose une solution percutante pour nous affranchir des diktats de la milice de la pensée, des « lignes de parti » en tout genre et de l’infernale emprise de l’État sur nos vies. 
Il ne s’agit plus de « s’indigner » : 
il faut s'évader,  il faut désobéir, il faut FAIRE SÉCESSION !

FRACASSANT !

Sortie officielle le 26 octobre 2018.

jeudi 21 juin 2018

Baccalauréat et socialisme: "Une nation qui ne veut pas être la proie des partis doit se hâter de supprimer l’éducation publique, c’est-à-dire par l’État" (Bastiat)




"L’État, ou pour mieux dire le parti, la faction, la secte, l’homme qui s’empare momentanément, et même très légalement, de l’influence gouvernementale, peut donner à l’enseignement la direction qu’il lui plaît, et façonner à son gré toutes les intelligences par le seul mécanisme des grades. (...) Une nation qui ne veut pas être la proie des partis doit se hâter de supprimer l’éducation publique, c’est-à-dire par l’État, et de proclamer la liberté de l’enseignement. S’il y a une éducation confiée au pouvoir, les partis auront un motif de plus pour chercher à s’emparer du pouvoir, puisque, du même coup, ce sera s’emparer de l’enseignement, le plus grand objet de leur ambition. La soif de gouverner n’inspire-t-elle pas déjà assez de convoitise ? ne provoque-t-elle pas assez de luttes, de révolutions et de désordres ? et est-il sage de l’irriter encore par l’appât d’une si haute influence ?
Et pourquoi les partis ambitionnent-ils la direction des études ? Parce qu’ils connaissent ce mot de Leibnitz : « Faites-moi maître de l’enseignement, et je me charge de changer la face du monde. » L’enseignement par le pouvoir, c’est donc l’enseignement par un parti, par une secte momentanément triomphante ; c’est l’enseignement au profit d’une idée, d’un système exclusif. « Nous avons fait la république, disait Robespierre, il nous reste à faire des républicains »".

(Frédéric Bastiat, Baccalauréat et socialisme, 1850).

mercredi 20 juin 2018

Allemagne : 85% des migrants dépendent de l'aide sociale.



EUROPE 1 : "Sur les 1,3 million de demandeurs d’asile enregistrés en Allemagne depuis 2015, seuls 17% déclarent avoir fréquenté un établissement d’enseignement supérieur (donc moins d’un sur cinq), et la majorité, en réalité, n’a pas dépassé le collège. Les médecins, les ingénieurs, sont très minoritaires, moins de 2% du total. Les migrants syriens, souvent plus diplômés, ne trouvent pas davantage de travail : selon les derniers chiffres des autorités allemandes, 69.300 Syriens occupent un vrai travail en Allemagne (soumis à cotisations), donc un Syrien sur 7. 
85% d’entre eux, pour vivre, DÉPENDENT DE L'AIDE SOCIALE. 
Et c’est la réalité que découvrent les Allemands : l’intégration est particulièrement difficile pour les réfugiés, EN DÉPIT des programmes de formation, des aides mises en place. 
Seuls 150.000 réfugiés originaires des huit principaux pays producteurs d’asile ont trouvé un emploi stable depuis 2015... L’Allemagne, qui prévoit de consacrer 13 MILLIARDS d’euros à des cours de langues et des formations pour les migrants d’ici 2022."


La crise migratoire c'est d'abord la crise de l'État-providence qui fait les proches aux uns pour donner aux autres (sans AUCUN résultat).

lundi 18 juin 2018

18 juin : deux mythes à déconstruire, le bonapartiste et le gaulliste !


1° LE MYTHE BONAPARTISTE.
D'abord le 18 juin 1815, Waterloo. L'erreur fatale du Napoléon 1er (pour le pays) n'a pas seulement été l'exécrable stratégie de Waterloo mais son retour lors des Cent jours, qui a bouleversé l'équilibre européen et contribué à mettre la France à genoux.

L'historien Emmanuel de Waresquiel : "Si l’on s’en tient aux faits, la première Restauration est très prometteuse en termes de liberté. Louis XVIII, monarque bien plus intelligent et pragmatique qu’on ne l’a souvent écrit, formé par son exil en Angleterre, a pris en compte les acquis de la Révolution. L’égalité devant la loi est reconnue. Idem pour la liberté de réunion. Le catholicisme demeure, certes, la religion d’Etat, mais deux de ses ministres, Guizot et Jocourt, sont protestants. La monarchie réinstituée le 4 juin 1814 est l’un des régimes les plus libéraux d’Europe. La fin du blocus a par ailleurs rouvert les routes commerciales maritimes. La bourgeoisie bordelaise, par exemple, fait de très bonnes affaires. Waterloo, deux mois plus tard, sanctionne en réalité un retour en arrière. Le conservatisme, le refus de la modernisation, sont du côté de Napoléon (...) L’exilé de l’île d’Elbe utilisera beaucoup cet argument pour se tailler une légende à Sainte-Hélène, où il s’emploiera à réinventer l’histoire à sa mesure, en se drapant dans une posture nationale libérale (...) Il dénonce la trahison réelle ou fantasmée des étrangers, des nobles, de tous ceux qui «sont au service des ennemis de la France». Or que propose-t-il? La gloire et la puissance militaire à des dizaines de milliers de soldats désœuvrés et nostalgiques. L’empereur, pour retrouver sa légitimité, renoue avec les haines recuites et les vieilles lunes. Il prétend renouer avec les idéaux de 1789 et réunifier la France. Mais il attise surtout les divisions, ce combustible révolutionnaire par excellence (...) Il faut bien comprendre que l’héritage de Waterloo c’est une France occupée de façon très violente par 150 000 soldats coalisés pendant cinq ans; 700 millions de francs or d’indemnités à payer; des villages entiers incendiés. Waterloo, c’est le mythe bonapartiste. La France, elle, est à genoux." 

