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jeudi 28 octobre 2010

LISTE DES SIGNATAIRES DE LA PÉTITION POUR L'ABROGATION DE LA LOI GAYSSOT ET LA LIBÉRATION DE VINCENT REYNOUARD.


Jean Bricmont, essayiste, professeur de physique à l’Université catholique de Louvain (Belgique) ; Robert Ménard, fondateur de Reporters sans frontières (Paris) ; Dieudonné M’bala M’bala, humoriste (Paris) ; Dominique Jamet, journaliste, écrivain, ancien président de l’établissement public de la Bibliothèque de France (France) ; Yann Moix, écrivain, réalisateur du film Podium, Prix Goncourt du Premier Roman (1986) (Paris) ; Pierre Pica, linguiste (Paris) ; Père Michel Lelong, père blanc, ancien professeur à l’Institut catholique de Paris et à l’Institut de sciences et de théologie des religions, ancien président du Groupe d’amitié islamo-chrétien, animateur du Groupe de réflexion entre catholiques, officier de l’Ordre national du Mérite, chevalier de la Légion d’honneur (France) ; John Bastardi Daumont, avocat, représentant des jeunes avocats au Conseil de l'Ordre (2007/2008) (Nice) ; Chris Laffaille, écrivain, journaliste, ancien directeur à Paris de l’agence photos Sipa-Press, ancien rédacteur en chef adjoint de Paris Match (Paris) ; Domenico Losurdo, Preside della facolta di scienze delle formazione dell’universita di urbino (Italie) ; Luc Collès, professeur ordinaire, Université catholique de Louvain, CRIPEDIS-Centre de recherche interdisciplinaire sur les pratiques enseignantes scolaires (Louvain-la-Neuve, Belgique) ; Marc Rousset, Prix de l’Académie des sciences morales et politiques, écrivain, HEC, docteur ès sciences économiques, MBA Colombia, AMP Havard Business School, ancien Directeur général dans des groupes multinationaux, auteur de La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou (France) ; Max Cabantous, maître de conférences honoraire à l’université de Montpellier III ; Jean Desclin, professeur honoraire Faculté de Médecine, Université Libre de Bruxelles (Bruxelles) ; Jean-Claude Manifacier, professeur, Université des Sciences de Montpellier (France) ; Michel Bizouard, professeur honoraire Université de Bourgogne (Jambles) ; Alain Marliac, Directeur de recherches honoraire de l’IRD, docteur en préhistoire ; Olivier Mukuna, journaliste, écrivain, réalisateur (Bruxelles) ; Patrick Berger, agrégé de physique, université Paris-Est-Créteil, Président du Cercle zététique (Paris) ; Morvan Duhamel, ancien directeur de l’Institut d’Histoire sociale (La Celle Saint-Cloud) ; Pietro Corvaja, mathématicien, professeur à l’Université de Udine (Italie) ; George Salzman, Prof. emeritus of (theoretical) physics, University of Massachusetts, Boston Campus (USA) ; Daniel McGowan, Professor Emeritus, Hobart and William Smith Colleges ; Syed A R Zaidi, retired professor of philosophy, University of Delhi (Delhi, India) ; Joe Fallisi, ténor (Ostuni, Italie) ; Aurore Van Opstal, journaliste indépendante, co-auteur de Israël, parlons-en ! (Bruxelles) ; Jacques Vecker, docteur en études germaniques (Saint Paul La Coste) ; Jùlio Vieira da Silva, professeur de philosophie (Lisboa, Portugal) ;  Carmelo R. Viola, sociologo (Italie) ; Marco Pietteur, éditeur (Belgique) ; Jean-Guy Allard, journaliste, écrivain (La Havane, Cuba) ; Philippe Randa, écrivain, éditeur (Paris) ; Claude Paschoud, chargé de cours HFZ/ESTD, cabinet de conseils juridiques (Lausanne) ; Georges B. Tremblay, concepteur producteur de manuels d’enseignement (Papineauville, Québec) ; Dr. Hamdy Abdo Elhinnawy, economist (Egypte) ; Jean-Michel Perruchot, docteur en sociologie et écrivain (Blénod les Pont-à-Mousson) ; Noureddine Ouertatani, universitaire (Tunisie) ; Richard Glize, ethnologue (Capbreton) ; Cyrille Rey-Coquais, scénariste, expert du Conseil de l’Europe ; Alexandre Chatellier, officier de la Légion d’honneur à titre militaire, officier  de l’Ordre national du Mérite, Croix de la Valeur Militaire, médaillé de l’Aéronautique, chevalier des Palmes Académiques (Biot) ; Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien ambassadeur ; Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen,  président de la Fondation Polémia (Paris) ; Hugues Petit, ancien Rapporteur général du budget de la Région Rhône-Alpes ; Marc Noé, enseignant, ancien Maire-Conseiller Général de Seine-et_Marne (Boisse) ; Dr. Francesco Michele Barra, ancien député au Parlement Italien (Italie) ; François Ferrier, ancien conseiller Régional de Lorraine des Vosges (Dombasle sur Meurthe) ; Nadia Boumazzoughe, employée et membre du parti politique Égalité (Bruxelles) ; François Brigneau, journaliste, écrivain (Saint-Cloud, France) ; Jean Brière, retraité de biophysique et de médecine nucléaire, membre du bureau politique du Mouvement Ecologiste Indépendant (Bron) ; Julien Koutcheravenko, analyste géographe (Montréal) ; Dario Rivolta, ex deputato della repubblica italiano 1996-2008 (Italie) ; Johannès Robyn, président de l’Union des athées (Bruxelles) ; Alain Soral, Président d’Egalité et Réconciliation, écrivain (France) ; Luc Roche, membre de Riposte laïque / Résistance républicaine (Pouilly-sur-Loire) ; Christian Sébenne, ancien propriétaire du magazine Africa International (Canada) ; Rashid Shahin, écrivain, journaliste (Bethlehem) ; Hiyam Haddad, University Lecturer (London) ; Diana Johnstone, journaliste américaine (Paris) ; Benjamin Van Bever, philosophe (Bruxelles) ; Rolf Du Rietz, historien (Uppsala, Suède) ; Israel Shamir, écrivain (Jaffa, Israel) ; Andrew Slade, historien (Londres, Angleterre) ; Gérard Lecha, sociologue et écrivain, chroniqueur au  journal Le Libertaire sous le sobriquet de « Père Chat » (France) ; Siham Jouhari, cinéaste (France) ; Géraldine Hilaire, comédienne (Chilly-Mazarin) ; Philippe Le Poder, journaliste (Montrouge) ; Caroline Henaff, journaliste (Paris) ; Maria Poumier, ancien maître de conférence Paris VIII, agrégée de langue espagnole, écrivain (Paris) ; Brice Perrier, journaliste (Paris) ; Tomislav Sunic, écrivain (Croatie) ; Filiberto Pesciaroli, dirigente del partito italiano « La Destra » (Rome, Italie) ; Thomas Joly, secrétaire du Parti de la France ; Tristan-Edern Vaquette, artiste ; Bruno Roy-Henry, historien, auteur de Napoléon : l’Enigme de l’Exhumé de Sainte-Hélène (Paris) ; Daniel Vanhove, écrivain (Belgique) ; Philippe Baillet, écrivain et traducteur (Tarbes) ; Pierre Panet, artiste (Paris) ; Jean-Claude Perrin, agrégé de l’université (Alleins) ; Eric Delcroix, ancien avocat (France) ; Laurent James, écrivain (Marseille) ; Johan Livernette, journaliste, écrivain (Toulon) ; Dr. Vincenzo Maida, giornalist-autor di teatro (Italie) ; Marjan Smits, écrivain (Kalmthout, Belgique) ; Jean-Claude Michel, historien du Cinéma (Saint-Ouen) ; Hans Vogel, historien (Kalmthout, Belgique) ; Franck Abed, écrivain, essayiste (Val d’Oise) ; Koffi Cadjehoun, écrivain (Nancy) ; Marc Laudelout, directeur du Bulletin célinien (Belgique) ; Michel Drac, essayiste (Paris) ; Frank Scott, chroniqueur dans The Independent Monitor et le blog Legalienate ; Dr. Giovanni Caporaso, Editor e Direttor Investir nel Mondo ; Patrice Authier, pianiste de jazz (Paris) ; Nordine Saïdi, du Mouvement Citoyen Palestine, Porte-Parole d’Egalité (Belgique) ; Aimé Dortiguier, professeur de lettres (Auch) ; David O’Connell, Professor of French, Georgia State University (Atlanta USA) ; Erwin Vétois, chroniqueur à  Droite Ligne ; Azzouni, auteur, journaliste (Jordan) ; Paul Eisen, UK Director – Deir Yassin Remember (UK) ;  Dr. Ed Kendrick, ReDiscover911.com Development Group (Kansas City, Missouri, USA) ; Gloria Casari, psychologue (Paris) ; Franco Damiani, professeur de lycée, Villafranca Padovana, (Italie) ; Catherine Lieutenant, Editions de la Thalamège (Liège, Belgique) ; Alexandre Rawyler, géologue (Montreux, Suisse) ; Philippe Dubuis, avocat à la Cour (Paris) ; Michel Delacroix, avocat au Barreau de Bruxelles, ancien sénateur (Bruxelles, Belgique) ; Pascal Junod, avocat (Genève, Suisse) ; Silvano Brugnetti (Poissy) ; Jean Faurisson (Paris) ; Robert Faurisson, professeur d’université à la