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mardi 28 octobre 2025

Hans-Hermann Hoppe : "Javier Milei n’est pas libertarien".




Hans-Hermann Hoppe est l'héritier direct de Ludwig von Mises et de Murray Rothbard et représente la branche la plus rigoureuse et intransigeante du libertarianisme.

Lorsque Javier Milei a émergé sur la scène argentine avec son discours anti-étatiste et ses références explicites à Mises, Rothbard et même Hoppe, beaucoup de libertariens ont espéré une révolution.

Mais pour Hoppe cette attente était une illusion dangereuse et une imposture. Dès les premiers mois du mandat de Milei, il a dénoncé une série de contradictions qui délégitiment son prétendu libertarianisme.


1. La question monétaire : la trahison de la promesse abolitionniste

Hoppe part d’un principe absolu : l’existence d’une banque centrale est un crime moral et économique.
La création monétaire, dit-il, n’est rien d’autre qu’un vol masqué : chaque billet émis détruit une part du pouvoir d’achat de ceux qui possèdent déjà de la monnaie.
Or, Milei avait promis de supprimer la Banque centrale d’Argentine ; il ne l’a pas fait.
Il a conservé la structure institutionnelle, nommé des banquiers issus du même système corrompu et continué d’imprimer, sous d’autres formes, de la monnaie d’État.
Pour Hoppe, c’est une faute capitale : « On ne libère pas un peuple en lui imposant une autre monnaie fiduciaire. »
L’unique solution cohérente serait la liberté monétaire intégrale, avec retour à une monnaie-marchandise (or, argent, ou crypto volontairement choisie), sans monopole légal.

2. L’État minimal est encore un État

Milei se décrit comme « minarchiste » : il reconnaît un État réduit à la police, la justice et l’armée.
Pour Hoppe, cette distinction n’a aucune valeur : « Un État minimal reste un monopole de la violence et de la taxation ; il restera toujours maximal. »
Dans sa logique, l’État ne peut être réformé, seulement aboli : toute autorité centralisée est incompatible avec le principe de propriété privée.
Ainsi, le simple fait que Milei soit président, qu’il promulgue des lois, qu’il impose des impôts ou signe des traités, le place hors du champ libertarien.
Il ne peut être qu’un gestionnaire, pas un libérateur.

3. L’interventionnisme et la question d’Israël

Ici la rupture devient frontale.
Hoppe reproche à Milei son alignement atlantiste et sioniste.
En proclamant son amitié absolue avec Israël et en annonçant son intention de déplacer l’ambassade argentine à Jérusalem, Milei a adopté la logique impériale des États-Unis.
Or le libertarianisme, rappelle Hoppe, est radicalement non-interventionniste : aucun État n’a le droit moral d’utiliser les ressources volées à ses contribuables pour soutenir une autre puissance, encore moins dans un conflit étranger.
Hoppe considère que les alliances militaires, qu’elles concernent l’OTAN, Israël ou tout autre bloc, ne sont qu’une forme d’impérialisme étatique.
Pour lui, « les guerres modernes sont des luttes de brigands pour le butin fiscal ».
Soutenir Israël ou l’OTAN revient à trahir le cœur du principe libertarien : le refus absolu de l’agression.
L’Argentine, dit-il, devrait être neutre, non pas au nom d’un pacifisme naïf, mais d’une stricte cohérence : aucune guerre ne peut être juste si elle est financée par l’impôt.

4. La contradiction entre rhétorique et pratique

Hoppe admet que Milei cite Mises et Rothbard, qu’il brandit La Révolte d’Atlas et qu’il fustige le socialisme.
Mais ce n’est que du théâtre politique.
Il ne suffit pas de parler de liberté, il faut abolir les institutions de la contrainte.
Milei a conservé l’appareil policier, le contrôle des frontières, la réglementation du commerce, et les impôts.
Il a même renforcé certains monopoles.
Hoppe rappelle une phrase de Rothbard : « Le politicien libertarien est une contradiction dans les termes. »
Autrement dit : qui cherche le pouvoir ne peut prétendre défendre la liberté.

5. La morale du pouvoir

Hoppe se méfie de ce qu’il appelle « le libertarianisme émotionnel », qui confond la rhétorique de la liberté avec la réalité du pouvoir.
Milei incarne cette illusion moderne : croire qu’un État bien dirigé pourrait être un État juste.
Pour Hoppe, cette idée est radicalement fausse. Le pouvoir politique est en soi une corruption morale, car il repose sur la coercition et la menace.
C’est pourquoi il rejette tout projet de réforme étatique, aussi libéral soit-il, comme une chimère.
Seul un ordre fondé sur le contrat volontaire, la propriété privée et la décentralisation absolue (ce qu’il appelle « ordre naturel de la liberté ») peut être stable et moral.


6. La logique hoppeienne : cohérence ou imposture

Hoppe raisonne comme un pur et strict logicien.
Un libertarien authentique ne peut accepter ni impôt, ni armée nationale, ni diplomatie coercitive, ni privilège bancaire, ni État protecteur.
Milei a accepté tout cela.
Il a donc trahi le principe de non-agression et la souveraineté individuelle.
Hoppe écrit :

« L’État ne peut pas être sauvé, il ne peut qu’être rejeté. »
« Réformer le vol légal, c’est légitimer le voleur. »

De ce point de vue, Milei n’est pas un libertarien incohérent : il est simplement un libéral classique avec un vernis révolutionnaire, ce que Hoppe considère comme la pire des confusions : celle qui fait passer la cage pour la liberté.

7. L’ombre de Rothbard

Rothbard, déjà, dénonçait les libertariens qui soutenaient Israël ou la guerre froide, les qualifiant de « traîtres à la cause de la paix ».
Hoppe reprend cet héritage sans concession.
Pour lui, la liberté n’est pas un programme politique, mais un ordre moral universel qui exclut par nature toute domination étatique.

8. La conclusion hoppeienne

Hans-Hermann Hoppe ne hait pas Milei ; il le juge tragique.
Un homme révolté contre la décadence étatique, mais qui a choisi la voie du pouvoir pour la combattre, ce qui, selon Hoppe, revient à nourrir le monstre.
L’État ne peut pas se suicider. La liberté ne naît jamais d’une élection, mais d’un retrait, d’une sécession, d’une désobéissance.
Milei, en devenant président, a cessé d’être un homme libre : il est devenu l’administrateur d’un système qu’il prétendait détruire.
Lorsque Hoppe affirme que Milei n’est pas un vrai libertarien, il ne s’agit pas d’une querelle de pureté doctrinale, mais d’un jugement logique et moral : un libertarien qui soutient la guerre, la fiscalité, les banques centrales et les alliances d’État, qu’elles soient américaines ou israéliennes, n’est plus libertarien du tout.



mercredi 31 janvier 2024

Hans-Hermann Hoppe explique pourquoi il est impossible d'être libertarien et sioniste.



Dans ce texte en date du 29 janvier 2024, le dernier grand penseur libertarien, Hans-Hermann Hoppe, critique point par point le "libertarien sioniste Walter Block", il explique pourquoi le soutien à Israël est profondément anti-libertarien et démontre une fois pour toutes, et point par point, pourquoi qu'il est impossible d'être libertarien et de prendre la défense d'Israël, y compris depuis le 7 octobre.
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"Le sujet ici sont les événements du 7 octobre 2023, ses causes et ses conséquences. Ce jour-là, des membres du soi-disant Hamas, qui dirigeaient la bande de Gaza, ont attaqué, mutilé, tué et enlevé un grand nombre de soldats et de civils israéliens. (Comme on peut s'y attendre dans tout type de guerre, les deux parties belligérantes présentent des histoires très différentes concernant les événements et les chiffres réels. Ce qui est devenu clair jusqu'à présent, c'est seulement que le nombre de victimes s'étend de plusieurs centaines à un millier, et qu'une partie considérable de ces pertes étaient en fait le résultat d'un "tir amical", par hélicoptère, par les forces de défense israéliennes.)

