BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

dimanche 5 novembre 2023

La suicidaire stratégie sioniste.




- "Le judaïsme et le sionisme sont de natures différentes. L'un et l'autre peuvent se croiser, se rencontrer, se superposer, mais aussi entrer en contradiction et même s'exclure. Cette information capitale est dissimulée par les réseaux pro-israéliens, qui agrègent ces deux notions pour satisfaire des intérêts immédiats, sans se soucier des dégâts qu'ils peuvent causer."
- "A l'image des États-Unis, c'est parce qu'Israël est en train d'être un pays déclassé qu'il se comporte de manière aussi agressive. Harceler les petits (l'Irak, la Corée, Cuba, pour les États-Unis; les Palestiniens, l'Iran, la Syrie, le Liban, pour Israël), n'est pas un signe de puissance, mais un aveu de faiblesse, que ces pays en soient ou non conscients."
- "Les temps changent; les alliances évoluent. On oublie que les États-Unis n'ont pas toujours soutenu Israël. En 1956, ils stoppèrent net l'aventure franco-britannico-israélienne au Suez. En 1957, la doctrine Eisenhower encourageait le soutien aux pays arabes dits « modérés ». Il fallut attendre la fin des années soixante pour que l'aide militaire américaine à Israël, qui était de quelques centaines de milliers de dollars à la fin des années cinquante, atteigne plusieurs dizaines de millions de dollars. Il s'est agi depuis de lui assurer une supériorité stratégique régionale. Mais qu'en sera-t-il demain? Si la contestation s'amplifie, le peuple américain lui-même risque de vouloir mettre un terme à cette coalition. Et s'il ne le fait pas, Israël ne sera-t-il pas tenté de jouer le tout pour le tout et de commettre l'irréparable? Qu'irions- nous faire dans cette galère?"
- "Les privilégiés sionistes, juifs ou non, agissent déjà comme des perdants acculés. Leur stratégie est suicidaire. La restriction des libertés à laquelle ils ont poussé le législateur prive la nation d'expression et la coupe ainsi de cette ultra minorité. Le dialogue entre les représentants de la communauté juive et le reste de la société n'est plus qu'un simulacre. Les sionistes se réfugient dans leur tour d'ivoire et deviennent des émigrés mentaux, qui tentent de se consoler en se disant qu'ils eussent été plus à l'abri aux Ëtats-Unis. Mais, à l'image d'Israël, les États-Unis s'effritent, eux aussi, et les sionistes n'ont plus aucune solution de repli."
- "Notre nation doit être le cadre de l'épanouissement, un pôle vivant de résistance, une structure servant d'appui à la contestation globale, et non une entité oppressive, réduite elle-même en esclavage, pour comble."


Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs (2009).



samedi 4 novembre 2023

Obama dénonce le lobby pro-israélien aux États-Unis.




"En outre, les membres des deux partis préféraient éviter de s’attirer les foudres de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), un puissant lobby transpartisan qui veillait à ce que les États-Unis continuent de soutenir inconditionnellement Israël. L’AIPAC pouvait exercer son influence sur presque tous les districts du pays, et pratiquement tous les politiciens de Washington – moi compris – en comptaient des membres parmi leurs plus importants soutiens et donateurs. Autrefois, l’AIPAC hébergeait en son sein une pluralité d’opinions concernant la paix au Moyen-Orient, et il avait pour ligne de conduite que les politiciens cherchant son soutien devaient approuver le prolongement de l’aide américaine et s’opposer aux tentatives d’isoler ou de condamner Israël par l’intermédiaire de l’ONU et autres organismes supranationaux. Et puis la politique israélienne s’était décalée sur la droite, et le sommet de l’organisation avait suivi le mouvement. L’AIPAC avait commencé à prôner un renforcement de l’alliance entre les gouvernements américain et israélien, même lorsque les agissements du second entraient en contradiction avec la politique du premier. Les parlementaires qui critiquaient Israël un peu trop fort risquaient de se voir qualifiés d’« anti-Israël » (et éventuellement d’antisémites), et de découvrir en face d’eux à l’élection suivante un adversaire pourvu d’un budget confortable."

Barack Obama, Une terre promise (2020).

Israël, parlons-en (sans peur !).



(...)

- Aux États-Unis, par contre, les lobbies défendant les intérêts d’Israël, comme l’AIPAC, sont reconnus comme tels. Tout le monde est au courant. Pourquoi cette différence ? 
Paul-Éric Blanrue : Parce que le lobby pro-israélien américain est beaucoup plus ancien, puissant et sûr de lui. Aux États-Unis, l’impact du lobby sioniste a acquis une sorte d’évidence : depuis trente ans au moins, il ne viendrait à l’idée d’aucun président américain de nommer un secrétaire d’État qui ne soit pas un fervent pro-israélien. D’ailleurs, c’est cette assurance qui autorise chez eux la libre discussion. On peut reprocher beaucoup de choses aux États-Unis, mais il faut convenir que, même sous le régime du Patriot Act, il demeure licite d’y parler d’Israël avec une certaine franchise. 
En France, par contre, le phénomène de lobbying est beaucoup plus récent, du moins sous une forme constituée. Son sommet a été l’année 2007, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Jusque là, même si les pressions des réseaux pro-israéliens s’exerçaient et même s’il arrivait à la France de s’y plier parfois, le Quai d’Orsay, grâce à des hommes comme Roland Dumas, Hubert Védrine ou Dominique de Villepin, avait résisté à l’assaut. Mais, une fois arrivé au pouvoir, Sarkozy a ouvert les vannes. 
- Le lobby influence jusqu'à la nomination des ministres ? 
PEB : Bien sûr. Si Bernard Kouchner a été préféré à Védrine, c’est qu’il a été jugé plus « israélo-compatible que son collègue, selon les mots d’un journaliste exceptionnellement inspiré.
- Tout ça ne rend pas très optimiste !
PEB : Au contraire, il faut se rendre compte que les réseaux pro-israéliens français, bien qu’ils soient arrivés à leurs fins, ne se sentent pas très à leur aise dans leur nouveau rôle de grand inquisiteur. Ils savent pertinemment qu’ils n’ont pas le vent en poupe. On a vu les imposantes manifestations qui se sont déroulées, tant en province qu’à Paris, lors des massacres de Gaza en janvier 2009. Il suffit de lancer une discussion de trottoir pour s’apercevoir que nombre de Français sont révoltés. En fait, les réseaux sionistes n’ont aucun intérêt à promouvoir le débat sur des questions gênantes pour eux. Donc, ils sont contraints d’entretenir le chantage moral, c’est-à-dire la police de la pensée. Comment débattre quand on a soutenu des criminels de guerre ? C’est impossible. Alors, le plus simple est de condamner par avance tout propos jugé non « politiquement correct ». 
Mais l’histoire a prouvé qu’on ne gagne jamais le cœur d’un peuple en utilisant la force ou la peur. Lorsque la contrainte est abusive, les gens finissent toujours par se rebeller.
C’est la raison pour laquelle, en prévention d’événements fâcheux, j’appelle la communauté juive à commencer par se libérer elle-même de ses propres « représentants ». Qui ne représentent au mieux qu’un sixième d’entre elle, tout en lui causant un tort considérable.
Cette communauté en a les moyens et elle doit comprendre que son intérêt réel n’est pas de défendre coûte que coûte un État qui pratique une politique d’apartheid, selon le juste mot du Prix Nobel de la paix Jimmy Carter. Mais plutôt de contribuer à l'émancipation de l’humanité comme certains de ses membres les plus éminents l’ont déjà fait par le passé. Plus généralement, je recommande à tous les Français, quelle que soit leur appartenance religieuse, de ne plus avoir peur et de libérer leur parole. Toute société démocratique doit être fondée sur le débat.
- Comment arriver à parler de tout cela sans crainte ?
PEB : Cessons de nous justifier sans arrêt. Se justifier, c’est déjà avoir perdu. C’est un réflexe de type pavlovien, créé par des années de conditionnement médiatique et politique. Nous devons au contraire attaquer, prendre la parole sans attendre qu’on nous la donne, dire ce que nous pensons en toute simplicité. Sans en rajouter inutilement, mais surtout sans reculer d’un pouce. 
Nous n'avons pas à nous excuser d’être en faveur de la liberté de parole. Nous n’avons pas à nous défendre d’être horrifiés par les crimes contre l'humanité qui ont été perpétrés à Gaza. Nous ne devons pas avoir peur d’être pour la paix. Nous ne sommes pas des coupables, mais des pionniers, voilà la façon dont il faut penser. Et dans ce climat de conformisme généralisé, un peu d’esprit d’aventure ne fait pas de mal, je vous l’assure !

