BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

jeudi 5 septembre 2024

JFK antisémite ?


Loin d'être fasciné comme Robert Kennedy Sr. et Jr. par un mystique juif aux 3/4 fou du nom de Schneerson, JFK, l'oncle président, avait eu, en son temps, des faiblesses pour un autre genre de mystique, Adolf H. Ainsi lit-on dans son journal de voyages : 

- Été 1937 : «Arrive à la conclusion que le fascisme est ce qu'il faut à l'Allemagne et à l'Italie» ; «Les Allemands sont vraiment trop bons – c'est pourquoi on s'attroupe contre eux pour se protéger.»

- Été 1945 : «Celui qui a visité ces deux lieux [l'Obersalzberg et le Kehlsteinhaus, NDLR] peut s'imaginer aisément la façon dont Hitler parviendra à s'extraire de la haine dont il est aujourd'hui l'objet pour être considéré comme l'une des personnalités les plus importantes à avoir existé.» 

Signé JFK !

Son neveu Robert F. Kennedy Jr ne s'en vante guère, pourquoi ?


LIEN


Michael Barenboim, juif courageux !

Fils du pianiste et chef d'orchestre Daniel Barenboim, Michael Barenboim, juif allemand, violon solo du West-Eastern Divan Orchestra et professeur à l’Académie Barenboim Saïd, rejette catégoriquement ce que représente Israël et dénonce les horreurs commises à Gaza : « Israël essaie d'apparaître comme la seule représentation des Juifs, je ne veux pas être représenté par Israël, bien au contraire ». Il a créé un collectif qui organise des concerts afin de récolter des fonds pour les Palestiniens.




BHL vous parle, écoutez bien.

 


70 millions de martyrs chrétiens : qui en parle ?

Au cours de l’histoire chrétienne, à travers toutes les traditions du christianisme et dans chaque région du monde, environ 70 millions de chrétiens ont été tués pour leur foi et sont donc appelés martyrs.

Plus de la moitié des 70 millions de martyrs chrétiens ont été tués au cours du seul XXeme siècle.

Toutes les traditions chrétiennes ont subi le martyre, mais plus de la moitié de tous les martyrs chrétiens ont été des chrétiens orthodoxes.

Les pouvoirs étatiques (soviétiques et autres) sont responsables de la majorité des martyres chrétiens.

D'après la partie 4 « Martyrdom », dans Barrett and Johnson, World Christian Trends (WCT), www.worldchristiandatabase.org





jeudi 27 juin 2024

Conclusion de "Jean-Marie, Marine et les juifs" (2014). Sur l'avenir, le vote, les choses à faire, le possible, l'impossible, l'espoir envisageable. Pas un mot à changer aujourd'hui !




"Je ne cacherai pas mon peu d’optimisme pour la France quant à ce que les analystes nomment le « court terme ». Le poids de l’histoire sur les habitudes des gens est énorme ; la capacité qu’ont les lobbies et officines de prendre le contrôle des cerveaux pour instiller le doute, la peur, le désespoir, bref d’entretenir une disposition cafardeuse à la collaboration est proprement sidérante ; la capacité de résistance des êtres humains sur ce plan est faible, et celle des politiciens quasi-nulle quand il est question de choisir entre la défense d’un idéal et la sauvegarde d’un siège et de prébendes.

« Pour qui voter ? », me demande-t-on parfois. Je ne vote pas. Bien qu’ayant été l’un des premiers à dénoncer la vassalité de Nicolas Sarkozy à l’égard d’Israël et de ses groupes de pression, j’ai la conscience suffisamment en éveil pour ne pas m’être jeté dans les bras de François Hollande en 2012. La politique telle qu’elle nous est imposée par les vieilles barbes et les tyranneaux impotents qui nous gouvernent ne débouche sur rien qui puisse dans l’immédiat sortir notre société du coma dans lequel elle a sombré depuis beau temps. Les Diafoirus qui se penchent sur son cas ont chacun leur idée géniale pour l’extraire de cet état végétatif chronique qu’on appelle depuis les années soixante-dix « la Crise » (un mot qui vient du grec krisis, jugement), mais nul n’a pour l’instant trouvé même le début d’une thérapie appropriée.

Nous vivons au temps de l’esbroufe. La démocratie qu’on nous vend est le royaume du faux-semblant, un jeu de dupes destiné à détourner les hommes et les femmes de leurs véritables priorités. Dans une interview donnée au Spiegel et parue peu après sa mort en 1976, Martin Heidegger disait : « C’est pour moi aujourd’hui une question décisive de savoir comment on peut faire correspondre en général un système politique à l’âge de la technique et quel système ce pourrait être. Je ne sais pas de réponse à cette question. Je ne suis pas persuadé que ce soit la démocratie. » Comment ne pas partager son observation lucide ?