2° LE MYTHE GAULLISTE
Le mythe de l'appel du 18 juin 1940 : l'appel que vous entendez n'est pas l'original et le texte de cet appel qu'on a appris à l'école est ultérieur. Le texte diffusé dans tous les manuels scolaires depuis 1958 et inscrit dans le marbre au 4 Carlton Garden à Londres est un faux, punto e basta.

"Depuis que plusieurs chercheurs se sont penchés de près sur la réalité historique de l’événement, dans les années 1990, la version officielle de l'appel du 18 juin 1940 longtemps imposée par les milieux gaullistes est bousculée.

Première vérité à rétablir : le 18 juin, très peu de Français ont entendu l’appel lancé sur les ondes de la BBC par le général de Gaulle. Ce n’est que les jours et les semaines suivantes que, le bouche-à-oreille aidant, beaucoup de Français déterminés à poursuivre le combat se sont mis à écouter la radio anglaise, pour y entendre les mots d’un général français refusant l’armistice. Plutôt que l’appel du 18 juin, ce sont donc généralement les appels lancés par le général de Gaulle le 19 et le 22 juin - dont les textes sont différents de celui du 18 - qu’ont entendus les Français qui l’ont ensuite rejoint à Londres. Aucun enregistrement de l’appel du 18 juin n’ayant été conservé, on confond d’ailleurs souvent l’appel du 18 avec celui du 22 juin, dont on a en revanche conservé un témoignage sonore.
(...) En l’absence de tout enregistrement, le texte même de l’appel suscite le débat. De Gaulle a authentifié une version commençant par les deux phrases suivantes : "Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat". C’est la version généralement retenue. Mais, sous la pression du gouvernement britannique, qui, le 18 juin, voulait encore ménager le gouvernement du maréchal Pétain, ces deux premières phrases ont en fait été remplacées, dans la version réellement diffusée, par deux autres, nettement plus consensuelles : "Le gouvernement a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte devait continuer si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France."

LIEN
L'un des autres mythes gaullistes c'est son grade de général. Il avait une retraite de colonel. Il a été général de brigade à titre temporaire, annulé "par Vichy", mais il a considéré que Vichy ce n'était pas la "bonne légalité". Reste qu'il n'a jamais été confirmé général par la République. À la fin de la guerre, il n'a pas fait de demande pour être réintroduit dans son grade de général : il reste donc un colonel. "Général de Gaulle" est un pseudo, un nom de plume, une peinture de guerre, si l'on veut, mais c'est encore un mythe gaulliste. Quand il défilait avec l'uniforme de général deux étoiles, il n'en avait pas droit, il se déguisait, c'était du carnaval (moins léger que celui de Venise). Il y aurait tellement de choses à dire sur cet imposteur !


Une spécialiste de l'Afrique, professeur à l'Université de Turin, démonte une par une les "fake news" sur les migrants.



Migrants?! (Ed. Segno). Un livre vient de sortir en Italie, écrit par Anna Bono, ancienne professeur d'Histoire et d'Institutions de l'Afrique à l'Université de Turin. Elle démonte une par une les fake news sur les migrants.

1° Les migrants sont-ils des réfugiés dépourvus de ressources ?
----> "Seulement 5% des migrants qui viennent en Italie sont vraiment des vrais réfugiés. Ils ne sont pas les « derniers des derniers » parce qu'ils paient des milliers de dollars pour le voyage et les faux documents". En 2015, parmi toutes ces demandes, seules environ 3 500 ont été couronnées de succès. En 2016, moins de 5 000. L'année dernière un peu plus de 6 000. En pourcentages, entre 5% et 8%. Tous les autres sont des migrants économiques". 
Et encore: "Ce ne sont pas les "derniers des derniers". Comme il s'agit de trajets illégaux, 90% d'entre eux comptent sur des organisations criminelles et, par conséquent, ceux qui embarquent doivent être en mesure de collecter des milliers de dollars pour garantir les services des passeurs. Tout le monde ne peut pas se permettre d'amasser ces sommes, donc ils ne sont pas nécessairement si pauvres."

2° On a laissé tomber l'Afrique ?
-----> "L'Afrique est le continent le plus assisté en termes d'aide humanitaire et de coopération au développement. On les aide beaucoup, il y a une sorte de plan Marshall chaque année. Mais le problème est qu'une partie importante de cet argent se répartit entre la corruption des gouvernements et le tribalisme qui se nourrissent mutuellement". Un changement de paradigme est nécessaire. "Le développement en Afrique ne peut pas s'importer. Il doit toujours se produire à partir de lui-même". Il faut moins d'argent et une « meilleure gouvernance », c'est la solution »."