Paul-Éric Blanrue, in Israël, parlons-en ! (2011).

Murray Rothbard vs. Israël. Et la solution qu'il propose.



"Le problème fondamental, le paradigme sioniste, est simplement le suivant : l'établissement de l'État d'Israël a été accompli par l'expropriation des Palestiniens de la majeure partie de la terre de l'Israël « original » de 1948. Plus d'un million d'Arabes palestiniens ont fui à l'extérieur des frontières d'Israël, et les Arabes restants ont été systématiquement traités comme des citoyens de seconde classe, retenus par le fait que seuls les Juifs sont autorisés à posséder des terres à l'intérieur. (...) En 1967, Israël a attaqué et conquis la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan en Syrie, qu'il est en train d'annexer. Les Arabes palestiniens dans les territoires occupés sont, encore une fois, traités comme des citoyens de seconde classe, et des colonies sionistes sont plantées parmi eux.

(...)

La réponse réside dans le paradigme sioniste. Le sionisme était une création du XIXe siècle de Juifs européens (et non du Moyen-Orient), et a été vendu à la Grande-Bretagne en tant que colons colonial conscient, un partenaire junior de l'impérialisme britannique au Moyen-Orient. Après la Première Guerre mondiale, lorsque les Britanniques et les Français ont démembré l'Empire ottoman, ils ont trahi leurs promesses de donner aux Arabes leur indépendance, et ils ont établi des mandats ou des États fantocheaux à travers le Moyen-Orient. Nous vivons toujours avec l'héritage de cette finale émerge de l'impérialisme britannique.

Comment les premiers sionistes ont-ils vendu leur projet à l'opinion publique occidentale ? Le slogan sioniste préféré de la journée sonne particulièrement creux maintenant : « Une terre sans peuple [la Palestine] pour un peuple sans terre [les Juifs] ». Une terre sans peuple ; il n'y a pas d'Arabes palestiniens, les sionistes ont assuré tout le monde, et donc un million et demi de personnes, dont beaucoup d'entre agriculteurs productifs, producteurs d'agrumes, hommes d'affaires - les gens "qui ont fait fleurir le désert" en premier - ont été écrits d'un coup. Et avant que l'OLP ne lance sa riposte, les dirigeants israéliens ont fermement continué à nier la réalité, Golda Meir affirmant à plusieurs reprises qu'"il n'y a pas de Palestiniens". Dites-le assez souvent et peut-être qu'ils s'en vont. Peut-être.

Les libertariens sont opposés à tous les États. Mais l'État d'Israël est particulièrement pernicieux, car toute son existence repose et continue de reposer sur une expropriation massive de biens et une expulsion de la terre. Les libertariens aux États-Unis se plaignent souvent de l'adhésion radicale libertarienne à la « réforme agraire », c'est-à-dire la remise de terres volées aux victimes. Dans le cas des expropriations il y a des siècles, qui obtient ce qui est souvent flou, et les libertariens conservateurs peuvent soulever un point important. Mais dans le cas de la Palestine, les victimes et leurs enfants - les véritables propriétaires de la terre - sont là, au-delà des frontières, dans des camps de réfugiés, dans des cabanes, rêvant d'un retour dans le leur. Il n'y a rien de flou ici. La justice ne sera rendue que, et la vraie paix dans la région dévastée ne viendra que lorsqu'un miracle se produira et qu'Israël permettra aux Palestiniens de revenir et de reprendre possession de leurs biens légitimes. D'ici là, tant que les Palestiniens continueront à vivre et peu importe jusqu'où ils sont repoussés, ils seront toujours là, et ils continueront à faire pression pour leur rêve de justice. Peu importe le nombre de km carrés et le nombre de villes qu'Israël conquiert (sera-ce que Damas sera la prochaine ?), les Palestiniens seront là, en plus de tous les autres réfugiés arabes nouvellement créés par la politique israélienne de sang et de fer. Mais permettre la justice, permettre le retour des expropriés, signifierait qu'Israël devrait renoncer à son idéal sioniste exclusif. Car reconnaître les Palestiniens comme des êtres humains ayant de pleins droits humains est la négation du sionisme ; c'est la reconnaissance que la terre n'a jamais été « vide ».

Un État israélien juste (dans la mesure où n'importe quel État peut être juste), serait donc nécessairement un État désionisé, et ce parti politique israélien dans un avenir prévisible n'aurait le moindre désir de le faire. Et ainsi le massacre et l'horreur s'arrêteront."

Murray Rothbard (1982).

LIEN




vendredi 3 novembre 2023

Le mythe de la "terre d'Israël". Par Shlomo Sand.