Alors, que faire ? Pour ma part, je m’applique à réaliser dans la vie quotidienne des actes de résistance à ma façon plutôt que d’attendre, les doigts de pieds en éventail, que l’État m’attribue le droit de penser et d’agir à ma guise. « La liberté ne se donne pas, elle se prend ! », s’écriait Henri Lacordaire (en 1830). Ce n’est pas un programme politique, mais c’est ainsi que je conçois une existence qui peut être noble durant la fin de ce cycle historique, tant est loin la possibilité d’un nouveau Regnum. Je n’accorde aucun crédit aux partis, mouvements ou associations militantes, car ils tiennent tous en bride les initiatives originales et fécondes. C’est seulement au sein de structures fraternelles, de sociétés d’amis dénuées de « ligne de parti », que la personnalité des réfractaires a des chances de se développer et qu’un authentique souffle de rébellion peut persister et s’affirmer. Il faut « être autant que possible nos propres rois et fonder de petits États expérimentaux », écrivait Nietzsche, qui ajoutait, sachant de quoi il parlait : « Nous sommes des expériences : soyons-le de bon gré ».

Quand, dans Fable de Venise, un membre de la Grande Loge d’Italie demande à Corto Maltese s’il est franc-maçon, le héros de Pratt lui répond : « Non, je suis simplement franc marin ». Franc, c’est-à-dire libre de toute inféodation. C’est ce qu’il faut tendre à devenir : un franc marin, un franc historien, un franc citoyen, un franc scientifique, un franc artiste !

Depuis mon adolescence j’ai vécu des expériences baroques dans les milieux les plus divers. À 14 ans, désireux de m’engager pour la res publica, je suis entré dans le parti de Jacques Chirac, le RPR ; cela ne me rajeunit pas. Au milieu des années quatre-vingt, j’ai adhéré ensuite au Front national, au temps des « alliances » et de ses premiers tourments médiatico-politiques. Je voulais voir de quoi il retournait. J’ai vu. C’était gratiné. Dès l’âge de 20 ans, j’avais pour l’essentiel compris comment la machine à décerveler fonctionnait et ce que la démocratie telle qu’elle est conçue nous interdisait.

Alors, ouvrant mon champ d’action, j’ai participé à des « opérations spéciales », parfois clandestines, en compagnie d’anarchistes, de gaullistes, de communistes, de nationalistes, de royalistes. Avec certains camarades, j’ai fondé en 1993 le Cercle zététique, destiné à contribuer à la formation d’une appropriation critique du savoir humain tandis que le pays était enclin à tomber dans les rets de fausses spiritualités (les fruits pourris de l’« âge parodique » dénoncé par René Guénon) et se trouvait en proie à la dérive conceptuelle post-moderniste. Au bout de dix ans, l’aventure m’a paru suffire bien qu’elle fût riche d’enseignements. Surtout, elle m’a convaincu d’agir autrement.

Mon « équation personnelle » m’a toujours porté à promouvoir le principe de souveraineté, dans tous les domaines : artistique, historique, politique, religieux. Ce principe d’affirmation de l’homme différencié, singulier, allergique aux étiquettes, s’oppose à la morale grégaire des culs-bénis et à l’effrayante uniformisation du monde.
Anarchiste ? Peut-être, mais pas tant qu’il y paraît. Il s’agit d’abord, comme nous y engageait Pindare, de se donner les moyens de devenir ce que l’on est, quel que soit le prix à payer. Ce que je préconise pour réaliser ce « saut qualitatif » volontiers romanesque se rapproche de la devise de Gabriele d’Annunzio : Memento audere semper, « Souviens-toi de toujours oser ! » L’abandon est interdit. On doit vivre en professionnel de l’existence, en commençant par étudier de près la logique de la guerre chère à Guy Debord ; et le jeu fait partie du métier.

Quand bien même je ne crois pas aux institutions, en voie de putréfaction avancée, je crois néanmoins aux ruses de l’histoire comme Hegel croyait à celle de la raison et me plais à envisager que, dans la mesure où « les pensées qui mènent le monde arrivent sur des ailes de colombes » (Nietzsche), il existe un courant caché, souterrain, qui, un jour lointain, par une faveur spéciale de la Providence, jaillira en surface pour aboutir à quelque glorieux résultat.

