BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

jeudi 13 février 2025

Histoire non-conformiste.

Histoire amusante et non-conformiste :
1° L'empire romain a été chrétien bien plus longtemps qu'il n'a été païen.
Le paganisme d'État a en effet duré de -27 à l'an 380, date à laquelle la religion chrétienne est devenue celle de l'empire par l'édit de Thessalonique.
Puis en 476, quand le dernier empereur romain d'Occident a abdiqué, l'empereur byzantin a pris sa suite pour devenir alors l'unique souverain de l'Empire romain en titre.
L'empire romain a eu le latin comme langue impériale durant six siècles et demi et le grec comme langue impériale pendant huit siècles et demi.
Constantinople, la "nouvelle Rome", fondée par Constantin, a été la capitale de l'empire romain plus longtemps que ne l'a été Rome elle-même.
4° L'empire romain de Constantinople, qui, contrairement à l'Église de Rome, n'a pas dévié du symbole de la foi de Nicée-Constantinople (325-381), a été orthodoxe durant près de dix siècles.

Paul-Éric Blanrue.





jeudi 5 septembre 2024

JFK antisémite ?


Loin d'être fasciné comme Robert Kennedy Sr. et Jr. par un mystique juif aux 3/4 fou du nom de Schneerson, JFK, l'oncle président, avait eu, en son temps, des faiblesses pour un autre genre de mystique, Adolf H. Ainsi lit-on dans son journal de voyages : 

- Été 1937 : «Arrive à la conclusion que le fascisme est ce qu'il faut à l'Allemagne et à l'Italie» ; «Les Allemands sont vraiment trop bons – c'est pourquoi on s'attroupe contre eux pour se protéger.»

- Été 1945 : «Celui qui a visité ces deux lieux [l'Obersalzberg et le Kehlsteinhaus, NDLR] peut s'imaginer aisément la façon dont Hitler parviendra à s'extraire de la haine dont il est aujourd'hui l'objet pour être considéré comme l'une des personnalités les plus importantes à avoir existé.» 

Signé JFK !

Son neveu Robert F. Kennedy Jr ne s'en vante guère, pourquoi ?


LIEN


Michael Barenboim, juif courageux !

Fils du pianiste et chef d'orchestre Daniel Barenboim, Michael Barenboim, juif allemand, violon solo du West-Eastern Divan Orchestra et professeur à l’Académie Barenboim Saïd, rejette catégoriquement ce que représente Israël et dénonce les horreurs commises à Gaza : « Israël essaie d'apparaître comme la seule représentation des Juifs, je ne veux pas être représenté par Israël, bien au contraire ». Il a créé un collectif qui organise des concerts afin de récolter des fonds pour les Palestiniens.




BHL vous parle, écoutez bien.

 


70 millions de martyrs chrétiens : qui en parle ?

Au cours de l’histoire chrétienne, à travers toutes les traditions du christianisme et dans chaque région du monde, environ 70 millions de chrétiens ont été tués pour leur foi et sont donc appelés martyrs.

Plus de la moitié des 70 millions de martyrs chrétiens ont été tués au cours du seul XXeme siècle.

Toutes les traditions chrétiennes ont subi le martyre, mais plus de la moitié de tous les martyrs chrétiens ont été des chrétiens orthodoxes.

Les pouvoirs étatiques (soviétiques et autres) sont responsables de la majorité des martyres chrétiens.

D'après la partie 4 « Martyrdom », dans Barrett and Johnson, World Christian Trends (WCT), www.worldchristiandatabase.org





jeudi 27 juin 2024

Conclusion de "Jean-Marie, Marine et les juifs" (2014). Sur l'avenir, le vote, les choses à faire, le possible, l'impossible, l'espoir envisageable. Pas un mot à changer aujourd'hui !




"Je ne cacherai pas mon peu d’optimisme pour la France quant à ce que les analystes nomment le « court terme ». Le poids de l’histoire sur les habitudes des gens est énorme ; la capacité qu’ont les lobbies et officines de prendre le contrôle des cerveaux pour instiller le doute, la peur, le désespoir, bref d’entretenir une disposition cafardeuse à la collaboration est proprement sidérante ; la capacité de résistance des êtres humains sur ce plan est faible, et celle des politiciens quasi-nulle quand il est question de choisir entre la défense d’un idéal et la sauvegarde d’un siège et de prébendes.