« Il arrive que l'histoire fasse preuve d'ironie, notamment lorsque l'on touche au domaine de l'invention des traditions, et particulièrement des traditions du langage. Bien peu sont attentifs au fait, ou prêts à reconnaître, que dans les textes bibliques Jérusalem, Hébron, Bethléem et leurs environs ne font pas partie de la terre d'Israël, laquelle se limite à la Samarie, autrement dit à la terre du royaume d'Israël septentrional !
Sachant qu'il n'a jamais existé de monarchie unissant les royaumes de Judée et d'Israël, aucune dénomination territoriale hébraïque de l'ensemble n'est apparue ; c'est ainsi qu'a été conservée telle quelle, dans tous les récits bibliques, l'appellation de la région du temps des pharaons : « pays de Canaan ». Dieu promet à Abraham, le premier converti : « Je te donnerai, à toi et à tes descendants après toi, le pays où tu séjournes comme étranger, tout le pays de Canaan » (Genèse, 17). Plus tard, sur le même ton, il ordonne à Moïse : « Monte sur cette montagne d'Abarim, sur le mont Nebo, au pays de Moab, vis-à-vis de Jéricho, et regarde le pays de Canaan » (Deutéronome, 32, 49). Ce nom, ainsi popularisé et connu, apparaît dans cinquante-sept versets. Jérusalem, en revanche, s'est toujours trouvée sur la terre de Judée ; cette dénomination géopolitique, enracinée à partir de la création du petit royaume dynastique de David, est mentionnée en vingt-quatre occasions. Aucun des auteurs de la Bible n'aurait imaginé d'appeler « terre d'Israël » le territoire entourant la ville sainte. Ainsi est-il écrit, par exemple, dans le deuxième livre des Chroniques : « Il renversa les autels, brisa et réduisit en poussière les ascherahs et les images sculptées, et abattit toutes les statues consacrées au soleil dans tout le pays d'Israël. Puis il retourna à Jérusalem » (34, 7). La terre d'Israël abritait beaucoup plus de pécheurs que la Judée, et elle figure dans onze autres versets, à connotation majoritairement péjorative. En fin de compte, la base de la conception spatiale des auteurs de la Bible s'accorde avec d'autres témoignages de l'ère antique : l'appellation « terre d'Israël » n'apparaît dans aucun autre texte ou trace archéologique comme un espace géographique identifié et connu. « Cette généralité vaut également pour la longue période dite « du second temple » dans l'historiographie israélienne : la révolte victorieuse des Hasmonéens, dans les années 167 à 160 avant l'ère chrétienne, et le soulèvement défait des Zélotes des années 66 à 73 ne se sont pas déroulés en « terre d'Israël », selon toutes les sources écrites. On cherchera en vain ce terme dans les livres des Maccabées ou dans les autres récits externes. On perdrait également son temps à tenter de repérer la formule dans les essais philosophiques de Philon d'Alexandrie ou dans les écrits de Flavius Josèphe. Pendant toute la durée d'existence d'un royaume judéen, souverain ou sous tutelle, le territoire sis entre la mer et la rive orientale du Jourdain n'est jamais désigné par les termes « terre d'Israël » ! « Les noms de régions et de pays ont connu, dans le passé, de fréquents changements. Il n'est pas rare que des pays très anciens soient désignés par des noms donnés dans des phases ultérieures de leur histoire, mais cette pratique linguistique ne peut s'appliquer qu'en l'absence d'appellations anciennes bien connues et généralement admises. Chacun sait, par exemple, qu'Hammourabi n'a pas régné sur la terre d'Irak éternelle mais sur Babylone, et que Jules César a conquis la Gaule, et non pas la terre de France. Peu d'Israéliens, en revanche, savent que les rois bibliques David ou Josias ont régné sur des lieux appelés Canaan ou Judée, et que le suicide collectif de Massada n'a pas eu lieu en terre d'Israël.
« Ce passé sémantique « trafiqué » ne gêne aucunement les chercheurs israéliens. Ils reproduisent, chaque fois, leur anachronisme langagier sans remords ni hésitations. Yehouda Elitzour, professeur à l'université Bar-Ilan, éminent spécialiste de la Bible et de géographie historique, a en son temps résumé et formulé, avec une rare honnêteté, la position nationale-scientifique : « Selon nos concepts, il faut se garder du simplisme consistant à traiter de façon identique notre rapport à la terre d'Israël et celui d'autres peuples à leur patrie. Israël était Israël avant d'entrer dans le pays. Israël était Israël durant de nombreuses générations suivant son départ en exil, et cette terre, bien que déserte, est demeurée la terre d'Israël. Il n'en n'allait pas ainsi pour les nations du monde. Il n'y a d'Anglais qu'en Angleterre, et il n'y a d'Angleterre que parce que les Anglais y résident. Les Anglais qui ont quitté l'Angleterre, au bout d'une ou deux générations, cesseront d'être Anglais. Et si l'Angleterre se vidait des Anglais, elle cesserait d'être l'Angleterre. Il en va de même pour tous les peuples. »
(...)
La « terre d'Israël » théologique n'a définitivement pris forme qu'au début du XXe siècle, après des années passées au purgatoire protestant qui l'ont polie jusqu'à en faire un concept géopolitique resplendissant. La colonisation sioniste a extrait de la tradition rabbinique cette appellation, et en a fait dans la nouvelle langue des colons le nom exclusif permettant d'en revendiquer la propriété, et ce, entre autres, pour effacer la « Palestine », dont on a vu qu'elle avait été admise, non seulement dans toute l'Europe, mais aussi parmi tous les dirigeants sionistes de la première génération. »
Shlomo Sand, "Comment la terre d'Israël fut inventée".

Marine Le Pen bienvenue en Israël : Blanrue avait vu juste!



Le légat d'Israël en France, Meyer Habib, annonce dans "Le Parisien" que Marine Le Pen est la bienvenue au pays où coulent le lait et le miel (et le sang).
Merci Meyer de me donner publiquement raison !
Ceux qui m'ont craché au visage en 2014 pour cette prévision énoncée à la fin de mon livre Jean-Marie, Marine et les juifs sont invités à faire repentance, puisque c'est à la mode. Ils pourront aussi faire la queue devant le cabinet de voyance que je ne vais pas manquer pas d'ouvrir ! 

Paul-Éric Blanrue.





samedi 28 octobre 2023

Murray Rothbard sur le conflit israélo-palestinien (1967). Rien n'a changé.

"Et ainsi, Israël est maintenant assis, occupant son territoire gonflé, pulvérisant des maisons et des villages contenant des tireurs d'élite, interdisant les frappes des Arabes, tuant des jeunes Arabes au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais cette occupation même, cette éléphantiasis d'Israël, offre aux Arabes une puissante opportunité à long terme. En premier lieu, comme le voient maintenant les régimes anti-impérialistes militants de Syrie et d'Algérie, les Arabes peuvent passer de l'une guerre conventionnelle désespérée avec un ennemi bien mieux armé à une guérilla populaire de masse prolongée. Armé d'armes légères, le peuple arabe pourrait mener un autre "Vietnam", un autre "Algérie" - une autre guérilla populaire contre une armée d'occupation lourdement armée. Bien sûr, il ne s'agit que d'une menace à long terme, car pour la mener à bien, les Arabes devraient renverser toutes leurs monarchies stagnantes et réactionnaires et former une nation panarabe unie - car les scissions en États-nations dans le monde arabe sont la conséquence des machinations et des déprédations artificielles de l'impérialisme britannique et français. Mais à long terme, la menace est très réelle.
Israël est donc confronté à un dilemme à long terme auquel elle doit un jour faire face. Soit pour poursuivre son cours actuel et, après des années d'hostilité mutuelle et de conflit, être renversée par la guérilla du peuple arabe. Ou - changer radicalement de direction, se détacher complètement des liens impériaux occidentaux et devenir simplement des citoyens juifs du Moyen-Orient. Si elle le faisait, la paix, l'harmonie et la justice régneraient enfin dans cette région torturée. Il existe un large précédent pour cette coexistence pacifique. Car dans les siècles précédant l'impérialisme occidental des XIXe et XXe siècles, les juifs et les Arabes avaient toujours bien vécu ensemble et paisiblement au Moyen-Orient. Il n'y a pas d'inimitié ou de conflit inhérent entre les Arabes et les juifs. Au cours des grands siècles de la civilisation arabe en Afrique du Nord et en Espagne, les juifs ont joué un rôle heureux et important - contrairement à leur persécution continue par les fanatiques de l'Occident chrétien. Épargné par l'influence occidentale et l'impérialisme occidental, cette harmonie peut régner une fois de plus."

Murray Rothbard.



LIEN

mercredi 25 octobre 2023

Admirable et courageuse lettre du Patriarche latin de Jérusalem (extraits).



