BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE
mardi 2 avril 2019
lundi 1 avril 2019
L'art des "convives de pierre".
"Seul
compte, aujourd’hui, le travail de ceux qui savent se tenir sur les
lignes de crête : fermes sur les principes ; inaccessibles à tout
compromis ; indifférents devant les fièvres, les convulsions, les
superstitions et les prostitutions sur le rythme desquelles dansent les
dernières générations.
Seule compte la résistance silencieuse d’un
petit nombre, dont la présence impassible de “convives de pierre” sert à
créer de nouveaux rapports, de nouvelles distances, de nouvelles
valeurs, à construire un pôle qui, s’il n’empêchera certes pas ce monde
d’égarés et d’agités d’être ce qu’il est, permettra cependant de
transmettre à certains la sensation de la vérité – sensation qui sera
peut-être aussi le déclic de quelque crise libératrice."
Julius Evola
Hoppe et la démocratie.
"La
débâcle actuelle est elle aussi le produit des idées. Elle est le
résultat d'une acceptation massive, par l'opinion publique, de l'idée de
la démocratie. Aussi longtemps que cette adhésion est dominante, la
catastrophe est inévitable ; et il n'y aura pas d'espoir d'amélioration
même après qu'elle sera arrivée. En revanche, si on reconnaît que l'idée
démocratique est fausse et perverse —et les idées, en principe, on peut
en changer instantanément—, la catastrophe peut être évitée.
La
tâche essentielle qui attend ceux qui veulent renverser la vapeur et
empêcher la destruction complète de la civilisation est de dé-légitimer
l'idée de la démocratie, c'est-à-dire de démontrer que la démocratie est
la cause fondamentale de la situation actuelle de dé-civilisation
rampante. Dans ce but, il faut d'abord faire remarquer qu'il est
difficile de trouver beaucoup de partisans de la démocratie dans
l'histoire de la théorie politique. Presque tous les grands penseurs
n'avaient que mépris pour la démocratie. Même les Pères fondateurs de la
Constitution américaine, que l'on considère aujourd'hui —à tort— comme
des défenseurs de la démocratie, y étaient strictement opposés. Sans
aucune exception, ils étaient d'accord avec Aristote pour reconnaître
que la démocratie n'est rien d'autre que le règne de la canaille. Ils
entretenaient plutôt, comme Jefferson, l'idée d'une "aristocratie
naturelle" dont ils pensaient faire partie, et prônaient en conséquence
une république aristocratique.
Même parmi le petit nombre de
défenseurs théoriques de la démocratie dans l'histoire de la pensée
politique, comme Rousseau, il est presque impossible de trouver qui que
ce soit pour prôner la démocratie ailleurs que dans de toutes petites
communautés. En fait, dans les villages et dans les villes où tout le
monde connaît personnellement tous les autres, pratiquement personne ne
peut manquer d'admettre que la position des "possédants" a forcément
quelque chose à voir avec des capacités supérieures, de même que la
situation des "déshérités" est liée à une infériorité, à des déficiences
personnelles. Dans ces conditions-là, il est beaucoup plus difficile de
faire passer l'idée de piller les autres et leur propriété à des fins
personnelles. A l'inverse marqué, dans de vastes territoires comprenant
des millions voire des centaines de millions de personnes, où les
candidats au pillage ne connaissent pas leurs victimes et vice-versa, le
désir humain de s'enrichir aux dépens des autres n'est plus soumis à
aucune gêne.
Plus important encore, il faut souligner que la
démocratie est immorale en plus d'être anti-économique. Pour ce qui est
du statut moral de la règle majoritaire, il faut faire remarquer qu'elle
permet que Dupond et Durand s'acoquinent pour voler Duschmolle ; de
même, que Duschmolle et Dupond s'entendent pour voler Durand, et encore
que Durand et Duschmolle complotent contre Dupond. Ce n'est pas de la
"justice", mais une infamie, et bien loin de traiter avec respect les
démocrates et la démocratie, il faudrait les juger avec mépris et les
bafouer pour leur escroquerie intellectuelle et morale.
En ce qui
concerne les propriétés économiques de la démocratie, il faut rappeler
sans relâche que ce n'est pas la démocratie mais la propriété privée, la
production et l'échange volontaire qui sont les véritables sources de
la civilisation et de la prospérité humaines."
samedi 30 mars 2019
"La France maçonnique" de Blanrue gratuite sur Youtube !
"La France maçonnique", reportage de grande qualité que Blanrue a réalisé avec le journaliste indépendant
Julien Teil en 2015, édité en DVD, est désormais disponible
en version intégrale
et gratuite sur Youtube !