« Pour qui voter ? », me demande-t-on parfois. Je ne vote pas. Bien qu’ayant été l’un des premiers à dénoncer la vassalité de Nicolas Sarkozy à l’égard d’Israël et de ses groupes de pression, j’ai la conscience suffisamment en éveil pour ne pas m’être jeté dans les bras de François Hollande en 2012. La politique telle qu’elle nous est imposée par les vieilles barbes et les tyranneaux impotents qui nous gouvernent ne débouche sur rien qui puisse dans l’immédiat sortir notre société du coma dans lequel elle a sombré depuis beau temps. Les Diafoirus qui se penchent sur son cas ont chacun leur idée géniale pour l’extraire de cet état végétatif chronique qu’on appelle depuis les années soixante-dix « la Crise » (un mot qui vient du grec krisis, jugement), mais nul n’a pour l’instant trouvé même le début d’une thérapie appropriée.

Nous vivons au temps de l’esbroufe. La démocratie qu’on nous vend est le royaume du faux-semblant, un jeu de dupes destiné à détourner les hommes et les femmes de leurs véritables priorités. Dans une interview donnée au Spiegel et parue peu après sa mort en 1976, Martin Heidegger disait : « C’est pour moi aujourd’hui une question décisive de savoir comment on peut faire correspondre en général un système politique à l’âge de la technique et quel système ce pourrait être. Je ne sais pas de réponse à cette question. Je ne suis pas persuadé que ce soit la démocratie. » Comment ne pas partager son observation lucide ?

Alors, que faire ? Pour ma part, je m’applique à réaliser dans la vie quotidienne des actes de résistance à ma façon plutôt que d’attendre, les doigts de pieds en éventail, que l’État m’attribue le droit de penser et d’agir à ma guise. « La liberté ne se donne pas, elle se prend ! », s’écriait Henri Lacordaire (en 1830). Ce n’est pas un programme politique, mais c’est ainsi que je conçois une existence qui peut être noble durant la fin de ce cycle historique, tant est loin la possibilité d’un nouveau Regnum. Je n’accorde aucun crédit aux partis, mouvements ou associations militantes, car ils tiennent tous en bride les initiatives originales et fécondes. C’est seulement au sein de structures fraternelles, de sociétés d’amis dénuées de « ligne de parti », que la personnalité des réfractaires a des chances de se développer et qu’un authentique souffle de rébellion peut persister et s’affirmer. Il faut « être autant que possible nos propres rois et fonder de petits États expérimentaux », écrivait Nietzsche, qui ajoutait, sachant de quoi il parlait : « Nous sommes des expériences : soyons-le de bon gré ».

Quand, dans Fable de Venise, un membre de la Grande Loge d’Italie demande à Corto Maltese s’il est franc-maçon, le héros de Pratt lui répond : « Non, je suis simplement franc marin ». Franc, c’est-à-dire libre de toute inféodation. C’est ce qu’il faut tendre à devenir : un franc marin, un franc historien, un franc citoyen, un franc scientifique, un franc artiste !

Depuis mon adolescence j’ai vécu des expériences baroques dans les milieux les plus divers. À 14 ans, désireux de m’engager pour la res publica, je suis entré dans le parti de Jacques Chirac, le RPR ; cela ne me rajeunit pas. Au milieu des années quatre-vingt, j’ai adhéré ensuite au Front national, au temps des « alliances » et de ses premiers tourments médiatico-politiques. Je voulais voir de quoi il retournait. J’ai vu. C’était gratiné. Dès l’âge de 20 ans, j’avais pour l’essentiel compris comment la machine à décerveler fonctionnait et ce que la démocratie telle qu’elle est conçue nous interdisait.

Alors, ouvrant mon champ d’action, j’ai participé à des « opérations spéciales », parfois clandestines, en compagnie d’anarchistes, de gaullistes, de communistes, de nationalistes, de royalistes. Avec certains camarades, j’ai fondé en 1993 le Cercle zététique, destiné à contribuer à la formation d’une appropriation critique du savoir humain tandis que le pays était enclin à tomber dans les rets de fausses spiritualités (les fruits pourris de l’« âge parodique » dénoncé par René Guénon) et se trouvait en proie à la dérive conceptuelle post-moderniste. Au bout de dix ans, l’aventure m’a paru suffire bien qu’elle fût riche d’enseignements. Surtout, elle m’a convaincu d’agir autrement.

Mon « équation personnelle » m’a toujours porté à promouvoir le principe de souveraineté, dans tous les domaines : artistique, historique, politique, religieux. Ce principe d’affirmation de l’homme différencié, singulier, allergique aux étiquettes, s’oppose à la morale grégaire des culs-bénis et à l’effrayante uniformisation du monde.
Anarchiste ? Peut-être, mais pas tant qu’il y paraît. Il s’agit d’abord, comme nous y engageait Pindare, de se donner les moyens de devenir ce que l’on est, quel que soit le prix à payer. Ce que je préconise pour réaliser ce « saut qualitatif » volontiers romanesque se rapproche de la devise de Gabriele d’Annunzio : Memento audere semper, « Souviens-toi de toujours oser ! » L’abandon est interdit. On doit vivre en professionnel de l’existence, en commençant par étudier de près la logique de la guerre chère à Guy Debord ; et le jeu fait partie du métier.