Qu'est-ce qu'un libertarien est censé faire de cet événement ? Tout d'abord, il doit reconnaître que le Hamas et l'État d'Israël sont des gangs financés et financés non pas par des contributions volontaires à l'adhésion, mais par l'extorsion, la fiscalité, la confiscation et l'expropriation. Le Hamas le fait à Gaza, avec les gens qui vivent à Gaza, et l'État d'Israël le fait avec les gens qui vivent en Israël ainsi qu'avec les Palestiniens vivant en Cisjordanie. Gaza est un territoire minuscule, pauvre et densément peuplé, et le Hamas est donc un petit gang à petit budget, avec seulement quelques armées de chiffons et peu, et pour la plupart, d'armes de faible qualité. Israël est un territoire beaucoup plus grand, beaucoup plus prospère et moins densément peuplé, et l'État d'Israël, subventionné de manière durable et lourdement par les plus puissants et les plus riches de tous les gangs du monde, les États-Unis, est un grand gang à gros budget, avec une grande armée professionnelle bien entraînée, équipée des armes les plus sophistiquées et les plus destructrices disponibles, y compris les bombes atomiques.
L'un des plus ancien de ces deux gangs de combat est l'État d'Israël, lui-même établi récemment, en 1948, par principalement des Juifs sionistes, et par le biais de l'intimidation, du terrorisme, de la guerre et de la conquête dirigées contre l'époque actuelle, et pendant de nombreux siècles auparavant, principalement des résidents arabes de la région de Palestine. Et c'est aussi au moyen de l'intimidation, du terrorisme, de la guerre et de la conquête, alors, que l'État d'Israël explicitement juif a été successivement étendu à sa taille actuelle. Des centaines de milliers d'Arabes ont été déracinés, expropriés et expulsés de leurs maisons et transformés en réfugiés en conséquence ; et un grand nombre de ces victimes ou de leurs héritiers directs sont toujours en possession d'un titre valide sur des terres ou d'autres propriétés maintenant en possession de l'État d'Israël (l'Autorité foncière israélienne) et de ses citoyens juifs. (Au mieux, seulement 7 % du territoire israélien actuel a été régulièrement acquis ou acheté par des Juifs avant 1948, et pouvait donc être revendiqué comme propriété juive légitime.)
Le Hamas, d'autre part, est l'un des nombreux mouvements, partis et gangs de résistance arabes formés en réaction à la prise de contrôle et à l'occupation israélo-juives de la Palestine. Fondé à l'origine en 1987 et depuis 2006 sous le contrôle de la bande de Gaza, qui était et est toujours soumise à un blocus rigoureux de la terre, de l'air et de la mer par Israël et donc fréquemment désigné par des observateurs avertis comme un camp de concentration en plein air, le Hamas est engagé dans la reconquête des territoires perdus, y compris par la violence et des actes de terreur tels que le 7 octobre. Explicitement dirigé non pas contre les Juifs en tant que Juifs, mais spécifiquement contre les sionistes, il a en fait reçu un financement également d'Israël à ses débuts, afin de le construire comme un contrepoids à l'influence croissante du groupe de résistance clandestin laïque Fatah, plus grand, plus modéré et mieux financé, et de son leadership de l'OLP en exil en Tunisie. Alors que le Fatah et l'OLP étaient mis en charge de certaines parties de la Cisjordanie et de Gaza dans le cadre du processus de paix qui a commencé en 1993, l'intransigeance relative du Hamas, plus militant et islamiste, est devenue un outil utile pour les factions israéliennes extrémistes de plus en plus influentes qui cherchaient à faire dérailler le processus de paix, et ont réussi à le faire en augmentant leur construction de colonies juives qui divisent la Cisjordanie en prisons en plein air non contiguës contrôlées par Israël, rendant un État palestinien essentiellement impossible. (Il y a eu des spéculations sur le motif de cette décision israélienne apparemment étrange de prêter un soutien au Hamas. Tout à fait plausible : parce que des événements tels que ceux du 7 octobre peuvent et sont en effet actuellement utilisés par Israël comme une preuve dramatique et une démonstration publique de son affirmation de longue date selon laquelle il ne peut jamais y avoir de solution à deux États au problème israélo-palestinien, et Israël, pour le bien de la paix régionale, doit encore être encore élargi et restauré en tant qu'État unique à sa prétendue taille originale et biblique.)
Dans tous les cas, alors, avant ce contexte, comment un libertarien peut-il réagir et évaluer les événements 10/7 ? Tout d'abord, il voudrait souhaiter l'élimination de la direction des deux gangs et de tous les chefs de gangs d'États étrangers qui ont prêté et continuent de prêter leur soutien à l'un ou l'autre des deux gangs en guerre avec des fonds volés à leur propre population de sujets. De plus, il reconnaîtrait que l'attaque du Hamas contre Israël n'était pas plus "totalement non provoquée" que l'attaque russe contre l'Ukraine il y a peu de temps. L'attaque contre Israël a certainement été provoquée par la conduite de ses propres dirigeants politiques, tout comme l'attaque russe contre l'Ukraine avait été provoquée par les dirigeants de l'Ukraine. Et il ne manquerait pas de noter également que dans les deux cas, celui d'Israël ainsi que celui de l'Ukraine, leurs provocations avaient été encouragées, soutenues et soutenues en grande équipe par la direction de gang néo-con à prédominance juive en charge du gouvernement américain.
En dehors de cela, il n'y a pas grand-chose à faire qu'un libertarien que d'élever la voix en faveur de la paix, des pourparlers, des négociations et de la diplomatie. La direction du Hamas devrait être accusée d'avoir provoqué par ses actions terroristes le danger de représailles massives de la part d'un gang ennemi militairement bien supérieur et plus puissant, l'État d'Israël. Et les dirigeants israéliens devraient être blâmés pour avoir échoué de manière flagrante dans la protection de sa propre population en raison de ses agences de surveillance apparemment très déficientes. Les dirigeants des deux gangs devraient être encouragés - et en fait sous sous pression par l'opinion publique - à accepter une trêve immédiate, et à la fois des négociations devraient être entamées concernant le retour des otages détenus par le Hamas. Et en ce qui concerne l'identification, la capture et la punition des différents auteurs individuels et de leurs commandants supérieurs (y compris, d'ailleurs, ceux qui sont responsables des victimes israéliennes du "tir amical"), cela devrait être laissé au travail de la police régulier, aux détectives, aux chasseurs de têtes et peut-être aussi aux assassins.
Ce qui doit être évité, cependant, en tout cas et à tout prix, c'est une escalade du conflit armé par le biais d'une attaque de représailles massive de l'armée israélienne contre le logement du Hamas et la cachette à Gaza. D'autant plus, parce qu'Israël, avec quelque 10 millions d'habitants, y compris une minorité d'environ 2 millions d'Arabes, est entouré exclusivement d'États voisins moins que sympathiques ou même ouvertement hostiles avec une population totale de centaines de millions d'habitants, et toute escalade du conflit entre Israël et le Hamas pourrait bien s'étendre et dégénérer en une guerre totale, engloutissant toute la région du Proche-Orient et du Moyen-Orient.
(...)
Quelles que soient ces effusions de Block, elles n'ont rien à voir avec le libertarianisme. En fait, préconiser le massacre aveugle d'innocents, c'est la négation totale et complète du libertarisme et le principe de non-agression. Le Murray Rothbard que je connaissais les aurait immédiatement qualifiés de Block désindés, monstrueux, déraisonnables et écœurant et publiquement ridiculisé, dénoncé, « non ami » et excommunié en tant que Rothbardian.
En effet, sans pardonnable, avec sa pièce du WSJ, Block a apporté une contribution aux horreurs qui ont suivi les événements du 7 octobre et qui se déroulent encore : la destruction presque complète de Gaza et sa réduction à un peu plus qu'un énorme tas de décombres et un vaste champ de ruines, le massacre de dizaines de milliers de civils innocents par l'armée israélienne, et l'élargissement continu du conflit armé, y compris maintenant aussi le Liban et le Yémen, et des démangeaisons de la direction israélienne (entraînée dans cette entreprise par ses néo-conpatriotes aux États-Unis) à inclure davantage comme un cible pour la destruction également l'Iran, en tant que prétendu ennemi mortel présumé d'Israël."