On a accusé Blanrue d'être un pro-maçon forcené, un maçon sans tablier, voire un maçon initié (les complotistes habituels) mais aussi d'être un anti-maçon primaire (voir Wikipédia, la fiche de police politique officielle erronée, mensongère et tronquée pour qui Blanrue est le diable en personne sur à peu près tous les sujets).
À vous de vous forger une idée sur la question. Ecce homo !
jeudi 28 mars 2019
"SÉCESSION", un livre radical pour les esprits libres !
"Le
socialisme c’est l’arbitraire, l’immoralité et l’injustice. Et la
droite, quand elle copie-colle son programme alors qu’elle s’est fait
élire sur un programme défendant des valeurs de liberté et de propriété,
est pis encore que le socialisme, car, par surcroît, elle a trompé ses
électeurs pour s’emparer du pouvoir.
La différence entre la droite des libertés et la gauche étatiste, toutefois, c’est que le socialisme, et toute la gauche par extension, sont fondées sur la jalousie, l’envie, l’aigreur, l’amertume, la frustration, la haine envers tout ce qui est fort et en bonne santé (d’où l’égalitarisme), et le ressentiment. C’est un courant idéologique animé par un désir de vengeance."
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
La différence entre la droite des libertés et la gauche étatiste, toutefois, c’est que le socialisme, et toute la gauche par extension, sont fondées sur la jalousie, l’envie, l’aigreur, l’amertume, la frustration, la haine envers tout ce qui est fort et en bonne santé (d’où l’égalitarisme), et le ressentiment. C’est un courant idéologique animé par un désir de vengeance."
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
"L’ego est un phénomène préjudiciable dans la perspective où il se
clôt sur lui-même ; dans le cas nocif où l’individu s’attache par trop
aux choses terrestres au point d’oublier qu’il est l’heureux possesseur
d’une conscience l’incitant à voir les choses « d’en-haut » ; lorsque
l’homme devient prisonnier de ses projections, qu’il est hypnotisé par
ses chimères et s’apprête, par manque de discernement, à passer sa vie à
côté de la plaque.
Mais l’ego devient avantageux, utile, constructif, positif, si on l’emploie pour aller au-delà de sa petite condition. Pour se transcender sont nécessaires une individualité constituée et la formation d’un être sachant ce qu’il fait et où il va. Se dompter, soigner ses maux, résister aux propagandes diverses, s’extraire de la masse amorphe sont des aspirations qui requièrent de solides fondations.
Ce n’est pas sauver son âme, sous prétexte de lutter contre le vilain ego, que de rabâcher ce que tout le monde dit et décider de mourir sans savoir ce que signifie exister !"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
Mais l’ego devient avantageux, utile, constructif, positif, si on l’emploie pour aller au-delà de sa petite condition. Pour se transcender sont nécessaires une individualité constituée et la formation d’un être sachant ce qu’il fait et où il va. Se dompter, soigner ses maux, résister aux propagandes diverses, s’extraire de la masse amorphe sont des aspirations qui requièrent de solides fondations.
Ce n’est pas sauver son âme, sous prétexte de lutter contre le vilain ego, que de rabâcher ce que tout le monde dit et décider de mourir sans savoir ce que signifie exister !"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
"Pour rebâtir, faire du neuf, édifier un « nouveau moyen-âge » - en
voilà une bonne idée, en voici un bon nouveau début ! -, il ne faut pas
nous raidir sur des positions fixes et rêver, dans nos fièvres
cérébrales, d'un passé disparu à jamais dans la nuit des temps, digéré
pour l’éternité. Il faut faire preuve d’un peu de folie et de courage à
l’antique, c’est-à-dire oser sacrifier des passions qui nous
empoisonnent l’esprit, comme l'idée de « France éternelle », la France-déesse, ce fumeux mythe gaulliste de la grandeur qui rend aussi andouilles qu’orgueilleux les fétichistes du tricolore.
Il faut tenter une opération chirurgicale extrême, un traitement de choc sur nous-mêmes - mais pas sur la France dans son cadre actuel. Surtout ne pas sauver cette France finissante, en phase terminale, en soins palliatifs dans son hospice, officiellement vivante, officieusement décédée.
Non, j’évoque un choc pour extraire de nos cerveaux décaféinés les pensées qui font prendre une fausse route aux derniers Français de qualité, ceux que nous aimons et qui le méritent. Ce traitement doit nous faire adopter l’idée de sécession (individuelle et collective), la seule sortie de crise qu’il soit possible d’envisager selon les forces en présence et la réalité du terrain.