Quand bien même je ne crois pas aux institutions, en voie de putréfaction avancée, je crois néanmoins aux ruses de l’histoire comme Hegel croyait à celle de la raison et me plais à envisager que, dans la mesure où « les pensées qui mènent le monde arrivent sur des ailes de colombes » (Nietzsche), il existe un courant caché, souterrain, qui, un jour lointain, par une faveur spéciale de la Providence, jaillira en surface pour aboutir à quelque glorieux résultat.

Pour le moment, nul n’est en état de situer sous quelle portion de terre bénie coule ce petit ruisseau qui fera de grandes rivières. N’importe. De moins en moins de gens croient que le film de propagande qu’on leur projette au journal de 20 heures représente la réalité ; beaucoup déjà ont compris l’énormité du mensonge officiel prédominant et savent que le pouvoir réel de décision se dissimule au-delà des images et des apparences, dans un grand théâtre d’ombres. Pour repartir sur des bases saines, il faudrait que les Français fussent capables de dynamiter au moins deux cents ans d’histoire afin de cerner les origines du mal.

Faire table rase : après tout, pourquoi pas ? « Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser » (Nietzsche, toujours). Partant, n’oublions pas l’ultime avertissement de Heidegger : « Seulement un Dieu peut encore nous sauver. » On a beaucoup répété cette formule du plus grand philosophe du siècle dernier sans en prendre suffisamment la mesure ni en saisir le sens. Face à l’abîme et à la bêtise au front de taureau (« Il n’y a pas d’autre ennemi », disait Gustave Flaubert), c’est de l’esprit, du Verbe, que peut provenir la solution espérée ; non des urnes ni d’une vaine agitation virtuelle (ô inepte Facebook, tombeau des paroles en l’air !) ou du militantisme politique à œillères. C’est soi-même qu’il faut commencer par transformer en apprenant à devenir, comme tout bon Vénitien qui se respecte, sérénissime et sauvage !
À l’ombre de Venise, le 15 août 2014."

Paul-Éric Blanrue.

lundi 24 juin 2024

Scott Ritter : "Je ne donne pas dix ans à Israël".

