BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE
dimanche 17 mai 2015
Maître Gilles-William Goldnadel, membre du CRIF, conseiller en dédiabolisation auprès de Marine Le Pen, concepteur du néo-FN et interface entre celui-ci et les sionistes de droite.
Gilles-William Goldnadel : Faut-il diaboliser... par Uncle
En s'en prenant vertement à Florian Philippot et à ses mignons, qui, il est vrai, ne sont pas pour rien dans sa mise à l'écart du parti
(questions idéologiques et générationnelles), Jean-Marie Le Pen, sous couvert de moqueries salaces concernant la
sexualité trouble de ces messieurs, critique en fait la
gauchisation du FN. C'est fort gentil, la saillie fait glousser,
mais je constate que l'ex-dissidence fait mine de ne pas comprendre
l'enjeu de cette guerre interne, puisque c'est précisément cette gauchisation
qu'elle a appuyée de tous ses voeux depuis le début. Il est dommage que le Menhir ne dise pas un traitre mot de Gilles-William Goldnanel, qui n'est
pas un inverti, lui, mais un sioniste de droite, un membre du
CRIF, l'avocat de la LDJ, et qui, avec ses réseaux israéliens et l'aide
des Aliot, des Collard et des autres majordomes de l'État juif infiltrés au
sein du FN, est à l'origine de l'orientation sioniste du parti - laquelle
orientation est la première cause du retrait précipité du Vieux des
affaires, en particulier depuis l'histoire de la "fournée". Pourquoi ce
silence ? Combien de temps durera-t-il ?
Paul-Éric Blanrue
samedi 16 mai 2015
"La Sainte Écriture insiste partout sur le fait que l'homme doit se détacher de lui-même. C'est seulement dans la mesure où tu te détaches de toi-même que tu es maître de toi. C'est dans la mesure où tu es maître de toi que tu te réalises toi-même. Et c'est dans la mesure où tu te réalises que tu réalises Dieu et tout ce qu'il crée à jamais" - Eckhart von Hochheim, dit Maître Eckhart (1260-1328).
vendredi 15 mai 2015
La Chanson du pirate.
Là-bas sont lancées de féroces guerres
par des rois aveugles
pour quelques arpents de terre ;
moi je tiens pour mienne
toute l’étendue de la mer déchaînée
où nul n’imposa sa loi
par des rois aveugles
pour quelques arpents de terre ;
moi je tiens pour mienne
toute l’étendue de la mer déchaînée
où nul n’imposa sa loi
Car mon bateau est mon trésor,
mon Dieu, c’est la liberté,
ma loi, la force et le vent,
mon unique patrie, la mer.
mon Dieu, c’est la liberté,
ma loi, la force et le vent,
mon unique patrie, la mer.
Et si je viens à tomber,
qu’es-ce donc que la vie?
Pour perdue
je la tins
lorsque je secouai,
comme un brave,
le joug de l’esclave.
qu’es-ce donc que la vie?
Pour perdue
je la tins
lorsque je secouai,
comme un brave,
le joug de l’esclave.
Le butin
je le divise
à chaque fois
en parts égales;
je ne veux
pour richesse
que la beauté
sans égale.
je le divise
à chaque fois
en parts égales;
je ne veux
pour richesse
que la beauté
sans égale.
Ma meilleure musique est celle
des aquilons,
le fracas et le frémissement
des cordages secoués,
de la mer noire les soupirs,
et le rugissement de mes canons
des aquilons,
le fracas et le frémissement
des cordages secoués,
de la mer noire les soupirs,
et le rugissement de mes canons
Le tonnerre
tambourine
et le vent
mugit
et je m’endors
tranquille,
bercé
par la mer...
tambourine
et le vent
mugit
et je m’endors
tranquille,
bercé
par la mer...
José de Espronceda (1808-1842), La canción del pirata.
Les Hyperboréens en savonnettes.
Au fond, qu'est-ce qui retient les identitaires (je pense aux disciples de ce vieux pantin édenté et bégayeur de Guillaume Faye, par exemple) de se définir officiellement comme
racistes ? Leurs meilleurs alliés : les sionistes. Le terme ne
figure pas en effet dans l'agenda du lobby israélien. Plus jamais ça ! La perspective shoatique est suffisante pour lui permettre de mater à distance qui bon lui semble, en particulier grâce à l'emploi de l'hypnose lanzmannienne et à la télépathie consensuelle hilbergesque ; quant à l'ethnicisme rabique, il est réservé à sa métaphysique portative
personnelle.
Qui est le maître ? Celui qui choisit les mots que vous avez le droit de prononcer. Qui est l'esclave ? Celui qui se soumet au vocabulaire imposé par le maître.
Cette ablation lexicale, accordée de bon gré, n'empêche pas les identitaires de bomber le torse comme s'ils défilaient à Nuremberg en route vers l'Hyperborée des origines. Mis au pas et portant ostensiblement la marque du collier, ils ont malgré tout le culot d'en faire des tonnes sur leur refus d'une fantasmée "dhimmitude". Croient-ils qu'ils iront plus vite et plus loin en avançant sur les genoux ? Elle est jolie, la race supérieure !
Qui est le maître ? Celui qui choisit les mots que vous avez le droit de prononcer. Qui est l'esclave ? Celui qui se soumet au vocabulaire imposé par le maître.
Cette ablation lexicale, accordée de bon gré, n'empêche pas les identitaires de bomber le torse comme s'ils défilaient à Nuremberg en route vers l'Hyperborée des origines. Mis au pas et portant ostensiblement la marque du collier, ils ont malgré tout le culot d'en faire des tonnes sur leur refus d'une fantasmée "dhimmitude". Croient-ils qu'ils iront plus vite et plus loin en avançant sur les genoux ? Elle est jolie, la race supérieure !
Quand l'extrême droite la plus bête du monde rampe, elle a le chic pour se faire croire qu'elle résiste à tout crin. Pétocharde au dernier degré, elle ne peut point
faire les choses à moitié, ni nuancer un minimum son appréciation des
événements. Il faut que la bassesse soit misérable, totale, grotesque à
force de contorsions idéologiques qui finissent par la faire ressembler à un clown
triste qui s'auto-entarte et se nettoie ensuite avec du ketchup. Et comme elle
n'est jamais assez veule, elle ne se contente pas de verser
une larme pour les braves Soviétiques qui ont extirpé de notre vieille
Europe ce mal absolu qu'était le nazisme, non : elle réanime également
la fable du savon juif, à laquelle même Pierre Vidal-Naquet ne croyait plus.
Voyez le site "La Gauche m'a tuer" : "La lutte contre le fascisme et le nazisme, les Russes savent ce que
c’est. Ils n’ont pas, comme les dirigeants Français, capitulé face à
l’ennemi et collaboré en faisant mine de se boucher le nez. Ils n’ont
pas, comme les dirigeants Français, envoyé les Juifs par wagons entiers
aux allemands pour qu’ils s’amusent à en faire des savonnettes."
Toujours plus ! Toujours trop ! C'est logique : on sait qu'un chien bien dressé devance les désirs de son propriétaire et finit à la longue par lui ressembler.
Paul-Éric Blanrue
jeudi 14 mai 2015
Vers un dialogue catholique-musulman ?