"Ma conscience et le devoir moral m’obligent à dire clairement que ce qui s’est passé le 7 octobre dans le sud d’Israël n’est en aucun cas acceptable et que nous ne pouvons que le condamner. Il n’y a aucune raison pour une telle atrocité. Oui, nous avons le devoir de l’affirmer et de la dénoncer. Le recours à la violence n’est pas compatible avec l’Évangile et ne conduit pas à la paix. La vie de chaque personne humaine a une égale dignité devant Dieu, qui nous a tous créés à son image.
La même conscience, cependant, avec un grand poids sur mon cœur, m’amène à déclarer avec clarté aujourd’hui que ce nouveau cycle de violence a fait plus de cinq mille morts à Gaza, dont beaucoup de femmes et d’enfants, des dizaines de milliers de blessés, des quartiers rasés, et une pénurie de médicaments, d’eau et de produits de première nécessité pour plus de deux millions de personnes. Ce sont des tragédies qui dépassent l’entendement et que nous avons le devoir de dénoncer et de condamner sans faille. Les bombardements intensifs et continus qui frappent Gaza depuis des jours ne feront que causer la mort et la destruction, ils ne feront qu’accroître la haine et le ressentiment, et ne résoudront aucun problème mais en créeront plutôt de nouveaux. Il est temps d’arrêter cette guerre, cette violence insensée.
Ce n’est qu’en mettant fin à des décennies d’occupation ainsi qu’à ses conséquences tragiques, et en donnant une perspective nationale claire et sûre au peuple palestinien, qu’un processus de paix sérieux pourra être engagé. Si ce problème n’est pas résolu à la racine, il n’y aura jamais la stabilité que nous espérons tous. La tragédie de ces derniers jours doit nous conduire tous – religieux, hommes politiques, société civile, communauté internationale – à un engagement plus sérieux à cet égard que celui que nous avons pris jusqu’à présent. C’est le seul moyen d’éviter d’autres tragédies comme celle que nous vivons actuellement. Nous le devons aux nombreuses, trop nombreuses victimes de ces jours, et de toutes ces années. Nous n’avons pas le droit de laisser cette tâche à d’autres.
(...)
C’est sur la croix que Jésus a gagné. Pas par les armes, pas par le pouvoir politique, pas par les grands moyens, pas en s’imposant. La paix dont il parle n’a rien à voir avec la victoire sur l’autre. Il a gagné le monde en l’aimant. Il est vrai que sur la croix commence une nouvelle réalité et un nouvel ordre, la réalité et l’ordre de celui qui donne sa vie par amour. Et avec la résurrection et le don de l’Esprit, cette réalité et cet ordre appartiennent à ses disciples. À nous. La réponse de Dieu à la question de savoir pourquoi les justes souffrent n’est pas une explication, mais une Présence. C’est le Christ sur la croix.
(...)
Je prie pour nous tous, et en particulier pour la petite communauté de Gaza, qui souffre le plus. Nos pensées vont en particulier aux dix-huit frères et sœurs qui ont récemment péri, ainsi qu’à leurs familles, que nous connaissons personnellement. Leur douleur est grande, et pourtant, chaque jour davantage, je réalise qu’ils sont en paix. Effrayés, secoués, bouleversés, mais avec la paix dans leur cœur. Nous sommes tous avec eux, dans la prière et la solidarité concrète, en les remerciant pour leur beau témoignage."
† Pierbattista Card. Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem

dimanche 22 octobre 2023

Réflexions libertariennes sur le conflit israélo-palestinien.




"J'ai une prédiction à faire en ce qui concerne les représailles d'Israël contre le peuple de Gaza en réponse à la récente attaque du Hamas contre les citoyens israéliens. Je prédis que la réponse d'Israël ne finira pas par régler le différend de longue date entre Israël et les Palestiniens. En fait, j'irai un peu plus loin et je prédis que la réponse produira une autre attaque tout aussi vicieuse contre les Israéliens dans le futur, peut-être même dans 10 à 15 ans, lorsque les enfants de Gaza qui ont survécu seront assez vieux pour lancer une autre attaque mortelle contre les Israéliens.

Certains commentateurs grand public qualifient l'attaque du Hamas de 11 septembre en Israël. Je pense qu'il y a un certain mérite dans cette comparaison. Il y a vingt ans, ici à la Future of Freedom Foundation, nous nous oposions ardemment aux plans du gouvernement américain d'envahir l'Afghanistan en réponse aux attaques du 11 septembre. Nous avons fermement soutenu qu'une telle invasion finirait par tuer et mutiler des multitudes de personnes innocentes et, par conséquent, produirait une menace perpétuelle d'autres attaques terroristes, ce qui, bien sûr, servirait de justification à la destruction continue de la liberté américaine aux mains du Pentagone, de la CIA et de la NSA.

Nous avons fait valoir que la mort et la destruction résultant des attentats du 11 septembre devraient amener les Américains à s'engager dans une sérieuse recherche de conscience, dans le but de remettre l'Amérique sur la voie d'une société de liberté, de paix, de prospérité et d'harmonie avec le monde. Cela signifiait, avons-nous, selon nous, poursuivre les terroristes présumés en utilisant le processus juridique (par exemple, Interpol, extradition, etc.) et, en même temps, mettre fin à l'interventionnisme étranger (par exemple, les sanctions économiques qui ont tué des centaines de milliers d'enfants irakiens et la position des responsables américains selon laquelle de tels décès en valaient la peine ») qui a donné lieu à la profonde rage qui a motivé les étrangers à initier des attaques vicieuses contre des Américains innocents, comme avec les attaques du 11 septembre, mais aussi les attaques terroristes d'avant le 11 septembre, telles que celles contre l'USS Cole, l'attaque du WTC de 1993, etc.

Nous avons été attaqués sans pitié pour avoir pris cette position. Nos critiques ont pleuré « Vous justifiez ce que les terroristes ont fait. » Nous avons été inondés de courrier haineux et d'annulations de soutien. C'était une période difficile pour FFF. Mais nous n'avons jamais hésité. Soit dit en passant, c'est à ce moment-là que je suis devenu bon ami avec Lew Rockwell, un autre libertarien qui se tenait sur ce même terrain solitaire au sein du mouvement libertarien contre l'invasion américaine de l'Afghanistan. Vingt ans plus tard, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi il reste quelqu'un, y compris des libertariens qui ont ardemment et avec enthousiasme soutenu l'invasion de l'Afghanistan et, plus tard, de l'Irak, qui défendent rétrospectivement encore l'invasion américaine de ces deux pays en réponse aux attentats du 11 septembre.

Immédiatement après ces attaques vicieuses du 11 septembre, la vengeance, et non la sagesse, était tout ce qui comptait. La soif de vengeance a consumé l'esprit des gens. Peu importe le nombre de personnes innocentes qui mourraient dans une invasion américaine de l'Afghanistan. Tout ce qui comptait, c'était qu'il était important de tuer beaucoup de gens, surtout s'ils étaient musulmans. C'est là que l'idée que les musulmans étaient engagés dans une quête séculaire pour établir un califat mondial est devenue populaire. C'était un moyen facile de faire en sorte que les gens se sentent bien au sujet de la mort et de la destruction massives qui allaient être causées par la machine de guerre américaine sur le peuple afghan. Personne ne voulait penser au fait que c'était l'interventionnisme américain qui avait donné lieu aux attentats du 11 septembre et, par conséquent, que plus d'interventionnisme américain ferait plus de la même manière. Tout ce qui comptait, c'était la vengeance et la vengeance.

Il y a une leçon importante qui peut être tirée de l'attaque du Hamas contre Israël, mais je suis assez certain que les interventionnistes américains ne voudront pas l'envisager. Les commentateurs se concentrent à juste titre sur le meurtre de civils israéliens par le Hamas. Ce à quoi ils font allusion, c'est que dans une guerre, c'est un crime de guerre vicieux d'attaquer les civils. Les soldats combattent les soldats et sont censés faire de leur mieux pour éviter de tuer des civils.