Pensons comme Carl von Clausewitz, soyons rusés et fins stratèges : « Quand la supériorité absolue n’est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative sur un point décisif » !
Le « point décisif » c’est nous, c’est l’individu. Un être social, certes, cet individu, mais qui, pour partager son eau, doit déjà en avoir dans son verre. « Donnez-moi un point d’appui et un levier, et je soulèverai la Terre. », disait Archimède. Sécession individuelle ! C’est l’avenir, le seul envisageable si l’on veut redevenir des êtres libres, pouvant exercer librement la raison dont ils sont pourvus.
Il s’agit de comprendre, comme Julius Evola, que « l'homme qui, dans une époque de dissolution, est laissé à lui-même doit faire la preuve de sa force. Il faut, en contrepartie, être à soi-même son centre ou faire en sorte de le devenir. »"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
Il faut tenter une opération chirurgicale extrême, un traitement de choc sur nous-mêmes - mais pas sur la France dans son cadre actuel. Surtout ne pas sauver cette France finissante, en phase terminale, en soins palliatifs dans son hospice, officiellement vivante, officieusement décédée.
Non, j’évoque un choc pour extraire de nos cerveaux décaféinés les pensées qui font prendre une fausse route aux derniers Français de qualité, ceux que nous aimons et qui le méritent. Ce traitement doit nous faire adopter l’idée de sécession (individuelle et collective), la seule sortie de crise qu’il soit possible d’envisager selon les forces en présence et la réalité du terrain.
Pensons comme Carl von Clausewitz, soyons rusés et fins stratèges : « Quand la supériorité absolue n’est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative sur un point décisif » !
Le « point décisif » c’est nous, c’est l’individu. Un être social, certes, cet individu, mais qui, pour partager son eau, doit déjà en avoir dans son verre. « Donnez-moi un point d’appui et un levier, et je soulèverai la Terre. », disait Archimède. Sécession individuelle ! C’est l’avenir, le seul envisageable si l’on veut redevenir des êtres libres, pouvant exercer librement la raison dont ils sont pourvus.
Il s’agit de comprendre, comme Julius Evola, que « l'homme qui, dans une époque de dissolution, est laissé à lui-même doit faire la preuve de sa force. Il faut, en contrepartie, être à soi-même son centre ou faire en sorte de le devenir. »"
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir.
COMMANDEZ "SÉCESSION" ICI !
samedi 23 mars 2019
L'État contre l'individu.
"La raison pour laquelle on entre dans une société politique, c'est
de conserver ses biens propres ; et la fin pour laquelle on choisit et
revêt de l'autorité législative certaines personnes, c'est d'avoir des
lois et des règlements qui protègent et conservent ce qui appartient en
propre à toute la société, et qui limitent le pouvoir et tempèrent la
domination de chaque membre de l'État.
Toutes les fois donc que la puissance législative violera cette règle fondamentale de la
société, et, soit par ambition, ou par crainte, ou par folie, ou par
dérèglement et par corruption, tâchera de se mettre, ou de mettre
d'autres, en possession d'un pouvoir absolu sur les vies, sur les
libertés, et sur les biens du peuple, par cette brèche qu'elle fera à
son crédit et à la confiance qu'on avait prise en elle, elle perdra
entièrement le pouvoir que le peuple lui avait remis pour des fins
directement opposées à celles qu'elle s'est proposées, et il est dévolu
au peuple qui a droit de reprendre sa liberté originaire, et par
l'établissement d'une nouvelle autorité législative, telle qu'il jugera à
propos, de pourvoir à sa propre conservation, et à sa propre sûreté,
qui est la fin qu'on se propose quand on forme une société politique."
John Locke
"Les citoyens possèdent des droits individuels indépendants de toute autorité sociale ou politique, et toute autorité qui viole ces droits devient illégitime... Aucune autorité ne peut porter atteinte à ces droits, sans déchirer son propre titre."
Benjamin Constant
"Le
citoyen doit-il, même un instant, ou à un faible degré, abandonner sa
conscience au législateur ? Si c'est le cas, pourquoi chaque humain
aurait-il une conscience propre ? Je pense que nous devons d'abord être
des hommes, et ensuite des administrés."
Henry Thoreau
"Plus l'État croît, plus la liberté fond. Plus l'État fond, plus la liberté croît. Principe de sécession individuelle : faites ce que vous voulez, mais sans moi, sans mon argent, sans ma caution morale.
