- "Le judaïsme et le sionisme sont de natures différentes. L'un et l'autre peuvent se croiser, se rencontrer, se superposer, mais aussi entrer en contradiction et même s'exclure. Cette information capitale est dissimulée par les réseaux pro-israéliens, qui agrègent ces deux notions pour satisfaire des intérêts immédiats, sans se soucier des dégâts qu'ils peuvent causer."
- "A l'image des États-Unis, c'est parce qu'Israël est en train d'être un pays déclassé qu'il se comporte de manière aussi agressive. Harceler les petits (l'Irak, la Corée, Cuba, pour les États-Unis; les Palestiniens, l'Iran, la Syrie, le Liban, pour Israël), n'est pas un signe de puissance, mais un aveu de faiblesse, que ces pays en soient ou non conscients."
- "Les temps changent; les alliances évoluent. On oublie que les États-Unis n'ont pas toujours soutenu Israël. En 1956, ils stoppèrent net l'aventure franco-britannico-israélienne au Suez. En 1957, la doctrine Eisenhower encourageait le soutien aux pays arabes dits « modérés ». Il fallut attendre la fin des années soixante pour que l'aide militaire américaine à Israël, qui était de quelques centaines de milliers de dollars à la fin des années cinquante, atteigne plusieurs dizaines de millions de dollars. Il s'est agi depuis de lui assurer une supériorité stratégique régionale. Mais qu'en sera-t-il demain? Si la contestation s'amplifie, le peuple américain lui-même risque de vouloir mettre un terme à cette coalition. Et s'il ne le fait pas, Israël ne sera-t-il pas tenté de jouer le tout pour le tout et de commettre l'irréparable? Qu'irions- nous faire dans cette galère?"
- "Les privilégiés sionistes, juifs ou non, agissent déjà comme des perdants acculés. Leur stratégie est suicidaire. La restriction des libertés à laquelle ils ont poussé le législateur prive la nation d'expression et la coupe ainsi de cette ultra minorité. Le dialogue entre les représentants de la communauté juive et le reste de la société n'est plus qu'un simulacre. Les sionistes se réfugient dans leur tour d'ivoire et deviennent des émigrés mentaux, qui tentent de se consoler en se disant qu'ils eussent été plus à l'abri aux Ëtats-Unis. Mais, à l'image d'Israël, les États-Unis s'effritent, eux aussi, et les sionistes n'ont plus aucune solution de repli."
- "Notre nation doit être le cadre de l'épanouissement, un pôle vivant de résistance, une structure servant d'appui à la contestation globale, et non une entité oppressive, réduite elle-même en esclavage, pour comble."
Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs (2009).
dimanche 5 novembre 2023
La suicidaire stratégie sioniste.
samedi 4 novembre 2023
Obama dénonce le lobby pro-israélien aux États-Unis.
Israël, parlons-en (sans peur !).
(...)
- Aux États-Unis, par contre, les lobbies défendant les intérêts d’Israël, comme l’AIPAC, sont reconnus comme tels. Tout le monde est au courant. Pourquoi cette différence ?
Paul-Éric Blanrue : Parce que le lobby pro-israélien américain est beaucoup plus ancien, puissant et sûr de lui. Aux États-Unis, l’impact du lobby sioniste a acquis une sorte d’évidence : depuis trente ans au moins, il ne viendrait à l’idée d’aucun président américain de nommer un secrétaire d’État qui ne soit pas un fervent pro-israélien. D’ailleurs, c’est cette assurance qui autorise chez eux la libre discussion. On peut reprocher beaucoup de choses aux États-Unis, mais il faut convenir que, même sous le régime du Patriot Act, il demeure licite d’y parler d’Israël avec une certaine franchise.
En France, par contre, le phénomène de lobbying est beaucoup plus récent, du moins sous une forme constituée. Son sommet a été l’année 2007, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Jusque là, même si les pressions des réseaux pro-israéliens s’exerçaient et même s’il arrivait à la France de s’y plier parfois, le Quai d’Orsay, grâce à des hommes comme Roland Dumas, Hubert Védrine ou Dominique de Villepin, avait résisté à l’assaut. Mais, une fois arrivé au pouvoir, Sarkozy a ouvert les vannes.