retraite (Vichy) ; Fabien Geffray (Montréal) ; Joël Mange (France) ; Nathalie Saint Arneauld (St Lumine de Clisson) ; Barbara de Maestri (Nancy) ; Benoit Franc (Lyon) ; Milin Vor (Plouezoc’h) ; Guillaume Bartet (Paris) ; Didier Mermin (Paris) ; Gildas Failler (Penmarc’h) ; Gérard Daumas (La Tronche) ; Jacqueline Berger, professeur de lettres (Philippsbourg) ; Thérèse Berger, chanteuse lyrique (Strasbourg) ; Jean  Berger, charpentier (Metz) ; Jean-Claude Ferrer (Rueil-Malmaison) ; Marc Georges (Paris) ; Philippe Marquet (Herstal Belgique) ; Christine Mouhoub (Vernon) ; André Hulin (Gutenberg) ; Jean-Marie Gläntzlen (Saint-Gobain) ; Nicole Guihaumé (Paris) ; Hervé Carillo (Colmar) ; Banou Lacouture (Paris) ; Bertrand Hue (Bayeux) ; Giuseppe de Gennaro (Rho, Milano, Italie) ; Albert Hamelin (Pollestres) ; Raymond Vandormael (Belgique) ; Patrick Muller (Petit-Lancy, Genève, Suisse) ; Nadine Ghys (Bruxelles) ; Olivier Pheulpin (Mulhouse) ; Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale (Paris) ; Jacques Guillet (Elancourt) ; François Piquet (Limerzel) ; Dominique Magera (Hotton, Belgique) ; Devuyst (Belgique) ; Sahari Bachir (France) ; Michel Ghys (Bruxelles) ; Florian Coco (Paris) ; Keith Thomson (London) ; Jocelyne Thomson (London) ; Guy Penchenat (Chalinargues) ; Nordine Menkoucha (Marseille) ; Roger-Guy Dommergue (France) ; Philipp Roose (Catania Italie) ; Oihid Benabda (France) ; Marie-Thérèse Lauzier-Bouffard (Pommeuse) ; Drici Abdel Halim (Henin Beaumont) ; Jacques Vanderbeken (Brumath) ; Katia de Marion de Glatigny (Fuveau) ; Claude Eon (La Baule) ; Renaud Cuingnet (Houplines) ; Laurent Dauré (Paris) ; Raymond Blanc (Lannion) ; Ivan de Duve (Belgique) ; Thiéry Genon (Belgique) ; Mehdi Rahem (Thil)  ; Evelyne Dufresne (Issy Les Moulineaux) ; Luc Elmlinger (Montpellier) ; Raoul Raketitch (Bagneux) ; Anne Lucken (St-Julien-en-Genevois) ; Simon Richard (Paris) ; Frédéric Merra (Cunlhat) ; Aubrey Wanliss-Orlebar (Paris) ; Lyamine Soltani (Juvisy sur Orge) ; Brigitte Ducrot Meyer (Montceau Les Mines) ; Marc Bonet Durbec (La Cadière d’Azur) ; Mathieu Plante (Montréal) ; Jules Pontiac (Lyon) ; Sébastien Blanc (Craponne) ; Yvonne Schleiter (Le Vésinet) ; René Schleiter (Le Vésinet) ; Volker Madert (Petite Rosselle) ; Sylvain Cossuet (Corbeil-Essonnes) ; J-Marie Dalcq (Belgique) ; Gérard Masselin (Clermont-Ferrand) ; Alexandre Boudnikoff (La Pommeraye) ; Jean-Paul Tisserand (Paris) ; Georges Piscoci Danesco, ancien fondateur de la Librairie Roumaine Antitotalitaire (Pietroasa, Carpathes) ; David Lombard (Lisle sur Tarn) ; Pierre Lahbari (Saint-Étienne) ; Loïc Kervoas (Ploubezre) ; Jean-Marie Orhand (Drouges) ; Mona Daumal (Bordeaux) ; Gilles Froger (Marseille) ; David Osei Asibey (Paris) ; Linda Mimouni (Metz) ; Robert Etienne (Valence) ; Vivian Gauvin (France) ; Henri Roques, ingénieur agronome (Colombes) ; Claude Gaucherand (Moelan sur Mer) ; Luc Bourgne (Elancourt) ; Claude Cabantous (France) ; Gabriel Cosnier (London) ; Arnaud Dervouet (Pleyben) ; Ricciardi Salvatore-Pantigliate (Italia) ; Vincent Girard (St Alban les Eaux) ; Claude Courouve (Lépaud) ; Mohamed Amine Belarbi (Rabat, Maroc) ; René-Louis Berclaz (Valais Confédération hélvétique) ; Khalid Wiss (Saint-Denis) ; Eric Perrotte (Marcoussis) ; Zakari Hamza (Montpellier) ; Alexis Martinez (Neuilly-Plaisance) ; Eric Rodrigues (Paris) ; Nawal Bennacar (Nice) ; Axel Millioz (Nouvelle-Eglise) ; Franck Durand (Illzach) ; Justine Djouabi (Lilles) ; Marie Pors, graphiste (Plougoulm) ; Pierre Guillaume (Beaune la Rolande) ; J. Boelaert (Antwerpen,  Belgique) ; Florence Arnet (Neuvy Bouin) ; Hakim Gaher (Domont) ; Jean Paul Tran (Cézaire Sur Siagne) ; Sirine Ben Rahma (Chalon sur Saone) ; Denis Ferret (Bordeaux) ; les 8 enfants Reynouard et leur maman Marina (Bruxelles) ; Jean Plantin, éditeur (Saint-genis-Laval) ; Vincent Verschoore (Cluny) ; Etienne Lambert (Jametz) ; Urbain Malot (Aix les Bains) ; Rosita Rucki-Bernard (Sarcelles) ; Rosita Djouzi (France) ; Maxime Fiset (Québec, Canada) ; M. Le Gall (Saint-Eloy-La-Glacière) ; Eric Ramay (Lyon) ; Benjamin Stock, étudiant en ESC (Paris) ; François Balley (Montpellier) ; M. Allingry (Pouilly sur Loire) ; Gwénaël Denis (Angers) ; Kamel Sellah (London) ; Stamerra Giammarino (Mondercange, Grand-Duché du Luxembourg) ; Tania Dirheimer (Paris) ; Andriamanantena Vololona (Sevran) ; Philippe Angelroth (Sivry, Belgique) ; Léon Theaker (New Zealand) ; Georges Scberras (L’Horne) ; Pierre-Louis Guyot (Cusset) ; Gérard Mantel-Ferréol (Lyon) ; Cornelia Ene (Bucarest, Roumanie) ; Lénaïk T. Bertho (Papeete, Tahiti, Polynésie Française) ; André Delachaux (Anzere) ; Dominique Abalain (Paris) ; Francois Bougnet (Sartène) ; Jean-Francois Bollens (Rouen) ; Pierre Charlier (Roloux) ; Xavier Schleiter (Paris) ; Michèle Domine-Lambert (Dompnac) ; Frédéric Frontali (Riom) ; Pierre Lemaire (Bage la Ville) ; Augustin Vidovic, ingénieur (Tokyo, Japon) ; Christiane Houlier (St Gregoire du Vièvre) ; David Coeuret (Armantières) ; Gilles Denneulin (Castillon d’Arthez) ; Marc Kaschinski (Vieville sous les  Côtes) ; William Tourgeron (Ivry-Sur-Seine) ; Tony Pivetta (Michigan, U.S.A) ; Boukhari Adil (Redessan) ; Patrick Le Gall, informaticien (Scaer) ; Mr et Mme Francine Remacle-Ebroussard (Morlaix) ; Stéphane Doucet (Hyères) ; Filippo Giannini (Cerveteri, Italie) ; Sébastien Ducoulombier (France) ; Marc Eudo (Nîmes) ; Carlo Boccadifuoco-Kiriosomega (Italie) ; Christian Marche (St Cyr l’Ecole) ; Giorgio Vitali (Rome, Italie) ; Samuel Mauro (St Ouen) ; Frederics Gerry (Providencia, Santiago) ; Fabrice Blain (Bétignolles sur mer) ; John Michael Bayldon (Angleterre) ; Kevin Alfred Strom (Earlysville Virginia, U.S.A) ; Norman Lowell (Malte) ; Silvano Baldini (Teramo, Italie) ; Judith Cote (La Ciotat) ; Patrick Grech  (Bordeaux) ; Nathalie Diffort (Mulhouse) ; Giacomo Bianchi (Palazzolo, Italie) ; Sophie Dupla (Alès) ; Irma Trombetta (Parrano, Italie) ; Laura Yantsos (Greenport, N.Y. U.S.A) ; Tino Gianbattista (Colombo) ; Mondher Sfar (Paris) ; Alberto Simonetti (Castelfidardo, Italie) ; Vittorio Soldaini (Italie) ; Misano Adriatico (Rimini, Italie) ; Paolo Albanese (Crotone, Italie) ; Eric Bouvéron (North Point, Hong Kong) ; Giuseppe Fracasso (Italia) ; Wilfried Heink (Canada) ; Giorgio Antonioli (Alzano Lobardo, Italie) ; Andrea Visciola (Italie) ; Rocco Nuzzo (Taurisano, Italie) ; Olivier Candillier (Bordeaux) ; Simona Soldati (Lugano, Suisse) ; Alessio Provaroni (Rome, Italie) ; Giovanni Fracasso (New Jersey) ; Paolo Salvoni (Rome, Italie) ; Paul Ballard (UK) ; Ugo Catola (Italie) ; Vittorio Soldaini (Romagna, Italie) ; Ivano Porrino (Vigliano Biellese, Italie) ; Stéphanie Reynaud (Paris) ; Alessandro D’Alterio (Napoli, Italie) ; Guillaume Nichols, traducteur (Trieste, Italie) ; Georges Theil (France) ; Martin Webster (London , Angleterre) ; Guy Lemoine (Bourg-en-Bresse) ; Maurizio Ruggiero (Verona, Italie) ; Jean-Jacques Meunier (Paris) ; Philip Gegan (Leicester, Angleterre) ; Lady Michèle Renouf (London, Angleterre) ; Claudio Mutti, professeur de lycée (Parme, Italie) ; Nino Delaune (Le Havre) ; Claudia Peretti (Verona, Italie) ; Hakim Attar (Renaix, Belgique) ; Raimondo Gatto (Genova) ; David Van Vlaenderen (Bruxelles) ; Gianfranco Drioli (Trieste, Italie) ; Riccardo Donti (Italie) ; Laurette Vankeerberghen (Bruxelles) ; Serdar Beyazipek (Bruxelles) ; Pierre André Pappalardo, enseignant (Champigny-sur-Marne) ; Frank Brunner (Genève) ; Vincent Robeyns (Liège, Belgique) ; Olivier Roux (Lourmain) ; Rachid Zegzaoui (Bruxelles) ; Erwan Jequel (Rennes) ; Julien Legros, éducateur sportif (Rouen) ; Clément Robinet, agent de maîtrise (Chalon sur Saône) ; Christian Villard (Chevilly Larue) ; Florent Delgado (Bussigny-près-Lausanne) ; Olivier Herblot, étudiant en art, histoire de l’art (Nancy) ; Jerôme Lambert (France) ; Hali Diaf (Charleville-Mézières) ; Johnny Pugenger (Tulle) ; Ibrahim Alloush, professeur d’Université (Amman, Jordanie) ; Jean-Pierre Robert (Roncq) ; Bernard Francois (Béziers) ; Jonathan Riggio (Gandrange) ; Guénolé de Mareuil (Mahina, Tahiti, Polynésie Francaise) ; Matteo Castagna (Verona, Italie) ; Jean-Marie Lallau (Etampes) ; Cédric Roche (Courbevoie) ; Luca Matteo (Italie) ; Bastien Guillou (Rennes) ; Sermonti Rutilio (Colli Del Tronto, Italie) ; Michel Dor (Quimper) ; William Guillou (Ploubazlanec) ; Karine Beille (Montréal, Québec) ; Eleonora Fontana ( Città di Castello, Umbria, Italie) ; Mathieu Fontrier (Montréal, Canada) ; Brahim Soussi (France) ; Jane Manai (Paris) ; Arnaud Palmaers (Visé, Belgique) ; Christophe Clement (Manosques) ; Anthony Pont (France) ; Sylvain Lamotte (France) ; Jean-Claude Despignes (Issy-Les-Moulineaux) ; Noémie Montagne (La Haye) ; Louis Andrews (Augusta, USA) ; Carlos W. Porter, traducteur (Niveze, Belgique) ; Dr. Helmut Weber (Prien am Chiemsee) ; Fathi Al-Hadi Al-Msallati (Tripoli, Libya) ; Eric Paus (Bad Schwalbach, Allemagne) ; Patrice Kipp (Le Guilvinec) ; Gian Franco Spotti (Soragna, Parma, Italie) ; Umberto Messeri (Florence, Italie) ; Glen Allen (Baltimore, Maryland, USA) ; Yvan Lepère (Bruxelles) ; Abdunabi Alekri (Kowait) ; Suheil Akroush, support&development manager (Jordan) ; Khalid Naseef (Palestine) ; Dr. Gunther Kümel (Kelkheim, Allemagne) ; Christophe Lespagnon, chirurgien-dentiste (Chevilly Larue) ; Werner Rocker (Oregon, USA) ; Ken Freeland (Houston, USA) ; Romain Pizelle, employé de banque (Thionville) ; José Centofanti (Nice) ; Vincenzo Ballerino (Palermo, Italie) ; Noureddine Allouch (Maroc) ; Dimitri Koutsoufis (Montréal, Canada) ; Robert Graham (Houston, Texas, USA) ; Karl Eichner (Berlin, Allemagne) ; Edward Vidgen (Canada) ; René Garrigues (France) ; Eric Kalinowsky, ingénieur (Sundern, Allemagne) ; Kevin Käther (Berlin) ; Kurt Schäfer (Brunnen, Suisse) ; Charles Krafft (Seattle, USA) ; Valerisusan  A Clary (New York, USA) ; Saleh M. Elkmeshi, ICT & MD Services (Tripoli, Libya) ; Khoury Raid (New York, USA) ; Monique Ferrer (Tréguier) ; Sami Joseph (UK) ; Joan Miquel (Espagne) ; Joachim Schaefer (Meerbush, Allemagne) ; Peter Weik (Keltern, Allemagne) ; Steve Wozniak (Los Gatos, California, USA) ; Fabio Calabrese (Trieste, Italie) ; Pierre Gerboin (La Peruse) ; Mme Gerboin (La Peruse) ; Mark Green (Californie, USA) ; George Chisholm (Canada) ; Michael Santomauro, chroniqueur de Reporter Notebook (New York City, USA) ; Pietro Semeraro (Locorotondo, Italie) ; Stephen Goodson (Pringle Bay, South Africa) ; David Baillie (Lowell) ; Edoardo Pavoni (Perugia, Italie) ; Lothar Rohling (Dortmund, Allemagne) ; Klaus Peter Pahl (Eutingen, Allemagne) ; Dr. Richard Rothbauer (Hattersheim, Allemagne) ; Heinz Buchholz (Neumarkt, Allemagne) ; Brian Ezrin (Mississauga, Ontario, Canada) ; Jean-Claude Serezat (Marquixanes) ; Tony Ryan (Australia) ; Volker Boehnke (Canada) ; Robert Evans (Tifton, Georgia, USA) ; Dr. Gerhard Hauser (Essen, Allemagne) ; Roland Rönsch (Haselbachtal, Allemagne) ; Mabrouk Saied (Tunisie) ; Mladen Ban, Maintenance Manager Woodbine Tool & Die Mfg. Ltd (Markham, Canada) ; Max Loest (UK) ; Paul van de Plas, entrepreneur (Helvoirt, Netherland) ; Claude Allaire (Tours) ; Gisèle Moulin, employée commerciale (Seclin) ; Philippe Cheyron, ingénieur (Le Chesnay) ; Kevin K . Jackson (Los Angeles, USA) ; Dagmar Brenne (Australia) ; Jacqueline Jorba y Campo (Pierrefitte) ; Jean Rueda (La Celle sur Morin ) ; William J Thistlethwaite (Hoboken, USA) ; Fabian Kaiser (Berlin) ; Renée Neuville (Grande-Bretagne) ; Edoardo Scioli (Trieste) ; Mauro Likar, écrivain (Trieste) ; Jacky Sigaux, comédien (Paris)  ; Paul-Eric Blanrue, historien, fondateur du Cercle zététique, collaborateur à Historia (Venise) ; Ugo Fabbri, juriste (Trieste) ; Joan Wrench (Cap Town, Sud Afrique) ; Nicola Stanimirovic (Argenteuil) ; Olaf Kramer (Mittenwalde, Allemagne) ; Jochen Harsch (Allemagne) ; Marie de Tarade (Bruxelles) ; Marie-Thérèse de Tarade (Marlieux) ; Rachik Houimdi (Belfort) ; Marie-Anne Belmont (Pouilly en Auxois) ; Ferdinand Ferrand (Avignon) ; Jean-Marc Ferrand (Avignon) ; Jean-Baptiste Berej (Châlette sur Loing) ; Eric Gasparoux (Acheres) ; David Gress, historien, écrivain (France) ; Ronan Minet (Quimper) ; Dr. Jur. Joachim Trabandt (Toronto, Canada) ; Hikaru Tanaka (Tokyo) ; Mac McClure (Cap Town, South Africa) ; Nicolas Mechin (Orléans) ; Gilles Lafon (Pont d’Ain) ; Abdunabi Alekry (Bahrain) ; Benjamin David, professeur (Voiron) ; Anthony Lawson (Thailand) ; Mazen El-Khairy (Montréal, Canada) ; Denis Bloud, fonctionnaire retraité de l’Union internationale des télécommunication (Petit-Lancy, Suisse) ; Jean-Paul Pommier (Challans) ; Mohammad Ab Rahmeh (Jordan) ; Jorge Tapia del Campo, artiste peintre (Ville d’Avray) ; Ludmilla Crispens (Burgebrach, Allemagne) ; Grégory Mikaelian (Paris) ; Roger Honoré (Montigny les Cormeilles-Val d’Oise) ; Marco Bosia (Italie) ; Sahner Burkhard (Schönwald, Allemagne) ; Remus Tanasa (Italie) ; Clovis Ubirajara Eichler  (Ijui, Bresil) ; Elettra Puletti Via delle Caravelle (Perugia, Italie) ; Brian Walker (Vale, Oregon, United States of America) ; Patrick Marcelot et toute l’équipe de http://chroniquedutempsquipasse.hautetfort.com/ (France) ; David Vinco Firmino (Sao Paulo) ; Dr. Agostino Sanfratello (Mazraat Yachouh , Liban) ; Faissal Eddichari (La Verriere) ; Camille Galic, journaliste, rédacteur en  chef  du mensuel Ecrits de Paris (Paris) ; Francesco Paolo d’Auria, Ingenieur prof. (Anzio, Italie) ; Louis-Pierre Goberville, retraité de l’armée (Rennes) ; Olivier Ménagé (Claviers) ; Jacques Peter (Vincennes) ; Manfred Krämer (Essen, Allemagne) ; Alain Billard, policier municipal (Les Deux-Alpes) ; Abbé Philippe Guépin (Nantes) ; Sabine Froger (Amboise) ; Jean-François Froger (Amboise) ; Marco Zorzi (Milan, Italie) ; Sylvain Lamotte (Quessy) ; Marcos Vanstory (Saint-Sulpice-les-Champs) ; M. Pio di Martin (Belluno, Italie) ; Gianantonio Valli, médecin (Prov.de Varese, Italie) ; Dr. Ludwig Horst (Wien, Allemagne) ; Jacob A. Eberlein (U.S.A) ; Miranda N. Eberlein (U.S.A) ; Jacob A. Eberlein, Jr. (U.S.A) ; Elena Sanz-Orrio Arraiza (Valle de Egues, Navarra, Espagne) ; Geneviève Quiblier (Meyreuil) ; Dino Vettri (London) ; Philippe Devigne (Allemagne) ; Michel Braud (Ajaccio) ; Tamara Nouchet (Dijon) ; Josiane Antonini, infirmière anesthésiste (Marseille) ; Karen Long Drisi (Tunisie) ; Philippe Quiblier (Luynes) ; Ahmed Ghali (Nancy) ; Erwan Agaëse (Athis-Mons, Essonne) ; Johansen Ole (Oslo, Norway) ; Konrad Windisch (Kirchbach, Allemagne) ; Farid Banchouri, enseignant contractuel (Saint Jean de la Ruelle) ; Jean-Claude Pruneda (Agen) ; David Berton, étudiant (Aix-les-Bains) ; Thiéry Guenon (Belgique) ; Gilles Petit, administrateur réseaux (Mulhouse) ; Lionel Delamarre, technicien supérieur en informatique (Marseille) ; Geoffroy Poirier Coutansais, étudiant (Paris) ; Olivier Vago (Verneuil sur Seine) ; Sebastien Le Page (Sandillon) ; Rémi Garnier (La Clusaz) ; Marc Moreau, architecte, urbaniste (Paris) ; Yoann Petit (Louches) ; Laurent Muscianisi (Nice) ; Francis Gollentz, travailleur indépendant (Orschwihr) ; André Arache (ville d’Avray) ; Bernard Kerangal, instituteur  (Rouen) ; Toine Goetschmann (Morlaix) ; Jean Yves Drouin (Saonne et Loire) ; Cyril Cardine, conducteur routier (Bourg les Comptes) ; Romain Morlot (Nancy) ; Eric Rebaud (Mouron sur Yonne) ; Olivier Valet (Saulces Monclin) ; Paul Erbert Jr. (Brésil) ; Christian Lacombe (Paris) ; Fabrice Eulry, musicien (Chiddes) ; Thomas Boussion (Paris) ; Edwin Henry, étudiant (Breux) ; Rudi Mondzelewski, éducateur (Liège, Belgique) ; Arnaud Thiefaine, graphiste (Lille) ; Dominique Magnin (Faverges) ; Cyril Bilan (Sucy en Brie) ; Jean-Claude D’Hont (Bedrieux) ; Sahner Burkhard (Schönwald) ; Faissal Eddichar (La Verrière) ; Elena San-Orrio Arraiza (Valle de Egues, Navarra) ; Cédric Borgel (Lyon) ; Philippe Costamagna (Nice) ; Garcia Guillaume (Nice) ; Emmanuel Hervieu, aide-soignant (Lagny sur Marne) ; Joelle Lefebvre (Lyon) ; Thomas Coudurier (Chemaudin) ; Alexandre Legagneux, chef d’entreprise (Lille) ; Jonathan Carette, étudiant (Dijon) ; Gilles Cuip, enseignant (Marseille) ; Enrico Lupelli (Italie) ; Kévin Thomas, étudiant en médecine (Lyon) ; Ole Kreiberg (Lyngby, Denmark) ; Vincent Morel (Strasbourg) ; Andrew Pearce (Koblach, Austria) ; Therese Blokyl (Vancouver, Canada) ; Gerard Dupont, technicien (Sourdeval) ; Sebastien Dausse (Toronto, Canada) ; Julia Jordan (Harrogate, Yorkshire, U.K) ; Peter Rushton (Hyde, Cheshire, U.K) ; Richard Edmonds (Croydon, Surrey, U.K) ; Ron Smith (Bracknell, Berkshire, U.K) ; Dr. James Thring (Crawley, West Sussex, U.K) ; Renaud Dubigny, peintre (Joinville) ; Daniel Besson, éducateur (Lyon) ; François Pio, chômeur (Villemoisson sur Orge) ; Benoit Demaret (Nancy ) ; Nicolas Bidel, directeur adjoint d’une association de travail social ; Gerhard Feyersinger (Paris) ; Joseph Rizoli (Framingham, USA) ; Jonathan Reveille (Nancy) ; Lynda Mortl (London) ; John Mortl (London) ; Ali-Réda Oukrine, architecte (Paris) ; Pierre Hudault (Paris) ; Frédéric Agnes (Paris) ; Charles Krafft (Seattle, USA) ; Laurent Malcotti (France); Anouche Afsar (Bruxelles) ; Jean-Joseph Richard (Paris) ; Vincent Dulac (Gueret) ; Pal Béla (Budakalasz, Hongrie) ; David Borloz, constructeur métallique (Chalais, Canton du Valais, Suisse) ; Endre Somodi (Hongrie) ; Laszlo Vandor (Hongrie) ; Götz Janos Tibor (Albertirsa, Hongrie) ; Gabor Schreiter, pompier (Budapest, Hongrie) ; Zsanett Szabo (Budapest, Hongrie) ; Bob Forrester, retraité (Paris) ; Pascal Manuel Heu (Guyancourt) ; Faycal Ben Bahloul, architecte ; Jean-François Lopez, dessinateur industriel (Asnières-sur-Seine) ; Jean Joel Vanhove, retraité (France) ; Bernard Henri (Villejuif) ; Geneviève Pobeda (Vierzon) ; Giovanni Granata (Jarna, Italie) ; Jerome Verrelli (Italie) ; Carol Ann Herring (Statesville, USA) ; Marc-Antoine Hennet (Toulouse) ; Bouhadjar Ferouck, retraité mineur ; Elodie Poiron, étudiante en dessin/ illustration (Fontenay sous bois) ; Cyrille Ferro-Steyaert (Lille) ; Jerjis Thomas Alajaji, médecin (Bainbridge, Georgia, USA) ; Philippe Costa, ingénieur (France) ; Michael Ruddy (Levens) ; Steven Speece (USA) ; David Henriot (Paris) ; Jean-Pierre Passalacqua, consultant (Paris) ; Lionel Epron, employé de commerce (Bordeaux) ; Rafael Soler, éducateur retraité (Californie, USA) ; Michel Gombau (Pontault-Combault) ; André Foulet (Le Mée-sur-Seine) ; Roger Degremont (Rosny-sous-Bois) ; Jean-Pierre Guyot (Lancey) ; Etienne Kraus (Buhl, Haut-Rhin) ; Jean-Luc Le Gall (France) ; Sylvain Terret (Paris) ; Denis Bunel (Bolbec) ; François Forget, retraité (Paris) ; Cheikh Ould Jiddou, consultant juriste (Nouakchott, Mauritanie) ; Karl Artois (Mont-Bernanchon) ; Ahmed Amri, professeur d’enseignement secondaire (Gabès, Tunisie) ; Nada Saidi, architecte (France) ; Louis Nogues (Le Mans) ; Jules Agnes (Paris) ; Dr. Gunther Kümel (Kelkheim) ; Gerd Walther (Zossen, Allemagne) ; Yann Esteveny, ingénieur (Renaison) ; Jérôme Decossas (Metz) ; Lionel Périchon, agroécologiste (Tacharane, Mali) ; Gérard Gros (Le Mans) ; Silvano Lorenzoni (Italie) ; Norbert Högel (Frechen, Allemagne) ; Richard Delgado (France) ; Rachid Laouar, employé (Nancy) ; Geoffrey Delavallée, chômeur (Belgique) ; Axel Loustau, cadre (Clamart) ; Mariette Paschoud (Lausanne) ; Jean-Claude Tramoni (Tampon, La Réunion) ; Thierry Level (Cluses) ; Jean-Claude Boetsch, retraité (Raedersheim) ; Philippe Taillasson (Anneyron) ; Xavier Trabet (Meximieux) ; Ralf Bienfeld (Allemagne) ; Jean Claude Faffa, agriculteur retraité (Thezac) ; Nicida L. Maerefat (Texas, USA) ; Stéphanie Fontanié (Boulogne Billancourt) ; Richard Floquet, assistant de vie scolaire (Sète) ; François Jourdier (Toulon) ; Stéphane Poitevin (Paris) ; Rodolphe Duval (Paris) ; Denis Muller (Dabo-Schaeferhof) ; Michèle Muller (Dabo-Schaeferhof) ; Annie Traverse (Versailles) ; Frederick Noonan (Vergennes, Vermont,USA) ; Pierre Burnet (Vincennes) ; Jean Marie Cojannot, éboueur (Toulouse) ; Christian Gavand, postier (Biache-Saint-Vaast) ; Robert Desert, médecin retraité (Chambray-Les-Tours) ; Ginette Constantin, Vve Remy, retraitée, ex-cadre administratif (Saleilles) ; Olivier Le Tual (Chatelaudren) ; Benoît Loeuillet, Librairie du Paillon (Nice) ; Aldo Rossi Merighi (Italie) ; Gilles David (Paris) ; Brian Walker (Vale, Oregon, USA) ; Gaston Riste, Professeur (Romans) ; Henri L. Annee-Gregh (Montpellier) ; Véronique Monvoisin, responsable achats (Nantes) ; Franck Ligier (Belfort) ; M. Benchahba (France) ; Severin Kegardec (Nantes) ; Marie-José Savary (Paris) ; Richard Kohler (Chardonne, Suisse) ; Armando Bertossa (Pianoro, Italie) ; David Gesino (Genova, Italie) ; Giuseppe Pessina (Milan, Italie) ; Antonio Lorusso (Rome, Italie) ; Alain Bernardini (Vieuvre) ; Eric Dezitter, retraité militaire (Saint-Germain-en-Laye) ; Caroline Dezitter, pharmacienne (Saint-Germain-en-Laye) ; Bruno Ruby, antiquaire (Paris) ; Glen Engeman (Australie) ; Marie Joseph Jaillette, retraitée (Saumane) ; Régis Michel, agent de sécurité (Saumane) ; Alain Ory (Neuilly/Seine) ; Jean-Luc Leopoldi, professeur de lycée retraité (Arras) ; Michael Picard (Bergerac) ; Antonin Agliany (Paris) ; Jean Diet, retraité (Châtenay-Malabry) ; Claude Gauthier, retraité (Ivry) ; Georges Mathis (Belgique) ; Alexandre Saraiva, cuisinier  (Le Plessis Robinson) ; Jean Pierre Leduc (France) ; Siegfried Verbeke  (Kortrijk, Belgique) ; Edna Genobili (Kortrijk, Belgique) ; Michel Prieur, numismate (Paris) ; Marquis de Radiguès (Braine l’Alleud, Belgique) ; Rosemarie Snoy (Braine l’Alleud, Belgique) ; Brigitte de Radiguès (Braine l’Alleud, Belgique) ; Henri Fersan, journaliste, écrivain, auteur de l’Imposture antiraciste (France) ; Jean-Paul Baulotin, demandeur d’emploi (France) ; Béatrice Pignède, cinéaste et journaliste indépendante, clap36.net (Saint-Pierre) ; Francesco Condemi, cinéaste et journaliste indépendante, clap36.net (Saint-Pierre) ; Daniel Zürcher, mécanicien (Vuarrens, Suisse) ; M-A Chabou, architecte paysagiste (Arnhem, Pays-Bas) ; Sylvain Saboua (Cestas) ; Jean-Paul Retru, publicitaire (Evecquemont) ; James J. Whalen (USA) ; Didier Asin (France) ; Michel Heitz, électricien (Groslay) ; Jean-Jacques Kariger, écrivain (Limpertsberg, Luxembourg) ; Tahir de la Nive, auteur, traducteur et journaliste (Paris) ; Michel Sergent, président de l’Association pour la défense de la libre recherche historique (France) ; Laurent Gribé, retraité (Nice) ; Roger Gribé, retraité (Nice) ; Frédéric Boullet (Paris) ; Philippe Lange (Stiring-Wendel) ; Michel Tavir (Stouby, Danemark) ; Julie Dyer, géologue (Aulla, Italie) ; Philippe Compte (Mercurol) ; Dr. Christian Lindtner, formerly University (Copenhagen) ; Sylvie Olivier, architecte (Bruxelles) ; Patrick Gié, retraité (Asnières- sur- Oise) ; J.Y. Kerboriou, pilote de ligne retraité (Caen) ; Nicolas Wisniewski, Web développeur/designer (Rixensart, Belgique) ; Frédéric Maucherat, infirmier libéral (La Seyne-sur-Mer) ; Lucien Quémerais (Toulouse) ; Rachid Guedjal, étudiant (Grigny) ; Eric Volia, machiniste (Toulon) ; Alain Durant, ouvrier (Evry) ; Baptiste Derenne, chômeur (Grenoble) ; Riyad Belala, étudiant (Bobigny) ; Souf Adeuzème, blogueur (France) ; Hugo Ferrandez (Angoulême) ; Rosa da Costa, directeur Photo (Paris) ; Guillaume Montaron, informaticien (Nantes/Bordeaux) ; Fabrice Joubaire, ingénieur système (Rennes) ; Olivier Potier (Bruxelles) ; Pierre Halftermeyer, mathématicien (Talence) ; Van Ky Nguyen, historien (Saint-Girons) ; Mylène Pnom, chômeur (Marseille) ; Johnny Da Costa, étudiant en master de psychologie (Paris) ; Florent Delgal (Romans-sur-Isère) ; Marc Guillaume, informaticien (Bressuire) ; Eddy Mantovani (Versailles) ; Michelle Louis, enseignante (Paris) ; Eric Champoiseau (Libourne) ; Jean-Jacques Raible (Saint-Julien-Aux-Bois) ; Alain Bordes (France) ; Jacques Rivallant (France) ; Julien Glaizal, agent SNCF (Saint-Gratien) ; Denis Dianoux, ouvrier viticole (Charnay-Les-Macon) ; Vincent Rollet, commercial (Chalons-en-Champagne) ; Gérard Auffray, professeur de musique retraité (Bouessay) ; Thomas Rognon (Vaux et Chantegrue) ; Saïd Ahmad Chikeb, cadre supérieur du privé (France) ; Pierre Milloz (Ceffonds) ; Antonyn Christiaën (88400 France) ; Jean-François Rouvillain, musicien (Saint-Georges-sur-Loire) ; Ivan Monti (Liège) ; Alban Duprès (Rouen) ; Jean-François Abraham, professeur de physique (Le Bonhomme) ; Pascale Giaj (Marseille) ; Amine Khelifi, enseignant d’art (Marseille) ; Lionel Martin, dirigeant de société (Cabrils, Espagne) ; Patrick Clement (Boulogne) ; François Thouvenin (Strasbourg) ; George Beres (Eugene, Oregon, USA) ; Nigel Jackson, poet and retired schoolteacher (Melbourne, Australia) ; Richard Lambert (France) ; Julien Mary (Saint-Etienne) ; Badr Lahrizi, inspecteur de police, ex professeur de français (Safi, Maroc) ; Daniel Vandersmissen (Eemeton/Biert, Belgique) ; Vincent Menjolle (Maison Alfort) ; Marcelle Haritzandiet (France) ; Antoine Bremont (France) ; M. Ridouane (Morbier) ; Françoise Cagniart (Fougeré) ; Fabien Queffelec, militaire (Toulouse) ; Jean-Luc Gautier, technicien de laboratoire (Gentilly) ; Benjamin Clergue (Lyon) ; Alain Thuilliette (Fontaine Notre Dame) ; Paul Rey (USA) ; Franck Scott (San Rafael, USA) ; Miklos Molnar, writer, essayist (Szombathely, Hungary) ; Guillaume Chantereine, formateur en programmation web (Paris) ; Françoise Piquemal (Le Bouscat) ; Mourad Kadari, étudiant (Montpellier) ;  Jean-Bernard Simian, ingénieur en agriculture (Carqueiranne) ; Marc Waquet (Paris) ; Jean Debal, retraité (Bruxelles) ; Andrej Getka, cuisinier (Langogne) ; Nils Castellano, sans emploi (Méharicourt) ; Marie Cavan, étudiante assistante de direction (Méharicourt) ; Pierre Demarquay (Caluire-et-Cuire) ; Jean Demarquay (Caluire-et-Cuire) ; Riad Eljijel, ingénieur informaticien (Lille) ; Cedric De Belvalet (Hersin coupigny) ; Loïc Pottier, chercheur (Grasse) ; Jacques Prisette, retraité (Molières) : Koen Dillen, ancien député européen de Flandres (Schoten, Belgique) ; Pierre Dormoy (Valdoie) ; Patrick Bocquery (Toulx-Sainte-Croix) ; Annette Lacroix, retraitée (Beauvais) ; S. Suurmann (Scarborough, Canada) ; François Regnauld de la Soudière, ancien cadre commercial retraité (Ivry) ; Michel Bousquet, enseignant retraité (Beauvais) ; Mario Leal (Villefranche-sur-Saone) ; Nouaïm Souiki, étudiant (Marseille) ; Matthieu Baloche, étudiant ingénieur (Boulogne-Billancourt) ; André Blay (La Montagne, Ile de la Réunion) ; Réda Si-Larbi, délégué médical (Olivet) ; Hugo Torres, étudiant (Paris) ; Clyde Earl Young (Washington, Utah, USA) ; Jérôme Grobel, étudiant en archéologie (Montpellier) ; Jean-Philippe Goldsmith, étudiant (Montpellier) ; Yves Le Bail (Evreux) ; Arnaud Bernard (Paris) ; Julien Teil, journaliste indépendant (Toulouse) ; Benjamin Auger, électronicien (Paris) ; Jean-Pierre Blandin (Crespières) ; Roger Clorennec, officier de marine (Guipavas) ; Mélissa Dénarié, éducatrice spécialisée (Grenoble) ; Grace-Eki Oyama (Tokyo/Allemagne) ; Pierre-Hervé Castay, agriculteur (Torsac) ; Pascal Dupuy (Brest) ; Franco Grassi (Messina, Italie) ; David Olivier, informaticien (Lyon) ; Paolo Albanese (Crotone, Italie) ; Furio Detti, historien et enseignant (Bientina, Italie) ; Mário Barbosa, avocat (Rio de Janeiro, Brésil) ; Anne-Marie Morin, retraitée cadre IBM (Herblay) ; Jean-Paul Morin, professeur d'histoire géographie retraité (Herblay) ; Daniel Fischer, ancien PDG (Meudon) ; Jean-Noel Herman (Sedan) ; Jacopo Castellini, étudiant (Mestrino, Italie) ; Piersabatino Deola (Assemini, Italie) ; Baudouin Roumens (Aix-en-Provence) ; Charles Durandde (Nice) ; Bernard Notin, maître de conférences, Universidad Autónoma de Guadalajara (Estado de Jalisco, Mexico) ; Castay Louis, retraité (Vaucresson) ; Frank Neubauer, ancien prof. Ecole Steiner (Norvege) ; Fabien Malea, animateur socioculturel (France) ; Henri Dubost, professeur agrégé de mathématiques (Montigny-le-Bretonneux) ; Alexis Kropotkine, blogueur (France) ; Rémi Vandangeon, enseignant (St Baudel) ; Michel Paschoud (Calonge, Espagne) ; Patrick Paramore (Waterloo, Belgique) ; Luc Coefe, retraité défense nationale (Tincry) ; Vincenzo Romano (Fontenay-sous-bois) ; Gabriel Chaize (Brésil) ; Philippe Coste, employé municipal (Romans) ; Swoj Puttemans (Leuven, Belgique) ; Denis Merlin (Montgenèvre) ; Jean-Marc Fanon (Forges-Les-Bains) ; Christophe Larroze, contrôleur de gestion (Paris) ; Alain Raynaud, employé secteur paramédical, militant associatif, administrateur de blogs (Clermont-Ferrand) ; Benoît Hamonet, opérateur (France) ; Patrick Guillot, enseignant (Lyon) ; Nadia Hervé (L’Hay-Les-Roses) ; Daniel Louis (Benest) ; François Dop (Paris) ; Barry Gordon (Hong Kong) ; Fabien Laval (Clermont) ; Jocelyn Coat, enseignant (Brest) ; Anne Lefèvre (Epineau-Les-Voves) ; Alain Blondel (Epineau-Les-Voves) ; Geneviève Lefèvre (Epineau-Les-Voves) ; Christiane Bigaudet (Migennes) ; Yvette Leignel (Migennes) ; Loïck Blondel (Cachan) ; Louise Cointe (Cachan) ; Emmanuel Harridas (Cachan) ; Marianne Cointe (L’Hay-les-Roses) ; Henri Redon (L’Hay-les-Roses) ; Jean Chatelard (Le Chesnay) ; Aude Chatelard (Le Chesnay) ; Astrid Lestang (Versailles) ; Michel Graff (St Michel sur Meurthe) ; Jean François Attanasio (Milan, Italie) ; Pascal Flament (Lille) ; Denis Makalowski, artisan parqueteur (Montpellier) ; Jean-Pierre Chevalier (Paris) ; Victor Cauet (Valence) ; Mme Toubi-Guillaume, enseignante d’histoire (Beaune-la-Rolande) ; Françoise Pichard (Paris) ; Romain Redouin, pâtissier (Londres) ; Massimiliano Mazzoli Vignola (Modena, Italie) ; Fabrice Maine (Paris/Tokyo) ; Gauthier Petit, ingénieur qualité (Voiron) ; Alain Arcillon (Marseille) ; Jean Grody (Paris) ; Claire Marchesan (Frouzins) ; Virginie Maincion, médecin (Toulouse) ; Damien Sabot, ouvrier dans le BTP (Béthune) ; Philippe Fournier, gardien de parking (Toulon) ; Jean-Marie Claus (Bruxelles, Belgique) ; Thierry Monvoisin (Nantes) ; Giannetto Bordin, agente di commercio in pensione (Novara, Italie) ; Konrad Kinkelin, professeur retraité (Villeurbanne) ; Frédéric Plessis (Hérouville Saint Clair) ; Jordan Doulez, ouvrier (Tournai, Belgique) ; Francesco Paolo d’Auria, Prof. Ingegnere (Anzio, Roma, Italie) ; Jean-Marc Hodebourg (Grenoble) ; Roland Mazzoleni (Caprio Bergamasco, Italie) ; Giannino Carmelo Maria, metalmeccanico (Grammichele, Catania, Italia) ; Adriano Cutaia (Italie) ; Sabina Picconi (Roma, Italie) ; Alain Goubert (Valençay) ; Andrea Carancini (Fabriano, Italia) ; Massimo Sama (Montecompatri, Italie) ; Adriano Ghibaudo, tipografo (Moncucco, Asti, Italie) ; Christopher Cooley (New York) ; Jérôme Bourbon, éditorialiste, directeur de la rédaction de Rivarol (Paris) ; Tommaso Baldi (Firenze, Italie) ; Luc Gramsch (Aix-en-Provence) ; Théodore Linder (Saint Mandé) ; Jacques Ernewein (France) ; Christophe Muller (Strasbourg) ; Stéphane Baranski, électro-mécanicien (Allouagne) ; Jérémy Janssen, modérateur de bus (Genève, Suisse) ; Philippe Leblond, fonctionnaire (Blaireville) ; Sophie Delachaux (Eglise Neuve d’Issac) ; Pierre Marais (France) ; Dominique Muselet, retraitée (Paris 12e, France) ; Sébastien Dekerle, infographiste (Saint-Gratien) ; Leslie H . Higgins (Northampton, U.S.A) ; Didier Cailleux, retraité (Paris) ; Louis-Alexandre Martellon (Le-Bois-d’Oingt) ; Peter Cohen (Amsterdam) ; Jean Marie Michaud, retraité (Lambersart) ; Jean Bailly (Miami, Floride) ; Philippe Clavel (Espinasses) ; Arlette Valverde, retraitée (France) ; Alessandro Pedroni (Bologna, Italie) ;  Adriana Evangelizt (Arcachon) ; Nadia Bensaad Balquis (Tourcoing) ; Michel Jean (Cagnes/Mer) ; Loïc de Marion (Aix-en-Provence) ; Hans Cany (Rennes) ; Marc Nicoud, retraité (Franseches) ; Pierre Audabram, rédacteur à 4 Vérités hebdo (Narbonne) ; Reynald Richard (Raphéle-les-Arles) ; Benny Thyrion (Liège, Belgique) ; Héloïse Tartrais (Marseille) ; Richard Roudier, agriculteur (Nîmes) ; Louis Berger, retraité   (St Cirgues de Prades) ; Roger Gonin (Paris) ; Laurent Lopez (Marseille) ; Nicolas Goudefroye (Hazebrouck) ; Alexandra Raillan, journaliste (Montrouge) ; Donald Sulpice, retraité (France) ; Mohamed Matmati (Cognin) ; Jean-Pierre Broutschert (St Etienne de Crossey) ; Charlotte Lanoixe (Paris) ; Sébastien Leclercq , employé de librairie (La Frette/Seine) ; Éric Buzin, créateur et gérant de Ubest1.com(Béziers).