Radio Vatican annonce qu'une rencontre vient
de s'achever en Suisse, organisée par le Conseil des conférences
épiscopales d'Europe (CCEE) autour du thème du dialogue avec l'islam. Il y avait là évêques, prêtres et même un
sociologue musulman. Le coordinateur de cette table ronde était le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, ancien président de la Conférence des évêques de France (2001-
2007). Il évoque un "dialogue de vie", et patin-couffin.
Si c'était pour se rapprocher les uns des autres en prenant de la
hauteur et analyser à fond les liens ancestraux qui, par-delà leurs différences, unissent musulmans
et catholiques pour lutter de manière efficace contre les forces de
subversion qui cherchent à faire disparaître ces deux religions de la
surface de la terre, le principe serait bon et j'applaudirais des deux
mains.
Hélas, vu les explications données par le bon prélat aux journalistes et l'ambiance
générale post-conciliaire qui prévaut dans ce genre de réunions, il est à craindre que ce "dialogue"
ne consiste qu'en l'expression de belles paroles, vagues et creuses, recouvrant un
oeucuménisme de type horizontal, à ras du sol, rongé par les idéaux du
temps (droits de l'homme, égalité, tolérance et confitures) et ne s'ouvrant à la
fin que sur un vide spirituel abyssal, sans substance ni qualité.
Il n'y
a pas grand monde là-dedans pour développer la pensée riche en
protéines d'un universalisme par en haut, transcendantal, qui
chercherait à mettre en commun le dépôt de la connaissance sacrée et le faire fructifier. Les
meilleures intentions du monde ne font pas une politique. Il importerait
d'agir en commun en se fondant sur des vérités essentielles et en
dépassant, sans rien renier de sa foi, un exclusivisme de circonstances ;
voilà ce qui permettrait d'éviter l'enlisement et de s'extraire de la
panade. On n'y est pas. Et on n'y va pas - à l'exception notable,
peut-être, du Liban.
En France, en tout cas, le climat n'est pas propice à l'entretien de telles espérances. Le maire UMP de Venelle, Robert Chardon, propose ainsi dans un Tweet "d'interdire le culte musulman en France." Je ne lui jette pas la pierre : il dit ce qu'il pense, ce qui est déjà énorme pour un républicain. Ceci posé, interdire l'islam en France au nom de quoi ? Chardon ne le précise pas.
Parce ce que la France est la fille aînée de l'Église et qu'il faut rétablir la prière pour l'Angelus et la messe en latin?
Pour que renaissent de nouveaux ordres chevaleresques voués à la défense du Christ-Roi ?
Pour que les monastères prospèrent ?
Ou bien parce que le maire de Venelle a entendu certains de ses frères en causer aux agapes, après avoir planché sur la tolérance ?
Ou bien par banal racisme car islam égale bougnoules ?
Ou encore mieux : pour se soumettre platement aux diktats sionistes qui font et défont les carrières ?
Faites votre choix.
En France, en tout cas, le climat n'est pas propice à l'entretien de telles espérances. Le maire UMP de Venelle, Robert Chardon, propose ainsi dans un Tweet "d'interdire le culte musulman en France." Je ne lui jette pas la pierre : il dit ce qu'il pense, ce qui est déjà énorme pour un républicain. Ceci posé, interdire l'islam en France au nom de quoi ? Chardon ne le précise pas.
Parce ce que la France est la fille aînée de l'Église et qu'il faut rétablir la prière pour l'Angelus et la messe en latin?
Pour que renaissent de nouveaux ordres chevaleresques voués à la défense du Christ-Roi ?
Pour que les monastères prospèrent ?
Ou bien parce que le maire de Venelle a entendu certains de ses frères en causer aux agapes, après avoir planché sur la tolérance ?
Ou bien par banal racisme car islam égale bougnoules ?
Ou encore mieux : pour se soumettre platement aux diktats sionistes qui font et défont les carrières ?
Faites votre choix.
Paul-Éric Blanrue
Ascension héroïque.
Jeudi de l'Ascension à Venise. Je serais
curieux de savoir combien d'identitaires et de racialistes bon teint
fustigeant les "muzz" et les "envahisseurs islamistes" se rendent
aujourd'hui dans les églises de France, conciliaires ou non, pour y fêter l’élévation au ciel de Jésus
Christ. Vu le flop du rassemblement nationaliste du 10 mai consacré à
Jeanne d'Arc, patronne de la France, pas beaucoup m'est avis. C'est bien
gentil de cracher sur la foi des autres, encore faudrait-il avoir une
bonne raison de la rejeter, sauf à céder au chant des sirènes du
laïcisme en peau d'agneau de l'Étoile flamboyante grand-orientée.
Un souhait que je partage : "Notre État n'est pas une superstructure
juridique, un pur fait de puissance, une autorité extérieure sans
fondement. Il est éthique et spirituel. Il a la valeur d'une entéléchie,
c'est-à-dire d'une force donnant une forme à la nation et au peuple,
qui, sinon, resteraient une réalité éparse et informe, végétant sur un
plan d'existence naturaliste, dépourvue de toute tension métaphysique,
éthique et même véritablement héroïque" (Julius Evola).
Paul-Éric Blanrue
mercredi 13 mai 2015
Valls devient titulaire du Prix international de la Carpe farcie et de la lutte contre l'antisémitisme. Félicitations !
LIEN
Lundi 11 mai, le Prix Lord Jakobovitz (vieille noblesse prussienne) pour
le judaïsme européen 2015 a été décerné au Premier ministre Manuel
Valls (issu de banquiers catalans) pour sa détermination
et son action dans la lutte contre l'antisémitisme français, mondial,
lunaire et cosmique, en présence du Grand Rabbin de France Haïm Korsia
(descendant de Charlemagne), de Pinchas Goldschmidt (Moscovite de
souche), Président de la Conférence des Rabbins Européens et de Moshé
Lewin (un gars du Raincy), Directeur exécutif de la Conférence des
Rabbins européens.
Le CRIF était représenté par Véronique Harari,
Directrice des Amis du CRIF et des Relations Publiques (et spécialisée
dans l'antiracisme et la carpe farcie).
Mazeltov, Manu !
Nos amis de Radio Courtoisie (la radio qui n'invite pas Blanrue) nous signalent qu'on dit "lauréat" et non "titulaire" pour un Prix. C'est exact. Mais il existe une exception : pour le Prix de la Carpe farcie. De même, on ne dit Shoah que pour définir un seul et unique truc historique.
Suivez la mode des grands de ce monde grâce au Clan des Vénitiens !
Aujourd'hui, deux styles s'affrontent.
D'abord, la french touch du hollandisme révolutionnaire : veste boutonnée sur
président assis, cravate servant de cache-sexe (pratique si jamais la
fermeture Éclair est ouverte), bras en position Playmobil, sourire niais
pour tromper l'ennemi, main gauche fermée pour y cacher un Twix (à croquer entre deux réunions). Patria o muerte ? Son choix est fait.
Ensuite...
... la
classe camping-club de Fidel, tout à trac, survêt' et chemise dehors : le
chic pour montrer à ses visiteurs qu'on est chez soi, qu'on n'en a rien à secouer de leurs salamalecs et qu'on s'apprête à se faire un barbecue tranquille avant
d'aller siester sous un parasol face au Golfe du Mexique. Qui a écrit Le Droit à la paressse ? Le beau-frère de Marx, Paul Lafargue, Français né à Cuba ! Notre choix est fait : la dictature de la peinardise contre celle du balai dans le c... !