3° Les gouvernements africains travaillent à limiter les départs ?
------> "C'est le contraire qui est vrai. Les gouvernements sont souvent les premiers responsables des départs, surtout si, comme nous l'avons dit, les migrants ne sont pas désespérés ou des personnes venant de villages isolés, mais des gens qui ont des moyens. L'essentiel de la responsabilité réside donc précisément dans le découragement induit par le copinage et la corruption, qui incitent beaucoup à voir le départ comme le dernier espoir".

4° Les terroristes participent au trafic des migrants et l'utilisent à leur profit :
-----> "Depuis au moins deux ans, des réseaux terroristes sont impliqués dans le trafic de personnes, dont ils tirent des ressources essentiellement pour acheter des armes. L'existence de ces routes migratoires peut aussi faciliter le premier mouvement vers l'Afrique puis vers l'Europe des terroristes. C'est le cas de militants de l'État islamique vaincus en Syrie et en Irak".

L'AUTEUR DU LIVRE - Anna Bono a été chercheuse en Histoire et Institutions de l'Afrique au Département de la Culture, de la Politique et de la Société à l'Université de Turin jusqu'en 2015. De 1984 à 1993, elle est restée en Afrique pour mener des recherches de terrain sur la côte swahilie au Kenya. De 2004 à 2009, elle a collaboré avec l'Institut supérieur d'études sur les femmes de l'Université pontificale Regina Apostolorum. De 2004 à 2010, elle a dirigé le Département du développement humain du Cespas, le Centre européen d'études sur la population, l'environnement et le développement. Jusqu'en 2010, elle a collaboré avec le ministère des Affaires étrangères dans le cadre du Forum stratégique dirigé par le conseiller du ministre, Pia Luisa Bianco. Elle a écrit plus de 1 600 articles, essais et livres scientifiques et informatifs sur les relations internationales, les problèmes de développement, la coopération internationale, l'émigration concernant l'Afrique.

dimanche 17 juin 2018

Fête des fathers ! Patriarcat not dead ! Charles Ingalls forever !

On n'oublie pas que la petite-fille du véritable Charles Ingalls, Rose Wilder Lane (1888-1968), a été l'une des premières libertariennes

L'authentique Charles Ingalls (1836-1902)
C'est Rose Wilder Lane qui, fort de son talent d'écrivain-journaliste, a rewrité les manuscrits de la série des best-sellers Little House on the prairie rédigés par sa maman, Laura Ingalls (1867-1957), afin qu'ils soient lisibles pour le grand public.

Rose Wilder Lane
C'est grâce aux droits des livres autobiographiques à succès La Petite maison dans la prairie qu'a été financée la campagne de Roger MacBride, candidat à la présidence des États-Unis pour le Libertarian party en 1976. 
Le réalisateur-comédien-scénariste-producteur de la série télé du même nom, Michael Landon, était tout proche de ces idées-là.


Pour en savoir plus :


Crise migratoire : le droit absolu de choisir avec qui on veut cohabiter.



Phénoménale promotion pro-migratoire sur BFMTV. 
Désolé, les amis, mais on a le droit absolu de choisir avec qui on veut cohabiter. Si je veux contribuer à aider certaines personnes en difficulté, j'ai le droit de les choisir et non de les subir. Ce n'est pas à l'État de me dire qui je dois soutenir. Dans le cas des migrations actuelles, mon aide est rendue obligatoire par le seul fait que les immigrés bénéficient de l'argent public (et d'infrastructures provenant de l'argent public) qui n'est rien d'autre que l'argent de tous les contribuables privés, distribué sans leur consentement.
Les demandeurs d'asile qui font une demande pour bénéficier du statut de réfugié reçoivent une allocation temporaire d'attente, une sorte de RSA d'environ 400 euros. Ils sont hébergés, ce qui coûte plusieurs centaines de millions d'euros par an aux Français. Ils bénéficient de la couverture de base du régime général d'assurance maladie, ou de la CMU de base, qui couvre tous leurs frais de santé. Le demandeur d'asile a droit à la scolarité gratuite de ses enfants. Les collectivités locales leur assurent souvent la gratuité des transports en commun, la cantine pour les enfants, l'inscription à une épicerie sociale.
Enfin - c'est là ce que tous les migrants espèrent - lorsqu'on est reconnu "réfugié", on a le droit à la délivrance d'une carte de résident renouvelable tous les 10 ans, ce qui facilite l'accès à la nationalité française et permet d'obtenir les mêmes droits sociaux que les nationaux (RSA, prestations familiales, APL, etc.), avec logement social à la clé.
En France, les migrants reçoivent des aides qui multiplient par 1000 ce qu'ils gagnent chez eux, avec la possibilité de devenir français, la France étant le pays qui distribue le plus d'aides sociales au monde. 
Le problème de la migration est donc en premier lieu celui de l'État-providence, sinon les migrants se rendraient en Algérie, en Tunisie ou au Maroc. 
Il faut évidemment cesser de mener des guerres dans ces régions, car - dans le cas de la Libye en particulier - c'est l'une des causes premières de ces migrations. 
Il faut aussi lutter contre la mafia des passeurs. Selon Matteo Salvani, à peine 10%de ces migrants méritent la qualification de réfugiés : il faut raccompagner chez eux tous les faux réfugiés. J'attends avec impatience que l'enquête des juges italiens sur les pratiques troubles et les financements occultes de ces ONG aboutisse. Le trafic d'êtres humains est désormais considéré comme un crime international par l'ONU (au grand dam des ONG qui s'en sont scandalisées, on se demande pourquoi si elles n'ont rien à cacher), or ce n'est pas aux mafias, pas davantage qu'à l'État, de nous contraindre à sponsoriser toute la misère du monde. La meilleure chose à faire est d'aider les pays d'où arrivent les migrants à se reconstruire et à se recomposer.
La liberté de migrer n'est pas négociable, mais la liberté d'accueillir (ou pas) les migrants non plus. Quand on évoque le principe de liberté il faut tout prendre - ou rien. C’est un bloc. Il faut accepter les conséquences pratiques de la théorie : le libre choix.