C'est ce minimum vital dont il faut s'emparer sans attendre notre reste pour vivre notre existence et non celle que les autres veulent nous faire mener.
C'est ce minimum vital dont il faut s'emparer sans attendre notre reste pour vivre notre existence et non celle que les autres veulent nous faire mener.
On ne croit plus en Dieu, mais en l'État. Et en la politique. Le summum
de la crétinisation : l'athée militant qui croit au programme d'un parti
politique et colle les affiches d'un candidat."
Paul-Éric Blanrue
vendredi 22 mars 2019
L'homme différencié.
"Vu la dégradation générale, il est temps de nous réapproprier notre
puissance d’homme confisquée par les forces d’anéantissement. Les
particularités culturelles, les richesses nationales, régionales,
individuelles et naturelles peuvent être nos armes, servons-nous en
comme le font les Corses, les Écossais, les Catalans, les partisans du
Brexit et du Frexit. Nous devons nous préoccuper de faire jaillir des
styles nouveaux, des concepts baroques, d’instiller des idées réactives,
de dynamiter les formes étroites dans lesquelles on veut nous faire
entrer de force. Nous devons vouloir intensifier infiniment la
différenciation de l’humanité dans le sens de l’enrichissement et de la
diversification de la vie spirituelle, des courants, des aspirations et
des nuances idéologiques. Que chacun découvre sa différence et qu’il
l’accentue ! C’est un chemin périlleux mais réjouissant."
Paul-Éric Blanrue, Sécession. L'art de désobéir (Fiat Lux, 2018)
"Qui,
autrefois, se préoccupait de notre nourriture, de nos habitudes de
consommation, de nos pratiques sexuelles, de nos habitudes de penser,
des journaux que nous lisions ? Les églises et les religieux de tous
bords. Qui, aujourd'hui, se préoccupe de savoir si on fait l'amour avec
un préservatif ou non, si on fume ou non, si on mange des graisses
saturées ou non, si on a bien appris à se laver les dents, si on a bien
mis sa ceinture de sécurité en voiture, si on n'a pas trop bu d'alcool,
si on ne lit pas des livres interdits comme les ouvrages qui font
l'éloge de la fraude fiscale ou du suicide ? L'État et les experts de la
santé publique. Un point commun existe entre eux, les religieux et les
hommes de l'État : leur désir de s'approprier nos corps et nos esprits."
Bertrand Lemennicier.
" « Celui qui est le maître de ses pensées est plus grand que celui
qui est le maître du monde » (Bouddha)... Qu’est-ce qui peut faire
contrepoids aux pensées ? La conscience lucide.
La lecture de
journaux, de magazines, vous imposent les pensées des autres ; sous
prétexte d’être « informés » mais en fait par pure curiosité et pour
vous distraire, vous êtes captivés par mille sujets... Ces longs
bavardages dans lesquels vous vous complaisez nourrissent des pensées
non conformes à la vérité et ne vous
aident en rien à assumer les nécessités de la vie. Le monde moderne avec
le type d’études que nous faisons, avec la presse et la télévision,
avec les querelles politiques de la démocratie, l’ébranlement de la
famille, les stress, les nuisances, ce monde moderne antispirituel est
proprement destructeur de notre être."
mercredi 20 mars 2019
Vive le droit naturel, c'est la vraie subversion !
"Si
la justice n'est pas un principe naturel, alors elle n'est pas un
principe. Si elle n'est pas un principe naturel, alors il n'existe pas
de justice. Si elle n'est pas un principe naturel, tout ce que les
hommes ont dit ou écrit sur elle, depuis des millénaires, a été dit et
écrit sur ce qui n'avait pas d'existence. Si elle n'est pas un principe
naturel, alors toutes les demandes de justice qui ont jamais été
entendues, toutes les luttes pour la justice auxquelles nous avons
jamais assisté, ont été des demandes et des luttes pour une simple
fantaisie, un égarement de l'imagination, et non pas pour une réalité.
Si la justice n'est pas un principe naturel, alors il n'y a pas d'injustice; et tous les crimes dont le monde a été le théâtre, n'ont pas été des crimes du tout; mais seulement de simples évènements, comme la pluie qui tombe, ou le soleil qui se couche; des évènements dont les victimes n'ont pas plus de raison de se plaindre qu'elles n'en ont de se plaindre des ruisseaux qui courent, ou de la végétation qui pousse.