Scott Ritter

"Israël ne jouira plus jamais de la paix. Ils ne vont pas vaincre le Hamas. Gaza est une blessure permanente. Cela ne sera pas résolu en faveur d'Israël. Israël parle d'étendre le conflit dans le sud du Liban contre le Hezbollah. Israël ne peut pas gagner ce conflit. Je pense que l'une des raisons pour lesquelles Israël n'a pas encore lancé cette invasion est qu'ils ont été rappelés de ce fait par le Hezbollah, qui a réussi à retirer plusieurs sites du dôme d'Iron dans les environs, faisant savoir aux Israéliens qu'ils peuvent retirer tous les sites du Dôme de fer, et Israël n'aura pas la capacité de se protéger de dizaines de milliers de roquettes qui atterriront sur Israël, tirées quotidiennement depuis le Hezbollah. Et si vous frappez Israël avec suffisamment de roquettes sur une période suffisante, Israël n'existe pas.
Et l'autre chose est que le Hezbollah ne va pas mener un combat qui permettra à Israël de mettre 50 000 soldats dans le sud du Liban pour repousser le Hezbollah vers la rivière Litani. Le Hezbollah est entré dans la clandestinité tout comme le Hamas l'a fait à Gaza. Et pendant qu'Israël y creuse et combat le Hezbollah, le Hezbollah apparaîtra à l'arrière d'Israël et prendra la Galilée. Le Hezbollah veillera à ce que le prochain combat entre Israël et le Hezbollah ne se déroule pas entre les villages libanais du sud, mais entre les villages et les villes du nord d'Israël. Et le Hezbollah gagnera ce combat. Israël le sait maintenant.
Les Houthis ont montré que les lignes de communication maritimes d'Israël sont vulnérables et ont été interdictées avec succès. Et Israël a subi des milliards de dollars de pertes économiques en conséquence. Et puis ces attaques continues depuis Gaza, du Yémen, du Hezbollah, de l'Irak maintenant ; les milices chiites pro-iraniennes tirent maintenant des drones et des missiles de croisière qui frappent Haïfa, la ville de Haïfa.
En fin de compte, Israël ne connaîtra jamais la paix tant qu'il poursuivra cette position actuelle. Le corridor économique Inde-Moyen-Orient est terminé. Il ne va pas être relancé. Le concept de normalisation des relations entre Israël et ses voisins est ridicule. Israël a perdu le soutien dont il jouissait parmi d'autres nations du monde entier. En fait, la seule nation qui soutient sans vergogne Israël est les États-Unis. Tout le monde tourne le dos à Israël. Israël a perdu le monde. Ce qui signifie que si cela n'est pas rectifié, et qu'il n'est pas rectifié, des millions d'Israéliens vont commencer à se poser la question : « Pouvons-nous continuer à vivre en Israël ? Est-ce la qualité de vie à laquelle nous nous attendions ? Est-ce une économie suffisamment saine ? Est-ce que je veux soumettre ma famille aux pressions économiques et psychologiques de la vie dans un État israélien assiégé ? » Et la réponse est « non ». Des millions d'Israéliens ont la double citoyenneté. Ils détiennent un deuxième passeport. Et nous avons déjà vu des centaines de milliers d'entre eux fuir Israël, et si cette situation se détériore, vous en verrez des millions d'autres. Et à mesure que Israël se dépeuple, il devient de moins en moins viable en tant qu'État-nation, en particulier en termes d'État singulier.
Israël a de gros problèmes. La seule chose qui retient Israël en ce moment est le soutien des États-Unis. Les États-Unis viennent d'adopter une résolution qui a été votée en faveur par le Conseil de sécurité. Si Israël ignore cela, ils vont perdre les États-Unis. Les États-Unis n'auront pas d'autre choix que d'aller de l'avant et d'imposer une sorte de restrictions à Israël.
Et nous pouvons faire l'observation suivante. Tout au long de l'histoire moderne d'Israël, en particulier depuis la guerre des Six Jours en 1967, aucun Premier ministre israélien n'a pu rester au pouvoir sans le soutien des États-Unis. Et aucun président américain n'a pu être élu sans le soutien de l'État d'Israël.
Nous avons maintenant une situation où Joe Biden va probablement être contraint d'agir de manière décisive contre l'État d'Israël. Et cela va créer d'énormes problèmes politiques pour lui ici aux États-Unis. Et nous avons un problème pour Benjamin Netanyahou, qu'il va devoir agir d'une manière qui l'aliène des États-Unis au moment où son gouvernement est en effondrement. Et il peut y avoir la nécessité d'être réélu. Et cela va lui nuire politiquement. Donc, c'est une grosse affaire, cette résolution. Il met à la fois les États-Unis et Israël, Biden et Bibi, dans beaucoup d'eau chaude.
Ce qui ne revient qu'alors au point que je faisais. Rien de tout cela ne favorise la stabilité et la paix. Tout cela favorise le chaos et l'anarchie continus. Et cela perturbera la région, perturbera Israël et incitera probablement encore plus d'Israéliens à fuir. Je ne vois pas Israël durer la décennie. Je ne vois pas Israël tel qu'il existe actuellement pour survivre encore 10 ans. Ce n'est pas le cas. Son économie va s'effondrer. L'isolement politique sera réel.
Au fur et à mesure que vous avancez avec une solution à deux États, cela ne fonctionne que si les deux États sont viables. Mais à mesure qu'Israël se dépeule, rappelez-vous, si Israël est contraint d'aller vers une solution à deux États, il y aura de gros problèmes. Il y aura beaucoup d'Israéliens qui diront : « Nous ne voulons pas vivre dans une solution à deux États. » Ils partiront.
L'autre chose est que vous avez tout un tas de colons de Cisjordanie qui ont volé des terres qu'ils vont devoir expulser. C'est un autre résultat garanti de cela. Les colons ne peuvent pas être autorisés à rester dans une construction qui soit une terre palestinienne. Si les Israéliens s'opposent à ces colons de Cisjordanie, a) il y aura une crise de confiance à l'intérieur d'Israël. Encore une fois, ces colons ne vont pas dire : « Euh d'accord. Nous allons juste rester en Israël. » Ce sont des Juifs de Brooklyn qui ont fui les États-Unis en sachant qu'ils allaient voler des terres et y rester. Ce sont des gens qui ne croient pas au travail acharné ; ils ne croient pas au fait de gagner quoi que ce soit. Ce sont des voleurs, ce sont des voyous, ce sont des meurtriers, ce sont des bandits. Et quand ils perdront leurs colonies, ils retourneront d'où ils viennent : les États-Unis, l'Australie, le Canada ou l'Europe. Ils ne restent pas.
Israël va dépeupler et perdre ses éléments sionistes les plus fervents, ce qui signifie que les Israéliens qui restent derrière seront les Israéliens qui sont conditionnés à la compréhension qu'Israël doit vivre paisiblement avec ses voisins palestiniens, ce qui signifie que l'entité sioniste, cette expérience sioniste, est terminée, et que tout ce qui en sortira ne sera pas appelé l'État d'Israël. Ça va s'appeler l'État de Palestine. Et j'espère qu'il intégrera une population juive importante. Bien sûr, une population musulmane importante, une population chrétienne importante. La population actuelle de la Palestine va devoir se rassembler et apprendre à vivre ensemble."