Hans-Hermann Hoppe.

jeudi 6 juin 2024

Un chrétien peut-il être libertarien ? Par Laurence M. Vance.

"Je crois qu'un chrétien peut facilement et naturellement être un libertarien. Et pas seulement cela, je crois qu'il est tout à fait possible d'être un conservateur social et théologique résolu et en même temps d'être un libertarien sans compromis et inconditionnel. Je suis certainement les deux.

Le libertarianisme n'est pas un mode de vie ou une attitude sociale. Ce n'est pas un synonyme de libertinisme. Il ne peut pas être défini de manière simpliste comme étant « fiscalement conservateur et socialement libéral ». Le libertarianisme n'a rien à voir avec la tradition, la coutume, la religion ou la moralité, mais il n'est pas opposé à ces choses.

Le libertarianisme est préoccupé par le bon usage de la force. Aucun homme ne peut agresser ou commettre une violence non consensuelle contre la personne ou les biens d'un autre homme. La force ne peut être utilisée légalement que sur la défensive contre l'agression ou la violence d'un autre, mais doit être proportionnelle et n'est ni essentielle ni nécessaire. L'initiation d'une agression ou d'une violence contre la personne ou la propriété d'autrui est toujours mauvaise, même si elle est faite par le gouvernement, tant que les autres s'engagent dans une conduite pacifique et consensuelle qui ne viole pas les droits personnels ou de propriété d'autrui.

Pourquoi les chrétiens conservateurs seraient-ils en désaccord avec cela ?

Peut-être parce qu'ils croient que l'initiation d'une agression ou d'une violence par le gouvernement contre une personne ou une propriété n'est parfois pas une erreur, même lorsque quelqu'un s'engage dans une conduite pacifique et consensuelle qui ne viole pas les droits personnels ou de propriété d'autrui.

Le libertarianisme dit donc que les gens devraient être libres de toute ingérence individuelle, sociétale ou gouvernementale pour vivre leur vie comme ils le souhaitent, poursuivre leur propre bonheur, s'engager dans des associations bénévoles, accumuler de la richesse, évaluer leurs propres risques, faire leurs propres choix, participer à toute activité économique pour leur profit, s'engager dans le commerce avec toute personne prête à rendre la pareille et dépenser les fruits de leur travail comme bon leur semble - tant que leur conduite est pacifique, que leurs interactions sont consensuelles et que leurs actions ne violent pas les droits personnels ou de propriété des autres.

Pourquoi les chrétiens conservateurs seraient-ils en désaccord avec cela ?

Peut-être parce qu'ils croient que parfois l'initiation d'une agression ou d'une violence par le gouvernement contre une personne ou un bien est justifiée même lorsque quelqu'un s'engage dans une conduite pacifique et consensuelle qui ne viole pas les droits personnels ou de propriété d'autrui.

Il n'y a rien de mal à s'identifier comme un conservateur social et théologique. Je le fais certainement. Le problème est lorsque les chrétiens conservateurs pensent que cela devrait inclure le conservatisme politique - une philosophie autoritaire qui juge tout à fait approprié pour le gouvernement non seulement de contraindre l'action vertueuse au lieu de la laisser au choix libre et volontaire de l'individu, mais aussi de punir les gens pour s'être engagés dans des actions pacifiques, volontaires et consensuelles qu'il n'approuve pas et de prendre les ressources des gens contre leur volonté et de les transférer ou de les redistribuer à d'autres Américains et étrangers comme bon lui semble.

Peut-être qu'une meilleure question devrait être : comment un chrétien peut-il ne pas être un libertarien ?"

Laurence M. Vance.

LIEN

dimanche 5 novembre 2023

Aucun libertarien ne peut défendre Israël.




Voici pourquoi aucun libertarien ne peut défendre Israël dans son conflit interminable avec les Palestiniens : - Droits individuels bafoués : Les droits des Palestiniens (libre circulation, activité économique, etc.) sont anéantis dans les territoires occupés comme en Israël. La fondation d'Israël a été une tragédie pour les droits individuels et inaliénables des Palestiniens. C'est un principe libertarien fondamental qu'Israël a remis en cause. Il a été établi deux classes de citoyens (on pourrait donner en exemple l'impossibilité pour un non juif d'épouser un juif, car le mariage civil est interdit en Israël.) - Droits de propriété compromis : les droits de propriété palestiniens sont continuellement foulés au pied par des activités de colonisation en collusion avec l'État. L'occupation et les restrictions au commerce et aux mouvements finissent par appauvrir les Palestiniens (50% de chômage dans la bande de Gaza). Cela conduit également à des ventes de terres et de biens en état de détresse. Dans de nombreux cas, ce que nous observons c'est le vol pur et simple de terres et de ressources à l'aide de l'appareil d'État. - Un État hyper-autoritaire : les opérations israéliennes en Cisjordanie (et aujourd'hui à Gaza) se font par le biais d'un État policier militarisé. Les enfants sont interrogés (régulièrement tués, aujourd'hui massacrés), les forces de Tsahal entrent dans les maisons à tout moment du jour ou de la nuit sans aucune sorte de supervision judiciaire, souvent sous un léger prétexte. La ghettoïsation puis la destruction en cours de Gaza sont un crime contre l'humanité. - Droit à l'autodéfense compromis : les droits des Palestiniens à l'autodéfense ne sont pas reconnus dans les territoires occupés. Cela a également été codifié en loi : les Palestiniens n'ont pas le droit de s'autodéfendre légitimement contre les abus et attaques des colons. - Monopole de l'État sur la force compromis par les colons, et ceci sans répercussions : il s'agit d'une question profonde au sein du discours politique libertarienne, car il s'agit de la distinction fondamentale entre un État libertaire "veilleur de nuit" et l'anarcapie. Dans un "État de veilleur de nuit", les citoyens cèdent (sont contraints à céder) le monopole de l'usage légal de la force à l'État. De toute évidence, ce n'est pas le cas dans les territoires occupés où les forces de Tsahal regardent régulièrement de l'autre côté pendant que les colons se livrent à des violences contre les Palestiniens et leurs biens. Surtout lorsqu'il s'agit de colons armés qui ont une formation militaire, cela crée une force de procuration dont les éléments conformes peuvent être poussés à prendre des mesures trop désagréables pour les forces de l'État. Bref, tous les principes du droit naturel, à commencer par le NAP (principe de non agression physique sur quoi se fonde tout le libertarianisme) sont constamment bafoués par Israël.