Paul-Éric Blanrue

vendredi 15 juin 2018

Bourrage de crâne et enseignement étatique.

"L'État s'arroge le droit de faire enseigner ce qui lui plaît, non pas seulement en imposant aux instituteurs et aux professeurs des ouvrages tendancieux, quand ils ne sont pas bourrés d'erreurs calculées : il entend façonner à son gré l'intelligence de la nation en lui imposant des programmes d'études très délimités... On dira que l'enseignement est libre. Ceux qui ne veulent pas envoyer leurs enfants aux Lycées de l'État n'ont qu'à les envoyer dans des maisons privées d'instruction. Mais d'abord, ces parents qui n'utilisent pas l'enseignement de l'État le payent de leurs sous... Puis l'État ne se contente pas d'établir les programmes d'enseignement. Il s'est réservé le droit de donner la sanction de cet enseignement. Il exige, pour délivrer un diplôme, que le candidat justifie, non pas qu'il est instruit, mais qu'il est instruit de ce que l'État veut que l'on sache, comme il veut qu'on le sache. Ainsi les établissements privés sont obligés de se conformer aux programmes officiels... Qui dit Démocratie dit Étatisme. La démocratie, pour durer, a besoin du vote des citoyens. Elle est sûre de leur vote qu'à la condition de leur pétrir l'intelligence et la conscience... On a cru s'affranchir par la démocratie de tyrannies accidentelles et transitoires, mais l'on est tombé, grâce à elle, sous une tyrannie nécessaire et durable."
Charles Maurras, Pour en sortir, 1925. 

mardi 12 juin 2018

Matteo Salvini : "Fier de défendre la sécurité des Italiens, à ceux qui me veulent du mal j'envoie un sourire et un bisou !" La classe italienne qui coupe le sifflet des rageux.


Une carte toute simple pour expliquer l'imposture du trafic des migrants, à qui la mafia des passeurs vend cher un bateau contre de faux espoirs de richesse. 
Si vraiment il était question de sauver des vies, comme l'ânonnent Attali, Sinclair et Plenel, nul besoin d'accoster en Italie, à Malte ou en Espagne. La Tunisie est le pays le plus proche de l'embarcation, il suffirait d'y accoster. Ils n'y pensent même pas. Les trafiquants leur ont vendu les aides sociales, du pain et des jeux, et ils comptent bien faire leur beurre en continuant à vendre cette chimère à des populations déboussolées.


On lit, dans le rapport d'activités de l'ONG "SOS Méditerranée" qui s'occupe de l'Aquarius, le navire des migrants, que "des parlementaires français ont attribué une partie de leur réserve parlementaire" à cette action. Selon BFMTV c'est la réserve parlementaire du Parti socialiste qui a financé l'affrètement de l'Aquarius ! Normal ?
Le trafic d'êtres humains est récemment devenu un crime international. Pour la première fois, le Conseil de sécurité à l'ONU a sanctionné, jeudi, six chefs de réseaux de trafics en Libye. Ils ont été envoyés en prison ? On leur a demandé de rembourser les sommes volées aux migrants ? Nullement : on a décidé du gel de leurs comptes bancaires et ils ont l'interdiction de voyager ! Avec de telles mesures prétendument "dissuasives", il ne faut pas s'étonner de ce qu'il se passe aujourd'hui...
Heureusement la Coupe du Monde de foot va faire oublier tout ça !


Paul-Éric Blanrue

La mode de l'intelligence artificielle.