- Le lobby influence jusqu'à la nomination des ministres ?
PEB : Bien sûr. Si Bernard Kouchner a été préféré à Védrine, c’est qu’il a été jugé plus « israélo-compatible que son collègue, selon les mots d’un journaliste exceptionnellement inspiré.
- Tout ça ne rend pas très optimiste !
PEB : Au contraire, il faut se rendre compte que les réseaux pro-israéliens français, bien qu’ils soient arrivés à leurs fins, ne se sentent pas très à leur aise dans leur nouveau rôle de grand inquisiteur. Ils savent pertinemment qu’ils n’ont pas le vent en poupe. On a vu les imposantes manifestations qui se sont déroulées, tant en province qu’à Paris, lors des massacres de Gaza en janvier 2009. Il suffit de lancer une discussion de trottoir pour s’apercevoir que nombre de Français sont révoltés. En fait, les réseaux sionistes n’ont aucun intérêt à promouvoir le débat sur des questions gênantes pour eux. Donc, ils sont contraints d’entretenir le chantage moral, c’est-à-dire la police de la pensée. Comment débattre quand on a soutenu des criminels de guerre ? C’est impossible. Alors, le plus simple est de condamner par avance tout propos jugé non « politiquement correct ».
Mais l’histoire a prouvé qu’on ne gagne jamais le cœur d’un peuple en utilisant la force ou la peur. Lorsque la contrainte est abusive, les gens finissent toujours par se rebeller.
C’est la raison pour laquelle, en prévention d’événements fâcheux, j’appelle la communauté juive à commencer par se libérer elle-même de ses propres « représentants ». Qui ne représentent au mieux qu’un sixième d’entre elle, tout en lui causant un tort considérable.
Cette communauté en a les moyens et elle doit comprendre que son intérêt réel n’est pas de défendre coûte que coûte un État qui pratique une politique d’apartheid, selon le juste mot du Prix Nobel de la paix Jimmy Carter. Mais plutôt de contribuer à l'émancipation de l’humanité comme certains de ses membres les plus éminents l’ont déjà fait par le passé. Plus généralement, je recommande à tous les Français, quelle que soit leur appartenance religieuse, de ne plus avoir peur et de libérer leur parole. Toute société démocratique doit être fondée sur le débat.
- Comment arriver à parler de tout cela sans crainte ?
PEB : Cessons de nous justifier sans arrêt. Se justifier, c’est déjà avoir perdu. C’est un réflexe de type pavlovien, créé par des années de conditionnement médiatique et politique. Nous devons au contraire attaquer, prendre la parole sans attendre qu’on nous la donne, dire ce que nous pensons en toute simplicité. Sans en rajouter inutilement, mais surtout sans reculer d’un pouce.
Nous n'avons pas à nous excuser d’être en faveur de la liberté de parole. Nous n’avons pas à nous défendre d’être horrifiés par les crimes contre l'humanité qui ont été perpétrés à Gaza. Nous ne devons pas avoir peur d’être pour la paix. Nous ne sommes pas des coupables, mais des pionniers, voilà la façon dont il faut penser. Et dans ce climat de conformisme généralisé, un peu d’esprit d’aventure ne fait pas de mal, je vous l’assure !
Paul-Éric Blanrue, in Israël, parlons-en ! (2011).
Murray Rothbard vs. Israël. Et la solution qu'il propose.
"Le problème fondamental, le paradigme sioniste, est simplement le suivant : l'établissement de l'État d'Israël a été accompli par l'expropriation des Palestiniens de la majeure partie de la terre de l'Israël « original » de 1948. Plus d'un million d'Arabes palestiniens ont fui à l'extérieur des frontières d'Israël, et les Arabes restants ont été systématiquement traités comme des citoyens de seconde classe, retenus par le fait que seuls les Juifs sont autorisés à posséder des terres à l'intérieur. (...) En 1967, Israël a attaqué et conquis la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan en Syrie, qu'il est en train d'annexer. Les Arabes palestiniens dans les territoires occupés sont, encore une fois, traités comme des citoyens de seconde classe, et des colonies sionistes sont plantées parmi eux.
(...)