Scott Ritter.

dimanche 16 juin 2024

Serge Klarsfeld vote Marine Le Pen. Blanrue avait tout annoncé dès 2014 dans "Jean-Marie, Marine et les juifs" !

 




Les chrétiens, Israël et la politique. Par Thomas DiLorenzo.



"Des millions de chrétiens "évangéliques" américains ont été endoctrinés dans l'idée qu'ils doivent adorer les politiciens et les bureaucrates israéliens. C'est parce que des prédicateurs comme John Hagee leur enseignent que la Bible dit que Dieu bénira ceux qui bénissent la nation d'Abraham. L'absurdité de tout cela est que les religieux pop comme Hagee confondent faussement l'Israël de la Bible avec les politiciens et les bureaucrates d'aujourd'hui du gouvernement du pays d'Israël, vieux de soixante-six ans. Les deux n'ont rien à voir l'un avec l'autre. Les politiciens israéliens peuvent être aussi louches, immoraux, corrompus, criminels et meurtriers que n'importe quel politicien n'importe où. D'où le spectacle de chrétiens évangéliques américains qui encouragent le meurtre de concitoyens à Gaza par l'armée israélienne (et du meurtre d'encore plus de chrétiens de Russie en soutenant l'Ukraine dans sa guerre avec la Russie).

Qu'est-ce que les chrétiens évangéliques adorent exactement lorsqu'ils adorent si servilement le gouvernement d'Israël ? Ils n'adorent pas Dieu ou la piété - tout le contraire. Ils adorent le genre de personnes décrites par George Washington dans son discours d'adieu comme des « hommes rusés, ambitieux et sans principes ». Les politiciens ordinaires, en d'autres termes.

Lorsque les politiciens de n'importe quel pays utilisent les pouvoirs coercitifs de l'État pour confisquer les biens d'une personne, en donner une partie à des partisans politiques et en garder une partie pour eux-mêmes, ils se livrent à des vols. L'appeler "démocratie", "règle majoritaire" ou "la seule démocratie au Moyen-Orient" ne la rend pas moins pécheur.

Pour être élus, tous les politiciens du monde entier doivent promettre de voler de l'argent à ceux qui l'ont gagné et de le donner à d'autres (et à eux-mêmes) qui n'y ont pas de droit moral. L'appeler « fiscalité progressive » ne le rend pas moins pécheur.

Tous les politiciens font des promesses d'allouer les biens volés d'autres personnes à leurs partisans politiques, dont la plupart d'entre eux savent qu'ils ne peuvent pas les garder. Ils mentent, en d'autres termes. Comme Murray Rothbard l'a écrit un jour, un maître politicien est un menteur et un manipulateur magistral. C'est pourquoi si peu de personnes morales sont jamais élues à un poste politique. Et s'ils le sont, ils sont généralement rapidement battus par des critiques et des condamnations sévères, ou ignorés et marginalisés.

Quand F.A. Hayek a intitulé l'un des chapitres de The Road to Serfdom "Why the Worst Get on Top", il faisait référence aux sociétés socialistes totalitaires, mais la même chose est vraie de toute démocratie n'importe où. (...)

Dans une large mesure, les politiciens deviennent des politiciens parce qu'ils peuvent s'enrichir en sollicitant et en prenant des pots-de-vin. Le défunt Iouri Maltsev, qui a fait défection de l'Union soviétique aux États-Unis après avoir travaillé pour Mikhaïl Gorbatchev, a un jour fait remarquer à quel point le gouvernement américain était similaire au gouvernement soviétique parce que, selon ses mots, "le gouvernement consiste à prendre des pots-de-vin".

C'est une pratique courante pour les politiciens à Washington de proposer des taxes ou des réglementations onéreuses sur une industrie, puis de s'asseoir et de collecter des millions de dollars en pots-de-vin, appelés euphémisme "dons de campagne", puis une fois qu'un butin suffisant est collecté, d'appeler le tout. Ils appellent cette législation proposée "les factures de traite" parce qu'elles traitent des "dons de campagne". Le juriste Fred McChesney a même écrit tout un livre de Harvard University Press sur ce phénomène intitulé Money for Nothing.

Tous les politiciens du monde entier, y compris Israël, sont des vitrines des sept péchés capitaux. La fierté de soi l'emporte sur l'humilité pour les débutants. Quel membre du Congrès n'est pas un égomane ? L'envie empoisonne le cœur de chaque partisan des régimes de "redistribution du revenu", la pierre angulaire du bien-être partout.