On phosphore beaucoup sur l'intelligence artificielle en ce moment. On parie sur l'avenir, on se projette, on spécule, on crée une mode. J'ai pourtant l'impression qu'avec sa propre intelligence (naturelle, surnaturelle ?), l'univers ne s'en est pas trop mal tiré jusqu'à présent. Jusqu'à permettre peut-être la création de l'intelligence artificielle, c'est dire ! L'extraordinaire invention de la conscience (l'ouverture et la réflexion de l'univers sur lui-même) était un préalable non négligeable à tout ceci, à nous-mêmes, à nos rêves et projections, ce que semblent passer par pertes et profits les modernes Jules Verne. C'est tout bête, la conscience, prétend-on - en tout cas on en constate à chaque instant la réalité, on la sent, on la vit, sans que nul ne sache vraiment ce que c'est ni comment ça fonctionne. Ce serait un bon début de s'y pencher, de creuser cette affaire, de l'expérimenter en profondeur, comme le tentent  depuis quelques millénaires certains esprits éclairés, éveillés, qui ne font pas la course au best-seller. L'avenir c'est bien, mais ça n'existe pas encore. Ce qui existe c'est maintenant, c'est la conscience de cette seconde qui s'écoule sans qu'on l'ait vu passer. Il faudrait y songer davantage. "Connais-toi toi-même, et tu connaîtras l'univers et les dieux".

Paul-Éric Blanrue


lundi 11 juin 2018

Le baron Pinoteau fait l'éloge du livre de Blanrue sur le comte de Chambord.


Amis des Capétiens, je vous recommande chaudement la lecture de l'excellent article ci-joint du baron Hervé Pinoteau, chancelier du Chef de la maison de Bourbon, faisant le point sur les querelles dynastiques agitant les aînés des Bourbons et leurs cadets Orléans. 
Même si nos chemins se sont séparés depuis longtemps, je considère toujours Pinoteau comme un admirable chercheur doublé d'un honnête homme. 
Cet érudit, vice-président de l'Académie internationale d'héraldique, président-fondateur de la Société française de vexillologie, président de la Société nationale des antiquaires de France, m'a jadis fait l'honneur de préfacer mon premier livre :


"J'ai cité des témoignages et des archives, mais je me dois de citer un autre, le livre très important de Paul-Eric Blanrue, Lumières sur le comte de Chambord. Le témoignage inédit du P. Bole, confesseur du Prince en exil, Paris, Communication et tradition, 1995. J'en fis la préface et j'avais dit à cet auteur d'aller voir dans les archives de la Compagnie de Jésus (à Vanves, Hauts-de-Seine) les lettres que ce Père écrivit à un ami jésuite comme lui. Nous avons des témoignages sur ce que le comte de Chambord pensait ou même ce que pouvait dire ce Prince sur la non succession des Orléans. Il est indispensable de lire ce très utile document sur le R.P. Joseph Bole S.J., confesseur du Prince, si non se taire.


Paul-Éric Blanrue


dimanche 3 juin 2018

La démocratie pour les nuls.


Liberté de migrer, liberté d'accueil.

"Émigrants traversant la plaine", Albert Bierstadt (1867)

A-t-on le droit moral de quitter son pays et de migrer ? Oui !
A-t-on le droit moral d'obliger les gens du pays où l'on veut se rendre de nous accueillir et les contraindre à pourvoir à nos besoins ? Non !
La liberté de se mouvoir d'un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté qu'a l'autochtone de consentir à l'accueillir et à couvrir ses frais.
Une aide doit être un acte bénévole, consenti, volontaire, jamais une obligation imposée par l'État ou un lobby. "Il y a certaines choses essentielles qui, de par la nature des choses et la nature de l'homme, sont inaliénables, c'est-à-dire qu'on ne peut en fait, même si on le voulait, les donner à quelqu'un d'autre. Plus spécifiquement, une personne est incapable d'aliéner sa volonté, c'est-à-dire le contrôle qu'elle exerce sur son esprit et sur son corps à elle. Chaque homme détient le contrôle de son esprit et de son corps. Chaque homme détient le contrôle de la volonté de sa personne",  écrit le fervent libertarien Murray Rothbard.
ll convient ainsi de supprimer toutes les aides publiques aux clandestins. Nul ne peut être contraint d'aider des migrants, qui pis est des migrants illégaux. Nul ne peut être obligé par quiconque de coopérer avec des gens vivant dans l'illégalité, ni de partager leurs rêves, leurs espoirs, leurs motivations ou leurs chimères : "Fraternité ! Lien des âmes, étincelle divine descendue du ciel dans le coeur des hommes, a-t-on assez abusé de ton nom ? C'est en ton nom qu'on prétend étouffer toute liberté. C'est en ton nom qu'on prétend élever un despotisme nouveau et tel que le monde n'en a jamais vu ; et l'on pourrait craindre qu'après avoir servi de passeport à tant d'incapacités, de masque a tant d'ambitions, de jouet à tant d'orgueilleux mépris de la dignité humaine, ce nom souillé ne finisse par perdre sa grande et noble signification", disait déjà Frédéric Bastiat au XIXe siècle.
Les dépenses publiques n'étant rien d'autre que l'argent des contribuables, c'est aux contribuables de décider où va leur obole. C'est à la charité privée et aux associations humanitaires de s'occuper des clandestins avant leur rapatriement.
Si l'on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son pays de départ), il faut accepter la liberté dans l'autre sens (celui de l'autochtone dans le pays d'arrivée).
"En se protégeant soi-même, on protège les autres. En protégeant les autres, on se protège soi-même" (Sedaka Sutta).