Fidel vainqueur par KO !
mardi 12 mai 2015
Fidel Castro non-conformiste !
Fidel Castro, in Ignacio Ramonet, Fidel Castro, biographie à deux voix, Fayard, 2006 :
- "Il ne faut pas oublier que presque tous mes professeurs étaient
espagnols et nationalistes, d'idéologie de droite, franquiste et
réactionnaire ; et pourtant, pour former le caractère et inculquer
l'austérité et la discipline, je n'en ai jamais eu de meilleurs (...)
Les jésuites savent forger le caractère des jeunes gens. Si un élève se
distingue par la pratique d'activités difficiles et risquées, ils y
voient une preuve d'esprit d'initiative et de ténacité. Ils ne les
refrènent pas.... Les jésuites espagnols savent inculquer un sens aigu
de la dignité, le sens de l'honneur ; ils savent apprécier la force et
le caractère, la franchise, la droiture, le courage de la personne, son
esprit de sacrifice."
- "Nous ne nous soucions guère des soldats ennemis tombés au combat, mais
pour ceux qui se rendaient ou étaient faits prisonniers, en revanche...
Sans ça, on en peut pas l'emporter... Il y a des principes élémentaires
dans la guerre et en politique. L'éthique n'est pas simplement une
question morale, l'éthique est rentable... Je vous l'affirme : il est
impossible de gagner une guerre sur la base du terrorisme. C'est aussi
simple que cela. C'est prendre le risque de rencontrer l'opposition,
l'inimitié, et le rejet de tous ceux dont on a précisément besoin pour
gagner la guerre... Pas de magnicide, pas de victimes civiles, pas de
régime de terreur. À quoi bon ?"
- "Personne ne pose la moindre question concernant les armes nucléaires
que détient Israël. Personne ! Dans le monde ne circulent que les
informations qui intéressent l'empire américain et ses alliés..."
- "On l'oublie parfois, Hitler est arrivé en janvier 1933 à la tête du
gouvernement comme chancelier d'Allemagne suite à des élections, et non
après un coup d'État."
| Blanrue : une passion pour la monarchie cubaine |
- "Les États-Unis ont poussé tous les pays d'Amérique latine ainsi que
tous leurs alliés à rompre avec Cuba. Or, même si nous critiquions et
attaquions Franco, il a été le seul, dans ces circonstances, qui ne
s'est pas soumis au diktat de Washington... Il a eu une attitude
correcte qui mérite notre respect et même, sur cet aspect précis, nos
remerciements. Il n'a jamais voulu céder à la pression américaine. Il a
agi avec un entêtement purement galicien... Finalement, Franco a démontré
qu'il avait de la clairvoyance politique... Je n'ai jamais entendu dire
que Franco avait mis la main sur autant d'argent que d'autres ont pu le
faire. Il était certes appuyé par des riches, mais il semblerait que
son administration était moins corrompue... J'apprécie beaucoup Juan
Carlos, un roi, qui, comme vous le savez, a été formé sous Franco. On
peut reconnaître à celui-ci un certain mérite : avoir établi une méthode
pour éduquer convenablement un roi. Enfin, cela lui a permis d'acquérir
des connaissances militaires, navales... La méthode employée pour
former un roi d'Espagne a porté ses fruits. Sans nul doute, Juan Carlos
est un vrai gentleman."
- "Georges Marchais venait fréquemment à Cuba. Presque tous les ans, il
passait ses vacances ici avec sa femme, Liliane, et ses enfants... Un
jour, j'ai demandé à Marchais : "Que pensez-vous faire quand vous
accéderez au pouvoir ? " Il m'a répondu ; "Nous allons nationaliser
toute une série de banques et de grandes entreprises." "Attention !,
l'ai-je averti. n'allez surtout pas nationaliser l'agriculture. Laissez
les petits producteurs en paix. N'y touchez surtout pas. Sinon vous
pourrez dire adieu au bon vin, aux délicieux fromages et à votre
excellent foie gras"."
- "Jean-Edern Hallier est venu ici en 1990. Avant cela, il avait écrit un
livre qui m'avait beaucoup plus, L'Évangile du fou. C'était un
polémiste talentueux et un pamphlétaire féroce. Avec une imagination
débordante. Un véritable agitateur. Nous avions en commun notre origine
celte - qui de mon côté me vient de mon père, né en Galice -, une
origine dont il était très fier. C'était un éternel rebelle qui n'avait
pas sa langue dans sa poche et n'épargnait personne... Puis nous avons appris sa mort en 1997. Cela m'a causé une peine immense. Il était jeune
et avait un talent exceptionnel."
- "Ce qui fait toute la grandeur de Perón, c'est qu'il a su exploiter les
réserves et les ressources immenses de ce pays si riche qu'est
l'Argentine, et amélioré les conditions de vie des travailleurs. Cette
classe sociale, toujours reconnaissante et fidèle à l'égard de ses
bienfaiteurs, a fait de Perón, jusqu'à la fin de sa vie, une idole du
petit peuple."
- "Le gendarme le plus puissant du Moyen-Orient, le shah d'Iran, fut
renversé, pouvons-nous dire, par une rébellion de masse.
Extraordinaire exemple prouvant qu'à certains moments le peuple peut
renverser l'armée la plus puissante, à coups de revendications, d'idées
et d'héroïsme, et ce pratiquement sans tirer un coup de feu. L'exemple
de la révolution islamique d'Iran est à cet égard historique."
![]() |
| Roger Garaudy et Fidel Castro |
Attentats de Paris : l'énigme de Charleroi. L'enquête continue !
Amedy Coulibaly s'était procuré des armes de guerre pour mener
son attaque contre l'Hyper Cacher mais le mystère demeure sur les
moyens par lesquels il se serait procuré ces armes en Belgique, à
Charleroi. Peu après l'attaque contre l'Hyper Cacher, c'est un certain Neetin Karasular, un sympathisant du PKK connu
pour ses liens avec le banditisme, qui s'est présenté à la police belge
en expliquant avoir été en contact avec Amedy Coulibaly. Dans la
foulée, l'homme a été inculpé pour trafic d'armes. Des armes qui
auraient fini entre les mains d'Amedy Coulibaly.Seulement voilà, le
Carolo (NDLR: habitant de Charleroi) en question qui niait déjà les faits
devant le tribunal de Charleroi le 19 janvier 2015, serait bel et bien
innocent. La piste à suivre s'orienterait désormais vers un trafic aux
ramifications étonnantes puisqu'elles mettent en cause plusieurs
services de sécurité français.
Au centre de ce réseau, un certain Claude Hermant, un ancien
du DPS (le service d'ordre du Front National), service qu'il avait
accusé il y a 13 ans de l'avoir missionné de semer le désordre dans la
cité de Beauval à Meaux, ville contrôlée par Jean-François Copé depuis
1995. L'émission Pièces à convictions
avait à l'époque consacré un sujet aux manipulations orchestrées par
Hermant dans la cité meldoise. Des opérations pour lesquelles il avait
pris soin d'infiltrer le quotidien des habitants. Face à ces
accusations, l'ex chef du DPS Bernard Courcelles, également connu pour
ses barbouzeries en Afrique,
avait nié toute responsabilité. Mais il n'en demeure pas moins que
Claude Hermant donnait aux réalisateurs de l'émission de nombreux
détails sur ses missions de déstabilisation des cités françaises, de
même qu'il obtenait facilement des faux documents et des armes en
communiquant via une technique très rodée avec un réseau
fonctionnant comme un véritable service de renseignement. Au vu des
méthodes adoptées par Hermant pour semer le désordre à Meaux à la fin
des années 90, il y a de quoi s'inquiéter qu'un tel homme ait pu fournir
des armes à Amedy Coulibaly tout en étant un indic de la gendarmerie
lilloise.
