BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

vendredi 28 février 2014

Ce n'est qu'un au revoir...





À bientôt, avec Apocalypse France 
et d'autres surprises intempestives !

"La première intention de la domination spectaculaire était de faire disparaître la connaissance historique en général : et d'abord presque toutes les informations et tous les commentaires raisonnables sur le plus récent passé... Le plus important est le plus caché." (Guy Debord, Commentaires sur la société du spectacle, 1988)  

"Il faut frapper fort, constamment, là où cela fait mal. Il ne faut pas glisser en arrière mais avancer rigoureusement : c'est le chemin de la victoire". (Che Guevara, Textes politiques)
 

"... se mesurer à la vie dans un monde opposé à celui qui est conforme à sa nature..." (Julius Evola, Le Chemin du Cinabre, 1963)

"Je suis peut-être le roi des imbéciles, le dernier représentant d’une dynastie complètement éteinte qui croyait à la générosité et à l’héroïsme..." (Corto Maltese)
  "Je découvre de moins en moins de raisons de dissimuler mon opinion. Y a-t-il encore des opinions dangereuses où rien ne tombe plus "dans des puits profonds" ? Et fussent-elles dangereuses et subversives, il est souhaitable que beaucoup de choses soient renversées afin qu'on soit ensuite obligé de construire !" (Nietzsche, La Volonté de puissance)




"Il n'y a pas lieu de plaisanter avec l'esprit du temps, car il constitue une religion, mieux encore une confession ou un crédo dont l'irrationalité ne laisse rien à désirer ; il a en outre la fâcheuse qualité de vouloir passer pour le critère suprême de toute vérité et la prétention de détenir le privilège du bon sens. L'esprit du temps échappe aux catégories de la raison humaine. C'est un "penchant", une inclination sentimentale, qui, pour des motifs inconscients, agit avec une souveraine force de suggestion sur tous les esprits faibles, et les entraîne. Penser autrement que l'on ne pense en général aujourd'hui a toujours un relent d'illégitimité intempestive, de trouble-fête ; c'est même quelque chose de presque incorrect, de maladif, de blasphématoire, qui ne va pas sans comporter de graves dangers sociaux pour celui qui ainsi nage de façon absurde contre le courant." (C.G. Jung, L'Homme à la découverte de son âme)

 "La société conspire contre la virilité de chacun de ses membres afin de mieux garantir à chacun son pain quotidien, les actionnaires s'accordent pour enlever, à celui-là même qui mange, liberté et culture. La vertu la plus prisée est le conformisme... Elle n'aime pas les réalités et les créateurs, mais les noms et les usages. Celui qui voudrait être un homme doit être non conformiste... Rien, en définitive, n'est sacré que l'intégrité de votre esprit." (Ralph Waldo Emerson, La Confiance en soi)

"Le distancement caractéristique de l'être-avec-autrui implique que l'être-là se trouve dans son être-en-commun quotidien sous l'emprise d'autrui. Il n'est pas lui-même, les autres l'ont déchargé de son être. Les possibilités d'être quotidiennes de l'être-là sont à la discrétion d'autrui. Autrui, en ce cas, n'est pas quelqu'un de déterminé. N'importe qui, au contraire, peut le représenter. Seule importe cette domination subreptice d'autrui, à laquelle l'être-là, dans son être-avec-autrui, s'est déjà soumis. Soi-même, on appartient à autrui et l'on renforce son empire. « Les autres », que l'on nomme ainsi pour dissimuler le fait que l'on est essentiellement l'un d'eux, sont ceux qui, dans l'existence commune quotidienne, se trouvent « être là » de prime abord et le plus souvent. En usant des transports en commun ou des services d'information (des journaux par exemple) chacun est semblable à tout autre. Cet être-en-commun dissout complètement l'être-là qui est mien dans le mode d'être d'« autrui », en telle sorte que les autres n'en disparaissent que davantage en ce qu'ils ont de distinct et d'expressément particulier. Cette situation d'indifférence et d'indistinction permet au « On » de développer sa dictature caractéristique. Nous nous amusons, nous nous distrayons, comme on s'amuse ; nous lisons, nous voyons, nous jugeons de la littérature et de l'art, comme on voit et comme on juge ; et même nous nous écartons des « grandes foules » comme on s'en écarte ; nous trouvons « scandaleux » ce que l'on trouve scandaleux. Le « On » qui n'est personne de déterminé et qui est tout le monde, bien qu'il ne soit pas la somme de tous, prescrit à la réalité quotidienne son mode d'être. (...) Le « On » se mêle de tout, mais en réussissant toujours à se dérober si l'être-là est acculé à quelque décision. Cependant, comme il suggère en toute occasion le jugement à énoncer et la décision à prendre, il retire à l'être-là toute responsabilité concrète. Le « On » ne court aucun risque à permettre qu'en toute circonstance on ait recours à lui. Il peut aisément porter n'importe quelle responsabilité, puisque à travers lui personne jamais ne peut être interpellé. On peut toujours dire : on l'a voulu, mais on dira aussi bien que « personne » n'a rien voulu." (Martin Heidegger, Etre et Temps)

Yann Moix s'enfuit quand on le questionne sur sa préface du livre interdit de Blanrue