Si la justice n'est pas un principe naturel, les (soi-disants) gouvernements n'ont pas plus de droit ou de raison d'en prendre connaissance, ou de prétendre ou de déclarer en prendre connaissance, qu'ils n'en ont de prendre connaissance, ou de prétendre ou déclarer prendre connaissance, de toute autre non-entité; et toutes les prétentions d'établir la justice, ou de maintenir la justice, ou de récompenser la justice, sont simplement les divagations de fous, ou les fraudes d'imposteurs.
Mais si la justice est un principe naturel, alors elle est nécessairement un principe immuable; et ne peut pas plus être changée – par toute puissance inférieure à celle qui l'a établie – que ne peut être changée la loi de la gravitation, les lois de la lumière, les principes des mathématiques, ou toute loi ou principe naturel que ce soit; et toutes les tentatives ou prétentions, de la part de tout homme ou corps d'hommes – qu'ils s'appellent gouvernements, ou autre – de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements, en lieu et place de la justice, comme une règle de conduite pour tout être humain, sont autant une absurdité, une usurpation et une tyrannie, que le seraient leurs tentatives de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements en lieu et place de toutes les lois physiques, mentales et morales de l'univers."
Si la justice n'est pas un principe naturel, alors il n'y a pas d'injustice; et tous les crimes dont le monde a été le théâtre, n'ont pas été des crimes du tout; mais seulement de simples évènements, comme la pluie qui tombe, ou le soleil qui se couche; des évènements dont les victimes n'ont pas plus de raison de se plaindre qu'elles n'en ont de se plaindre des ruisseaux qui courent, ou de la végétation qui pousse.
Si la justice n'est pas un principe naturel, les (soi-disants) gouvernements n'ont pas plus de droit ou de raison d'en prendre connaissance, ou de prétendre ou de déclarer en prendre connaissance, qu'ils n'en ont de prendre connaissance, ou de prétendre ou déclarer prendre connaissance, de toute autre non-entité; et toutes les prétentions d'établir la justice, ou de maintenir la justice, ou de récompenser la justice, sont simplement les divagations de fous, ou les fraudes d'imposteurs.
Mais si la justice est un principe naturel, alors elle est nécessairement un principe immuable; et ne peut pas plus être changée – par toute puissance inférieure à celle qui l'a établie – que ne peut être changée la loi de la gravitation, les lois de la lumière, les principes des mathématiques, ou toute loi ou principe naturel que ce soit; et toutes les tentatives ou prétentions, de la part de tout homme ou corps d'hommes – qu'ils s'appellent gouvernements, ou autre – de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements, en lieu et place de la justice, comme une règle de conduite pour tout être humain, sont autant une absurdité, une usurpation et une tyrannie, que le seraient leurs tentatives de placer leurs propres ordres, volontés, plaisirs, ou jugements en lieu et place de toutes les lois physiques, mentales et morales de l'univers."
Lysander Spooner
![]() |
| Spooner |
"Le droit naturel est la volonté de puissance domptée de manière à vivre dans une société apaisée."
Blanrue, Sécession.
dimanche 17 mars 2019
Flaubert avec nous !
"Je
n’ai de sympathie pour aucun parti politique ou pour mieux dire je les
exècre tous, parce qu’ils me semblent également bornés, faux, puérils,
s’attaquant à l’éphémère, sans vues d’ensemble et ne s’élevant jamais
au-dessus de l’utile. J’ai en haine tout despotisme. Je suis un libéral
enragé. C’est pourquoi le socialisme me semble une horreur pédantesque
qui sera la mort de tout art et de toute moralité."
"Le rêve du socialisme, n'est-ce pas de pouvoir faire asseoir l'humanité, monstrueuse d'obésité, dans une niche toute peinte en jaune, comme dans les gares de chemin de fer, et qu'elle soit là à se dandiner sur ses couilles, ivre, béate, les yeux clos, digérant son déjeuner, attendant le dîner et faisant sous elle ? Ah ! je ne crèverai pas sans lui avoir craché à la figure de toute la force de mon gosier."
"Le suffrage universel tel qu’il existe est plus stupide que le droit divin. Vous en verrez de
belles si on le laisse vivre ! La masse, le nombre, est toujours idiot.
Je n’ai pas beaucoup de convictions. Mais j’ai celle-là, fortement.
Cependant il faut respecter la masse si inepte qu’elle soit, parce
qu’elle contient les germes d’une fécondité incalculable. Donnez-lui la
liberté mais non le pouvoir."
"La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, exactement comme le Socialisme."
Gustave Flaubert
vendredi 15 mars 2019
Le port d'armes en France, c'est pour quand ?