La réponse réside dans le paradigme sioniste. Le sionisme était une création du XIXe siècle de Juifs européens (et non du Moyen-Orient), et a été vendu à la Grande-Bretagne en tant que colons colonial conscient, un partenaire junior de l'impérialisme britannique au Moyen-Orient. Après la Première Guerre mondiale, lorsque les Britanniques et les Français ont démembré l'Empire ottoman, ils ont trahi leurs promesses de donner aux Arabes leur indépendance, et ils ont établi des mandats ou des États fantocheaux à travers le Moyen-Orient. Nous vivons toujours avec l'héritage de cette finale émerge de l'impérialisme britannique.
Comment les premiers sionistes ont-ils vendu leur projet à l'opinion publique occidentale ? Le slogan sioniste préféré de la journée sonne particulièrement creux maintenant : « Une terre sans peuple [la Palestine] pour un peuple sans terre [les Juifs] ». Une terre sans peuple ; il n'y a pas d'Arabes palestiniens, les sionistes ont assuré tout le monde, et donc un million et demi de personnes, dont beaucoup d'entre agriculteurs productifs, producteurs d'agrumes, hommes d'affaires - les gens "qui ont fait fleurir le désert" en premier - ont été écrits d'un coup. Et avant que l'OLP ne lance sa riposte, les dirigeants israéliens ont fermement continué à nier la réalité, Golda Meir affirmant à plusieurs reprises qu'"il n'y a pas de Palestiniens". Dites-le assez souvent et peut-être qu'ils s'en vont. Peut-être.
Les libertariens sont opposés à tous les États. Mais l'État d'Israël est particulièrement pernicieux, car toute son existence repose et continue de reposer sur une expropriation massive de biens et une expulsion de la terre. Les libertariens aux États-Unis se plaignent souvent de l'adhésion radicale libertarienne à la « réforme agraire », c'est-à-dire la remise de terres volées aux victimes. Dans le cas des expropriations il y a des siècles, qui obtient ce qui est souvent flou, et les libertariens conservateurs peuvent soulever un point important. Mais dans le cas de la Palestine, les victimes et leurs enfants - les véritables propriétaires de la terre - sont là, au-delà des frontières, dans des camps de réfugiés, dans des cabanes, rêvant d'un retour dans le leur. Il n'y a rien de flou ici. La justice ne sera rendue que, et la vraie paix dans la région dévastée ne viendra que lorsqu'un miracle se produira et qu'Israël permettra aux Palestiniens de revenir et de reprendre possession de leurs biens légitimes. D'ici là, tant que les Palestiniens continueront à vivre et peu importe jusqu'où ils sont repoussés, ils seront toujours là, et ils continueront à faire pression pour leur rêve de justice. Peu importe le nombre de km carrés et le nombre de villes qu'Israël conquiert (sera-ce que Damas sera la prochaine ?), les Palestiniens seront là, en plus de tous les autres réfugiés arabes nouvellement créés par la politique israélienne de sang et de fer. Mais permettre la justice, permettre le retour des expropriés, signifierait qu'Israël devrait renoncer à son idéal sioniste exclusif. Car reconnaître les Palestiniens comme des êtres humains ayant de pleins droits humains est la négation du sionisme ; c'est la reconnaissance que la terre n'a jamais été « vide ».
Un État israélien juste (dans la mesure où n'importe quel État peut être juste), serait donc nécessairement un État désionisé, et ce parti politique israélien dans un avenir prévisible n'aurait le moindre désir de le faire. Et ainsi le massacre et l'horreur s'arrêteront."
Murray Rothbard (1982).
vendredi 3 novembre 2023
Le mythe de la "terre d'Israël". Par Shlomo Sand.
Marine Le Pen bienvenue en Israël : Blanrue avait vu juste!
samedi 28 octobre 2023
Murray Rothbard sur le conflit israélo-palestinien (1967). Rien n'a changé.