En quoi cela tient-il une leçon pour les Américains ? À cause des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki ! C'est un autre domaine dans lequel FFF a été attaqué par les interventionnistes américains au fil des ans. Chaque fois que nous faisons remarquer que ces deux bombardements atomiques étaient des crimes de guerre parce qu'ils ciblaient des civils, nous recevons des attaques d'interventionnistes américains qui affirment qu'il était justifié de tuer toutes ces personnes innocentes comme un moyen de « raccourcir la guerre ».

Mon intuition est que ces interventionnistes qui nous attaquent pour notre position attaquent aujourd'hui à juste titre le Hamas pour avoir tué des civils israéliens innocents. Mais mon intuition est qu'ils ne reconnaissent toujours pas - et ne reconnaîtront pas - l'incohérence fondamentale de leur position. S'il est faux pour le Hamas de cibler et de tuer des civils innocents, pourquoi est-ce juste quand le gouvernement américain le fait ?

Le vrai problème auquel les citoyens israéliens devraient être confrontés est le suivant : comment ce différend peut-il être réglé une fois pour toutes, afin que toute la mort et la destruction puissent prendre fin ? C'est là que la sagesse entre en jeu.

Je suis loin d'être un expert du différend israélo-palestinien. Mais je me considère comme un expert de la philosophie libertarienne. Il y a quelques années, un statiste m'a envoyé un courriel affirmant que le libertarianisme ne pouvait pas servir de solution au conflit israélo-palestinien. Il avait tort. Les principes libertariens sont universels. Ils s'appliquent partout.

L'un des meilleurs articles que l'on puisse lire sur le conflit israélo-palestinien est un article de la FFF écrit par Richard Ebeling intitulé "Le libéralisme du marché libre et le conflit israélo-palestinien". Dans son article, Richard analyse les deux solutions les plus populaires au conflit : une solution à deux États et une solution à un État.

Je penche vers ce dernier. Il n'y a absolument aucune raison pour que les Israéliens et les Palestiniens ne puissent pas vivre ensemble pacifiquement et harmonieusement au sein d'une seule nation. Après tout, les Juifs et les Arabes vivent ici aux États-Unis sans se tuer les uns les autres. Il n'y a rien de spécial dans la situation géographique d'Israël qui empêche les Juifs et les Arabes de vivre ensemble pacifiquement et harmonieusement au sein d'une même nation dans cette partie du monde. Après tout, des milliers d'Arabes vivent en Israël depuis des décennies.

L'une des principales préoccupations d'Israël est que les Arabes pourraient être plus nombreux que nombreux pour les Juifs dans le pays, ce qui pourrait signifier que les Juifs ne contrôleraient plus le gouvernement, auquel cas Israël pourrait perdre son statut spécial de sanctuaire pour les Juifs. Ce problème pourrait être facilement résolu avec une disposition constitutionnelle non amencable qui garantit que le gouvernement sera toujours contrôlé par les Juifs et dirigé par les Juifs. Si les Arabes n'aiment pas ça, ils n'ont pas besoin de déménager en Israël.

Mais je ne doute pas que les Palestiniens réguliers accepteraient volontiers une telle condition en échange d'une vie normale dans laquelle ils étaient libres de posséder des maisons et des entreprises, de s'engager dans le commerce, d'élever leur famille, d'accumuler des richesses, de voyager librement, de critiquer les fonctionnaires et d'exercer tous les autres droits fondamentaux.

Et c'est là que le libertarianisme entre en jeu. Dans une société où les pouvoirs du gouvernement israélien étaient strictement limités à protéger les droits de tous de manière égale et impartiale, personne ne se soucierait de qui dirigeait le gouvernement. Ce n'est que lorsque le gouvernement exerce le pouvoir de donner des privilèges à des groupes sélectionnés ou de punir arbitrairement des groupes sélectionnés que les gens se soucient de qui exerce le pouvoir politique.

Et c'est là que se trouve le grand obstacle à la paix au Moyen-Orient. Les deux parties sont aussi antithétiques au libertarianisme que les étatistes américains. De plus, ils sont tous deux fermement engagés dans l'effacement de l'autre côté. Ainsi, jusqu'à ce que les deux parties voient la futilité totale de cet état d'esprit et embrassent le libertarisme, la mort et la souffrance se perpétuent.

Pendant ce temps, l'une des meilleures choses que les Américains pourraient faire est d'empêcher notre gouvernement de fournir des armes, de l'argent ou d'autres aides étrangères à Israël ou aux Palestiniens. D'ailleurs, les Américains seraient sages de mettre fin à toute aide étrangère à chaque nation du monde. Mieux que tout, la meilleure chose que les Américains puissent faire pour les peuples du monde est de restaurer les principes fondateurs de notre nation de la liberté économique, des marchés libres, de l'argent sain, de la charité volontaire, du non-interventionnisme et d'une république gouvernementale limitée. En d'autres termes, nous devrions conduire le monde au libertarianisme par l'exemple."


 Jacob G. Hornberger


LIEN

Gaza, quel avenir ?


"La bande de Gaza est en quarantaine depuis 2007, soumise à un blocus commercial et naval à la discrétion arbitraire d'Israël. Il a été la cible de trois invasions militaires israéliennes en 2009, 2012 et 2014. En l'espace de 22 jours (27 décembre 2008 au 18 janvier 2009), 1434 Palestiniens ont été tués, dont 1 1859 civils et 288 enfants. Entre le 14 et le 21 novembre 2012, 103 Palestiniens ont été tués, dont 30 enfants. En moins de deux mois (du 8 juillet au 26 août 2014), 1 562 civils ont été tués, dont 551 enfants. Au cours de cette dernière offensive, 136 écoles ont été détruites ou endommagées, 15 hôpitaux et 43 centres de santé ont été détruits. Près de 20 000 maisons ont été bombardées, laissant 105 000 personnes sans abri. En mai 2021, les affrontements ont fait au moins 232 morts du côté palestinien, dont 65 enfants, et 12 morts en Israël, dont un enfant de six ans et une fille de 16 ans. Les Nations Unies estiment qu'il y a 1 600 orphelins dans la bande de Gaza.
Richard Falk, le rapporteur spécial des Nations Unies pour les territoires occupés, a estimé que 40 % de la population masculine de Gaza avait vécu des prisons israéliennes. La détention administrative en Israël permet une accusation pendant six mois, renouvelable, sans aucune accusation.
Plus de 50 % des jeunes Palestiniens dans cette enclave sont au chômage, ce qui en fait des recrues faciles pour les forces militaires du Hamas. L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) en 2000 concernait environ 80 000 personnes, et compte maintenant plus de 800 000 personnes (sur une population de 2 millions d'habitants). Selon un rapport de l'ONG internationale pour les droits de l'enfant Save The Children, intitulé "Trapped" et publié en juin 2022, quatre enfants sur cinq à Gaza souffrent de dépression et d'anxiété. 80 % de la population de Gaza vit en dessous du seuil de pauvreté.
« Une action rapide est nécessaire pour prévenir les flambées de violence entre Israéliens et Palestiniens et pour éviter une crise alimentaire imminente », a déclaré en vain Tor Wennesland, coordinateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, au Conseil de sécurité le 24 mai 2023.
La victoire du Hamas aux élections de 2006 est inséparable de la radicalisation de la société palestinienne, face au blocus israélien, tout comme sa création en décembre 1987 au début de la première Intifada. Le Hamas dispose d'un réseau dense d'associations caritatives au sein d'une population humiliée et impuissante. Les principaux dirigeants du Hamas ont tous été assassinés par les Israéliens. Les dirigeants actuels sont depuis des réfugiés au Qatar. Le chef de l'armée de l'air israélienne s'est vanté devant la presse d'avoir supervisé entre 80 et 100 assassinats ciblés extrajudiciaires, avec un "taux de réussite de 90 %".
Depuis le retrait israélien de la bande de Gaza en 2005, une zone tampon dite "d'exclusion militaire" allant de 300 mètres à 1,5 kilomètre de profondeur couvre 20 % du territoire et entrave 35 % des terres cultivables, loin de la ligne d'armistice de 1949 (« Ligne verte ») séparant à l'origine Israël et Gaza. Depuis cette date, il y a eu plus de douze offensives contre ce territoire avec un lourd bilan humain : du côté palestinien, 7600 tués, dont 2800 civils ; du côté israélien, 123 tués, dont 23 civils.
Avec l'offensive militaire du Hamas le 8 octobre 2023, ce bilan augmentera considérablement. Et pour quel résultat ?
La meilleure garantie de la sécurité d'Israël est la dignité restaurée des populations palestiniennes et non, comme l'a déclaré le ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Netanyahou, Eli Yishai, lors du bombardement de la bande de Gaza, de "retourner Gaza à l'époque médiévale"."
Patrick Howlett-Martin est un diplomate de carrière qui vit à Paris.