Paul-Éric Blanrue

Sacha Guitry, Claude Monet et Venise.

Lettre de Sacha Guitry au peintre Claude Monet, où il est question de Venise (1923).

"Monsieur Monet, Je sais très bien que ce n’est pas poli d’écrire à la machine … Mais, je vous écris exprès à la machine pour deux raisons. D’abord pour que vous puissiez me lire sans fatigue… et puis parce que j’ai une machine à écrire toute neuve. Je ne sais pas encore très bien m’en servir. Je tape avec un doigt et il me faut un temps infini pour faire une ligne… mais grâce à cela je vais rester un peu plus longtemps avec vous. Nous nous étions jurés d’aller vous dire bonjours sitôt rentrés de Venise. Hélas ! Yvonne a attrapé une angine au bord du Grand Canal. Et notre joie d’être là-bas a été bien compromise. Elle est à peine rétablie et nous reprenons ce soir l’Amour Masqué. Si dans quelques jours elle se sent assez vaillante pour faire le voyage, nous irons passer une heure à Giverny. Mais si vous devez venir à Paris d’ici une quinzaine de jours ne manquez pas de venir déjeuner chez nous avec la Dame Blanche. Aux amis qui me demandent si Venise est aussi belle que dans vos tableaux, je réponds que nous n’avons pas vos yeux et qu’il n’est pas donné à tous de voir ce que vous voyez. Les deux merveilles que j’ai de vous ornent notre maison et notre vie. C’est une joie constante de les admirer et chaque jour nous les aimons davantage. Je vous vénère et je vous aime de tout mon cœur, Monsieur Monet. Sacha Guitry".


Le grand secret du socialisme : la jalousie, l'aigreur, le ressentiment.

samedi 2 juin 2018

Libres propos.


L'objectif premier de la proposition de la loi contre les fake news : étouffer la voix des lanceurs d'alerte.


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Le Point : "Comme il ne peut pas gagner sur tous les tableaux, l'État devra tout de même financer chaque année le trou entre les recettes totales de SNCF Réseau et ses dépenses... Cela représente 2,5 milliards d'euros par an."
2,5 milliards par an ? Ce n'est pas cher. Surtout si c'est l'État qui paye !


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Très bien, l'idée du loto du patrimoine. Paye qui veut, gagne qui peut. On devrait étendre le concept à la dette de la SNCF. Le loto des cheminots. Puis à tous les impôts par extension. Que les volontaires lèvent le doigt et règlent la note avec le sourire. Les autres peuvent partir en vacances avec la somme économisée, tout le monde sera content !
De toutes les belles idées inscrites au fronton de nos monuments publics, on a oublié la première, la liberté, à savoir le consentement. On parle beaucoup, avec raison, du consentement sexuel en ce moment, mais jamais du consentement des individus à propos de ce que l'État fait de leur argent, de la possibilité pour les contribuables qui le désirent de ne pas être rackettés par les agents du fisc. Il est temps de profiter de toutes les occasions pour rappeler cette évidence oubliée. 
Comment se nomme cette activité consistant à vous faire les poches sans votre accord ? Le vol.


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Donc le Front national est devenu le Rassemblement national... Marine Le Pen: "Le nouveau logo, je l'ai dit à nos cadres, nous avons voulu qu'il soit moins anguleux, plus féminin, plus rond, plus rassembleur aussi. C'est pourquoi nos équipes de graphistes en interne, et je les remercie pour leur travail, ont choisi de représenter notre flamme stylisée dans un cercle. Mais un cercle ouvert. S'il n'est pas fermé, c'est aussi pour que symboliquement, la flamme conduise au Rassemblement national. Et de manière visuelle, qu'elle lie l'image de la fidélité à l'affirmation de notre projet, de notre objectif".


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"Partout et toujours, dans toutes les circonstances, il y a une conspiration, ou une alliance instinctive, des intelligences bornées, débiles et vulgaires, contre les intelligences supérieures ; celles-là font bloc, par suite d’une crainte commune, contre celles-ci. Il est facile au grand nombre des premières, sous une constitution républicaine, de supprimer et d’exclure les dernières, pour ne pas être débordées par elles. Ne sont-elles pas, en vertu du même droit originel, toujours cinquante contre une ?" (Arthur Schopenhauer).

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"Il n'existe plus à présent aucun parti ou mouvement auquel on puisse adhérer inconditionnellement et pour lequel on puisse se battre avec une conviction totale parce qu'il se présente comme le défenseur d'une idée supérieure. Malgré la variété des étiquettes, le monde actuel des partis se réduit à un régime de politicards jouant souvent le rôle d'hommes de paille au service d'intérêts financiers, industriels ou syndicaux. Par ailleurs, la situation générale est telle, désormais, qu'alors même qu'il existerait des partis ou des mouvements d'une autre sorte, ils n'auraient presque aucune audience dans les masses déracinés, ces masses ne réagissant positivement qu'en faveur de qui leur promet des avantages matériels et des quêtes « sociales ». Si ce ne sont pas là les seules cordes qui vibrent, l'unique prise que les masses offrent encore aujourd'hui ─ et même aujourd'hui plus que jamais ─ se situe sur le plan des forces passionnelles et sub-intellectuelles, forces qui, par leur nature même, sont dépourvues de toute stabilité. Ce sont sur ces forces que comptent les démagogues, les meneurs de peuple, les manipulateurs de mythes, les fabricants d' « opinion publique »" (Julius Evola).