"Et ainsi, Israël est maintenant assis, occupant son territoire gonflé, pulvérisant des maisons et des villages contenant des tireurs d'élite, interdisant les frappes des Arabes, tuant des jeunes Arabes au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais cette occupation même, cette éléphantiasis d'Israël, offre aux Arabes une puissante opportunité à long terme. En premier lieu, comme le voient maintenant les régimes anti-impérialistes militants de Syrie et d'Algérie, les Arabes peuvent passer de l'une guerre conventionnelle désespérée avec un ennemi bien mieux armé à une guérilla populaire de masse prolongée. Armé d'armes légères, le peuple arabe pourrait mener un autre "Vietnam", un autre "Algérie" - une autre guérilla populaire contre une armée d'occupation lourdement armée. Bien sûr, il ne s'agit que d'une menace à long terme, car pour la mener à bien, les Arabes devraient renverser toutes leurs monarchies stagnantes et réactionnaires et former une nation panarabe unie - car les scissions en États-nations dans le monde arabe sont la conséquence des machinations et des déprédations artificielles de l'impérialisme britannique et français. Mais à long terme, la menace est très réelle.
Israël est donc confronté à un dilemme à long terme auquel elle doit un jour faire face. Soit pour poursuivre son cours actuel et, après des années d'hostilité mutuelle et de conflit, être renversée par la guérilla du peuple arabe. Ou - changer radicalement de direction, se détacher complètement des liens impériaux occidentaux et devenir simplement des citoyens juifs du Moyen-Orient. Si elle le faisait, la paix, l'harmonie et la justice régneraient enfin dans cette région torturée. Il existe un large précédent pour cette coexistence pacifique. Car dans les siècles précédant l'impérialisme occidental des XIXe et XXe siècles, les juifs et les Arabes avaient toujours bien vécu ensemble et paisiblement au Moyen-Orient. Il n'y a pas d'inimitié ou de conflit inhérent entre les Arabes et les juifs. Au cours des grands siècles de la civilisation arabe en Afrique du Nord et en Espagne, les juifs ont joué un rôle heureux et important - contrairement à leur persécution continue par les fanatiques de l'Occident chrétien. Épargné par l'influence occidentale et l'impérialisme occidental, cette harmonie peut régner une fois de plus."
Murray Rothbard.
mercredi 25 octobre 2023
Admirable et courageuse lettre du Patriarche latin de Jérusalem (extraits).
dimanche 22 octobre 2023
Réflexions libertariennes sur le conflit israélo-palestinien.
"J'ai une prédiction à faire en ce qui concerne les représailles d'Israël contre le peuple de Gaza en réponse à la récente attaque du Hamas contre les citoyens israéliens. Je prédis que la réponse d'Israël ne finira pas par régler le différend de longue date entre Israël et les Palestiniens. En fait, j'irai un peu plus loin et je prédis que la réponse produira une autre attaque tout aussi vicieuse contre les Israéliens dans le futur, peut-être même dans 10 à 15 ans, lorsque les enfants de Gaza qui ont survécu seront assez vieux pour lancer une autre attaque mortelle contre les Israéliens.
Certains commentateurs grand public qualifient l'attaque du Hamas de 11 septembre en Israël. Je pense qu'il y a un certain mérite dans cette comparaison. Il y a vingt ans, ici à la Future of Freedom Foundation, nous nous oposions ardemment aux plans du gouvernement américain d'envahir l'Afghanistan en réponse aux attaques du 11 septembre. Nous avons fermement soutenu qu'une telle invasion finirait par tuer et mutiler des multitudes de personnes innocentes et, par conséquent, produirait une menace perpétuelle d'autres attaques terroristes, ce qui, bien sûr, servirait de justification à la destruction continue de la liberté américaine aux mains du Pentagone, de la CIA et de la NSA.
Nous avons fait valoir que la mort et la destruction résultant des attentats du 11 septembre devraient amener les Américains à s'engager dans une sérieuse recherche de conscience, dans le but de remettre l'Amérique sur la voie d'une société de liberté, de paix, de prospérité et d'harmonie avec le monde. Cela signifiait, avons-nous, selon nous, poursuivre les terroristes présumés en utilisant le processus juridique (par exemple, Interpol, extradition, etc.) et, en même temps, mettre fin à l'interventionnisme étranger (par exemple, les sanctions économiques qui ont tué des centaines de milliers d'enfants irakiens et la position des responsables américains selon laquelle de tels décès en valaient la peine ») qui a donné lieu à la profonde rage qui a motivé les étrangers à initier des attaques vicieuses contre des Américains innocents, comme avec les attaques du 11 septembre, mais aussi les attaques terroristes d'avant le 11 septembre, telles que celles contre l'USS Cole, l'attaque du WTC de 1993, etc.