"Contre la loi Gayssot". Par Yann Moix, sur le site de "La Règle du jeu".

Pour l'article original, cliquez ici, sur le site de La Règle du jeu (BHL)

Le négationniste Robert Faurisson
Robert Faurisson

La justice française vient de me condamner, modestement il est vrai, parce que j’avais usé de ma liberté d’expression l’été 2009. Ulcéré par la propagande anti-israélienne d’un fanzine gratuit distribué par un réseau de cinémas du sud de la France, j’avais réagi, de toute ma fougue, pour démontrer ce qui me semble aujourd’hui la réalité : l’antisémitisme est de moins en moins d’extrême-droite (les théories sur les races ont fait long feu) mais d’extrême-gauche : une certaine lecture altermondialiste du monde fait le nid d’un antisionisme systématique qui abrite en son sein une forme apparemment nouvelle d’antisémitisme, celle ancestrale, du rapport des juifs avec l’argent. Israël est puissant, puisqu’allié du monde capitaliste, incarné par les Etats-Unis. Dès lors, l’Etat d’Israël devient, entre autres, le biais qu’empreinte désormais la pulsion antijuive pour s’exprimer (et s’exprimer de moins en moins insidieusement). Je vous le dis : bien que respectant infiniment les jugements, bien que parfaitement averti que le tribunal m’a pénalisé en son âme et conscience, il ne m’est pas agréable d’être sanctionné pour avoir pensé ce que je pense, pour avoir écrit, avec outrance mais bonne foi, ce que j’avais envie d’écrire. Combien d’hommes, de femmes, sont morts pour m’octroyer en France cette liberté prodigieuse : exprimer, tant bien que mal, du côté de ce que je crois être le bien et me battant contre ce qui me semble incarner le mal, des opinions personnelles. Et les exprimer aussi personnellement dans le fond que dans la forme. Au pamphlet, je réponds pamphlétairement. A la science, je réponds scientifiquement.
Quand je choisis la fougue, c’est pour des raisons précises, c’est pour rétorquer violemment à la violence écrite par d’autres et lue par moi. J’aime la littérature, les mots, parce qu’ils permettent ce qu’aucune société ne saurait tolérer dans ces rues : la loi du Talion. Inadmissible avec les actes, elle est parfaitement adaptée au langage, à ses foudres, à ses engouements. Il y a pour les luttes, les joutes verbales, idéologiques, une grande et immense tradition dans les lettres françaises. Je ne vais citer, pour aller très vite, que les noms de Péguy, Aragon, Bloy, Breton, Suarès, Mauriac, Revel. On ne les lit plus suffisamment, et c’est assez dommage. Il y a encore Delfeil de Ton, à gauche. Marin de Viry, à droite. Quand, au contraire, je choisis la méthode scientifique pour répondre à la science, je rentre dans la peau du diplômé de Sup de Co ou de Sciences po que je fus, et dans le calme, avec un plan bien structuré, je reprends paragraphe par paragraphe les arguments de mes adversaires et je réponds en trois parties, je produis une riposte plus universitaire, plus scolaire, parfois étonnamment plus efficace, sinon moins fulgurante.
Les adversaires, j’adore ça. Rien ne m’est plus précieux, pour affirmer ma vérité, et d’abord l’affirmer en moi-même, au sens de la raffermir, que d’être en total désaccord de pensée avec tel individu, tel intellectuel, tel courant, telle école. Ou tel groupe. Telle mode. Je sais qu’il est souvent vain de vouloir convaincre celui qui ne pense pas comme nous. Je crois, cependant, qu’il est bien plus vain encore d’utiliser la loi pour le punir. La loi Gayssot, par exemple, me semble être une mauvaise loi. Du moins en partie. La partie de cette loi qui punit les propos racistes, antisémites et xénophobes ne me pose aucun problème. Pour une raison simple : en insultant un Noir, un Arabe, un Juif, leur reprochant ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes, l’insulteur sait ce qu’il fait. Il ne fait pas qu’insulter : il s’attaque à la dignité humaine de sa victime, qu’il entend rabaisser, humilier, souiller. Cela n’est pas acceptable, cela doit être puni. Sachant toutefois que, punissant un propos raciste, on ne punira jamais le racisme lui-même : les mots en « isme », appartenant non aux faits mais à l’idéologie, ne sont jamais saisissables. On ne peut jamais avoir de prise sur eux. Ils glissent. Le racisme de celui qui aura été puni pour avoir traité de « nègre » un Africain continuera sans doute à couler dans les veines du fautif. Il n’en reste pas moins qu’il est extrêmement salubre qu’une société punisse, et de manière systématique, ces manifestations de haine visant à rabaisser la dignité de l’autre, quel qu’il soit. L’autre est sacré. La différence est sacrée. Elle nous enrichit, nous améliore, nous instruit : et nous permet souvent de nous trouver nous-même.
En réalité, c’est l’autre partie de la loi qui me pose un problème. Je ne suis pas d’accord avec l’interdiction faite aux historiens révisionnistes et négationnistes de publier leurs travaux. Les raisons de mon opposition sont multiples, je vais les exposer maintenant.
La première raison, c’est que les révisionnistes sont mes ennemis. Et que, par conséquent, si leurs travaux, si leur idéologie (je pense que c’en est une, et des plus dangereuses) ne parvient pas à percer au grand jour, je n’aurai personne en face de moi. Aucun visage, aucun texte à combattre. Je me battrai comme des hommes invisibles, des adversaires que la loi Gayssot m’empêche de considérer comme des adversaires puisqu’elle fait tout pour empêcher leur existence. Leur inexistence juridique est grave : elle en fait officiellement, aux yeux de la loi et par conséquent de la société, des spectres, des ectoplasmes, des fantômes, des entités floues, vaporeuses, et je ne peux donc rien faire pour les attaquer, les contredire – les ridiculiser, sans me ridiculiser moi-même (puisqu’ils n’existent pas).
La deuxième raison, c’est que vouloir juridiquement anéantir une réalité, une idéologie ou un courant de pensée n’anéantit pas cette réalité. Décidons, dès demain matin, que le cancer est passible de poursuites pénales : les tumeurs et les métastases s’arrêteraient-elles pour autant ? Ces ennemis que je ne puis officiellement pas combattre avec les moyens habituels du débat (scientifique, historique, sociologique, économique, etc.) se moquent bien des lois : ils continuent leurs travaux, et continuent à penser ce qu’ils pensent. Ces travaux ne trouvent contre eux que la justice, mais pas, mais plus les intellectuels ni les historiens. Ces pensées, ces courants n’ont donc pas en face d’eux, dressés contre eux, des interlocuteurs adéquats, à la hauteur : ceux qui pourraient les contredire, qui voudraient les contredire n’ont pas le droit de le faire non plus ; car ce serait rendre public quelque chose qui n’a pas le droit de l’être. Autrement dit, la critique, la contestation des écrits (interdits de publicité) des révisionnistes ne sauraient être rendues publiques non plus, en ceci qu’elles sont obligées (même pour les contrecarrer) de citer ces thèses.
La troisième raison est encore plus logique, plus évidente. C’est qu’elle affaiblit les opposants au révisionnisme. Moi, je pense, de toutes mes forces, que les révisionnistes et les négationnistes (nous n’allons pas entrer ici dans les coulisses de ce qui les sépare) se trompent. Se fourvoient. Se trompent gravement, et se fourvoient violemment. C’est ma conviction, intime. Mais si je demande aux tribunaux d’appuyer cette conviction, si je demande l’assistance d’une juridiction aussi solennelle, aussi forte, aussi puissante que celle du tribunal, j’affaiblis cette conviction. Je fais l’aveu de sa fragilité. J’avoue implicitement qu’elle n’est pas si solide que cela. J’admets que seule, sans institution pénale derrière, cette conviction ne fait pas le poids. Autrement dit, c’est là que, vraiment, je reconnais que la position adverse a des provisions, qu’elle a de quoi me faire peur, m’intimider. C’est là que je reconnais que ses raisonnements sont susceptibles de pouvoir m’impressionner, voire me déboussoler. J’ai peur de l’intelligence de l’ennemi.
D’où la quatrième raison : il y a des historiens, en France, qui sont parmi les meilleurs du monde. Il y a des instituts de recherche sur la Shoah, et des scientifiques hors pair en qui j’ai (certains furent mes professeurs à l’Institut d’études politiques de Paris) une confiance sans borne. Leur travail, en partie, consiste à réprimer par des arguments historiques, scientifiques, ce que la loi a choisi de réprimer, automatiquement, par des arguments juridiques, pénaux. Ce qui revient à éviter une confrontation, un affrontement, très utile à mon avis, très fructueux, entre des grands et vrais historiens et des historiens qui s’égarent, des historiens qui n’en sont pas. Mais encore faut-il avoir la possibilité, autrement que par sanction d’un juge, de démontrer ce que leurs raisonnements ont de spécieux, leurs méthodes de fallacieuse. Pierre Vidal-Naquet vaut tous les juges du monde, et tous les procureurs de la terre. Quand Vidal-Naquet écrit, en réponse aux thèses de Robert Faurisson, Les assassins de la Mémoire, il ne vient pas avec un manuel de Morale : il vient avec des preuves, avec des éléments historiques, avec une méthode scientifique éprouvée, il vient avec des arguments : il fait de l’Histoire. Il se bat, non pas au nom de ce qu’on voudrait que l’Histoire soit, mais au nom de qu’il croit légitimement qu’elle est.