"Aux
États-Unis, les crimes violents sont en diminution. Je ne me sens pas
en danger dans mon pays. Je possède trois armes, dont un 44 Magnum,
celui de Clint Eastwood dans “Magnum Force”. Le port d’armes varie selon
les Etats. Je suis heureux d’avoir le droit d’en posséder et d’en
porter."
James Ellroy
La suite dans Sécession !
L'État dans tous ses états.
"Au
lieu de chercher à limiter le pouvoir, on cherche à s'en emparer. Et
l'on a peut-être d'autant plus intérêt à ce que la sphère du pouvoir
soit importante qu'on disposera ainsi d'un instrument plus puissant
lorsqu'on l'aura conquis.
Il ne faut donc pas s'étonner si la
pression fiscale dans la France d'aujourd'hui est incomparablement plus
forte qu'elle ne l'était sous un régime monarchique qui était censé être
spoliateur."
Pascal Salin
"L'État est une institution humaine et non un être surnaturel.
Celui qui prononce le mot État, pense coercition et contrainte. Celui
qui dit : Il devrait y avoir une loi sur cette question, pense : les
forces du gouvernement devraient forcer les gens à faire ce qu'ils ne
veulent pas faire ou à ne pas faire ce qu'ils veulent faire. Celui qui
dit : cette loi devrait être mieux respectée, pense : la police
devrait forcer le public à obéir à cette loi. Celui qui dit : l'État
est un dieu, déifie les armes et la prison. Le culte de l'État est le
culte de la force. Il n'y a pas de menace plus dangereuse pour la
civilisation qu'un gouvernement d'hommes incompétents, corrompus ou
viles.
Les pires maux que l'humanité a jamais endurés étaient infligés par de mauvais gouvernements. L'État peut-être et a souvent été au cours de l'histoire la principale source de malheur et de désastre.
L'appareil de contrainte et de coercition est toujours aux mains d'hommes mortels. Il est parfois arrivé que les gouvernements aient surpassé leurs contemporains et leurs concitoyens à la fois en compétence et en équité. Mais l'histoire nous fournit de nombreux exemples du contraire. La thèse de l'étatisme selon laquelle les membres du gouvernement et ses collaborateurs sont plus intelligents que la population et savent mieux que l'individu ce qui lui est utile est une pure sottise."
Les pires maux que l'humanité a jamais endurés étaient infligés par de mauvais gouvernements. L'État peut-être et a souvent été au cours de l'histoire la principale source de malheur et de désastre.
L'appareil de contrainte et de coercition est toujours aux mains d'hommes mortels. Il est parfois arrivé que les gouvernements aient surpassé leurs contemporains et leurs concitoyens à la fois en compétence et en équité. Mais l'histoire nous fournit de nombreux exemples du contraire. La thèse de l'étatisme selon laquelle les membres du gouvernement et ses collaborateurs sont plus intelligents que la population et savent mieux que l'individu ce qui lui est utile est une pure sottise."
Ludwig von Mises
"Le plus grand de tous les escrocs, c'est l'État." Paul Morand (lettre à Jacques Chardonne)
"Je n'ai jamais voté, et ce n'est pas aujourd'hui que je commencerai.
Tout ce remue-ménage me semble vain ! Je ne vois aucun rapport entre la
liberté et une chambre des députés".
Jacques Chardonne, lettre à Paul Morand
L'immigration et nous.
"Tout individu a le droit d’offrir ses services à l’étranger. Ce même
individu a-t-il toutefois le droit moral d'obliger les gens du pays où
il veut se rendre de l’accueillir, de l’engager et de les contraindre à
pourvoir à ses besoins ? Bien sûr que non. On a le droit absolu de
choisir avec qui l’on veut cohabiter sur sa propriété. La liberté de se
mouvoir d'un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté
qu'a l'autochtone de consentir à l'accueillir et à couvrir ses frais.
En vertu du droit naturel une aide doit être un acte bénévole,
consenti, volontaire, et certainement pas une obligation imposée par
l'État ou un lobby. Si je veux contribuer à aider certaines personnes en
difficulté, j'ai le droit de les choisir et non de les subir. Ce n'est
pas à l'État de me dire qui je dois soutenir.
Dans le cas des
migrations actuelles, mon aide est rendue obligatoire par le seul fait
que les immigrés bénéficient de l'argent public et d'infrastructures
provenant de l'argent public qui n'est rien d'autre que l'argent de tous
les contribuables privés, distribué sans leur consentement.
Si
l'on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son
pays de départ), il faut accepter la liberté dans l'autre sens (celui de
l'autochtone dans le pays d'arrivée)."
mercredi 13 mars 2019
La vérité cachée des intellectuels socialistes.