Nous avons été attaqués sans pitié pour avoir pris cette position. Nos critiques ont pleuré « Vous justifiez ce que les terroristes ont fait. » Nous avons été inondés de courrier haineux et d'annulations de soutien. C'était une période difficile pour FFF. Mais nous n'avons jamais hésité. Soit dit en passant, c'est à ce moment-là que je suis devenu bon ami avec Lew Rockwell, un autre libertarien qui se tenait sur ce même terrain solitaire au sein du mouvement libertarien contre l'invasion américaine de l'Afghanistan. Vingt ans plus tard, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi il reste quelqu'un, y compris des libertariens qui ont ardemment et avec enthousiasme soutenu l'invasion de l'Afghanistan et, plus tard, de l'Irak, qui défendent rétrospectivement encore l'invasion américaine de ces deux pays en réponse aux attentats du 11 septembre.
Immédiatement après ces attaques vicieuses du 11 septembre, la vengeance, et non la sagesse, était tout ce qui comptait. La soif de vengeance a consumé l'esprit des gens. Peu importe le nombre de personnes innocentes qui mourraient dans une invasion américaine de l'Afghanistan. Tout ce qui comptait, c'était qu'il était important de tuer beaucoup de gens, surtout s'ils étaient musulmans. C'est là que l'idée que les musulmans étaient engagés dans une quête séculaire pour établir un califat mondial est devenue populaire. C'était un moyen facile de faire en sorte que les gens se sentent bien au sujet de la mort et de la destruction massives qui allaient être causées par la machine de guerre américaine sur le peuple afghan. Personne ne voulait penser au fait que c'était l'interventionnisme américain qui avait donné lieu aux attentats du 11 septembre et, par conséquent, que plus d'interventionnisme américain ferait plus de la même manière. Tout ce qui comptait, c'était la vengeance et la vengeance.
Il y a une leçon importante qui peut être tirée de l'attaque du Hamas contre Israël, mais je suis assez certain que les interventionnistes américains ne voudront pas l'envisager. Les commentateurs se concentrent à juste titre sur le meurtre de civils israéliens par le Hamas. Ce à quoi ils font allusion, c'est que dans une guerre, c'est un crime de guerre vicieux d'attaquer les civils. Les soldats combattent les soldats et sont censés faire de leur mieux pour éviter de tuer des civils.
En quoi cela tient-il une leçon pour les Américains ? À cause des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki ! C'est un autre domaine dans lequel FFF a été attaqué par les interventionnistes américains au fil des ans. Chaque fois que nous faisons remarquer que ces deux bombardements atomiques étaient des crimes de guerre parce qu'ils ciblaient des civils, nous recevons des attaques d'interventionnistes américains qui affirment qu'il était justifié de tuer toutes ces personnes innocentes comme un moyen de « raccourcir la guerre ».
Mon intuition est que ces interventionnistes qui nous attaquent pour notre position attaquent aujourd'hui à juste titre le Hamas pour avoir tué des civils israéliens innocents. Mais mon intuition est qu'ils ne reconnaissent toujours pas - et ne reconnaîtront pas - l'incohérence fondamentale de leur position. S'il est faux pour le Hamas de cibler et de tuer des civils innocents, pourquoi est-ce juste quand le gouvernement américain le fait ?
Le vrai problème auquel les citoyens israéliens devraient être confrontés est le suivant : comment ce différend peut-il être réglé une fois pour toutes, afin que toute la mort et la destruction puissent prendre fin ? C'est là que la sagesse entre en jeu.
Je suis loin d'être un expert du différend israélo-palestinien. Mais je me considère comme un expert de la philosophie libertarienne. Il y a quelques années, un statiste m'a envoyé un courriel affirmant que le libertarianisme ne pouvait pas servir de solution au conflit israélo-palestinien. Il avait tort. Les principes libertariens sont universels. Ils s'appliquent partout.