Synthèse de cet article LIEN





mercredi 5 juin 2024

Une dissection hoppéenne de Javier Miléi : le sionisme de Milei et la perspective libertarienne. Par Oscar Grau.

Le clown Javier Milei


"La pierre angulaire du libertarianisme est l'idée, la reconnaissance et la défense des droits de propriété privée. Que ce soit sur la terre ou sur quoi que ce soit d'autre, ces droits (exclusifs) sont attribués à juste titre à certaines personnes sur la base de l'appropriation initiale ou du transfert volontaire de propriété. Au contraire : toutes les revendications de propriété non fondées sur ces principes sont injustes. Concernant l'État d'Israël, créé en 1948 par des Juifs majoritairement européens d'idéal sioniste, ces exigences de justice ne sont manifestement pas satisfaites. On pourrait seulement dire qu'environ 7 % d'Israël actuel a été à juste titre acquis par des Juifs avant 1948, et donc être revendiqué comme propriété légitime. Depuis lors jusqu'à présent, l'établissement et la poursuite de l'expansion d'Israël sont pour la plupart le résultat de l'expropriation, de l'intimidation, du terrorisme, de la guerre et de la conquête contre les résidents alors, pour la plupart arabes de la région de Palestine et les résidents arabes actuels des régions de la bande de Gaza et de la Cisjordanie. Comme l'a dit Hoppe :

"La revendication des Juifs actuels à une patrie en Palestine ne peut donc être faite que si vous abandonnez l'individualisme méthodologique sous-jacent et caractéristique de toute pensée libertarienne : la notion de personnalité individuelle, de propriété privée, de produit et d'accomplissement privés, de crime privé et de culpabilité privée. Au lieu de cela, vous devez adopter une forme de collectivisme qui permet des notions telles que la propriété et les droits de propriété de groupe ou tribaux, la responsabilité collective et la culpabilité collective."

Le point de vue de Milei sur Israël et le conflit en cours est sioniste : il a démontré son engagement envers Israël au moins dès juin 2022 lorsqu'il a promis de déplacer l'ambassade à Jérusalem s'il gagnait. Lors de sa visite en Israël en tant que président, Netanyahou considérait Milei comme "un grand ami de l'État juif" et a été ravi de sa décision concernant Jérusalem. Netanyahou a déclaré qu'ils "défendaient" tous les deux les marchés libres, mais il a dû oublier qu'Israël n'autorise pas la propriété foncière privée (toutes les terres sont "d'intérêt public"), et que le gouvernement israélien interfère avec tout le commerce avec et à l'intérieur de la Cisjordanie et de la bande de Gaza (souvent appelé le plus grand camp de concentration en plein air du monde). Alors que l'"anticommuniste" Milei devrait dénoncer Israël pour avoir imité le manifeste communiste concernant l'interdiction de la propriété foncière privée et critiqué la construction de colonies juives en Cisjordanie, qui ont transformé la Cisjordanie en prisons en plein air non contiguës contrôlées par Israël également, il a en fait apporté un soutien sans restriction à un État qui a opprimé les Palestiniens de presque toutes les manières imaginables pendant des décennies.

Lorsque, en octobre 2023, des membres du Hamas, qui dirigeaient la bande de Gaza, ont attaqué, tué et enlevé plusieurs centaines de soldats et de civils israéliens - bien qu'une partie des victimes ait été le résultat d'un "tir amical" des Forces de défense israéliennes (FDI) - alors, tout libertarien digne de son sel aurait certainement immédiatement condamné de telles atrocités, mais il aurait également immédiatement reconnu et reconnu que l'attaque du Hamas n'était pas plus non provoquée que l'attaque russe contre l'Ukraine. Ils ont tous deux été définitivement provoqués par la conduite des dirigeants politiques ukrainiens et israéliens. Et dans les deux cas, leurs provocations ont été encouragées, soutenues et soutenues par la direction de gang néoconservatrice à prédominance juive aux États-Unis. Plus important encore, tout libertarien engagé dans le principe de non-agression en tant que pierre angulaire du libertarianisme aurait également condamné en termes clairs la réaction d'Israël à l'attaque du Hamas, alors, comme une réponse extrêmement disproportionnée et une atrocité inégalée par son ampleur et sa cruauté par quoi que ce soit d'autre dans l'histoire récente.

Pour les libertariens, le Hamas et l'État d'Israël sont tous deux des gangs criminels. Le premier est un petit gang à petit budget, avec principalement des armes de faible qualité ; le second est un grand gang à gros budget, fortement subventionné par les États-Unis, avec une grande armée et les armes les plus sophistiquées et destructrices disponibles (y compris les bombes atomiques). Le Hamas est un groupe formé en réaction aux décennies de prise de contrôle et d'occupation de la Palestine par les sionistes. Dans ce contexte, les libertariens voudraient souhaiter le pire aux dirigeants des deux gangs et à tous les chefs de gangs d'États étrangers qui apportent leur soutien à l'un des gangs en guerre. De plus, comme dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine, les libertariens devraient élever la voix en faveur de la paix et des négociations. Les chefs de gangs devraient être accusés de leurs crimes et faire pression de l'opinion publique pour qu'ils acceptent une trêve immédiate - et toute escalade du conflit armé devrait être évitée.

Comme indiqué, cependant, ce n'est pas ce qui s'est passé. Israël, aidé par les États-Unis et un flot continu de fonds, d'armes et de munitions américains, a riposté avec tout ce qu'il a obtenu. Toute la bande de Gaza a été transformée en décombres et des dizaines de milliers de Palestiniens civils innocents ont été tués par des bombardements, de l'artillerie et des chars d'invasion sous prétexte de défendre Israël contre un groupe terroriste, y compris des milliers d'enfants, qui sont des non-combattants par définition. Et tout cela continue, jusqu'à ce jour, détruisant la vie de centaines de milliers de civils.

Et qu'en est-il de la réaction de Milei à tout cela, alors ? En mars 2024, Milei a défendu tout cela comme "le droit d'Israël à l'autodéfense légitime" et a déclaré que l'attaque du Hamas nécessite des "réponses exemplaires", déclarant également qu'Israël "ne commet aucun excès unique malgré les excès commis par les terroristes du Hamas". En avril 2024, après la réponse iranienne à la politique étrangère israélienne, Milei a de nouveau exprimé sa "solidarité et son engagement inébranlables envers l'État d'Israël face aux attaques lancées par la République islamique d'Iran". Le gouvernement argentin soutient l'État d'Israël "dans la défense de sa souveraineté, en particulier contre les régimes qui promeuvent la terreur et cherchent la destruction de la civilisation occidentale". L'Argentine a adopté une nouvelle politique étrangère basée "sur la défense des valeurs occidentales et une vision commune du monde dans la défense de la vie, de la liberté et de la propriété privée". Pour la nouvelle administration, Israël "est un rempart de valeurs occidentales au Moyen-Orient et la République argentine sera toujours de son côté contre ceux qui cherchent son extermination". Plus tard, lorsqu'on l'a interrogé en mai 2024 sur les manifestations dans les universités américaines en faveur de la Palestine, Milei a doublé en disant qu'il se tenait "du bon côté de l'histoire" (des États-Unis, d'Israël et de l'Occident), et qu'ils utiliseraient "toutes les ressources" pour se défendre contre les terroristes.

Même après tout ce temps, Milei s'est avéré incapable de reconnaître les impulsions génocidaires de plusieurs dirigeants de l'État d'Israël. Scandaleusement, alors qu'il considère le meurtre de l'enfant à naître comme une aberration, les meurtres de masse d'enfants pleinement formés ne semblent pas le préoccuper - sans surprise, le célèbre expert sioniste néoconservateur Ben Shapiro l'aime.