La colère est ce que l'on vit chaque fois que l'on s'oppose à l'État. Demandez à tous les médecins dont la licence médicale a été annulée après avoir remis en question les "vaccins" contre le covid. Même Tucker Carlson a été diffamé comme un "atout russe" pour s'être opposé au financement américain de l'Ukraine dans sa guerre avec la Russie.

La paresse a toujours été associée à la bureaucratie gouvernementale. Personne n'aime être appelé "bureaucrate". Ensuite, bien sûr, il y a la cupidité. L'avide de pouvoir et d'argent anime les capitales nationales et étatiques partout dans le monde. Aucune institution nulle part n'est plus avide d'argent que les syndicats d'employés publics, par exemple ou les milliers d'autres "groupes d'intérêts spéciaux" qui ont sans cesse l'intention de voler le Trésor.

La gourmandise est également exposée partout avec les modes de vie ostentatoires et la richesse visible des classes dirigeantes. Les politiciens ne sont pas non plus familiers avec le péché de la convoitise, en particulier la soif de pouvoir sur les autres, surnommée par le juge Andrew Napolitano la "ibido dominante" ou "la convoitise de dominer".

Tout cela, chrétiens évangéliques, est ce que vous avez été aspiré dans le « culte » par le "leadership" de votre église lorsqu'ils vous disent que vous devez adorer les politiciens d'Israël si vous voulez aller au Ciel. Quel péché."

Thomas DiLorenzo.




mercredi 12 juin 2024

Nouvelles réflexions sur le merdier actuel. Par Paul-Éric Blanrue.


Une grande partie de ma vie est dévolue à combattre l'antisémitisme. Autrement dit à combattre le sionisme, sa cause principale. 

- Parmi les vrais pourvoyeurs d'antisémitisme, il y a ceux que l'on ne cite jamais : ceux qui refusent que l'on critique ou que l'on rie des juifs, comme on peut rire de tout le monde, à égalité, sans ordre de préférence. C'est le deux poids, deux mesures, rupture du principe d'égalité, qui crée l'antisémitisme. Quand on est pour la libre expression totale, on évite cet écueil. 

- Les talmudistes radicaux, les rabbins ultra-racistes, les enfiévrés de la suprématie, ne sont pas les juifs du quotidien. Ces derniers ne réclament pas d'immunité. Ce ne sont pas eux qui ont ordonné la loi Gayssot, mais les gros poissons, pour des raisons politiques déterminées, liées à l'immunité d'Israël.

- L'association antisionisme-antisémitisme date de la première décennie 2000, j'ai assisté à son éclosion et à sa progression. C'est une stratégie sioniste, qui amalgame deux choses totalement différentes, le rejet d'un principe politique raciste et génocidaire, et une religion millénaire, qui a droit au respect et que l'on peut critiquer comme on critique l'islam ou le christianisme. Cette association est devenue si ridicule qu'il est devenu plus antisémite de critiquer un chrétien sioniste qu'un juif antisioniste. Y a-t-il des antisionistes antisémites ? Oui, comme il peut y en avoir partout. Mais dans leur grande majorité les antisionistes apprécient les juifs (pas leurs représentants politiques auto-désignés, c'est autre chose) et travaillent main dans la main avec les mouvements des "juifs pour la paix" et ceux qui se disent "juifs de la Torah".

- Plus Macron parle, plus LFI et le RN montent.

- Macron ce n'est pas "Moi ou le chaos". C'est "Moi ET le chaos".

Drôle d'époque : jamais il n'a été aussi clair que le sionisme est raciste et exterminateur, et jamais les partis le soutenant n'ont été aussi haut placés. Quand il s'effondrera, ces partis ne seront plus que honte bue et cendres éparpillées. Qu'ils en profitent, la jubilation sera de courte durée.

La politique en 2024 : tu préfères l'extrême droite ou les antisémites ?

Qu'espèrent les lycéens qui scandent "La jeunesse emmerde le Front national" ? Que celui qui a voté Jordan Bardella se dise soudain : "Bon sang ! Les jeunes n'aiment pas Bardella, je dois voter LFI pour leur faire plaisir !" ? Cette stratégie puérile me laisse pantois.

- Débat droite/gauche en 2024:

     - Fasciste !
    

    - Nan, c'est toi le fasciste !
    

    - Antisémite !
    

    - Nan, c'est toi l'antisémite !
   

     - C'est çui qui dit qui est !
   

     - Nan, c'est çui qui dit qui est !

En temps normal, la plupart des gens n'ont qu'un mépris souverain pour la classe politique, et puis soudain arrive le temps des élections et les voilà tous à croire les promesses des politiciens comme si leur répulsion passée était oubliée. Curieux phénomène psychologique.