Car la cinquième raison pour laquelle je suis contre la loi Gayssot est celle-ci : sanctionnant les révisionnistes, elle donne à ces derniers le sentiment, juste hélas, qu’il y aurait une manière officielle d’écrire l’Histoire, c’est-à-dire une manière choisie, entérinée par les instances officielles de la République. C’est très dangereux. Car ce n’est pas le cas. Le cas de Vichy illustre bien la difficulté qu’il y a à vouloir figer une fois pour toutes la vérité : ce qui était officiel hier, demain sera considéré comme indigne. La loi n’est pas là pour dire ce qu’est l’Histoire. Elle n’est là ni pour en influencer le cours, ni pour en proposer l’interprétation. L’Histoire, même si cela pour causer les pires frayeurs, appartient à tout le monde. Et sa lecture doit pouvoir être faite par tous ; y compris par les salauds. Car l’Histoire est aussi, il s’agit de l’accepter, la propriété des salauds. Ils en furent jadis les acteurs, ils en sont aujourd’hui pour partie, également, les propriétaires. Comme nous. (On voudrait que l’Histoire n’appartienne à personne : elle appartient à tout le monde.) Ce partage de l’Histoire, cette lutte au nom du sens de l’Histoire doit se faire partout, mais pas dans les tribunaux. La justice appartient à l’Histoire, mais l’Histoire n’appartient pas à la justice. La justice est contenue dans l’Histoire, mais l’Histoire n’est pas contenue dans la justice. Elle prendrait trop de place.
La sixième raison qui me fait demander l’abrogation de cette loi naïve et inefficace (loi qui croit que masquer la réalité c’est l’éradiquer, qu’empêcher sa visibilité c’est la combattre) tient à la bêtise de l’immense majorité des négationnistes et des révisionnistes eux-mêmes. Il suffirait de faire venir une fois chacun des révisionnistes à la télé pour qu’ils se détruisent tout seuls, tellement leurs arguments sont pauvres, tellement leur manière d’argumenter surtout fait de la peine. Alain Guionnet, Michel Sergent, Joël Bouard, Henri Lewkowicz se grilleraient en une minute si on leur donnait publiquement la parole : ils ne savent ni penser, ni dire, ni démontrer, ni prouver, ni dialoguer, ni convaincre. Je rêve qu’ils puissent s’exprimer en toute liberté : ils sont leur pire ennemi. Même chose pour Roger-Guy Dommergue : trente secondes de n’importe lequel de ses laïus ferait fuir le plus nazi des nostalgiques de Berchtesgaden.
Ce qui me mène à la septième raison : leur cantonnement obligé à l’ombre et aux coulisses leur confère une aura mystérieuse, diabolique (parce que diabolisée) qui les rend attractifs pour un public mal dans sa peau, égaré, haineux, suicidaire, provocateur, fragile ou peu cultivé. La loi Gayssot, autrement dit, les décore perpétuellement d’une médaille de l’infréquentabilité, les pare d’un habit de soufre qui fabrique de la tentation, de l’attraction, du désir. On s’y intéresserait de fait beaucoup moins si, plutôt que de vouloir percer leurs ténèbres, on laissait éclater au grand jour leur insondable médiocrité.
Seuls sont « sérieux », ou plutôt « font » sérieux, dans leur délire révisionniste, Robert Faurisson et Serge Thion. Rajoutons Henri Roques et Pierre Marais. Cela fait beaucoup. C’est peu, mais c’est beaucoup. Et la huitième raison est donc que ce sont ceux-là, les coriaces et les vrais, les révisionnistes « intelligents » qu’il faut désigner d’abord pour mieux les combattre ; car la loi Gayssot a cet autre tort, à mes yeux, de mettre sur un même plan, sur un plan de stricte égalité, les révisionnistes médiocres et les révisionnistes brillants, les révisionnistes caricaturaux et les révisionnistes subtils, les révisionnistes évidemment aberrants et les révisionnistes plus vicieux, plus malins, plus roués, plus méticuleux, plus intelligents.
La société ne veut pas entendre les thèses révisionnistes. Elle ne veut pas en entendre parler. Mais elles existent, elles se répandent même, sous le manteau, au prorata de la législation qui veut, qui croit les étouffer. La justice punit ce repoussoir, mais fabrique une attraction. Par ailleurs, je le redis, c’est un manque de confiance en nos historiens, et à leur capacité de réflexion, de persuasion, de pédagogie, mais aussi de combat, que de faire taire des ennemis qui, bien qu’assassins comme le disaient Vidal-Naquet, se posent évidemment chaque jour (à juste titre, mille fois hélas !) en victimes. La suppression de la loi Gayssot, évidemment, est attendue et voulue par tous les Faurissons de France (j’ai signé une pétition en ce sens, sur laquelle figurent évidemment, figurent logiquement, mes pires ennemis et les ordures les plus avérées). Acceptons de l’abroger, ce dans le but d’avoir enfin un terrain de lutte, très sanglant, un ring, sans concession, sur lequel nous pourrons dire à ces gens, avec nos mots à nous, nos convictions à nous, les poings de nos arguments à nous, à quel point la liberté d’expression les mettra plus rapidement au tapis que tous bâillons et toutes les interdictions inefficacement inventées pour les faire taire en apparence.
Yann Moix
mis en ligne par floriana

lundi 25 octobre 2010

"Lobsang Rampa, l'escroc mythomane". Par Paul-Éric Blanrue. Extrait des "Dessous du surnaturel" (Valbonne, 2004).

"Mes pouvoirs d'idéation ne sont pas de ceux qui peuvent permettre d'écrire des choses fictives ou imaginaires ; ma configuration astrologique m'interdit totalement une telle virtuosité cérébrale". 
(Lobsang Rampa)

Quel fut celui qui se dissimulait derrière le nom exotique de Lobsang Rampa ? Un authentique lama tibétain? Un voyant ? Un ancien nazi en quête de respectabilité ? Un charlatan prolixe ? Ces questions n'ont pas attendu la mort de l'écrivain pour se poser. De son vivant déjà, nombreux furent ceux qui s'interrogèrent sur son identité réelle et ses motivations secrètes.

Dans le livre qui fit sa gloire, le premier qu'il écrivit, intitulé Le Troisième Oeil, Rampa relatait comment il avait été initié depuis son plus jeune âge aux mystères des lamas tibétains. Il y racontait qu'il avait été placé dans une lamaserie à l'âge de sept ans, où il avait été remarqué par le dalaï-lama soi-même. Celui-ci, pour renforcer ses dons de voyance, lui avait fait subir une opération du cerveau appelée "ouverture du Troisième Oeil", qui l'avait fait accéder à un plan de conscience supérieur. Rampa était présenté par ses éditeurs comme "diplômé de l'université de médecine de Tchong-k'ing" et porteur du titre (envié) de "lama du monastère de Potala à Lhassa".

Édité en France par Albin Michel dans les premiers mois de 1957, Le Troisième Oeil fut un des plus gros succès de librairie de l'année. "Ce livre va changer votre vie!", lisait-on dans la presse à sensation. Une enquête des Nouvelles littéraires le classa en 13e position, avec 49 000 exemplaires vendus. On estime que sa diffusion dans le monde entier et les articles qui lui ont été consacrés ont touché en quelques mois des millions de personnes.

La célébrité du livre fut telle qu'elle suscita aussitôt des interrogations. On chercha à percer le mystère de la personnalité de son auteur, un sage étrange qui, disait-on, vivait en ermite, loin des yeux de ses admirateurs et de la curiosité du vain peuple. Le résultat de ces recherches ne se fit pas attendre.

Le 1er février 1958 le journal londonien Daily Mail leva un sacré lièvre. On y apprenait qu'un détective privé de Liverpool, Mr. Clifford Burgess, s'était infiltré dans l'entourage immédiat du gourou pour y mener une enquête discrète. La conclusion de ses investigations était sans détour : Le Troisième Oeil n'était qu'une fumeuse supercherie ! Rampa n'était pas celui qu'il prétendait être, son identité était fausse, ses diplômes, du vent et ses voyages initiatiques, le pur produit d'une imagination débordante. Sous couvert de leçons prises chez le "maître", l'enquêteur était parvenu à obtenir des renseignements qui ne laissaient aucun doute sur la nature du personnage : c'était un charlatan patenté. Burgess rapportait les propos (peu équivoques) de l'épouse de Rampa, à propos du Troisième Oeil : "Ce livre, lui avait-elle confié, est une pure invention. Mon mari tâta en vain plusieurs métiers et nous avions besoin d'argent pour vivre!".