Pour le moment, nul n’est en état de situer sous quelle portion de terre bénie coule ce petit ruisseau qui fera de grandes rivières. N’importe. De moins en moins de gens croient que le film de propagande qu’on leur projette au journal de 20 heures représente la réalité ; beaucoup déjà ont compris l’énormité du mensonge officiel prédominant et savent que le pouvoir réel de décision se dissimule au-delà des images et des apparences, dans un grand théâtre d’ombres. Pour repartir sur des bases saines, il faudrait que les Français fussent capables de dynamiter au moins deux cents ans d’histoire afin de cerner les origines du mal.

Faire table rase : après tout, pourquoi pas ? « Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser » (Nietzsche, toujours). Partant, n’oublions pas l’ultime avertissement de Heidegger : « Seulement un Dieu peut encore nous sauver. » On a beaucoup répété cette formule du plus grand philosophe du siècle dernier sans en prendre suffisamment la mesure ni en saisir le sens. Face à l’abîme et à la bêtise au front de taureau (« Il n’y a pas d’autre ennemi », disait Gustave Flaubert), c’est de l’esprit, du Verbe, que peut provenir la solution espérée ; non des urnes ni d’une vaine agitation virtuelle (ô inepte Facebook, tombeau des paroles en l’air !) ou du militantisme politique à œillères. C’est soi-même qu’il faut commencer par transformer en apprenant à devenir, comme tout bon Vénitien qui se respecte, sérénissime et sauvage !
À l’ombre de Venise, le 15 août 2014."

Paul-Éric Blanrue.

lundi 24 juin 2024

Scott Ritter : "Je ne donne pas dix ans à Israël".