(...)

Je tiens à remercier Hans-Hermann Hoppe pour son aide généreuse apportée dans la rédaction de cet article."

Oscar Grau.

LIEN 


vendredi 30 novembre 2018

"Sécession" : "Avec ce livre, le libertarien est en pays de connaissance !" (Thierry Falissard)

L'avis de Thierry Falissard (auteur de l'indispensable Faut-il avoir peur de la liberté ? - Le libéralisme en 21 questions, 2012) sur Sécession. L'art de désobéir :

"Désobéissance civile (Thoreau), droit d'ignorer l'État (Spencer), individualisme bien compris et égoïsme rationnel, droit naturel et liberté d'expression, avec ce livre le libertarien est en pays de connaissance ! Hayek appelait déjà en 1949 à la constitution d’une utopie libérale visionnaire et subversive. Mais ce n'est plus de la rêverie : la faillite des États nous y oblige."

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vendredi 29 octobre 2021

Zemmour : "Je vous rassure, je ne suis pas devenu anarchiste dans la nuit, et ce n'est pas moi qui vais devenir un beau matin, un libertarien forcené."

Éric Zemmour vient de déclarer : "Je vous rassure, je ne suis pas devenu anarchiste dans la nuit, et ce n'est pas moi qui vais devenir un beau matin, un libertarien forcené."
On s'en doutait. Il y a peu de rothbardiens chez les admirateurs de Robespierre et les nostalgiques du Premier Empire.
On me dit qu'être rothbardien n'apporte pas de voix. Aux États-Unis, Ron Paul se réclame de Rothbard, entre autres, dont il a été un proche, et de nombreux Américains (jusqu'à 40% en Virginie, 35 % dans le Maine, 25 % dans l'État de Washington et dans le Vermont...) ont voté pour lui lors de la présidentielle de 2012. Certes, il n'a pas été élu, ce qui était prévisible alors que s'il existe bien un pays au monde où le libertarianisme dispose d'une longue tradition populaire et intellectuelle et a des chances de succès aux élections, ce sont bien les États-Unis. 
La plupart des gens qui réfléchissent et ont lu Rothbard la plume à la main savent qu'au fond, se lancer dans du libertarianisme politique, électoral, ne sert de rien, pour changer directement le système de l'intérieur, car le système ne changera pas de l'intérieur. Tout au plus des candidats, dans l'une ou l'autre élection, peuvent porter, au lieu d'un programme bidon et démagogique, un projet nouveau, explosif, radical, sécessionniste, et faire avancer des idées. 
L'objectif serait ainsi d'aider le système à imploser - si toutefois l'on tient à faire de la politique et non à voter avec ses pieds, comme beaucoup de libertariens le font. 
Zemmour dit parfois des choses intéressantes, il brise des tabous (je lui fais notamment crédit d'être opposé aux lois scélérates Pleven et Gayssot), mais comme il ne sera pas élu de toute façon (prenez bonne note de ce que je dis), il eût été intéressant qu'il occupât une place vacante en France, celle de l'anarchiste de droite qui rue dans les brancards en dénonçant la tyrannie étatique, et pas seulement le port de bouts de tissu dans l'espace public ou le choix du prénom d'immigrés ne voulant pas s'assimiler. Zemmour se contente de faire du bonapartisme de vague à l'âme et pleurer la France de papa, morte et enterrée, qui ne reviendra pas. Il veut jouer le rôle d'un Trump cocardier ? Grand bien lui fasse. Mais aujourd'hui, c'est Biden le boss en Amérique. Malgré le passage de Trump à Washington. 
La démocratie c'est le turn-over permanent. C'est la majorité qui impose sa loi aux minorités, et aussi les lobbies des minorités agissantes qui imposent leurs exigences à la majorité. C'est la dictature du collectif devant quoi tout individu doit baisser pavillon, la singularité s'effacer, l'expression se censurer, la pensée se castrer. Tout Français bien né doit savoir depuis Benjamin Constant que la liberté des Modernes n'est plus celle des Anciens : Rousseau a cru défendre la liberté, alors qu'il a sacrifié l'individu sur l'autel du collectif et de son inexistant intérêt général. 
Nos constitutions sont toutes fondées sur les erreurs fatales de Jean-Jacques. 
C'est cette conception qu'il faut dynamiter ! Il faut se débarrasser de l'État !

Paul-Éric Blanrue



samedi 3 janvier 2026

L’impérialisme vu par les libertariens : l’État, la guerre et l’illusion démocratique.


Dans la pensée libertarienne radicale, notamment chez Hans-Hermann Hoppe et Murray Rothbard, l’impérialisme n’est pas un accident de l’histoire ni une dérive morale ponctuelle, mais une conséquence logique de l’existence même de l’État.

L’impérialisme est compris comme l’extension violente du pouvoir étatique au-delà de ses frontières, financée par l’impôt et exercée au mépris des droits de propriété individuels. Rothbard résume cette position de manière lapidaire :

« La guerre est la santé de l’État. »

Pour les libertariens, cette formule signifie que la guerre — et donc l’impérialisme — renforce toujours le pouvoir politique, jamais la liberté individuelle.

Hoppe insiste sur un point central : l’État n’est pas un propriétaire légitime du territoire qu’il gouverne, mais un simple gestionnaire temporaire. Cette absence de propriété réelle crée des incitations destructrices. Comme il l’écrit dans Democracy: The God That Failed :

« Les gouvernants démocratiques peuvent exploiter les ressources dont ils ont le contrôle sans en subir personnellement les conséquences. »

L’impérialisme devient alors rationnel du point de vue étatique, puisque les coûts humains, économiques et moraux sont externalisés sur les contribuables et les générations futures.

Contrairement au discours dominant, Hoppe soutient que la démocratie ne freine pas la guerre, mais tend au contraire à l’encourager. Les dirigeants élus, soumis à des mandats courts, ont un horizon temporel réduit et cherchent des gains immédiats. Hoppe écrit ainsi :

« Plus le contrôle du gouvernement est temporaire, plus l’exploitation des ressources est intense. »

Dans cette perspective, les démocraties modernes apparaissent souvent plus interventionnistes et impérialistes que les régimes anciens, non par excès de vertu, mais par dilution de la responsabilité.

Cet anti-impérialisme libertarien se distingue radicalement de la critique marxiste. Rothbard rejette l’idée d’un « impérialisme du capital » et affirme au contraire :

« Ce n’est pas le capitalisme qui mène à la guerre, mais l’État qui intervient dans l’économie. »

Le marché, fondé sur l’échange volontaire, est vu comme fondamentalement pacifique, tandis que l’impérialisme est une création politique, militaire et fiscale.

En alternative, les libertariens défendent un non-interventionnisme strict, la décentralisation, le droit de sécession et la fin des alliances militaires coercitives. Rothbard résume cette position par une maxime simple :

« Aucun État n’a le droit d’imposer ses valeurs ou ses institutions par la force. »

L’idéal libertarien n’est pas un monde sans échanges, mais un monde sans domination politique, où la guerre cesse d’être rentable parce qu’aucune autorité ne peut en faire payer le prix à autrui.


lundi 27 octobre 2025

Isabel Paterson : une théologie de la liberté.