La découverte du détective fit l'effet d'une bombe. Aux quatre coins de la planète de nombreux quotidiens s'en emparèrent. Dans l'hexagone, France Soir titra sur quatre colonnes :

L'illustre lama de Dublin (Irlande) auteur d'un livre à succès Le Troisième Oeil, n'était que le fils d'un plombier.

La démystification suivait :

"Dublin a perdu son attraction locale : son lama du Troisième Oeil n'est plus lama, n'est plus tibétain, il s'appelle Cyril Henry Hoskins et c'est le fils d'un plombier. Il était connu sous le nom de Dr Kuan et vivait avec sa femme et l'épouse d'un courtier, Mrs Shelling Roose, dans une villa perchée sur les hauteurs dominant Dublin."

Le fulgurant lama tibétain ? Un fils de plombier bigame qui n'avait jamais quitté l'Angleterre !

Quelle dégringolade !

L'article se poursuivait en plaçant Le Troisième Oeil dans le droit fil des autres mystifications littéraires du siècle :

"La supercherie de Cyril Henry Hoskins-Rampa a des précédents. En 1953, l'écrivain Martin de Hauteclaire recevait le prix Vérité pour son ouvrage Toute la Terre dans lequel il relatait ses héroïques (et imaginaires) exploits d'aviateur en Amérique du sud. Avant la guerre, Séguin dupait le monde littéraire... et des dizaines de milliers de lecteurs avec Un train entre en gare."

"Après tout, concluait le journaliste, si ces habiles faussaires fabriquent de la bonne littérature qu'importe? Alexandre Dumas manipulait, sans plus de scrupule, l'Histoire."

La remarque finale n'était vraie qu'en un sens, Alexandre Dumas n'ayant jamais prétendu écrire autre chose que des oeuvres de fiction. Rampa, d'ailleurs, ne souffrit pas la comparaison. Furieux d'avoir été confondu (ceci s'entendant dans les deux sens du terme), le faux lama répondit à France Soir huit jours plus tard, sur un ton péremptoire et glacé. Il y affirmait être "vraiment un lama, réincarné il y a neuf ans dans le corps d'un Anglais".

Cette réponse abrupte, distillée sans autre précision, était pitoyable. Accusé d'avoir menti sur son identité, Rampa changeait de version, et, comme gage de sa sincérité, en appelait à la réincarnation et au voyage astral. L'homme était aux abois.

Une querelle naquit aussitôt entre partisans et détracteurs. Deux lamas authentiques (eux) se lancèrent dans la bataille. L'un à charge, l'autre à décharge. 



La polémique dura des années. Prudents, les éditeurs français de Rampa ôtèrent la mention "autobiographie d'un lama tibétain" de la couverture du Troisième Oeil en format de poche (coll. "J'ai Lu"). On se rappela opportunément que les éditeurs anglais de la version originale avaient précisé dans leur texte de présentation qu'il leur avait été "difficile d'établir l'authenticité" du manuscrit (doux euphémisme), que l'enquête qu'ils avaient diligentée n'avait débouché sur "aucun résultat positif" et qu'ils concevaient que le livre... "dépasse parfois les limites de la crédulité occidentale"! L'illusionniste Yvon Yva, spécialisé dans la démystification des faux fakirs, ne cachait pas son envie d'éclater de rire : "Il est bien difficile de croire, en voyant une photo de Rampa que ce dernier est d'origine asiatique, écrivit-il. Il y a autant de différence entre M. Rampa et un Tibétain qu'entre un Amérindien et un Zoulou." Il aurait pu ajouter que Rampa avait un accent du Devonshire (la patrie de Mr. Hoskins, à l'Ouest de l'Angleterre) à couper au hachoir et qu'il fuyait comme la peste les représentants de la communauté tibétaine (personne ne l'ayant d'ailleurs, de sa vie, entendu prononcer le moindre mot de tibétain)... 

Rampa persista bec et ongles. Dans un livre modestement intitulé L'Histoire de Rampa (1960), avouant au détour d'une phrase qu'il avait écrit Le Troisième Oeil parce qu'il n'arrivait pas à trouver de travail, le gourou tenta d'expliquer son itinéraire. Il y racontait qu'en juin 1949 le dénommé Cyril Hoskins (c'est-à-dire lui-même), victime d'un accident dans son jardin, avait subi une commotion cérébrale, au cours de laquelle "il perdit tout souvenir de sa vie passée" ; au même moment, "il lui vint la mémoire complète d'un Tibétain, depuis la toute première enfance". Il y avait donc eu prise de possession du corps de l'Anglais par l'esprit du Tibétain, garni de tous ses souvenirs. Miracle!  Preuve de poids garantissant l'exactitude du récit : "Ma femme atteste ici qu'elle s'est rendue compte, à l'époque où cela s'est produit, que mon corps avait été investi par une autre entité" !

Le bougre s'enferrait.
 
Si pour les sceptiques la question était entendue une fois pour toutes, aucun élément déterminant, dans le camp adverse, ne semblait pouvoir départager les opinions antagonistes des spécialistes en matière de lamas. Rien... sauf un livre, intitulé Rampa, imposteur ou initié?, édité en 1973 (Éditions La Presse, Montréal), qui apporta des éléments de réponse nouveaux... et radicaux.

Son auteur, le Québécois Alain Stanké, avait habité pendant un an le même luxueux immeuble que le gourou, à Montréal (Rampa avait quitté l'Angleterre à la suite du scandale provoqué par l'enquête du Daily Mail). Il avait vécu plusieurs années dans son intimité et devint un temps son éditeur et son agent littéraire pour le Canada. Il fut le premier à obtenir de lui un entretien télévisé. Stanké, que l'amitié n'empêchait pas de cultiver le recul critique, avait lui aussi longuement enquêté sur Rampa. Fruit d'une longue maturation, son livre, sans être franchement polémique, dégageait, au fil des pages, un goût amer de désillusion. C'était le parcours chaotique d'un disciple désabusé. Il se terminait par ses mots : "Adieu Lobsang!", ce qui suffisait à expliquer l'état d'esprit de son auteur.

En page 133 et 134, Stanké reproduisait la lettre officielle qu'il avait reçue de Lobsang Wangchuk, secrétaire adjoint du Bureau de "Sa Sainteté le dalaï-lama" (14ème du nom) en personne et qui disait ceci :

"13 octobre 1972

Cher Mr Stanké,

Je reçois votre lettre adressée à Sa Sainteté le dalaï-lama.

Je désire vous informer que nous ne prêtons pas foi aux livres écrits par le dénommé Dr T. Lobsang Rampa.

Ses travaux sont hautement imaginaires et de nature fictive. J'espère que ceci répond à vos questions.

Avec nos meilleurs souhaits", etc.


Les plus hautes instances tibétaines elles-mêmes réfutaient donc l'histoire abracadabrante de Rampa. Le dossier était définitivement clos. Le gourou allait-il enfin avouer son mensonge ? Jamais de la vie! Comme un gamin pris la main dans le pot de confiture, il continua de protester de sa bonne foi et nourrit sa nouvelle version de détails épiques complètement farfelus. Pour lui, "la transmigration" était "un fait" qui ne se discutait pas... La réplique du dalaï-lama ? Elle est montée de toute pièce, :"le dalaï-lama n'a rien dit de tel (...) Un écrivain américain très connu (?) est allé voir le dalaï-lama, en Inde, et il est revenu porteur d'un message (?) m'assurant que lorsque le Tibet serait libéré, le dalaï-lama m'accueillerait au Potala". Du bluff, encore du bluff.

Beaucoup de rumeurs ont circulé sur le compte de Rampa. On a fait courir le bruit (sans rien prouver) qu'il était un ancien nazi du groupe Thulé qui aurait voyagé au Tibet à la demande d'Hitler. On a dit aussi qu'il avait copié Mme Blavatsky, ce qui semble plus probable car sa philosophie se rapproche davantage de la Théosophie que de la métaphysique bouddhiste (qu'il ne connaît que par la lecture des digests à l'usage des occidentaux). Peut-être utilisa-t-il aussi des éléments tirés du best-seller d'Heinrich Harrer (que Jean-Jacques Annaud a d'adapté au cinéma dans "Sept ans au Tibet"). Une chose est sûre : c'était un vil imposteur. Il poussa la bouffonnerie jusqu'à écrire un livre qu'il présenta comme " dicté télépathiquement" par sa chatte, nommée " Mrs Fifi Greywhiskers"!

Depuis la publication du Troisième Oeil, Rampa vécut dans l'aisance matérielle que lui procura sa renommée mondiale. Ses admirateurs gobèrent tout. Ils lui envoyèrent des dons conséquents. Les droits d'auteur de ses livres (18 au total), diffusés et traduits dans le monde entier, lui rapportèrent de coquettes sommes d'argent. La vente des Tranquillizer Touch-Stones (pierres tranquillisantes) et d'un disque sur les bienfaits de la méditation lui assurèrent quelque subside. Télépathe, magnétiseur, astrologue, cartomancien, tarologue, hypnotiseur, graphologue, médium, augure, il fut un véritable V.R.P. du surnaturel, prodiguant conseils spirituels contre rétributions sonnantes. Il influença une ou deux générations d'occultistes en herbe. Lui qui ne mit jamais les pieds au Tibet sut berner des lamas véritables, qui étaient pourtant bien placés pour savoir que "l'opération du troisième oeil" est un conte à dormir debout. En 1972, la supercherie tourna au drame : un jeune étudiant tira sur un de ses professeurs, sur un copain, puis se suicida : l'enquête prouva que Les Secrets de l'Aura de Rampa avait influencé son geste. Le gourou s'en moqua bien, les dollars continuaient d'affluer.

Rampa-l'escroc avait prévu une guerre mondiale pour 1985. Il n'eut pas le temps de se rendre compte de sa bévue, puisqu'il mourut en 1981, à la suite d'une banale crise cardiaque qu'il n'avait pas prévue.

"I lit a candel" (J'ai allumé un flambeau), telle était la devise que Rampa avait inscrite sur son blason. Il serait temps pour notre génération de souffler dessus une bonne fois pour toutes.
 
Paul-Éric Blanrue 

mis en ligne par marcopolo