L'un des meilleurs articles que l'on puisse lire sur le conflit israélo-palestinien est un article de la FFF écrit par Richard Ebeling intitulé "Le libéralisme du marché libre et le conflit israélo-palestinien". Dans son article, Richard analyse les deux solutions les plus populaires au conflit : une solution à deux États et une solution à un État.
Je penche vers ce dernier. Il n'y a absolument aucune raison pour que les Israéliens et les Palestiniens ne puissent pas vivre ensemble pacifiquement et harmonieusement au sein d'une seule nation. Après tout, les Juifs et les Arabes vivent ici aux États-Unis sans se tuer les uns les autres. Il n'y a rien de spécial dans la situation géographique d'Israël qui empêche les Juifs et les Arabes de vivre ensemble pacifiquement et harmonieusement au sein d'une même nation dans cette partie du monde. Après tout, des milliers d'Arabes vivent en Israël depuis des décennies.
L'une des principales préoccupations d'Israël est que les Arabes pourraient être plus nombreux que nombreux pour les Juifs dans le pays, ce qui pourrait signifier que les Juifs ne contrôleraient plus le gouvernement, auquel cas Israël pourrait perdre son statut spécial de sanctuaire pour les Juifs. Ce problème pourrait être facilement résolu avec une disposition constitutionnelle non amencable qui garantit que le gouvernement sera toujours contrôlé par les Juifs et dirigé par les Juifs. Si les Arabes n'aiment pas ça, ils n'ont pas besoin de déménager en Israël.
Mais je ne doute pas que les Palestiniens réguliers accepteraient volontiers une telle condition en échange d'une vie normale dans laquelle ils étaient libres de posséder des maisons et des entreprises, de s'engager dans le commerce, d'élever leur famille, d'accumuler des richesses, de voyager librement, de critiquer les fonctionnaires et d'exercer tous les autres droits fondamentaux.
Et c'est là que le libertarianisme entre en jeu. Dans une société où les pouvoirs du gouvernement israélien étaient strictement limités à protéger les droits de tous de manière égale et impartiale, personne ne se soucierait de qui dirigeait le gouvernement. Ce n'est que lorsque le gouvernement exerce le pouvoir de donner des privilèges à des groupes sélectionnés ou de punir arbitrairement des groupes sélectionnés que les gens se soucient de qui exerce le pouvoir politique.
Et c'est là que se trouve le grand obstacle à la paix au Moyen-Orient. Les deux parties sont aussi antithétiques au libertarianisme que les étatistes américains. De plus, ils sont tous deux fermement engagés dans l'effacement de l'autre côté. Ainsi, jusqu'à ce que les deux parties voient la futilité totale de cet état d'esprit et embrassent le libertarisme, la mort et la souffrance se perpétuent.
Pendant ce temps, l'une des meilleures choses que les Américains pourraient faire est d'empêcher notre gouvernement de fournir des armes, de l'argent ou d'autres aides étrangères à Israël ou aux Palestiniens. D'ailleurs, les Américains seraient sages de mettre fin à toute aide étrangère à chaque nation du monde. Mieux que tout, la meilleure chose que les Américains puissent faire pour les peuples du monde est de restaurer les principes fondateurs de notre nation de la liberté économique, des marchés libres, de l'argent sain, de la charité volontaire, du non-interventionnisme et d'une république gouvernementale limitée. En d'autres termes, nous devrions conduire le monde au libertarianisme par l'exemple."
Jacob G. Hornberger
Gaza, quel avenir ?
jeudi 19 octobre 2023
Un point de vue sécessionniste sur le terrorisme.
Assassinat de JFK : mise au point de Blanrue.