jeudi 19 octobre 2023

Un point de vue sécessionniste sur le terrorisme.


Qu'est-ce que le sécessionnisme a à dire dans la crise actuelle ?
1. Le terrorisme intérieur qui s'en prend aux populations civiles, quelles que soient ses revendications, où qu'il frappe, est une monstruosité qu'il faut se donner les moyens de combattre avec la plus extrême vigueur. Puisque les États sont incapables d'y remédier et que les populations sont souvent laissées à l'abandon face à des agresseurs anonymes, c'est aux citoyens en état de légitime défense de prendre à leur niveau la relève des forces de l'ordre lorsqu'elles sont défaillantes.
2. Si le terrorisme groupusculaire doit être combattu avec la dernière énergie, le terrorisme des États doit l'être aussi pour les mêmes raisons. Si l'on considère à juste titre qu'il est monstrueux que des populations civiles soient massacrées par des terroristes, il faut également dénoncer sur le même ton et sans faillir le massacre de populations civiles innocentes par les forces armées des États, quels qu'ils soient, quelle que soit leur justification, où que cela se passe, et ce d'autant plus que les États ont des moyens de nuisance incomparablement supérieurs à tout groupuscule. Le terrorisme d'État est illégitime dans tous les cas. Loin de résoudre les problèmes de sécurité, il ne fait qu'en créer de nouveaux, s'additionnant aux précédents dans une spirale infernale de massacres indéfendables, et finit toujours par menacer l'équilibre des régions où il frappe, encourageant injustices et ressentiments et mettant en péril la paix dans le monde.
Dans tous les cas, la solution ne viendra pas d'en-haut. L'État n'est pas la solution. Plus que jamais la sécession est à l'ordre du jour.

Paul-Éric Blanrue


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Assassinat de JFK : mise au point de Blanrue.

Assassinat de JFK : il y a quelques mois, Debunker des étoiles a prétendu que la commission officielle US réunie à ce propos, dans les années 70, appelée HSCA, n'a jamais conclu qu'il y avait complot. C'est faux, je l'ai prouvé sur ce blog. Dans la récente émission YT de Tronche en biais, il est clairement démontré qu'il mentait sur ce point, mais personne n'en parle, il n'est lui-même pas revenu sur ce mensonge et se fait toujours passer pour un spécialiste des complots. L'invité François Carlier a osé citer mon nom, ajoutant qu'il a passé du bon temps au Cercle zététique original des années 90. C'est rare. Il est aujourd'hui devenu le spécialiste zététique de ce sujet, mais il oublie hélas de préciser que c'est à la suite d'un grand débat avec moi qu'il a évolué et changé d'avis à l'époque (il était 100% complotiste), écrivant ensuite deux livres de démystification. Pensez, ce serait mal vu, cet aveu me ferait passer un chercheur honorable et travaillant correctement, vérité contraire au narratif actuel des néo-zététiciens à mon propos. Je possède évidemment tous les documents prouvant ce que j'avance. Il suffit d'ailleurs de le demander à Carlier, qui n'est pas un menteur, mais ça ne sera pas fait, on sait pourquoi.



Voici mon opinion sur l'affaire JFK, après 30 ans de travail sur le dossier.

Un point de méthode : il ne peut en aucun cas s'agir de monter un dossier d'instruction ayant valeur de preuve dans un procès, puisque le procès de LHO n'a pas eu lieu et n'aura jamais lieu. J'entends souvent des gens dire qu'il faudrait être en capacité de délivrer une conclusion "au-delà de tout doute raisonnable" dans cette affaire. Non, nous ne sommes pas partie prenante d'un procès, nous faisons des tentatives de reconstitution à la manière des historiens. S'il s'agissait d'une action juridique, la construction du dossier n'aurait pas été la même et Lee Harvey Oswald (comme bien d'autres) aurait dû répondre à des questions précises qui auraient fait l'objet de reconstitutions, d'estimations et de critiques diverses de la part de la police, du procureur et des jurés. Il aurait été loisible aux parties d'enquêter dans d'autres directions et de rassembler d'autres charges (pour ou contre LHO). Nous devons nous contenter des fruits d'une enquête menée dans des conditions différentes, avec des ambitions différentes, et nous n'avons pas la possibilité de lire et d'utiliser tout le dossier, ni de faire commettre de nouveaux actes. Il est par conséquent impossible d'espérer donner une conclusion de type juridique, en proclamant : "Avec ce que je produis comme preuves LHO aurait obligatoirement été condamné par un jury". La seule méthode que nous pouvons utiliser est celle des historiens et reste hypothétique.
Dans ce cadre, LHO me paraît être le meilleur suspect : loin d'avoir un comportement aléatoire ou erratique, il a tout de celui du coupable, il rentre chez sa femme Marina la veille de l'assassinat, le jeudi soir, alors qu'il ne le fait jamais puisqu'ils sont provisoirement séparés, il lui abandonne, pour la seule fois de sa vie, son alliance, il est vu le matin du 22 novembre, jour de l'assassinat, par son voisin et conducteur Frazier et sa soeur portant un étrange et long colis (qu'il précise être des tringles à rideau que l'on ne retrouvera jamais), l'arme retrouvée au Texas School Book Depository entre une fois démontée dans ce paquet fabriqué avec du papier servant à l'emballage dans ce même TSBD, le Mannlicher-Carcano qui se trouvait dans le garage du couple Paine, chez qui habitait sa femme, et commandé par LHO lui-même quelques mois plus tôt sous un alias n'y est plus, il est retrouvé avec des empreintes d'O. sur la crosse au 5e étage du TSBD, les balles retrouvées dans la limousine de JFK ont été tirées par ce M-C, LHO est vu par de nombreux témoins dans le bâtiment durant toute la matinée du 22, y compris au 5e étage et peu de temps avant les tirs (le 5e étage de TSBD correspondant à l'angle possible des balles, surtout la première ayant blessé JFK et Connally), aussitôt après il s'éloigne du bâtiment, sans le signaler à son patron, pour rentrer chez lui en banlieue et s'empare de son .38 puis ressort en trombe, le policier qui se trouve sur son chemin est tué par des balles provenant de ce même pistolet, des témoins rapportent que c'est LHO qui a tiré. Le test à la paraffine montrera que LHO a utilisé une arme ce jour-là. LHO dira que la photo de lui portant son M-C retrouvée par les policiers est fausse, or elle est authentique comme son épouse l'indiquera, puisque c'est elle qui l'a prise (elle continuera de l'affirmer, même quand elle prétendra par la suite que son mari est innocent).
On peut toujours mettre en doute tel ou tel point de cette liste, il en reste un sacré paquet. Je ne vois pas comment qui que ce soit aurait pu arranger ce programme de manière à faire de Lee le suspect idéal, sans que celui-ci ait participé de son plein gré à l'opération. Il lui aurait suffi de sortir comme d'autres sur le perron du TSBD pour voir passer le cortège, ou bien de déjeuner en compagnie d'autres membres du personnel, et tout le soi-disant plan destiné à l'impliquer contre sa volonté s'effondrait. Tout ce plan savamment orchestré aurait donc reposé sur l'espoir qu'il reste caché durant ce laps de temps. Peu crédible, trop aléatoire. Si LHO n'est pas dans le coup, il fallait compter sur une incroyable chance pour qu'il puisse être impliqué. Je n'y crois pas.
De l'autre côté, aucun membre du personnel du TSBD n'a jamais rapporté avoir vu un étranger dans le bâtiment durant cette matinée. Personne d'autre que LHO n'est signalé au 5e étage aux environs de l'heure du crime.
J'en suis donc arrivé à ceci :
- il est indiscutable qu'Oswald a tiré depuis le TSBD : trop de témoins de sa présence au 5e, trop de preuves qu'il s'agit de son fusil qui a tué JFK.
- la "balle magique" est improbable mais possible, et aucune hypothèse alternative n'est crédible (le gouverneur et JFK sont touchés en même temps d'après le film Zapruder).
- la balle dans la tête pose question, il reste des points noirs mais qui n'excluent pas LHO.
- LHO a-t-il agi seul et sans aucune influence ? L'entrisme de LHO chez les anticastristes (qui a pu le mener à des jeux de rôle troubles), le rôle des Paine (CIA, Dulles, USAID, trotskisme) et du mentor de LHO George de Mohrenschildt (CIA, intime de la maman de Jackie Kennedy et de Bush père, suicide avant son témoignage devant le HSCA), le rôle de la mafia dans cette affaire (de Jack Ruby et David Ferrie à Costello en passant par Trafficante et Giancana tué de trois balles dans la bouche alors qu'il devait témoigner devant le HSCA), les mensonges du FBI et de la CIA qui ont menti froidement devant la Commission Warren (par exemple au sujet des assassinats manqués de Castro), les mensonges, la sélection bizarre des témoignages et les à-peu-près de la Commission Warren, tout ceci est à regarder de près.