Scott Ritter

"Israël ne jouira plus jamais de la paix. Ils ne vont pas vaincre le Hamas. Gaza est une blessure permanente. Cela ne sera pas résolu en faveur d'Israël. Israël parle d'étendre le conflit dans le sud du Liban contre le Hezbollah. Israël ne peut pas gagner ce conflit. Je pense que l'une des raisons pour lesquelles Israël n'a pas encore lancé cette invasion est qu'ils ont été rappelés de ce fait par le Hezbollah, qui a réussi à retirer plusieurs sites du dôme d'Iron dans les environs, faisant savoir aux Israéliens qu'ils peuvent retirer tous les sites du Dôme de fer, et Israël n'aura pas la capacité de se protéger de dizaines de milliers de roquettes qui atterriront sur Israël, tirées quotidiennement depuis le Hezbollah. Et si vous frappez Israël avec suffisamment de roquettes sur une période suffisante, Israël n'existe pas.
Et l'autre chose est que le Hezbollah ne va pas mener un combat qui permettra à Israël de mettre 50 000 soldats dans le sud du Liban pour repousser le Hezbollah vers la rivière Litani. Le Hezbollah est entré dans la clandestinité tout comme le Hamas l'a fait à Gaza. Et pendant qu'Israël y creuse et combat le Hezbollah, le Hezbollah apparaîtra à l'arrière d'Israël et prendra la Galilée. Le Hezbollah veillera à ce que le prochain combat entre Israël et le Hezbollah ne se déroule pas entre les villages libanais du sud, mais entre les villages et les villes du nord d'Israël. Et le Hezbollah gagnera ce combat. Israël le sait maintenant.
Les Houthis ont montré que les lignes de communication maritimes d'Israël sont vulnérables et ont été interdictées avec succès. Et Israël a subi des milliards de dollars de pertes économiques en conséquence. Et puis ces attaques continues depuis Gaza, du Yémen, du Hezbollah, de l'Irak maintenant ; les milices chiites pro-iraniennes tirent maintenant des drones et des missiles de croisière qui frappent Haïfa, la ville de Haïfa.
En fin de compte, Israël ne connaîtra jamais la paix tant qu'il poursuivra cette position actuelle. Le corridor économique Inde-Moyen-Orient est terminé. Il ne va pas être relancé. Le concept de normalisation des relations entre Israël et ses voisins est ridicule. Israël a perdu le soutien dont il jouissait parmi d'autres nations du monde entier. En fait, la seule nation qui soutient sans vergogne Israël est les États-Unis. Tout le monde tourne le dos à Israël. Israël a perdu le monde. Ce qui signifie que si cela n'est pas rectifié, et qu'il n'est pas rectifié, des millions d'Israéliens vont commencer à se poser la question : « Pouvons-nous continuer à vivre en Israël ? Est-ce la qualité de vie à laquelle nous nous attendions ? Est-ce une économie suffisamment saine ? Est-ce que je veux soumettre ma famille aux pressions économiques et psychologiques de la vie dans un État israélien assiégé ? » Et la réponse est « non ». Des millions d'Israéliens ont la double citoyenneté. Ils détiennent un deuxième passeport. Et nous avons déjà vu des centaines de milliers d'entre eux fuir Israël, et si cette situation se détériore, vous en verrez des millions d'autres. Et à mesure que Israël se dépeuple, il devient de moins en moins viable en tant qu'État-nation, en particulier en termes d'État singulier.
Israël a de gros problèmes. La seule chose qui retient Israël en ce moment est le soutien des États-Unis. Les États-Unis viennent d'adopter une résolution qui a été votée en faveur par le Conseil de sécurité. Si Israël ignore cela, ils vont perdre les États-Unis. Les États-Unis n'auront pas d'autre choix que d'aller de l'avant et d'imposer une sorte de restrictions à Israël.
Et nous pouvons faire l'observation suivante. Tout au long de l'histoire moderne d'Israël, en particulier depuis la guerre des Six Jours en 1967, aucun Premier ministre israélien n'a pu rester au pouvoir sans le soutien des États-Unis. Et aucun président américain n'a pu être élu sans le soutien de l'État d'Israël.
Nous avons maintenant une situation où Joe Biden va probablement être contraint d'agir de manière décisive contre l'État d'Israël. Et cela va créer d'énormes problèmes politiques pour lui ici aux États-Unis. Et nous avons un problème pour Benjamin Netanyahou, qu'il va devoir agir d'une manière qui l'aliène des États-Unis au moment où son gouvernement est en effondrement. Et il peut y avoir la nécessité d'être réélu. Et cela va lui nuire politiquement. Donc, c'est une grosse affaire, cette résolution. Il met à la fois les États-Unis et Israël, Biden et Bibi, dans beaucoup d'eau chaude.
Ce qui ne revient qu'alors au point que je faisais. Rien de tout cela ne favorise la stabilité et la paix. Tout cela favorise le chaos et l'anarchie continus. Et cela perturbera la région, perturbera Israël et incitera probablement encore plus d'Israéliens à fuir. Je ne vois pas Israël durer la décennie. Je ne vois pas Israël tel qu'il existe actuellement pour survivre encore 10 ans. Ce n'est pas le cas. Son économie va s'effondrer. L'isolement politique sera réel.
Au fur et à mesure que vous avancez avec une solution à deux États, cela ne fonctionne que si les deux États sont viables. Mais à mesure qu'Israël se dépeule, rappelez-vous, si Israël est contraint d'aller vers une solution à deux États, il y aura de gros problèmes. Il y aura beaucoup d'Israéliens qui diront : « Nous ne voulons pas vivre dans une solution à deux États. » Ils partiront.
L'autre chose est que vous avez tout un tas de colons de Cisjordanie qui ont volé des terres qu'ils vont devoir expulser. C'est un autre résultat garanti de cela. Les colons ne peuvent pas être autorisés à rester dans une construction qui soit une terre palestinienne. Si les Israéliens s'opposent à ces colons de Cisjordanie, a) il y aura une crise de confiance à l'intérieur d'Israël. Encore une fois, ces colons ne vont pas dire : « Euh d'accord. Nous allons juste rester en Israël. » Ce sont des Juifs de Brooklyn qui ont fui les États-Unis en sachant qu'ils allaient voler des terres et y rester. Ce sont des gens qui ne croient pas au travail acharné ; ils ne croient pas au fait de gagner quoi que ce soit. Ce sont des voleurs, ce sont des voyous, ce sont des meurtriers, ce sont des bandits. Et quand ils perdront leurs colonies, ils retourneront d'où ils viennent : les États-Unis, l'Australie, le Canada ou l'Europe. Ils ne restent pas.
Israël va dépeupler et perdre ses éléments sionistes les plus fervents, ce qui signifie que les Israéliens qui restent derrière seront les Israéliens qui sont conditionnés à la compréhension qu'Israël doit vivre paisiblement avec ses voisins palestiniens, ce qui signifie que l'entité sioniste, cette expérience sioniste, est terminée, et que tout ce qui en sortira ne sera pas appelé l'État d'Israël. Ça va s'appeler l'État de Palestine. Et j'espère qu'il intégrera une population juive importante. Bien sûr, une population musulmane importante, une population chrétienne importante. La population actuelle de la Palestine va devoir se rassembler et apprendre à vivre ensemble."

Scott Ritter.