Publié en 1943, The God of the Machine d’Isabel Paterson (1886-1951) est un texte fondateur du libertarianisme américain, un essai visionnaire où économie, philosophie et théologie s’unissent dans une même défense du génie individuel. Paterson, journaliste et romancière canadienne naturalisée américaine, y développe une métaphysique de la liberté qui influencera profondément Ayn Rand et Rose Wilder Lane, les deux autres grandes figures du « trio libertarien » des années 1940.

Le titre du livre, provocateur, ne désigne pas une idolâtrie technicienne, mais une métaphore du monde comme système d’énergie morale. Dieu est la source première de cette énergie, la « Machine » en est l’ordre rationnel de la création, un univers structuré, dynamique, où l’homme libre est le seul conducteur digne de ce moteur divin. L’État, au contraire, apparaît comme un parasite, un court-circuit moral qui détourne l’énergie des individus pour nourrir la contrainte et la dépendance.

Paterson compare la société à un réseau énergétique : la liberté en est le courant vital, et les institutions coercitives sont les résistances qui l’étouffent. Ce qui donne la puissance à une civilisation n’est pas la richesse brute ni la force militaire, mais la capacité de laisser circuler sans entraves les forces créatrices des individus. « La liberté, écrit-elle, est la seule condition où l’énergie spirituelle peut produire des résultats matériels. »

Son christianisme est particulier : dénué de dogmatisme, mais habité par la conviction que l’ordre du monde procède d’une intelligence morale. La Providence, chez elle, n’impose pas, elle offre les lois de la raison. L’homme n’est pas sauvé par la grâce seule, mais par son usage correct de la liberté donnée par Dieu. Paterson y voit une continuité entre l’économie et la théologie, l’un comme l’autre fonctionnent selon des principes immuables de causalité, de responsabilité et de respect de l’ordre naturel.

Le Dieu de la machine s’attaque frontalement au collectivisme, accusé de violer la loi spirituelle du monde en subordonnant la conscience individuelle à la foule. Paterson y voit la racine du mal moderne : la substitution du commandement politique à la création libre. À ses yeux, l’État-providence est une forme de péché structurel, non par manque de compassion, mais parce qu’il nie la dignité de l’homme comme cause efficiente de sa propre vie.

Sa prose, énergique et tranchante, mêle l’ironie journalistique à la rigueur métaphysique. Elle évoque un Dieu ingénieur de l’univers, qui a bâti la réalité selon une loi précise de circulation des forces, et dont les hommes doivent respecter le plan s’ils veulent que la « Machine » fonctionne. Quand l’homme se prend pour le moteur, le système s’effondre.

Ce n’est pas un traité de théologie, mais une théologie implicite de la liberté. Paterson soutient que le progrès ne vient jamais de la planification, mais de l’invention et de la responsabilité personnelle. À ce titre, elle rejoint les intuitions de Tocqueville et d’Adam Smith, mais avec une verve mystique qui lui est propre : elle parle du marché comme d’un organisme vivant traversé par le souffle divin de la raison.

Le livre fut d’abord ignoré, puis redécouvert comme l’une des pierres angulaires du mouvement libertarien américain. Pour Ayn Rand, Paterson fut une « mystique de la raison » ; pour d’autres, une hérétique qui avait tenté de concilier Dieu et le capitalisme. Quoi qu’il en soit, The God of the Machine reste une œuvre unique : ni traité d’économie, ni manifeste religieux, mais un hymne à l’ordre moral du monde, celui où la liberté humaine, loin d’être un accident, est la manifestation la plus haute de l’intelligence divine.



dimanche 22 octobre 2023

Réflexions libertariennes sur le conflit israélo-palestinien.




"J'ai une prédiction à faire en ce qui concerne les représailles d'Israël contre le peuple de Gaza en réponse à la récente attaque du Hamas contre les citoyens israéliens. Je prédis que la réponse d'Israël ne finira pas par régler le différend de longue date entre Israël et les Palestiniens. En fait, j'irai un peu plus loin et je prédis que la réponse produira une autre attaque tout aussi vicieuse contre les Israéliens dans le futur, peut-être même dans 10 à 15 ans, lorsque les enfants de Gaza qui ont survécu seront assez vieux pour lancer une autre attaque mortelle contre les Israéliens.

Certains commentateurs grand public qualifient l'attaque du Hamas de 11 septembre en Israël. Je pense qu'il y a un certain mérite dans cette comparaison. Il y a vingt ans, ici à la Future of Freedom Foundation, nous nous oposions ardemment aux plans du gouvernement américain d'envahir l'Afghanistan en réponse aux attaques du 11 septembre. Nous avons fermement soutenu qu'une telle invasion finirait par tuer et mutiler des multitudes de personnes innocentes et, par conséquent, produirait une menace perpétuelle d'autres attaques terroristes, ce qui, bien sûr, servirait de justification à la destruction continue de la liberté américaine aux mains du Pentagone, de la CIA et de la NSA.

Nous avons fait valoir que la mort et la destruction résultant des attentats du 11 septembre devraient amener les Américains à s'engager dans une sérieuse recherche de conscience, dans le but de remettre l'Amérique sur la voie d'une société de liberté, de paix, de prospérité et d'harmonie avec le monde. Cela signifiait, avons-nous, selon nous, poursuivre les terroristes présumés en utilisant le processus juridique (par exemple, Interpol, extradition, etc.) et, en même temps, mettre fin à l'interventionnisme étranger (par exemple, les sanctions économiques qui ont tué des centaines de milliers d'enfants irakiens et la position des responsables américains selon laquelle de tels décès en valaient la peine ») qui a donné lieu à la profonde rage qui a motivé les étrangers à initier des attaques vicieuses contre des Américains innocents, comme avec les attaques du 11 septembre, mais aussi les attaques terroristes d'avant le 11 septembre, telles que celles contre l'USS Cole, l'attaque du WTC de 1993, etc.

Nous avons été attaqués sans pitié pour avoir pris cette position. Nos critiques ont pleuré « Vous justifiez ce que les terroristes ont fait. » Nous avons été inondés de courrier haineux et d'annulations de soutien. C'était une période difficile pour FFF. Mais nous n'avons jamais hésité. Soit dit en passant, c'est à ce moment-là que je suis devenu bon ami avec Lew Rockwell, un autre libertarien qui se tenait sur ce même terrain solitaire au sein du mouvement libertarien contre l'invasion américaine de l'Afghanistan. Vingt ans plus tard, je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi il reste quelqu'un, y compris des libertariens qui ont ardemment et avec enthousiasme soutenu l'invasion de l'Afghanistan et, plus tard, de l'Irak, qui défendent rétrospectivement encore l'invasion américaine de ces deux pays en réponse aux attentats du 11 septembre.

Immédiatement après ces attaques vicieuses du 11 septembre, la vengeance, et non la sagesse, était tout ce qui comptait. La soif de vengeance a consumé l'esprit des gens. Peu importe le nombre de personnes innocentes qui mourraient dans une invasion américaine de l'Afghanistan. Tout ce qui comptait, c'était qu'il était important de tuer beaucoup de gens, surtout s'ils étaient musulmans. C'est là que l'idée que les musulmans étaient engagés dans une quête séculaire pour établir un califat mondial est devenue populaire. C'était un moyen facile de faire en sorte que les gens se sentent bien au sujet de la mort et de la destruction massives qui allaient être causées par la machine de guerre américaine sur le peuple afghan. Personne ne voulait penser au fait que c'était l'interventionnisme américain qui avait donné lieu aux attentats du 11 septembre et, par conséquent, que plus d'interventionnisme américain ferait plus de la même manière. Tout ce qui comptait, c'était la vengeance et la vengeance.