"Déclassés, incompris, avocats sans cause, écrivains sans
lecteurs, pharmaciens et médecins sans clients, professeurs mal payés,
diplômés sans fonctions, employés que leur insuffisance fait
dédaigner de leurs patrons, etc., sont les adeptes naturels du
socialisme.
En réalité, ils se soucient fort peu des doctrines.
Ce qu'ils rêvent, c'est de créer par des moyens violents une société
où ils seraient les maîtres. Leurs récriminations égalitaires ne
les empêchent nullement d'avoir un
mépris intense pour la canaille qui n'a pas, comme eux, appris dans les
livres. Ils se croient très supérieurs à l'ouvrier et lui sont fort
inférieurs en réalité par le défaut de sens pratique et par
l'exagération de leur égoïsme.
S'ils devenaient les maitres,
leur autoritarisme ne serait pas moindre que celui de Marat, Saint-Just
ou Robespierre, ces types excellents du demi-savant incompris. L'espoir
de tyranniser à son tour alors qu'on a toujours été ignoré, humilié
et refoulé dans l'ombre, a dû créer bien des adeptes au socialisme.
C'est à cette catégorie des demi-savants qu'appartiennent le plus
souvent les doctrinaires qui formulent, dans de virulentes publications,
les théories que de naïfs apôtres se chargent ensuite de propager.
Ce sont des chefs qui semblent guider des soldats, mais qui se bornent
en réalité à les suivre.
Leur influence est beaucoup plus
apparente que réelle. Ils ne font guère, en effet, que transformer en
invectives bruyantes des aspirations qu'ils n'ont pas créées, et à
leur donner cette forme dogmatique qui permet aux meneurs de se
documenter. Leurs livres deviennent parfois des sortes d'évangiles, que
personne ne lit jamais, mais dont on peut citer comme argument le titre
ou des lambeaux de phrases reproduites par les journaux spéciaux.
L'obscurité de leurs oeuvres est d'ailleurs une condition fondamentale
de leur succès."
L'État n'invente rien.
"Ce n'est pas à l'État que nous devons cette foule d'inventions
utiles depuis la bêche jusqu'au téléphone ; ce n'est pas l'État qui a
fait les découvertes en physique, en chimie et les autres qui guident
les manufacturiers modernes ; ce n'est pas l'État qui a imaginé ces
mécanismes qui servent à fabriquer des objets de toute espèce, à
transporter hommes et choses d'un endroit à l'autre, et contribuent de
mille manières à notre confort.
Ces transactions commerciales
qui s'étendent au monde entier, ce trafic qui remplit nos rues, ce
commerce de détail qui met toutes choses à notre portée et distribue
à nos portes les objets nécessaires à la vie quotidienne, n'ont pas
une origine gouvernementale. Ce sont les résultats de l'activité
spontanée des citoyens, isolés ou en groupe.
Bien plus, les
gouvernements doivent à ces activités spontanées les moyens mêmes
d'accomplir leurs devoirs. Enlevez au mécanisme politique tous ces
secours que les sciences et les arts lui ont fournis, laissez l'État
avec les seules ressources que les fonctionnaires ont inventées, et la
marche du gouvernement serait aussitôt arrêtée.
Le langage même
qui lui sert à enregistrer ses lois et à communiquer ses ordres à
ses agents, est un instrument qui n'est nullement dû au législateur ;
il a été créé, sans qu'on y prit garde, dans les relations des
hommes poursuivant leurs satisfactions personnelles."
Herbert Spencer
Vous n'avez pas signé la Constitution !
"Nous avons un document — la Constitution — qui veut et prétend être
un contrat, ou dont on prétend qu’il est un contrat ; un document rédigé
il y a quatre-vingts ans, par des hommes qui sont tous morts
aujourd’hui ; et n’ont jamais eu aucun pouvoir de nous lier nous ; un
document qui (prétend-on) a néanmoins lié trois générations (soit des
millions d’hommes), et qui (prétend-on) va lier tous les millions
d’hommes à venir ; mais que personne n’a jamais signé, scellé, ni remis,
authentifié par un témoignage ou autrement ; un document que des gens
qui ne sont qu’une poignée, comparés au nombre total de personnes qu’on
veut qu’il lie ont jamais lu, ou même vu, ou verront ou liront jamais.
Et parmi ceux qui l’ont jamais lu, ou le liront jamais, à peine deux
personnes, et peut-être même pas deux personnes, ont jamais été d’accord
ou seront jamais d’accord sur ce qu’il signifie. En outre, ce supposé
contrat ne serait jamais accepté par aucune cour de justice siégeant par
l’autorité de ce même contrat, si on l’avançait pour attester une somme
de cinq dollars due par un homme à un autre."