- Beaucoup sont scandalisés par les mensonges et les trahisons de l'affreux petit monde des politiciens. N'oubliez pas toutefois que c'est l'essence de la démocratie : je te fais des promesses, tu m'élis, je vis sur ton argent mais les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

- La meilleure façon de tuer le RN est de lui laisser exercer le pouvoir.

- Reconnaissons que Jordan Bardella est un excellent stratège. On jurerait qu'il applique les leçons de Jean-Marie, Marine et les juifs.

Marion Maréchal s'est révélée aussi bonne tueuse que sa tante. À la place de Jordan Bardella, je regarderais sous la voiture.

 Après la sortie de Marion Maréchal, Zemmour et Knafo n'ont plus qu'à convoler en justes noces à Tel-Aviv.

- On peut se demander à quel point un gouvernement Bardella n'est pas attendu des fausses élites pour adopter de nouvelles mesures liberticides, sous prétexte que le peuple veut un homme fort.

- La doctrine Macron : "Je suis l'unique remède au merdier que je viens de créer".

Les athées qui vont voter la fleur au fusil, en croyant aux promesses des partis politiques, me font toujours sourire.

Le Hamas compte environ 50 000 combattants, alors qu'il y a plus de 2 millions d’habitants à Gaza. Si tous les Gazouis sont coupables alors tous les Israéliens le sont aussi car Netanyahu a soutenu le Hamas et il est le Premier ministre qui a le règne le plus long dans l'histoire de son pays.

  - Débat :

    - Avec le RN, les Israéliens vont prendre le pouvoir en France !

    - Non.

    - Pourquoi ?

    - Ils y sont déjà depuis Sarkozy.

- Il y a 4 époques dans les relations entre Israël et la France :

   - Après-guerre, le rapprochement. La France aide Israël à obtenir l'arme atomique.
   - Charles De Gaulle : la France prend ses distances dans une volonté d'indépendance. La plupart des présidents sont dans cet état d'esprit, avec des hauts et des bas.
   - Avec Nicolas Sarkozy président, Israël fait main-basse sur la droite classique et l'État français. Des têtes tombent dans le Renseignement et au Quai d'Orsay. La France devient un soutien indéfectible d'Israël, en même temps qu'elle se soumet à l'OTAN. François Hollande et Emmanuel Macron se situent dans ce sillage malgré des simagrées de façade.
    - La droite classique étant dans les choux, le macronisme ayant fait long feu, le choix est fait de réactiver la droite nationale. Ses nouveaux leaders, Marine Le Pen et Éric Zemmour, sont là pour cette raison. L'infiltration remonte à loin, mais l'accession au trône de la fille de Jean-Marie Le Pen, est un signe des temps qui sera saisi par les sionistes de droite pour la driver jusqu'au trône. C'est ainsi qu'Israël compte rester aux manettes.

- Si on n'est pas capable de résister au système avant les élections, ce n'est pas après les élections qu'on va entrer en résistance. Bardella fait tout pour entrer dans le moule. Il n'en sortira pas. Certains disent même que le moule est entré en lui.

- L'antisémitisme n'est qu'un alibi. Non seulement Bardella n'abrogera pas la loi Gayssot, mais il va, sans le moindre doute, accentuer la censure idéologique d'État. Tous azimuts, mais en commençant par la défense hystérique d'Israël et de son lobby en France.

- Tous ces gens qui répètent les vérités officielles jusqu'à les aboyer et croient sincèrement qu'ils auraient été résistants en 40.

- Ils parlent de la Seconde Guerre mondiale comme s'ils la regrettaient.

- Pendant combien de temps la politique française va-t-elle tourner autour de ce qu'il s'est passé y a-t-il un siècle ?

- Le patron des "sceptiques" US, Michael Shermer, demande avec cynisme pourquoi personne ne demande la fin des États-Unis, alors qu'ils ont bombardé Hiroshima, génocidé les Indiens, etc. Si l'on réclame seulement la fin d'Israël, c'est donc bien qu'on est antisémite : CQFD. Ce qui est réclamé partout, en réalité, c'est la fin de l'Israël en tant qu'État sioniste, donc raciste, comme a été réclamée durant des années la fin de l'Afrique du Sud de l'apartheid (ou la fin de l'Amérique de la ségrégation). Le boss de "sceptiques" a un esprit critique à portée limitée. Dis-moi qui tu n'oses pas critiquer, je te dirai qui tu es.