Il y a une leçon importante qui peut être tirée de l'attaque du Hamas contre Israël, mais je suis assez certain que les interventionnistes américains ne voudront pas l'envisager. Les commentateurs se concentrent à juste titre sur le meurtre de civils israéliens par le Hamas. Ce à quoi ils font allusion, c'est que dans une guerre, c'est un crime de guerre vicieux d'attaquer les civils. Les soldats combattent les soldats et sont censés faire de leur mieux pour éviter de tuer des civils.

En quoi cela tient-il une leçon pour les Américains ? À cause des bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki ! C'est un autre domaine dans lequel FFF a été attaqué par les interventionnistes américains au fil des ans. Chaque fois que nous faisons remarquer que ces deux bombardements atomiques étaient des crimes de guerre parce qu'ils ciblaient des civils, nous recevons des attaques d'interventionnistes américains qui affirment qu'il était justifié de tuer toutes ces personnes innocentes comme un moyen de « raccourcir la guerre ».

Mon intuition est que ces interventionnistes qui nous attaquent pour notre position attaquent aujourd'hui à juste titre le Hamas pour avoir tué des civils israéliens innocents. Mais mon intuition est qu'ils ne reconnaissent toujours pas - et ne reconnaîtront pas - l'incohérence fondamentale de leur position. S'il est faux pour le Hamas de cibler et de tuer des civils innocents, pourquoi est-ce juste quand le gouvernement américain le fait ?

Le vrai problème auquel les citoyens israéliens devraient être confrontés est le suivant : comment ce différend peut-il être réglé une fois pour toutes, afin que toute la mort et la destruction puissent prendre fin ? C'est là que la sagesse entre en jeu.

Je suis loin d'être un expert du différend israélo-palestinien. Mais je me considère comme un expert de la philosophie libertarienne. Il y a quelques années, un statiste m'a envoyé un courriel affirmant que le libertarianisme ne pouvait pas servir de solution au conflit israélo-palestinien. Il avait tort. Les principes libertariens sont universels. Ils s'appliquent partout.

L'un des meilleurs articles que l'on puisse lire sur le conflit israélo-palestinien est un article de la FFF écrit par Richard Ebeling intitulé "Le libéralisme du marché libre et le conflit israélo-palestinien". Dans son article, Richard analyse les deux solutions les plus populaires au conflit : une solution à deux États et une solution à un État.

Je penche vers ce dernier. Il n'y a absolument aucune raison pour que les Israéliens et les Palestiniens ne puissent pas vivre ensemble pacifiquement et harmonieusement au sein d'une seule nation. Après tout, les Juifs et les Arabes vivent ici aux États-Unis sans se tuer les uns les autres. Il n'y a rien de spécial dans la situation géographique d'Israël qui empêche les Juifs et les Arabes de vivre ensemble pacifiquement et harmonieusement au sein d'une même nation dans cette partie du monde. Après tout, des milliers d'Arabes vivent en Israël depuis des décennies.

L'une des principales préoccupations d'Israël est que les Arabes pourraient être plus nombreux que nombreux pour les Juifs dans le pays, ce qui pourrait signifier que les Juifs ne contrôleraient plus le gouvernement, auquel cas Israël pourrait perdre son statut spécial de sanctuaire pour les Juifs. Ce problème pourrait être facilement résolu avec une disposition constitutionnelle non amencable qui garantit que le gouvernement sera toujours contrôlé par les Juifs et dirigé par les Juifs. Si les Arabes n'aiment pas ça, ils n'ont pas besoin de déménager en Israël.

Mais je ne doute pas que les Palestiniens réguliers accepteraient volontiers une telle condition en échange d'une vie normale dans laquelle ils étaient libres de posséder des maisons et des entreprises, de s'engager dans le commerce, d'élever leur famille, d'accumuler des richesses, de voyager librement, de critiquer les fonctionnaires et d'exercer tous les autres droits fondamentaux.

Et c'est là que le libertarianisme entre en jeu. Dans une société où les pouvoirs du gouvernement israélien étaient strictement limités à protéger les droits de tous de manière égale et impartiale, personne ne se soucierait de qui dirigeait le gouvernement. Ce n'est que lorsque le gouvernement exerce le pouvoir de donner des privilèges à des groupes sélectionnés ou de punir arbitrairement des groupes sélectionnés que les gens se soucient de qui exerce le pouvoir politique.

Et c'est là que se trouve le grand obstacle à la paix au Moyen-Orient. Les deux parties sont aussi antithétiques au libertarianisme que les étatistes américains. De plus, ils sont tous deux fermement engagés dans l'effacement de l'autre côté. Ainsi, jusqu'à ce que les deux parties voient la futilité totale de cet état d'esprit et embrassent le libertarisme, la mort et la souffrance se perpétuent.

Pendant ce temps, l'une des meilleures choses que les Américains pourraient faire est d'empêcher notre gouvernement de fournir des armes, de l'argent ou d'autres aides étrangères à Israël ou aux Palestiniens. D'ailleurs, les Américains seraient sages de mettre fin à toute aide étrangère à chaque nation du monde. Mieux que tout, la meilleure chose que les Américains puissent faire pour les peuples du monde est de restaurer les principes fondateurs de notre nation de la liberté économique, des marchés libres, de l'argent sain, de la charité volontaire, du non-interventionnisme et d'une république gouvernementale limitée. En d'autres termes, nous devrions conduire le monde au libertarianisme par l'exemple."


 Jacob G. Hornberger


LIEN

lundi 3 juin 2024

Le président de l'Institut Mises, Thomas DiLorenzo, prend la plume pour dégommer Walter Block qui défend les massacres israéliens.

Thomas DiLorrenzo

(...)

"Au cours des huit derniers mois, Walter Block a abandonné les principes du libertarianisme en ce qui concerne la guerre avec son soutien total aux crimes de guerre commis par le gouvernement israélien en ciblant et en tuant intentionnellement des dizaines de milliers de civils, y compris des femmes, des enfants et des bébés à Gaza. (Un vrai libertaire américain soutiendrait que la guerre d'Israël, et la guerre de l'Ukraine avec la Russie, ne sont pas nos affaires, point final).

Walter Block est ce que Ryan McMaken a appelé un "microlibertaire". Il semble libertarien lorsqu'il s'agit de légaliser la drogue et la prostitution, mais sur la grande et primordiale question de la guerre, il est devenu un défenseur avert des crimes de guerre commis par le gouvernement israélien.

Walter Block

Walter Block a toujours été « pro-Israël » et personne au Mises Institute, nommé d'après le fils d'un rabbin juif et cofondé par Murry Rothard, un juif de New York, n'y a jamais réfléchi. Il n'est plus un chercheur principal non rémunéré au Mises Institute, non pas parce qu'il est "pro-Israël", comme l'ont affirmé certains commentateurs mal informés ou malhonnêtes. C'est parce que le Mises Institute ne peut pas être associé à un défenseur public aussi connu, prolifique et public du ciblage et du meurtre intentionnels de femmes, d'enfants et de bébés palestiniens.

Israël a tout à fait le droit de se défendre contre de futures attaques barbares de la bande de voyous meurtriers connu sous le nom de Hamas - et de n'importe qui d'autre - mais c'est une question tout à fait différente d'avoir un "droit" de commencer une campagne de génocide contre la population civile de Gaza, comme cela s'est produit ces derniers mois - accompagné du soutien presque apoplectiquement enthousiaste de Walter Block.