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"Ciel au-dessus de moi ! Toi pur et profond ! ô abîme de lumière ! M'élancer vers tes hauteurs - telle est ma profondeur ! Disparaître dans ta pureté, telle est mon innocence ! Quand j'errais solitaire, de quoi avait faim mon âme dans les nuits ténébreuses et le labyrinthe des vies ? Et quand j'escaladais les monts, n'était-ce pas toi que je cherchais ? Toutes mes errances et toutes mes ascensions n'étaient que la nécessité et l'expédient d'une impuissance. Vouloir est la seule chose à laquelle aspire ma volonté - vouloir en toi " (Nietzsche).

Nicolas Roerich (1874-1947)

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"Prenez en exemple l’espace,

Méditez l’absence de centre et de limite !


Prenez l’exemple de soleil et lune,

Méditez sur la clarté sans ombre !


Prenez la montagne en exemple,

Méditez ce qui ne bouge ni ne s’altère !


Prenez en exemple l’océan,

Méditez les profondeurs insondables !


Avec le but en l’esprit,

Méditez sans avidité ni mépris !"

(Milarepa, 1040-1123)


Paul-Éric Blanrue

jeudi 31 mai 2018

Voltaire, fais gaffe à ce que tu dis... !




"Paraît-il parmi vous, quelque livre nouveau dont les idées choquent un peu les vôtres (supposé que vous ayez des idées) ou dont l’auteur soit d’un parti contraire à votre faction, ou, qui pis est, dont l’auteur ne soit d’aucun parti : alors vous criez au feu ; c’est un bruit, un scandale, un vacarme universel dans votre petit coin de terre. Voilà un homme abominable, qui a imprimé que si nous n’avions point de mains, nous ne pourrions faire des bas ni des souliers : quel blasphème ! Les dévotes crient, les docteurs fourrés s’assemblent, les alarmes se multiplient de collège en collège, de maison en maison ; des corps entiers sont en mouvement : et pourquoi ? Pour cinq ou six pages dont il n’est plus question au bout de trois mois. Un livre vous déplaît, réfutez-le ; vous ennuie-t-il, ne le lisez pas" (1758).

Considérations sur la loi contre les "fake news" et le libéralisme.





Les lois liberticides ne servent de rien, sauf à entretenir de sombres pulsions contre ceux qui les ont votées et à vouloir les enfreindre coûte que coûte, ne serait-ce que pour montrer que nous ne sommes pas des esclaves.  
La loi Pleven n'a pas réduit le racisme, la loi Gayssot n'a pas réduit l'antisémitisme. A contrario, le 1er amendement a permis l'élection aux États-Unis d'un président métis (pour le meilleur et pour le pire).
Une loi contre les fake news serait un pas de plus dans l'univers orwellien dans lequel nous sommes déjà immergés jusqu'aux cheveux. Qui déciderait, et au nom de quoi, que telle information serait une fake news ? Les décodeurs du Monde ? Le site Conspiracy watch ? Une équipe de Sherlock Holmes, payés par le contribuable et lancés aux quatre coins de la planète à la poursuite du premier propagateur de la fausse nouvelle, reprise benoitement par d'autres ? 
Cette loi, c'est un secret de polichinelle, a été voulue par le président Macron qui n'a pas supporté qu'on le soupçonne durant la campagne présidentielle d'être plus ouvert qu'il ne le disait à certaines coutumes marécageuses. Qui va prouver le contraire ? Comment ?
Si ces messieurs de l'Assemblée nationale désirent s'amuser à voter de nouvelles lois réduisant davantage encore la liberté d'expression en France, pourquoi ne travaillent-ils pas d'arrache-pied à une loi réprimant les mensonges des politiciens
À une loi terrassant les auteurs de fausses promesses électorales
À une loi rendant délictueuses les présentations de fausses données chiffrées lors de débats télé et de meetings politiques ? 
À l'interdiction formelle de tout mensonge, rumeurs invérifiées, faits divers storytellés, parus dans la presse, sous peine d'interdire certains journaux ? 
Chiche ? 
Mais non, pas chiche ! Je blague. Je suis (de naissance) pour la liberté de parole absolue et totale. Même et y compris pour les imbéciles. Même pour les menteurs. Même pour les hommes politiques !
À condition, bien sûr, qu'on puisse leur répondre de la façon qui nous agrée sans risquer la geôle ou des amendes prohibitives. À armes égales !
Allons au bout de la logique de cette bande d'incapables pour voir où ils nous entraînent.
Existe-t-il une réalité "en soi" ? Werner Heisenberg : "Ce que nous observons n'est pas la nature en soi mais la nature qui s'offre à nos méthodes d'investigation". 
Fake news !
L'atome ressemble-t-il à ce qu'on nous enseigne dans les lycées ? Heisenberg : "Les atomes et même les particules élémentaires ne sont pas réels, ils forment un monde de potentialités ou de possibilités plutôt que d'objets ou de faits."
Fake news !
Vous croyez à l'image des électrons tournant autour d'un noyau atomique comme des planètes autour d'un soleil ?
Fake news !
Peut-on croire aux mathématiques ? Einstein : "Pour autant que les propositions des mathématiques se rapportent à la réalité, elles ne sont pas certaines ; et pour autant qu'elles sont certaines, elles ne se rapportent pas à la réalité".
Fake news !
Les axiomes mathématiques sont-ils de simples conventions ? "Les mathématiques sont une matière où nous ne savons ni de quoi nous parlons ni si ce que nous disons est vrai" (Bertrand Russell).
Fake news !
Existe-t-il des "lois naturelles" ou simplement, comme le pensait Whitehead, des "habitudes passagères de la nature"?
Où se nichent les fake news ? Jusqu'à quels confins de nos croyances vont-elles se glisser ?
Va-t-on condamner les catholiques parce qu'ils croient que le Christ est ressuscité ? Les musulmans car ils croient que l'ange Gabriel a parlé au Prophète ? La ville de Lourdes parce que son tourisme repose sur une apparition de la Vierge ? L'Assemblé nationale va-t-elle s'auto-dissoudre en vertu du fait que les députés croient en un Bien commun qu'ils ont toujours été incapables de définir ?