Assassinat de JFK : il y a quelques mois, Debunker des étoiles a prétendu que la commission officielle US réunie à ce propos, dans les années 70, appelée HSCA, n'a jamais conclu qu'il y avait complot. C'est faux, je l'ai prouvé sur ce blog. Dans la récente émission YT de Tronche en biais, il est clairement démontré qu'il mentait sur ce point, mais personne n'en parle, il n'est lui-même pas revenu sur ce mensonge et se fait toujours passer pour un spécialiste des complots. L'invité François Carlier a osé citer mon nom, ajoutant qu'il a passé du bon temps au Cercle zététique original des années 90. C'est rare. Il est aujourd'hui devenu le spécialiste zététique de ce sujet, mais il oublie hélas de préciser que c'est à la suite d'un grand débat avec moi qu'il a évolué et changé d'avis à l'époque (il était 100% complotiste), écrivant ensuite deux livres de démystification. Pensez, ce serait mal vu, cet aveu me ferait passer un chercheur honorable et travaillant correctement, vérité contraire au narratif actuel des néo-zététiciens à mon propos. Je possède évidemment tous les documents prouvant ce que j'avance. Il suffit d'ailleurs de le demander à Carlier, qui n'est pas un menteur, mais ça ne sera pas fait, on sait pourquoi.
Voici mon opinion sur l'affaire JFK, après 30 ans de travail sur le dossier.
dimanche 24 septembre 2023
"L'existence du monde et la vérité des principes fondamentaux de la logique ne peuvent pas faire l'objet d'une vérification scientifique expérimentale."
samedi 23 septembre 2023
La question de l'immigration est résolue depuis longtemps par les principes simples du droit naturel !
"Un individu a-t-il le droit moral de quitter son pays et de migrer ? Oui, bien sûr. Il ne viendrait à l’idée de personne de légitimer l’enfermement de quiconque dans une contrée, comme cela se passe en Corée du Nord. Tout individu a également le droit d’offrir ses services à l’étranger. Ce même individu a-t-il toutefois le droit moral d’obliger les gens du pays où il veut se rendre de l’accueillir, de l’engager et de les contraindre à pourvoir à ses besoins ? Bien sûr que non. On a le droit absolu de choisir avec qui l’on veut cohabiter sur sa propriété. La liberté de se mouvoir d’un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté qu’a l’autochtone de consentir à l’accueillir et à couvrir ses frais...
En vertu du droit naturel une aide doit être un acte bénévole, consenti, volontaire, et certainement pas une obligation imposée par l’État ou un lobby. Si je veux contribuer à aider certaines personnes en difficulté, j’ai le droit de les choisir et non de les subir. Ce n’est pas à l’État de me dire qui je dois soutenir. Dans le cas des migrations actuelles, mon aide est rendue obligatoire par le seul fait que les immigrés bénéficient de l’argent public et d’infrastructures provenant de l’argent public qui n’est rien d’autre que l’argent de tous les contribuables privés, distribué sans leur consentement. ll convient ainsi de supprimer toutes les aides publiques aux clandestins...
Si l’on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son pays de départ), il faut accepter la liberté dans l’autre sens (celui de l’autochtone dans le pays d’arrivée). Les dépenses publiques n’étant rien d’autre que l’argent des contribuables, c’est aux contribuables de décider où va leur obole. C’est à la charité privée et aux associations humanitaires de s’occuper des clandestins avant leur rapatriement... Le problème de la migration est donc en premier lieu celui de l’État-providence, qu’il faut abolir, sinon les migrants se rendraient en Algérie, en Tunisie ou au Maroc.
La liberté de migrer n’est pas négociable, mais la liberté d’accueillir ou pas les migrants non plus. Quand on évoque le principe de liberté il faut tout prendre - ou rien. C’est un bloc. Il faut accepter les conséquences pratiques de la théorie : le libre choix. Dans les deux sens. Un sécessionniste cohérent ne s’opposera pas, ainsi, à ce qu’un particulier, embauche un étranger, le paye, lui trouve un logement et l’entretienne sur ses propres fonds, que l’État soit d’accord ou pas. C’est le principe de la liberté et de la propriété. La discrimination, tant décriée par les belles âmes, est non seulement un acte naturel (nul n’est obligé d’aimer les blondes ou les parfums capiteux) mais elle est vertueuse. Elle permet d’exclure qui nous semble devoir l’être (pour des raisons que personne n’a à expliquer) mais aussi d’accueillir qui nous voulons (pour des raisons ne nécessitant pas davantage d’explication) du moment que nous prenons cette personne entièrement à notre charge et qu’elle reste dans les limites de notre propriété."
Paul-Éric Blanrue, Sécession.





