Lysander Spooner
lundi 11 mars 2019
L'État, ce pilleur.
"Faire intervenir l’État, lui donner pour mission de pondérer les
profits et d’équilibrer les fortunes, en prenant aux uns, sans
consentement, pour donner aux autres, sans rétribution, le charger de
réaliser l’œuvre du nivellement par voie de spoliation, assurément c’est
bien là du Communisme. Les procédés employés par l’État, dans ce but,
non plus que les beaux noms dont on décore cette pensée, n’y font rien.
Qu’il en poursuive la réalisation par des moyens directs ou indirects,
par la restriction ou par l’impôt, par les tarifs ou par le Droit au
travail ; qu’il la place sous invocation de l’égalité, de la solidarité,
de la fraternité, cela ne change pas la nature des choses ; le pillage
des propriétés n’en est pas moins du pillage parce qu’il s’accomplit
avec régularité, avec ordre, systématiquement et par l’action de la
loi."
Frédéric Bastiat
Les intellectuels d'État.
"Les intellectuels sont désormais presque tous fonctionnaires,
même s’ils travaillent pour des institutions ou des fondations
officiellement privées. Presque complètement protégés des aléas de la
demande (“titularisés”), leur nombre s’est spectaculairement accru
et leurs émoluments dépassent en moyenne de beaucoup leur véritable
valeur marchande. En même temps, la qualité de la production
intellectuelle a constamment baissé.
Certes, il existe encore
des esprits supérieurs et de grandes réussites intellectuelles. Mais
il est de plus en plus difficile d’identifier les quelques pierres
précieuses dans cette sentine débordante de pollution intellectuelle.
Jetez un coup d’oeil aux revues de prétendue excellence en
économie, philosophie, sociologie ou en histoire. Préparez-vous à
être choqué —ou à vous marrer suivant votre tempérament.
Ce que
vous y trouverez est principalement de la non-pertinence et de
l’inintelligibilité. Bien pire, dans la mesure où la production
intellectuelle actuelle serait si peu que ce soit applicable et
compréhensible, elle est vicieusement étatiste. Il y a des
exceptions ; mais dans la mesure où pratiquement tous les
intellectuels sont employés dans les multiples ramifications de
l’État, alors on ne devrait guère être surpris que la plupart de
leur production surabondante, par action ou par omission, soit de la
pure propagande étatiste."
Hans-Hermann Hoppe
Monarchie vs. démocratie.
"Un roi possédait un territoire, qu’il pouvait léguer à son
fils, de sorte qu’il se souciait de préserver sa valeur. Un chef
démocratique n’était et n’est qu’un gestionnaire transitoire, de
sorte qu’il s’efforce d’accroître au maximum toutes sortes de
recettes courantes de l’État aux dépens de la valeur en capital.
En voici quelques conséquences : à l’ère monarchique, avant la
Première guerre mondiale, les dépenses de l’État comme proportion du
PNB dépassaient rarement 5 %. Depuis, elles sont généralement
montées à 50 %. Avant la Première guerre mondiale, l’État
n’employait guère que 3 % de la main d’oeuvre totale. Aujourd’hui,
c’est entre 12 et 15 %. L’ère monarchique était caractérisée par une
monnaie-marchandise (l’or), et le pouvoir d’achat de la monnaie
s’accroissait régulièrement. A l’inverse, l’ère démocratique est
celle de la monnaie de papier, dont le pouvoir d’achat a constamment
décru.
Les rois s’endettaient toujours tant et plus, mais du
moins, en période de paix, ils réduisaient généralement la charge de
leur dette. La démocratie a poussé l’endettement de l’État, en
paix comme en guerre, à des niveaux incroyables. Au cours de la
période monarchique, les taux d’intérêt réels étaient progressivement
tombés à quelque chose comme 2,5 %. Puis, les taux d’intérêt réels
(taux nominaux déduction faite de l’inflation) sont montés à
quelque 5% —un retour aux taux du XV° siècle.
Jusqu’à la fin du
XIX° siècle, la législation n’a pratiquement pas existé.
Aujourd’hui, en une seule année, on impose des dizaines de milliers
de textes législatifs et réglementaires. Les taux d’épargne baissent
alors que les revenus s’accroissent, et tous les indicateurs de la
désintégration familiale et de la délinquance ne cessent de monter."
Hans-Hermann Hoppe
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