Walter « justifie » le meurtre de masse de civils en invoquant une théorie de la punition collective, ce qui a été interdit par la quatrième Convention de Genève. Écrivant dans le Wall Street Journal, lui et un co-auteur nous ont fait la leçon que "L'Occident" doit soutenir "une utilisation écrasante et sans précédent de la force militaire" et que "Hamas est et sera responsable de toute victime civile". Ce ne sont pas les bombes fournies par le gouvernement américain à Israël et larguées sur les zones peuplées de civils qui sont responsables de la mort de civils, écrivent-ils, mais le Hamas. Israël doit faire "tout ce qu'il faut" pour vaincre le Hamas, et leurs écrits ultérieurs prouvent sans aucun doute que cela inclut le crime de guerre de cibler et de tuer des civils.

L'Occident, disent-ils, a le "devoir moral" de "soutenir Israël" dans son effort pour "faire tout ce qu'il doit pour mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible, avec un minimum de victimes civiles et militaires de son côté" (est-il souligné). C'est-à-dire un minimum de victimes civiles israéliennes, mais au diable de s'inquiéter des victimes civiles palestiniennes. C'est de la morale ?

Walter a écrit plusieurs articles belliqueux sur un site Web israélien appelé Israel Hayom. L'un d'eux est intitulé "Lettre ouverte aux "Enfants de Gaza" dans laquelle il confond les meurtriers du Hamas avec TOUS les parents à Gaza. "Vos parents", écrit-il, "ont lancé une attaque méprisable et injustifiable le 7 octobre" où "de nombreux enfants israéliens ont été mutilés, tout comme vous l'êtes maintenant ; beaucoup d'autres ont été massacrés, le sort de trop d'entre vous, les enfants de Gaza". En disant cela, il a versé un océan de larmes de crocodile.

Bien sûr, c'est un non-sens et un mensonge de dire que TOUS les parents de Gaza ont participé à l'attaque meurtrière contre Israël le 7 octobre 2023. Il est sans cœur, cruel et sociopathe de dire à ces enfants que ce ne sont pas les bombes israéliennes/américaines qui les mutilent et les tuent, mais leurs propres parents. Dans une "société morale et juste", écrit Walter Block, notre nouveau pape autoproclamé de la moralité et de la justice, "vous seriez enlevé à vos mauvaises mères et à vos pères". Oui, et placé sous les tendres soins affectueux de Tsahal et du Mossad dans un camp de concentration construit juste pour vous.

Dans le même article, Walter attache deux caricatures pour le plaisir des enfants de Gaza. L'un est d'un "combattant du Hamas" tenant un bébé devant lui comme un bouclier. "Cela décrit avec éloquence la façon dont les Gazaouis adultes traitent leurs enfants : ils ne vous protègent pas, ils vous mettent en danger", écrit-il. Notez que Walter affirme à nouveau que TOUS les parents de Gaza se comportent comme ça, pas seulement les "combattants du Hamas". "Les parents israéliens aiment leurs enfants, dit-il, "même si l'on ne peut pas en dire la même chose de vos mères et de vos pères." Comme c'est méprisable d'adresser de tels commentaires aux enfants.

Dans une approbation claire et complète du meurtre "juste et moral" d'enfants de Gaza par le gouvernement israélien, Walter écrit ensuite que "Vos blessures et vos décès sont ce qu'on appelle des dommages collatéraux. C'est très regrettable, mais c'est la seule façon pour Israël de se défendre" et est donc justifié dans l'esprit de Walter Block. Walter Block est donc un facilitateur du pire type de crimes de guerre : le meurtre intentionnel d'enfants.

Dans la tradition des grands comédiens juifs américains, Walter conclut sa correspondance avec les enfants de Gaza avec deux vraies gifles de genoux. Il leur dit qu'Israël ne veut que ce qu'il y a de mieux pour le peuple de Gaza. "Leur souhait le plus cher était que Gaza devienne le Hong Kong du Moyen-Orient." Et puis il se termine par la ligne de l'Holocauste, "Jamais plus jamais", comme si c'était Israël et non la Palestine qui était soumis à une tentative de génocide. Bon sang, Walter !

Walter Block ment à sa propre revendication que tous les parents de Gaza sont terroristes lorsqu'il écrit ailleurs sur la façon dont le Hamas (créé par Israël, soit dit en passant, comme un concurrent à Al-Qaïda) lance des attaques de roquettes sur Israël à partir des environs des écoles. Ce faisant, il admet par inadvertance que c'est le Hamas qui met en danger les enfants palestiniens, pas tous leurs propres parents.

Il semble maintenant, soit dit en passant, qu'il n'y ait que la preuve qu'un enfant israélien a été tué le 7 octobre - dans un feu croisé - lors de l'attaque sanglante du Hamas contre Israël. Aucune preuve n'a émergé des histoires bizarres et sensationnelles de la décapatation d'enfants israéliens et de leur cuisson dans des fours, comme l'ont affirmé les gouvernements israélien et américain.

Au moment de la rédaction de cette rédaction, il n'y avait que deux commentaires sur l'article de Walter dans la section des commentaires du site Web. L'un était louable et probablement le travail d'un piratage du gouvernement israélien ou de F.O.W. (ami de Walter), mais l'autre a dit : "Vous devriez pourrir dans une cellule de prison de La Haye pour cela". Commencez-vous à comprendre pourquoi Walter n'est plus un senior non rémunéré du Mises Institute ?

Les crocs de Walter sortent vraiment dans une autre chronique d'Israël Hayom intitulée "No More Pauses". Cette fois, il critique le gouvernement israélien pour avoir accepté une pause humanitaire dans tous les bombardements et les meurtres. Il fait l'éloge des actions de l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale en ne faisant pas de pause, mais en bombardant le feu de Dresde, en Allemagne, en les ayant "mis en morceaux", suggérant que c'est ce que le gouvernement israélien devrait faire à Gaza. Il conclut par la demande dogmatique de : "Plus de pauses. Plus de nourriture. Plus de médicaments. Plus d'électricité. Plus d'eau." Et beaucoup plus de mort dans la population civile, en particulier les nourrissons et les personnes âgées, apparemment le plus grand souhait de notre nouveau pape autoproclamé de la moralité et de la justice.

Dans un autre article d'Israel Hayom intitulé "Backstabbing Israel", Walter s'intéresse à un autre type de pause. Cette fois, il se plaint amèrement de la pause de l'administration Biden dans l'envoi d'autres bombes en Israël pour être larguées sur la population de Gaza, qualifiant cela de "trahison". Il est donc tout à fait favorable à l'utilisation des pouvoirs du gouvernement américain en matière de vol légalisé (alias fiscalité) pour payer plus de bombes pour Israël. Quoi qu'il en soit, que la liberté et le libertaranisme soient damnés. Cela seul devrait le disqualifier en tant que libertarien, peu importe le nombre d'articles ou de blogs microlibertaires sur le bon vieux temps des réunions libertaires qu'il publie sur Internet à l'avenir.

Au moment d'écrire ces lignes, il y a des informations selon lesquelles jusqu'à un million de personnes ont été rendues sans abri par le bombardement israélien de Rafah dans le sud de Gaza. Des milliers d'autres civils auraient également été tués. Il y a maintenant un million de réfugiés sans-abri supplémentaires qui errent à la recherche de nourriture et d'un abri.

Avant l'invasion de Rafah, Walter Block a exprimé ses fustrations dans un article d'Israël Hayom intitulé "nvahir Rafah maintenant !" Il a exprimé son exaltation, cependant, que "le Premier ministre héroïque Netanyahou" avait fixé une date pour l'invasion, déclarant que "Si ce n'est pas courageux, rien n'est courageux". Heil Netanyahu !

(...)

Thomas DiLorenzo.

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