Paul-Éric Blanrue (from Twitter)

dimanche 24 septembre 2023

"L'existence du monde et la vérité des principes fondamentaux de la logique ne peuvent pas faire l'objet d'une vérification scientifique expérimentale."

"L'existence du monde et la vérité des principes fondamentaux de la logique – pour prendre deux exemples frappants – ne peuvent pas faire l'objet d'une vérification scientifique expérimentale. L'exercice de la science en présuppose la vérité. Si vous n'y croyez pas, essayez donc de démontrer scientifiquement que le monde existe et que vous n'êtes pas un cerveau soumis à une simulation électro-cérébrale, comme les hommes dans le film Matrix. C'est rigoureusement impossible. Il est pourtant parfaitement rationnel de penser que nous ne vivons pas dans Matrix."
"Il est impossible de vérifier scientifiquement la vérité des principes de la logique, car tout raisonnement, toute expérimentation scientifique en présupposent la vérité, attendu qu'ils constituent les lois mêmes de la pensée.
Autrement dit : une proposition peut avoir un sens et être vraie, sans être l'objet d'une vérification expérimentale."
"L'idée selon laquelle tout est explicable par la science est évidemment fausse. En voici deux preuves : ni l'existence du monde, ni l'intelligibilité de la nature ne sont explicables par la science. La science ne peut pas fonder par elle-même l'explication de sa propre légitimité puisque son exercice présuppose justement cette légitimité."
"1'. L'existence de l'univers a manifestement besoin d'une explication (intuition de base), 2'. l'existence de l'univers n'est pas explicable par la science (nous l'avons démontré), 3'. donc tout ce qui a besoin d'une explication n'est pas explicable par la science (le scientisme est donc faux). Le champ de l'explication rationnelle dépasse celui de l'explication des phénomènes par la science physique, uniquement préoccupée des variations des propriétés quantifiables du réel."
Frédéric Guillaud.



samedi 23 septembre 2023

La question de l'immigration est résolue depuis longtemps par les principes simples du droit naturel !



"Un individu a-t-il le droit moral de quitter son pays et de migrer ? Oui, bien sûr. Il ne viendrait à l’idée de personne de légitimer l’enfermement de quiconque dans une contrée, comme cela se passe en Corée du Nord. Tout individu a également le droit d’offrir ses services à l’étranger. Ce même individu a-t-il toutefois le droit moral d’obliger les gens du pays où il veut se rendre de l’accueillir, de l’engager et de les contraindre à pourvoir à ses besoins ? Bien sûr que non. On a le droit absolu de choisir avec qui l’on veut cohabiter sur sa propriété. La liberté de se mouvoir d’un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté qu’a l’autochtone de consentir à l’accueillir et à couvrir ses frais...
En vertu du droit naturel une aide doit être un acte bénévole, consenti, volontaire, et certainement pas une obligation imposée par l’État ou un lobby. Si je veux contribuer à aider certaines personnes en difficulté, j’ai le droit de les choisir et non de les subir. Ce n’est pas à l’État de me dire qui je dois soutenir. Dans le cas des migrations actuelles, mon aide est rendue obligatoire par le seul fait que les immigrés bénéficient de l’argent public et d’infrastructures provenant de l’argent public qui n’est rien d’autre que l’argent de tous les contribuables privés, distribué sans leur consentement. ll convient ainsi de supprimer toutes les aides publiques aux clandestins...
Si l’on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son pays de départ), il faut accepter la liberté dans l’autre sens (celui de l’autochtone dans le pays d’arrivée). Les dépenses publiques n’étant rien d’autre que l’argent des contribuables, c’est aux contribuables de décider où va leur obole. C’est à la charité privée et aux associations humanitaires de s’occuper des clandestins avant leur rapatriement... Le problème de la migration est donc en premier lieu celui de l’État-providence, qu’il faut abolir, sinon les migrants se rendraient en Algérie, en Tunisie ou au Maroc.
La liberté de migrer n’est pas négociable, mais la liberté d’accueillir ou pas les migrants non plus. Quand on évoque le principe de liberté il faut tout prendre - ou rien. C’est un bloc. Il faut accepter les conséquences pratiques de la théorie : le libre choix. Dans les deux sens. Un sécessionniste cohérent ne s’opposera pas, ainsi, à ce qu’un particulier, embauche un étranger, le paye, lui trouve un logement et l’entretienne sur ses propres fonds, que l’État soit d’accord ou pas. C’est le principe de la liberté et de la propriété. La discrimination, tant décriée par les belles âmes, est non seulement un acte naturel (nul n’est obligé d’aimer les blondes ou les parfums capiteux) mais elle est vertueuse. Elle permet d’exclure qui nous semble devoir l’être (pour des raisons que personne n’a à expliquer) mais aussi d’accueillir qui nous voulons (pour des raisons ne nécessitant pas davantage d’explication) du moment que nous prenons cette personne entièrement à notre charge et qu’elle reste dans les limites de notre propriété."

Paul-Éric Blanrue, Sécession.