D'après la Voix du Nord,
ce proche des milieux identitaires lillois aurait échangé plusieurs
courriels avec les services de la gendarmerie qui lui auraient donné
pour mission d'infiltrer le réseau de trafiquants d'armes de Charleroi.
Or ces armes, après être passées dans les mains d'Hermant auraient in fine bien atterri entre celles d'Amedy Coulibaly et auraient servi pour l'attaque de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes.
Incarcéré depuis la fin du mois de janvier 2015, Claude Hermant n'a
pour le moment pas eu l'occasion de donner publiquement sa version des
faits. Néanmoins, on s'interroge sur la nature de l'opération montée par
la gendarmerie pour infiltrer le réseau. De même, on s'interroge sur
l'étrange relation entre Hermant et la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) dont un douanier de l'antenne lilloise a été inculpé le 30 avril 2015 pour "acquisition et détention" d'armes de guerre
par l'intermédiaire d'Hermant. S'agit-il des armes qu'Amedy Coulibaly
avait en sa possession dans l'Hyper Cacher ? Encore un nouveau mystère
qui s'ajoute à l'étrange comportement de la DNRED, cette dernière ayant
déjà été épinglée par les journalistes du Point dans l'affaire du trafic de fausse Nike de Saïd Kouachi.
Mais revenons-en à l'énigme de Charleroi dans laquelle la Gendarmerie
ne semble pas avoir eu un seul indic en la personne d'Hermant mais
également un second en la personne d'Amar Ramdani, le compagnon
de la gendarme convertie à l'Islam et mise à pied dans un premier temps
pour sa relation amoureuse avec ce complice présumé d'Amedy Coulibaly.
Nous avons déjà détaillé les raisons pour lesquelles Amar ne pouvait avoir échappé aux services de police français pour la seule raison de son idylle avec Emmanuelle
la gendarme. En effet, au regard du lourd dossier qui lui pendait au
nez, à savoir un mandat d'arrêt européen délivré par la Cour de Justice
de Malaga en 2013, il est difficile de comprendre l'inaction des
services de police à son égard. Quant à sa proximité avec Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi, elle n'arrange en rien le silence des autorités sur ce dossier épineux qui semble dissimuler une vérité inavouable.
Emmanuelle avait indiqué à l'équipe de l'émission Sept à Huit qu'il "a été décidé de faire tomber des têtes" avant que TF1 ne supprime la vidéo de son site internet.
Le douanier lillois de la DNRED faisait-il alors partie des têtes à
faire tomber ? Emmanuelle a en tout cas elle aussi fait les frais de
cette étrange affaire et a d'ailleurs été placée en garde à vue pour un
motif qui a de quoi intriguer puisque les journalistes de TF1 ont indiqué :
"Depuis le tournage de cet entretien par les équipes de 7 à 8, les enquêteurs auraient intercepté une lettre qu'Emmanuelle aurait tenté de faire passer à son ami où elle évoque la ville de Charleroi en Belgique."
Quel secret Amar et Emmanuelle partagent-ils autour de l'épisode de Charleroi ? Mais surtout, quelle information une gendarme officiellement chargée de la formation des agents de renseignement de la Gendarmerie pourrait-elle partager avec un complice d'Amedy Coulibaly ? Cette information a t-elle un lien avec Claude Hermant, l'indic de la gendarmerie lilloise qui avait reçu un courriel d'un gendarme en novembre 2014 lui indiquant « Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie… Nous sommes partant(s) pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…) » ? Ce qui est certain est que depuis l'arrestation d'Emmanuelle, les services de l’État n'ont pas souhaité communiquer sur la correspondance entre Emmanuelle et Amar.
Charleroi est donc au cœur de l'un des volets les plus mystérieux des attentats de Paris, à savoir l'attaque de l'Hyper Cacher. Un épisode dans lequel les services de la gendarmerie et de la DNRED ont manifestement des choses à dissimuler aux français. Un raté ? Un "couac" comme l'affirment les journalistes belges de La Meuse ? Ces derniers semblent être bien au courant de l'affaire et annoncent que l'intermédiaire entre Coulibaly et Hermant, courrait toujours aujourd'hui !
"Depuis le tournage de cet entretien par les équipes de 7 à 8, les enquêteurs auraient intercepté une lettre qu'Emmanuelle aurait tenté de faire passer à son ami où elle évoque la ville de Charleroi en Belgique."
Quel secret Amar et Emmanuelle partagent-ils autour de l'épisode de Charleroi ? Mais surtout, quelle information une gendarme officiellement chargée de la formation des agents de renseignement de la Gendarmerie pourrait-elle partager avec un complice d'Amedy Coulibaly ? Cette information a t-elle un lien avec Claude Hermant, l'indic de la gendarmerie lilloise qui avait reçu un courriel d'un gendarme en novembre 2014 lui indiquant « Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie… Nous sommes partant(s) pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…) » ? Ce qui est certain est que depuis l'arrestation d'Emmanuelle, les services de l’État n'ont pas souhaité communiquer sur la correspondance entre Emmanuelle et Amar.
Charleroi est donc au cœur de l'un des volets les plus mystérieux des attentats de Paris, à savoir l'attaque de l'Hyper Cacher. Un épisode dans lequel les services de la gendarmerie et de la DNRED ont manifestement des choses à dissimuler aux français. Un raté ? Un "couac" comme l'affirment les journalistes belges de La Meuse ? Ces derniers semblent être bien au courant de l'affaire et annoncent que l'intermédiaire entre Coulibaly et Hermant, courrait toujours aujourd'hui !
Julien Teil
lundi 11 mai 2015
Raymond Blanrue (1918-1945). "Mort pour la France".
Raymond Blanrue est le grand-père paternel de Paul-Éric Blanrue.
Au lieu de laisser toujours les mêmes chouineurs en peau de zob parler au nom des mêmes victimes de la guerre, nous vous invitons à faire comme Blanrue :
sortez les photos de famille, les papiers, les dates et diffusez-les sur le Net !
Ils veulent parler du passé : nous allons en parler !
Et puis viendra le temps des bilans...
Au lieu de laisser toujours les mêmes chouineurs en peau de zob parler au nom des mêmes victimes de la guerre, nous vous invitons à faire comme Blanrue :
sortez les photos de famille, les papiers, les dates et diffusez-les sur le Net !
Ils veulent parler du passé : nous allons en parler !
Et puis viendra le temps des bilans...
![]() |
| Blanrue à l'âge qu'avait son grand-père quand il a disparu |
Principales citations des livres de Blanrue choisies par ses lecteurs et mises en ligne sur le site littéraire Babelio. On remarque le choix très pertinent des lecteurs !