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"Le libéralisme c'est d'abord une morale individuelle, ensuite une philosophie de la vie en société dérivée de cette morale, enfin seulement, une doctrine économique qui se déduit logiquement de cette morale et de cette philosophie" disait Jacques de Guenin (1931-2015), élève de Maurice Allais, prix Nobel d'économie. Cette citation est ess-en-ti-elle. Si le "libéralisme" (je n'aime pas ce mot fourre-tout) a mauvaise presse chez nous c'est qu'il est associé à l'économie, un domaine qui paraît rebutant aux Français littéraires et non-scientifique aux plus scientifiques d'entre eux, d'où le revival du marxisme qui présente avant tout une utopie. 
Ce faisant, le libéralisme est également associé - car c'est le concret de tous les jours, "ce qu'on voit" au quotidien dans nos sociétés -, au rapprochement illicite des cartels, des grandes entreprises (Dassault, tiens !) avec l'État. 
Les braves gens voient dans le capitalisme de connivence un cristal de libéralisme. Ils sont persuadés que les diktats bruxellois sont le plus pur libéralisme en action. Les rares libéraux qui prennent la parole dans les médias n'y voient que peu à redire et se contentent de dénoncer les effets néfastes du Code du travail et l'oeuvre imbécile de certains syndicats maximalistes.
Le grand tort des libéraux est de ne pas dénoncer la collusion entre l'État et les grands groupes de pression avec la même virulence qu'ils dénoncent la soumission de l'État à ses différents clients, aux lobbies catégoriels et syndicaux. 
Dans la tête du pékin moyen, le libéralisme c'est "le complot des riches". 
Les libéraux oublient de parler du fondement de leur doctrine, du primat de la liberté individuelle sur tout autre considération : je parle du volontarisme, du consentement (à l'impôt, bien sûr, mais aussi à ce que l'État en fait, aux guerres notamment, et à l'empiétement sans cesse grandissant sur les libertés individuelles qu'il s'autorise), du principe de légitime défense et de celui de non-agression. 
Défendre la propriété de ses biens, c'est parfait, celle de son corps et de son esprit c'est encore mieux. Nul n'a à nous dire ce que nous devons faire ou penser : telle est la base intangible. 
C'est sur ce dernier point que le libéralisme officiel pèche. Si un libéral ne s'exprime que pour parler de la dépénalisation des joints, même si je suis prêt à comprendre sa démarche, on peut remarquer qu'il se bat pour un argument électoraliste qui surfe sur la démagogie ambiante et ne remet pas en cause le système et tout ce qui en découle - alors qu'il y a tant à faire du côté des lois liberticides qui nous pourrissent la vie, ainsi que du côté de toutes les interdictions et règlementations qui, sous un régime dit démocratique, ont réduit notre capacité à faire de notre vie ce que nous désirons, à parler comme nous l'entendons des sujets qui nous tiennent à coeur. 
Ce ne sont pas des considérations sur la valeur travail qui vont faire bouger nos concitoyens, mais des propositions concrètes et le choix de cibles plus pertinentes.
Le libéralisme a perdu de sa capacité de révolte. Profitons-en pour relire Lysander Spooner (1808-1887) : "Tous les grands gouvernements du monde - ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier - n'ont été que des bandes de voleurs, associés afin de piller, de conquérir et de réduire leurs frères humains en esclavage. Et leurs lois, comme ils les appellent, ne représentent que les ententes qu'ils ont jugé nécessaire de conclure afin de maintenir leur organisation et d'agir de concert pour dépouiller les autres et les réduire en esclavage, et pour assurer à chacun sa part convenue du butin. Toutes ces lois n'imposent pas plus d'obligations que n'en créent les ententes que les brigands, les bandits et les pirates jugent utile de conclure entre eux."


Paul-Éric Blanrue