"Laissez venir à moi les petits migrants !" : qui sont les auteurs de la néo-morale de l'Église de Rome ?


Extraits du livre Sodoma :

"Le Vatican a une communauté homosexuelle parmi les plus élevées au monde"
"L’homosexualité s’étend à mesure que l’on s’approche du saint des saints ; il y a de plus en plus d’homosexuels lorsqu’on monte dans la hiérarchie catholique. Dans le collège cardinalice et au Vatican, le processus préférentiel est abouti : l’homosexualité devient la règle, l’hétérosexualité l’exception."
"La lubricité des religieux dépasse parfois les normes selon plusieurs témoignages recueillis. — Il y a eu un prêtre qui a voulu que je lui urine dessus. Il y en a qui veulent qu’on se déguise en femme, en travestis. D’autres pratiquent des actes SM un peu ignobles. (Il me passe les détails.) Un prêtre a même voulu faire une partie de boxe avec moi tout nu."
"les prêtres homosexuels adorent les Arabes et les « Orientaux »."
"Mohammed a très vite compris que le sexe était « la grande affaire » et « la seule véritable passion » temporelle de la plupart des prêtres qu’il fréquente."
"Si on va au Vatican et qu’on tombe sur un gros poisson, on est beaucoup mieux payés. C’est pas dans les 50-60 euros, mais plutôt dans les 100-200. On a tous envie d’avoir un gros poisson."
"Ces policiers et carabiniers me confirment que les faits divers abondent : prêtres détroussés, rançonnés ou violentés ; prêtres arrêtés ; prêtres assassinés aussi, dans ces lieux de drague non homologués. Ils me décrivent les chantages, les sex-tapes, le « revenge-porn catho » et les innombrables affaires « de mœurs » du clergé."
"La plupart des prêtres paient bien ; ils marchandent rarement. J’imagine qu’ils économisent sur leurs loisirs, mais jamais sur le sexe. Un prêtre ça n’a pas de famille, pas de loyer à payer."
"En 2018, il rendra publique la vie sexuelle de trente-quatre prêtres et un document de 1 200 pages avec les noms des ecclésiastiques concernés, leurs photos, les enregistrements audio et captures d’écran de ses échanges sexuels avec eux, à partir de WhatsApp ou Telegram. J’ai pu consulter ce « dossier », baptisé Preti gay : on y voit plusieurs prêtres célébrer la messe en soutane puis, tout nus, célébrer d’autres types d’ébats via leur webcam."
"Encore aujourd’hui, certains prélats et monsignori y ont leurs habitudes : les promenades à la tombée de la nuit dans l’ascèse créatrice, où l’on assoit la beauté sur ses genoux, sont le prétexte de rencontres impromptues qui peuvent mener loin."
"Tous les rapports sur les scandales financiers du Vatican, toutes les affaires de pédophilie, tous les dossiers sur l’homosexualité sont conservés à la secrétairerie d’État, y compris tout ce qu’on sait sur Paul VI. Si on avait rendu publics ces documents, des papes, des cardinaux, des évêques seraient peut-être inquiétés par la justice. Ces archives ne sont pas seulement la face sombre de l’Église. C’est le diable !"
"On recrute dans toutes les directions, notamment des migrants qui ont besoin d’un permis de séjour : le gentilhomme de Sa Sainteté leur promet, s’ils se montrent « compréhensifs », d’intervenir pour qu’ils obtiennent des papiers."
"Selon plusieurs sources, le point critique de ce réseau d’escorts de luxe est son mode de financement. Non seulement les cardinaux ont recours à la prostitution masculine pour satisfaire leur libido ; non seulement ils sont homosexuels en privé alors qu’ils prônent une homophobie sévère en public ; mais ils s’arrangent aussi pour ne pas payer eux-mêmes leurs gigolos ! En effet, ils puisent dans les caisses du Vatican pour rémunérer les intermédiaires, qui varieront selon les époques, et les escorts, forts coûteux, sinon ruineux (jusqu’à 2 000 euros la soirée pour les escorts de luxe, selon les informations recueillies par la police italienne dans cette affaire)."
"Parmi les vingt cardinaux qui figurent actuellement dans l’organigramme de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il y aurait une douzaine d’homophiles ou d’homosexuels pratiquants. Cinq au moins vivraient avec un boyfriend."
"Nombre de prêtres, de monsignori et de cardinaux sont décédés des suites du sida."
"L’homosexualité est devenue littéralement « hors de contrôle » dans les séminaires."
"Dans mon séminaire nous sommes environ une vingtaine. Sept sont clairement gays. Environ six autres ont, disons, des tendances. C’est à peu près conforme au pourcentage habituel : entre 60 et 70 % des séminaristes le sont. Parfois, on atteint les 75 %, me dit Axel."
"Un hétérosexuel ne peut pas se sentir complètement à l’aise dans un séminaire catholique, à cause – je cite leurs expressions – « des regards », des « amitiés particulières », des « bromances », des « garçonnades », de la « sensibilité » et de la « fluidité », de la « tendresse » et de l’« atmosphère homo-érotique généralisée » qui s’en dégage. Un célibataire non endurci y perd son latin !"
"Être dans un séminaire, c’est un peu comme être dans Blade Runner : personne ne sait qui est un humain et qui est un « répliquant ». C’est une ambiguïté que les hétéros vivent généralement très mal."
"La pornographie, essentiellement gay, est un phénomène si fréquent au Vatican que mes sources évoquent « de graves problèmes d’addiction parmi les prélats de curie."
"Ma théorie est que les prêtres pédophiles utilisent les informations dont ils disposent sur la hiérarchie catholique pour se protéger. C’est une forme de pression ou de chantage. Les évêques qui ont eux-mêmes des relations homosexuelles sont contraints de se taire."
"Bien des dérives de l’Église, bien des silences, bien des mystères s’expliquent par cette règle simple de Sodoma : « Tout le monde se tient."
"Durant ces chemsex parties, il y avait d’autres prêtres et employés du Vatican, ajoute l’un des témoins, un monsignore qui a participé à ces festins."
"La conclusion la plus frappante du rapport, véritable code qui permet de comprendre le Vatican, est le lien entre les affaires financières et l’homosexualité – la vie gay cachée allant de pair avec les malversations financières. Cette articulation entre le sexe et l’argent est bien l’une des clés de compréhension de Sodoma."
"Les abus sexuels de l’Église ne sont pas une page sombre du pontificat de Benoît XVI : il s’agit de la plus grande tragédie, la plus grande catastrophe de l’histoire du catholicisme depuis la Réforme, me dit un prêtre français."
"C’est vrai, par exemple, d’un cardinal francophone qui a adopté un migrant qu’il affectionnait particulièrement, suscitant l’étonnement de la police qui a découvert, en enquêtant sur le « sans-papiers », que l’ecclésiastique entendait bien faire légaliser son compagnon !"

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Fasciné par les migrants et l'immigration, l'évêque de Rome François a oublié un détail : quand le Christ parle de l'étranger dans le Nouveau Testament en se présentant lui-même comme Galiléen (la Galilée était un coin peu apprécié des Judéens), en incluant les Samaritains dans sa prédication ou en vantant les qualités de la foi du centurion romain, il évoque essentiellement sa mission qui consiste à faire évoluer le judaïsme de son époque, le faire passer à l'universalisme, autrement dit il insiste sur le fait qu'à parti de sa venue, de sa mort et de sa résurrection, le salut de Dieu ne sera plus accordé à un seul peuple mais à tous les hommes de bonne volonté. Cela n'a rien à voir avec les migrations de population.
Paul-Éric Blanrue.