1) "Seulement la parole ne s'est pas libérée à l'endroit de toute les
communautés à égalité. L'avez-vous fortuitement noté ? L'une d'entre
elles résiste à la critique et y riposte avec une brutalité inouïe. Les
plus gros scandales ayant éclaboussé Jean-Marie Le Pen, les affaires qui
le marquent comme un galérien et le tiennent
à l'écart de la respectabilité républicaine, lui interdisant de facto
toute possibilité d'alliance avec les autres partis, ne sont pas nées de
ces plaisanteries acerbes sur les Arabes ou les Roms, mais celles
concernant d'abord et avant tout ses déclarations plus ou moins
bienséantes sur les juifs. De ce côté-là, rien ne lui est pardonné. Dès
qu'il commet un faux pas, on sonne le schofar. A la moindre esclandre
avec la communauté organisée, le malaise devient universel et les
punitions réclamées ne sont loin d'être dignes d'un régicide. Dès que le
FN approche des 20 où d'intention de vote, une affaire de ce genre est
jetée dans les jambes de Le Pen. Alors on le tance, fustige, condamne
avec une rigueur particulière, l'excluant avec une férocité sans nom,
mais au nom, tout de même, des Six Millions - basse continue jouée par
la nouvelle cléricature composée de tyranneaux inaccessibles à
l'objection, en proie à une compulsion de répétition qui confine à la
culture de mort." (Jean-Marie, Marine et les juifs).
2) "En 2006, Patrick Gaubert prit part à la réunion des parlementaires juifs qui se tint à Jérusalem et dénonça les réunions internationales consacrées à
la lutte contre le racisme, le colonialisme et les discriminations qui,
selon lui, étaient « désormais l'occasion d'attaques systématiques
contre Israël et les Juifs » : « Je ne veux plus d'autre Durban, [la
conférence de l'ONU, en septembre 2001
où les pays ont accusé Israël de toutes les turpitudes», affirma-t-il.
Il se désola qu'en France la presse écrite fût laminée et écrasée par
internet, sur lequel « tout peut circuler librement». Il craignait
qu'Israël ne fût anéantie et les juifs exterminés par le « Goliath» des
temps présents (oubliant quelque peu que « David » était la quatrième
puissance militaire mondiale). Il s'étonnait encore que la communauté
africaine qui « veut que l'on parle de l'esclavage comme on parle de la
Shoah» et qui, faute de pouvoir établir des équivalences crédibles, «
accuse les Juifs d'avoir exagéré l'ampleur de l'entreprise
d'extermination des Juifs d'Europe». (Sarkozy, Israël et les juifs).
3) "Pour Sarkozy, Israël n'était pas à confondre avec ses gouvernements. Loin d'être une prise de distance avec ses amis lobbyistes, le président tenait là un discours parfaitement sioniste: dans cette optique, l'entité Israël se tient, en effet, au-dessus des contingences politiciennes et doit être défendue coûte que coûte, au besoin contre ses gouvernants s'ils dépassent les bornes ou donnent une mauvaise image de leur pays." (Sarkozy, Israël et les juifs)
4) "Carla, elle, a conservé et cultivé son sens du nomadisme, cher à
Jacques Attali, apôtre de la citoyenneté mondiale, du métissage et de
la fraternité entre les peuples, qui rêve"d'une Terre hospitalière à
tous les voyageurs de la vie"(L'Homme nomade, Fayard, 2003).
"Seriez-vous patriote ?", lui demande Philippe Broussard pour Le Monde
en 2003: "Non, répond-elle. Mon parcours personnel m'a poussé au
décloisonnement. je n'accorde aucune importance aux questions de
nationalité ou de langue". (Carla et Nicolas, Chronique d'une
liaison dangereuse)
5) "De par leurs origines et leurs conditions, ils appartiennent
corps et âme à une super-classe transnationale qui a a depuis longtemps
appliqué le mot d'ordre antiraciste du mélange des sangs et des
héritages, se comportant comme l'avant-garde d'un "monde métisse, qui va
se métissant plus encore" (Carla et Nicolas, Chronique d'une
liaison dangereuse)
"Libres considérations sur une France occupée." La Tunisie nous soutient !

Les nostalgiques d'une France digne et rayonnante
s'interrogent : Que reste–t-il de la liberté d'expression acquise aux
prix d'énormes souffrances et sacrifices?
Au pays du bon Roi Dagobert, il se passe des choses insolites qui
interpellent et nous laissent songeur... quant à l'avenir de ce grand et
beau pays.
Une certaine catégorie d'intellectuels français a la frousse, même de
son propre ombre. Elle ne se sent pas libre dans son pays, notamment
chez certaines professions où on se sent épié, matin, après-midi et
soir.
Cette crainte mortifère atteint un pic himalayen, lorsqu'on aborde un
sujet qui traite des juifs de France, d'Israël, et où on essaye un tant
soit peu d'être objectif...
Fini de rire :
La «quenelle» est un geste humoristique, un brin
provocateur, inventé par l'humoriste Dieudonné M'bala-M'bala en 2008
pour taquiner les juifs. C'est un geste qui consiste à ce qu'on ait un
bras tendu vers le bas, coupé par l'autre main au niveau de l'épaule.
Les pessimistes, c'est-à-dire, les présidents de la Ligue
internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et du
Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le
comparent à un salut nazi inversé, inventé pour soi-disant fabriquer de
l'antisémitisme et le propager. Et pour les rigolards c'est un geste
tout simplement rigolo.
Il a suscité beaucoup de polémique dans les milieux français sionistes et surtout déclenché l'ire des âmes en peine. Et il est sujet à des débats pittoresques sur l'antisémitisme avec une mauvaise foi digne d'un futur vaincu.
Il a suscité beaucoup de polémique dans les milieux français sionistes et surtout déclenché l'ire des âmes en peine. Et il est sujet à des débats pittoresques sur l'antisémitisme avec une mauvaise foi digne d'un futur vaincu.
Qu'une quenelle soit effectuée par un plaisantin, devant une école
juive ou une synagogue, prise en photo et balancé sur le net ou qu'elle
soit effectuée par un sportif au cours d'une compétition sportive pour
exprimer sa joie après avoir réussi un essai, on est parti pour des
lamentations jusqu'à ce que le «fautif» soit sévèrement sanctionné.
On aura tout vu :
En France, au début du mois d'avril 2015, un jeune lycéen de 16 ans
s'est permis de faire une quenelle, en pleine cour du lycée, pour
rigoler avec ses copains. Mal lui en pris, car ce malappris a écopé d'un
renvoi de 7 jours, et ce du 16 au 22 avril 2015.
Le proviseur, à priori professionnellement très ambitieux, a notifié,
dans son rapport du 15 avril, que l'impertinent a été renvoyé pour le
motif suivant : avoir commis «un geste apparenté à l'incitation à la haine raciale ou antisioniste au sein du lycée»
! C'est ce qui a fait dire à certaines mauvaises langues, que la France
n'est pas un territoire israélien, mais plutôt une colonie!
Peur sur le cimetière :
Le plus tragique, c'est que même les morts ne peuvent échapper à ce véritable raz-de-marée de petitesse.
Edouart Drumond est un célèbre journaliste, écrivain et homme politique français. Il est né à Paris le 3 mai 1844 et c'est l'une des principales figures historiques de l'antisémitisme en France. Il est le créateur de la Ligue antisémitique de France.
Edouart Drumond est un célèbre journaliste, écrivain et homme politique français. Il est né à Paris le 3 mai 1844 et c'est l'une des principales figures historiques de l'antisémitisme en France. Il est le créateur de la Ligue antisémitique de France.