- Ces libéraux en carton, qui ne sont libéraux que pour les impôts et ne rêvent que des États-Unis et d'Israël, en affichant un souverain mépris pour tout ce qui touche à l'islam, sont tellement bornés qu'ils ne sont même pas capables de voir que de nombreux pays musulmans ont un taux d'imposition du revenu de 0% (Arabie saoudite, Bahrein, Koweit, Émirats arabes unis, Oman, Dubaï, Qatar, etc.). En Palestine comme en Syrie, le maximum est de 15%, en Israël d'environ 50%, comme aux États-Unis. On en rirait si ce n'était pas aussi bête.

- "Tu roules pour qui, Blanrue, LFI ou RN ?", me demandent certains.
Facile : je roule pour la liberté et la justice.
Je n'en ai strictement rien à fiche du calendrier électoral, hochet pour cyniques ou naïfs.
Je roule pour la sécession. 
La sécession n'a jamais été autant d'actualité qu'aujourd'hui.

Paul-Éric Blanrue.






jeudi 6 juin 2024

Un chrétien peut-il être libertarien ? Par Laurence M. Vance.

"Je crois qu'un chrétien peut facilement et naturellement être un libertarien. Et pas seulement cela, je crois qu'il est tout à fait possible d'être un conservateur social et théologique résolu et en même temps d'être un libertarien sans compromis et inconditionnel. Je suis certainement les deux.

Le libertarianisme n'est pas un mode de vie ou une attitude sociale. Ce n'est pas un synonyme de libertinisme. Il ne peut pas être défini de manière simpliste comme étant « fiscalement conservateur et socialement libéral ». Le libertarianisme n'a rien à voir avec la tradition, la coutume, la religion ou la moralité, mais il n'est pas opposé à ces choses.

Le libertarianisme est préoccupé par le bon usage de la force. Aucun homme ne peut agresser ou commettre une violence non consensuelle contre la personne ou les biens d'un autre homme. La force ne peut être utilisée légalement que sur la défensive contre l'agression ou la violence d'un autre, mais doit être proportionnelle et n'est ni essentielle ni nécessaire. L'initiation d'une agression ou d'une violence contre la personne ou la propriété d'autrui est toujours mauvaise, même si elle est faite par le gouvernement, tant que les autres s'engagent dans une conduite pacifique et consensuelle qui ne viole pas les droits personnels ou de propriété d'autrui.

Pourquoi les chrétiens conservateurs seraient-ils en désaccord avec cela ?

Peut-être parce qu'ils croient que l'initiation d'une agression ou d'une violence par le gouvernement contre une personne ou une propriété n'est parfois pas une erreur, même lorsque quelqu'un s'engage dans une conduite pacifique et consensuelle qui ne viole pas les droits personnels ou de propriété d'autrui.

Le libertarianisme dit donc que les gens devraient être libres de toute ingérence individuelle, sociétale ou gouvernementale pour vivre leur vie comme ils le souhaitent, poursuivre leur propre bonheur, s'engager dans des associations bénévoles, accumuler de la richesse, évaluer leurs propres risques, faire leurs propres choix, participer à toute activité économique pour leur profit, s'engager dans le commerce avec toute personne prête à rendre la pareille et dépenser les fruits de leur travail comme bon leur semble - tant que leur conduite est pacifique, que leurs interactions sont consensuelles et que leurs actions ne violent pas les droits personnels ou de propriété des autres.

Pourquoi les chrétiens conservateurs seraient-ils en désaccord avec cela ?

Peut-être parce qu'ils croient que parfois l'initiation d'une agression ou d'une violence par le gouvernement contre une personne ou un bien est justifiée même lorsque quelqu'un s'engage dans une conduite pacifique et consensuelle qui ne viole pas les droits personnels ou de propriété d'autrui.

Il n'y a rien de mal à s'identifier comme un conservateur social et théologique. Je le fais certainement. Le problème est lorsque les chrétiens conservateurs pensent que cela devrait inclure le conservatisme politique - une philosophie autoritaire qui juge tout à fait approprié pour le gouvernement non seulement de contraindre l'action vertueuse au lieu de la laisser au choix libre et volontaire de l'individu, mais aussi de punir les gens pour s'être engagés dans des actions pacifiques, volontaires et consensuelles qu'il n'approuve pas et de prendre les ressources des gens contre leur volonté et de les transférer ou de les redistribuer à d'autres Américains et étrangers comme bon lui semble.

Peut-être qu'une meilleure question devrait être : comment un chrétien peut-il ne pas être un libertarien ?"

Laurence M. Vance.

LIEN

mercredi 5 juin 2024

Là, j'irai gésir... Par Paul Morand.


"Là, j'irai gésir, après ce long accident que fut ma vie. Ma cendre sous ce sol; une inscription en grec en témoignera; je serai veillé par cette foi orthodoxe vers quoi Venise m'a conduit, une religion par bonheur immobile, qui parle encore le premier langage des Évangiles."
Paul Morand.