Il s'est rendu célèbre par la publication, en avril 1886, de ''La France juive'',
un pamphlet antisémite qui a rencontré un succès éditorial considérable
avec 62.000 exemplaires vendus la premières année et a connu 150
rééditions au total jusqu'en 1914.
Il est décédé le 3 février 1917 et a été inhumé au cimetière du
Père-Lachaise. En 1942, l'inscription «A l'auteur de l'immortel chef
d'œuvre, la France juive» a été ajoutée.
En 2000, un arrêté municipal de la ville de Paris, présidé, en grande
pompe, par le maire de la capitale, Jean Tiberi, profane la tombe en
faisant buriner l'épitaphe, considérée comme constituant «un trouble à l'ordre public»... Yes we can!
C'est, à priori, une première mondiale que de vouloir rétablir
l'ordre public dans une nécropole... Mais bon voilà, à défaut de
rétablir l'ordre chez les vivants et de lutter contre le chômage chez
les survivants, on tente de rétablir l'ordre chez les macchabées ! Mais
ce n'est pas le plus intéressant...
Dans
une France en voie de perdre l'humour, l'esprit critique a ses
défenseurs qui prèfèrent en rire qu'en pleurer, notamment l'humoriste
Dieudonné et l'historien Paul-Eric Blanrue.
La cité de la peur :
Ce qui va être suivre s'est passé, il est vrai, en 2009. Il décrit le
climat de terreur qui règne, dans les mass-médias, le milieu des
éditeurs et des distributeurs en France...
Ce qui va vous indigner s'est passé dans la patrie des droits de
l'homme et de la liberté d'expression, pays à priori libre, puisque non
colonisé.
Paul-Eric Blanrue est un écrivain français. Il est né en France, il y
vit et possède un passeport français. Il a déjà publié 11 livres sans
que ça ne déchaine la colère de Belzébuth. Il est aussi chroniqueur à la
célèbre revue ''Historia''. Il a rédigé un livre intitule ''Sarkozy, Israël et les juifs'' et la première diffusion a eu lieu le 28 mai 2009.
Ce livre n'a pas trouvé d'éditeur, après que tous les éditeurs
contactés dans le milieu de l'édition française aient refusé de le
publier. Pour l'éditer, M. Blanrue a du accomplir un véritable parcours
du combattant, contrairement aux livres précédents. Il a été, tenez-vous
bien, obligé de s'expatrier en Belgique pour pouvoir le publier. Yes we
can !
Nous sommes la nuit:
Pourquoi un éditeur belge pour un auteur français qui n'a plus à
prouver sa qualité pour être publié? Pourquoi ces beaux esprits ont-ils
opposé un niet catégorique à la publication de ce livre? Pourquoi
refuser de publier un historien qui a déjà fait ses preuves et parcouru
les plateaux de télévision française pour ses précédents livres? De qui
a-t-on peur? Une peur qui paralyse tant ne peut-être que viscérale.
L'éditeur belge trouvé, les diffuseurs français, les yeux baissés en
révérence, refusent de diffuser le livre en question; situation on ne
peut plus cocasse quand on sait que le métier du diffuseur n'a jamais
consisté à évaluer, mais à diffuser sans juger ce que l'éditeur, avec
lequel il est sous contrat, diffuse. Yes we can!
Pis encore, même le diffuseur de l'éditeur belge a refusé de
distribuer le livre en France, pourquoi? On n'en sait rien. A ce niveau
de génuflexion royale, ce n'est plus de l'obéissance passive, mais c'est
de la soumission active.
Bien entendu, cette conspiration du mutisme est passée sous mutisme. L'armée des ombres bienveillantes veille sur la France. Dormez brave gens, dormez!
Bien entendu, cette conspiration du mutisme est passée sous mutisme. L'armée des ombres bienveillantes veille sur la France. Dormez brave gens, dormez!
Une peur bleue... blanc, rouge
«Pour publier votre livre, c'est hélas non, car outre les risques
de le sortir, on n'aura pas une ligne de presse et encore moins de
média, du fait de la mainmise de ceux dont on ne peut pas dire le nom et
de leurs affidés. C'est dommage car c'est un vrai sujet. Amitiés.»
Ce que vous venez de lire est un des nombreux exemples de réponses
parvenues à Paul-Eric Blanrue, lorsqu'un éditeur a pris son courage à
deux mains et daigné lui répondre; et encore ils n'ont pas été nombreux,
puisque tétanisés par la frayeur.
En 2007, pour un essai consacré au judaïsme, intitulé ''Le monde contre soi'', M. Blanrue a eu droit au tapis rouge et à un déluge d'invitations pour le présenter. Il a eu le «grand»
honneur d'être invité, le 11 novembre 2007, à Tel-Aviv, au Salon des
écrivains du B'nai Brith, qui représente la plus vieille organisation
juive internationale dont le but est de soutenir la politique et la
pérennité de l'Etat d'Israël...
Omerta médiatique :
Le 4 juin 2009, à Paris, à l'hôtel Ampère, a eu lieu la conférence de
presse pour le lancement de ce livre. Les journaux, radios et
télévisions ont été contactés, par un communiqué ciblant les
journalistes spécialisés en politique et cela à maintes reprises.
Sur la trentaine de personnes présentes, il n'y avait que deux
journalistes : une indépendante et de nationalité anglaise, et l'autre
c'était Marc de Miramon, de ''L'Humanité Dimanche'. Aucun article en France n'a commenté cette conférence... Yes, yes, yes...
C'est la fameuse théorie «la censure par le vide»...
Comment peut-on passer pareil silence... sous silence? Que révèle ce livre de si effrayant pour qu'il soit «guillotiné»
de cette manière? Que penser d'un pays dans lequel la liberté est si
bâillonnée et qui se permet, en même temps, par le biais de ses béni
oui-oui, de juger les élections tunisiennes, algériennes, iraniennes...
Chapeau bas, chers messieurs!
Ces bouffonneries ne peuvent pas nous interpeller sur la liberté
d'expression et du règne en maitre absolu, vertueux et arriviste, du
lobby pro-israélien en France qui, on le sait, aime confondre,
sciemment, juif et Israélien.
Peur sur la ville:
Une seule librairie parisienne a décidé de briser l'omerta et diffuser le livre «censuré», en dépit des intimidations. C'est la librairie Résistances, au 17e arrondissement parisien.
Le 3 juillet 2009, quelques heures à peine après la mise en place du
dit livre dans la vitrine, elle a été vandalisée par des individus
cagoulés, casqués, vêtus de noir. Arrêtés, ils se sont revendiqués comme
étant de la Ligue de défense juive, milice interdite en Israël et aux
Etats-Unis, mais qui jouit d'une impunité totale en France!
Le matériel a été cassé, les ordinateurs détruits et les livres
aspergés d'huile et rendus inutilisables. Et comme on devait s'y
attendre, cet événement a donné lieu à fort peu de communication dans
les médias classiques. Tout est dit!
Pour ces seigneurs des ténèbres, vandaliser une librairie est la plus
belle des manières pour détruire l'esprit français, son esprit critique
et sa renommée mondiale pour le débat d'idées.
Cerise sur le gâteau, des phénomènes étranges sont survenus sur
internet, comme l'évaporation des pages mentionnant le livre, l'auteur,
ou même Jean Bricmont, universitaire et essayiste belge qui a pris la
défense du livre par un communiqué. Yes we can!
Qui est-ce qui fait aussi peur en même temps, à l'éditeur français,
au distributeur français et aux libraires français? Comment se fait t-il
que des choses aussi délirantes sont tues? Par qui sont colonisés les
Français? Et surtout ont-ils vraiment le choix?
A bout de souffle:
Le must, c'est l'apparition, deux mois plus tard, d'un livre au titre étrangement similaire, intitulé ''Sarkozy, le monde juif et Israël''.
Il a été, bien évidemment, publié en France, et rédigé par Freddy
Eytan, ancien ambassadeur d'Israël en France, ci-devant journaliste et
politologue.
En matière d'arnaque éditoriale, on ne peut pas mieux faire. Ce chef
d'œuvre littéraire, ouvrage de commande troussé à la va-vite pour
contrer l'excellent ouvrage de Paul-Eric Blanrue n'a pour but que de
tromper le lecteur, faire diversion et brouiller la diffusion d'un livre
bien plus instructif, objectif et surtout dérangeant pour
l'establishment. Yes we can!
Dans livre d'Eytan, on a eu droit à des insanités, élucubrations et histoires à l'eau de rose, nous rappelant ''Mémoires d'un âne'' de la comtesse de Ségur, pour détourner l'attention des Français de l'inavouable.
Plus grave encore, des internautes, qui ont commandé le livre de M. Blanrue, ont eu la désagréable surprise de recevoir, par «erreur»,
le livre d'Eytan. Il suffit de taper le nom de M. Blanrue sur le moteur
de recherche d'Amazon, qui est une centrale d'achat de livres sur
internet, pour être renvoyé automatiquement sur le navet d'Eytan. Un tel
rideau de fumée et de mauvaise foi ne peut que rassurer. Ainsi le
grotesque a rejoint l'intolérable.
Les instigateurs de ce nouveau type de terrorisme intellectuel sont, à
priori, à bout d'arguments politiques et surtout idéologiquement à bout
de souffle.

Nicolas Sarkozy honoré par l'American
Jewish Commitee: les présidents français doivent-ils désormais être
adoubés par les lobbies sionistes?
La France enchainée :
En lisant l'ouvrage de Paul-Eric Blanrue, il n'y trouve rien
d'antisémite, puisqu'il n'est aucunement offensant pour les juifs. Son «crime», aux yeux des ses censeurs, c'est de la distinction, en bon historien, entre juif et sioniste. Son autre «crime»,
c'est qu'il est le premier livre à braquer les projecteurs sur ces
groupes de pression, qui agissent dans l'ombre et poussent la France à
s'aligner sur les Etats-Unis et Israël. Il révèle, par exemple, que les
politiques français doivent faire allégeance au Crif s'ils veulent être
sur «la rampe de lancement» des médias, dont les directions et
rédactions sont sous son emprise. Ce qui n'est pas, à proprement parler,
une révélation, mais un secret de polichinelle.
L'ouvrage, étayé par de très nombreuses sources, une masse
phénoménale d'informations et plus de 600 références bibliographiques et
citations, analyse la manière dont la politique israélienne influence
la politique étrangère française.
C'est un ouvrage pédagogique qui, exemples/faits/références à
l'appui, illustre ce qu'il n'est plus possible de dire sous peine de
recevoir un gros coup de bâton sur la tête... C'est un électrochoc
lucide et citoyen, au constat terrible, qui dévoile l'iceberg des
réseaux pro-israéliens et dévoile la comédie outrancière qui se joue sur
la scène politique en France. La démonstration est si éloquente que
l'ensemble de la presse et des médias ont passé l'ouvrage sous
silence... Bouche bée...
L'historien et les histrions :
Ce livre fait mal, car M. Blanrue met le doigt là où ça fait mal. Il
révèle de nombreux détails gluants et choquants, la très grande
proximité de Sarkozy avec les réseaux pro-israéliens, les pro-israéliens
de son entourage, les déclarations d'amour récurrentes pour qui on
sait, les relations troubles avec l'Etat hébreu..., autant de faits qui
ne devraient pas être portés à la connaissance de l'opinion française,
qui pourrait se demander, face à une pareille connivence, ce qu'il
advient de la «défunte» sacro sainte indépendance de la France.
La partie la plus édifiante de l'ouvrage concerne la période où
Sarkozy fut ministre de l'Intérieur ainsi que celle qui précède les
élections présidentielles de 2007, où il s'efforça, par de nombreux
voyages aux Etats-Unis, de gagner le soutien des différents lobbies
sionistes américains, rencontrant, à chaque fois, et à huit-clos, le
gratin du mouvement sioniste mondial. C'est la première fois qu'un
candidat à l'Elysée a entretenu de telles relations et avec une telle
intensité et une telle fougue.
On apprend que les «Je suis l'ami de l'Amérique... Je suis l'ami
d'Israël... Israël peut toujours compter sur mon amitié... Que le
dossier iranien sera ma priorité... Le droit à la sécurité d'Israël
c'est important, pour moi c'est capital...» sont répétés, au cours de ces rencontres, à haute voix et de manière compulsive... Alleluia!
On découvre que c'est une véritable star chez les juifs, que c'est le
seul chef d'Etat français à s'êtres rendu au diner du Crif, et ce deux
années de suite, en 2008 et 2009... qu'il a reçu un amas de médailles et
de prix de la part de leurs organisations... qu'il fut le seul homme
politique français à accepter un cadeau offert par les Loubavitch et
qu'au détour d'une discussion avec Ehud Olmert, il a qualifié Israël de «miracle du XXe siècle».
Plus curieux encore, les visites récurrentes des membres de
l'American Jewish Committee à Paris, où ils déambulent dans les
ministères français, notamment celui de l'Intérieur, comme s'ils étaient
chez eux. Pourquoi? On n'en sait rien.
Pour couronner ces bizarreries, le 28 janvier 2007, date
d'anniversaire de Sarkozy, un timbre à son effigie a été mis en vente
dans les postes israéliennes, vraisemblablement par quelqu'un de
visionnaire, puisqu'on est à 4 mois de sa future... élection.
Aujourd'hui, en mai 2015, en France, ce livre n'existe dans aucune librairie. Alleluia!
La vallée de la peur :
Qui gère cette coalition invisible pour empêcher, au sabre et à la
dague, la sortie d'un livre qui a dévoilé le machiavélisme d'une
entreprise de décervelage national?
En France, les Sayanim sont partout et le lobby sioniste n'a jamais
était aussi puissant que de nos jours. Tout débat sur les relations avec
Israël est devenu tabou et toute critique de ce pays est impossible.
Une dictature puissante de la pensée unique, empêchant la réflexion
des esprits libres, a été instaurée insidieusement. Les troufions et les
cerbères de garde de la «Hasbara» veillent. Ils qualifient
d'antisémite ceux qui critiquent Israël et traitent de nazi celui qui ne
soutient pas aveuglément la politique suicidaire de cet Etat
belliqueux.
En 2015, 60 parmi les 577 députés que compte l'Assemblée nationale
française, drapés dans un châle d'innocence, ont la nationalité
israélienne, soit 10,38%, alors que les juifs représentent moins de 1%
des 66 millions de Français... C'est plus qu'une capitulation, c'est une
véritable humiliation.
Installés dans la désillusion, les nostalgiques d'une France digne et
rayonnante s'interrogent : où sont ses dissidents? Où sont ses grands
penseurs? Que reste–t-il des Lumières? Que reste-il de la liberté
d'expression acquise aux prix d'énormes souffrances et sacrifices? Qui
va oser secouer le cocotier?
Il est grand temps de renoncer au renoncement et de se défaire de cet
immobilisme, pour que le voile se déchire, pour que la France
redevienne indépendante et souveraine.
Dr Fethi El Mekki, 10 mai
2015
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Kapitalis accorde, par ailleurs, une grande importance aux débats d'idées et à l'expression citoyenne, à travers la publication de tribunes, d'opinions et de commentaires.
Tout en demeurant ouvert aux contributions extérieures, sous formes de tribunes libres, de points de vue, de billets d'humeur et de contributions diverses…, Kapitalis compte aussi sur des contributions d'écrivains et d'experts tunisiens et maghrébins.
dimanche 10 mai 2015
Un portrait de Jeanne ?
À quoi ressemblait Jeanne d'Arc ? Il existe un portrait réalisé de son
vivant, mais dessiné par un greffier qui ne l'a pas vue. Il représente une jeune
fille aux cheveux longs alors qu'il est établi qu'elle les avait
coupés. Le greffier a-t-il au moins bénéficié d'une description physique de la
Pucelle ? Nul ne le sait. Un autre portrait a été réalisé bien après sa
mort ; c'est celui d'une aventurière se faisant passer pour elle et qui,
pense-t-on, lui ressemblait beaucoup puisqu'elle aurait
même trompé ses frères de Domrémy : celui de Claude des Armoises. À
quel point est-il ressemblant avec la fausse Jeanne ? Et à quel point Claude était vraiment le
sosie de Jeanne (certains estiment que ses frères avaient intérêt à la
croire pour obtenir divers avantages) ? Encore des questions. À quoi
ressemblait Jeanne d'Arc ? C'est à chacun de se l'imaginer - quelque
part, peut-être, entre ces deux représentations...
Paul-Éric Blanrue
| Claude des Armoises |
Identité ?
A la Biennale d'art contemporain de Venise, le pavillon islandais a installé une mosquée dans une église désaffectée, Santa-Maria della Misericordia, utilisée aussitôt comme lieu de culte par des musulmans. Il est tout à fait évident que l'artiste nul qui a fait cette installation, le Suisse Christoph Büchel, cherche à épater le bourgeois et provoquer le bon peuple. C'est réussi. Une église devrait demeurer une église et une mosquée, une mosquée. Les religions n'ont pas besoin de se faire la guerre mais elles n'ont aucune raison de fusionner et moins encore de se substituer l'une à l'autre, même le temps d'une Biennale. Sans compter qu'une soi-disant oeuvre d'art éphémère et profane n'a pas vocation à devenir un "espace sacré".
Ceci étant, je formule quatre remarques :
- Büchel aurait transformé cette église en synagogue, je doute que le scandale eût été le même ;
- Qu'attendent les "white" et les "blancos" qui hurlent de dépit devant cette occupation qu'ils jugent sacrilège pour retourner à l'église et remplir de nouveau ces lieux de culte désertés ?
- En quoi cette "installation" est-elle pire que le fait de faire payer l'entrée des églises aux masses de touristes abrutis qui souillent par leurs tenues relâchées, leurs bruits et leurs commentaires idiots un édifice consacré - ou de les transformer en lieux de concerts et d'événements prétendument artistiques ?
- Les musulmans ont-ils oui ou non le droit de prier et de se rassembler ailleurs que dans des caves ?
- Büchel aurait transformé cette église en synagogue, je doute que le scandale eût été le même ;
- Qu'attendent les "white" et les "blancos" qui hurlent de dépit devant cette occupation qu'ils jugent sacrilège pour retourner à l'église et remplir de nouveau ces lieux de culte désertés ?
- En quoi cette "installation" est-elle pire que le fait de faire payer l'entrée des églises aux masses de touristes abrutis qui souillent par leurs tenues relâchées, leurs bruits et leurs commentaires idiots un édifice consacré - ou de les transformer en lieux de concerts et d'événements prétendument artistiques ?
- Les musulmans ont-ils oui ou non le droit de prier et de se rassembler ailleurs que dans des caves ?
Cette histoire de vraie-fausse mosquée vénitienne me fait penser aux
identitaires. J'en connais quelques-uns. À priori, je n'ai rien contre
l'identité ; c'est même très bien. Il faut avoir une identité, et une forte identité, sinon on est bouffé par la sous-culture ambiante et
néantisé vite fait. Se mettre en quête d'une identité ou défendre celle
qu'on a acquise, c'est un signe de caractère. C'est une réaction saine,
de prime abord.
Le problème, c'est qu'ils me paraissent
souvent rabougris, ces identitaires. Ils n'en ont qu'après leurs
racines. Je n'ai rien contre les racines. Rien ne pousse sans racine.
C'est très bon, les carottes. Mais enfin, on ne renifle pas une racine,
on ne met pas des racines dans un vase, pas plus qu'on n'offre des
racines à la femme qu'on aime. Une racine ça doit grandir, s'épanouir,
s'ouvrir, donner une plante qui ira féconder d'autres plantes pour que le grand
cycle de la nature se perpétue. Je me sens plus d'affinité avec les
fleurs qui fixent le soleil et bravent les intempéries qu'avec les
racines qui se recroquevillent sous terre dans des contorsions sinistres.
Ce culte de la racine manque un peu
d'air, d'esprit d'aventure et pour tout dire d'exaltation. Il y a
là-dedans comme un blocage qui retient toute évolution, tout élan
créateur. Une racine est un potentiel, un devenir : il faut qu'elle se
dépasse, qu'elle parvienne à se nier elle-même pour s'élever au-dessus
de sa condition. Ceux qui n'en ont qu'après les racines me font l'effet
de cultiver le ressentiment comme jardin intérieur ; or sans cesse
regarder en arrière, figer le Temps, ne pas goûter la vraie vie, refuser
d'en tirer des enseignements et en nier la possible fécondité, n'avance
à rien.
Les plus grands compositeurs ont toujours été influencés par
leurs prédécesseurs : pas de Beethoven sans Haydn, ni de Chopin sans
Mozart, ni de Scriabine sans Chopin. Même chose chez les théologiens, les poètes, les philosophes et
les écrivains. Seulement ils ont chacun tiré la sève de leurs prédécesseurs
pour s'en abreuver et créer leurs propres partitions. Si vous voulez
avoir des enfants, vous ne devez pas vous cramponner sur le portrait
de votre arrière-grand-mère accroché au-dessus de la cheminée (si vous
voyez ce que je veux dire).
Je voue moi-même un culte au passé. Mais je
sais que je ne peux pas y retourner, et que nos sociétés sont condamnées
à se mouvoir pour disparaître un jour : c'est la loi des cycles. "L'histoire ne repasse pas les plats", comme disait Céline.
On peut rêver autant qu'on veut de l'Age d'Or, il n'en reste pas moins
que nous sommes plongés dans l'Age de Fer, celui qui consacre le triomphe des Büchel, Guggenheim et autres François Pinault.
Paul-Éric Blanrue
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