BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

vendredi 28 août 2015

"Le Monde" parle de la rupture consommée entre Moix et Blanrue. Mais sans oser dire la vérité !

Laurent Telo, dans Le Monde du 29 août, dresse un long portrait de Yann Moix qui fait ses débuts demain soir chez Laurent Ruquier. 
Telo ose parler des relations plus qu'étroites de l'écrivain orléanais avec Blanrue, ce qui est fort bien, mais comme prévu (et parié avec lui devant témoin !), il dit le contraire de la vérité sur la date et la véritable raison de la rupture survenue entre Moix et celui-ci - ce qui est d'autant plus mal qu'il en possède toutes les preuves.  
Comme vous n'allez pas tarder à le découvrir, chers amis, Moix a en effet vu Blanrue et lui a écrit des centaines de mails et de textos bien après la pétition contre la loi Gayssot (2010) et la sortie de "Un Homme" consacré à Faurisson (2011). Leur dernière rencontre a eu lieu au printemps 2013, à Paris.


" (...) Pour Sollers, Moix est « tellement insaisissable ». On était bien avancé. Alors, on a contacté son frère, Alexandre, écrivain lui aussi, le monsieur du bus. Il ne voulait pas parler de Yann, mais nous a répondu ceci : « Je pense que quelqu’un comme Marc-Edouard Nabe qui l’a très bien connu pourrait vous donner le “Rosebud” de Yann Moix. » Alors, on est allé voir Nabe. Auteur d’Au régal des vermines (Barrault, 1985), pamphlétaire kamikaze étiqueté « antisémite », il bricole des bombes littéraires et se définit comme « un combattant contre Israël ». Son fonds de commerce ? Agonir les gens qu’il méprise pour se mettre à dos tous les autres.

Des relations ambiguës

C’était jour de canicule, il venait d’installer un ventilateur chez son père, Marcel Zanini, l’inoubliable interprète de Tu veux ou tu veux pas ? « Moix, je le vois pour la première fois en 1997, il se pointe chez moi ventre à terre, raconte Nabe. C’est un grand lèche-cul, c’est comme ça qu’il est arrivé où il est aujourd’hui. Maintenant, il veut se dégager de son passé soi-disant sulfureux. Moix savait qu’Alain Soral était Front national ou que Paul-Eric Blanrue était révisionniste. Blanrue, je lui ai présenté en 2001. Ils ne se sont plus quittés. » Palou vient à la rescousse de Moix : « Aragon était très copain avec Drieu La Rochelle. Et puis, Yann est dans la provocation raisonnée. Il n’a pas envie d’emmerder le système. »
On est quand même allé voir Blanrue. Il attendait dans un café parisien, L’Hortensia. « C’est là qu’on se voyait le plus souvent avec Moix. » Blanrue est une sorte d’écrivain-historien. En 2007, Moix préface un de ses ouvrages : Le Monde contre soi : anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme. Un livre qui, réédité sans la préface de Moix et vendu sur le site néofasciste d’Alain Soral, sera interdit après décision de justice.
En 2011, Blanrue, censuré à perpétuité, a réalisé une interview filmée d’une heure trente sur Robert Faurisson dont le signe particulier est de nier l’existence des chambres à gaz. « Evidemment, Yann était au courant que j’étais proche de Faurisson », assure Blanrue.
Moix répond sereinement sur ces amitiés amiantées : « J’étais attiré par Nabe pour des raisons littéraires. Il est devenu une boule de haine. Plus personne ne peut le suivre. Avec Blanrue, on avait deux sujets de conversation, Guitry et les filles. On ne parlait jamais politique. C’est un type très drôle. Petit à petit, je l’ai vu s’enfoncer dans la folie complotiste. La proximité de Blanrue et de Faurisson m’était totalement inconnue. Totalement. C’est impensable. L’antisémitisme est aux antipodes de mon être. Je suis très proche d’Israël. Je ne m’en suis jamais caché. »
La rupture est consommée en 2010, après une pétition pour la liberté d’expression lancée par Blanrue, où la signature de Moix s’est retrouvée au côté de celle de Faurisson. Fin juillet, comme il devait être un peu inquiet, Moix nous a envoyé un SMS de gauche : « Je suis aussi très proche de François Reynaert de L’Obs. Je dîne avec lui une fois par mois depuis novembre 1995. » De SMS en SMS, Reynaert a écrit : « Avec Yann, on s’entend sur l’essentiel : horreur de tout ce qui monte en France en ce moment. C’est-à-dire le nationalisme, le racisme, le repli identitaire… (...) »

L'UN DES MAILS MOIXIENS REÇUS PAR DIZAINES RIEN QUE LE 25 AOÛT 2012 - CLIQUEZ POUR AGRANDIR (précision : les adresses e-mails de Moix et Blanrue ne sont pas floutées car elles ont changé depuis)

samedi 22 août 2015

Hommage à Emmanuel Ratier. Sélections de vidéos que Blanrue a tournées pour lui en 2014, avec Julien Teil.


"Thalys" : le rassemblement Bleu Marines.




- Après le 6 juin 1944, les militaires américains sauvent une nouvelle fois la France du péril étranger. Et cette fois, ils n'étaient que deux !

- La sécurité des trains français est désormais sous-traitée par l'armée américaine. C'est la crise, les amis !

- Il faut saluer le comportement exemplaire des Marines, qui, pour une fois, après une victoire, n'ont violé personne (à ma connaissance).

- Qu'aurait fait Florian Philippot s'il avait été dans le Thalys?
1° il n'aurait écouté que son courage et serait entré dans la cabine du terroriste, au risque de se faire violer ?
2° il aurait appelé Gilles-William Goldnadel pour savoir si c'était prévu ?
3° il aurait envoyé un communiqué de presse disant que sans les déclarations de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz, le FN serait déjà au pouvoir et que de telles choses n'arriveraient plus ?
4° il se serait planqué sous son siège en attendant le retour de Londres du général de Gaulle ?
À vous de jouer !

Paul-Éric Blanrue 

jeudi 20 août 2015

Jean-Marie Le Pen exclu.

Voici Jean-Marie Le Pen exclu du FN. 
Il n'est plus membre du parti qu'il a fondé. 
Trois remarques :
1° Le FN d'antan est mort et bien mort, et ses chefs actuels sont des félons ;
2° C'est ce qu'il se passe, cher Jean-Marie, quand on confond le front national avec le front familial, et qu'on préfère sa fille aux gens de talents par égoïsme mal placé ;
3° Malgré ce recentrage honteux, cet aplatissement vil devant le système, Marine Le Pen ne gagnera pas la Présidentielle de 2017. Et ce sera tant mieux !
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mercredi 19 août 2015

Mort d'un ami : Emmanuel Ratier (1957-2015).

J'apprends avec une infinie tristesse le décès d'un très proche ami, le journaliste Emmanuel Ratier, successeur d'Henry Coston, éditeur, auteur, directeur de la librairie Facta de nombreuses fois vandalisée par des antifas. Il était l'un des meilleurs spécialistes français des sociétés occultes. Je venais tout juste de l'interviewer pour le documentaire sur la franc-maçonnerie que je réalise avec Julien Teil. Notre dernier échange privé date d'il y a quelques jours. Après un déménagement, il venait de m'annoncer qu'il partait en vacances. Je le connaissais depuis plus de 30 ans... Il était irremplaçable et ne sera pas remplacé dans le rôle qui était le sien. Il avait 57 ans. C'est jeune, trop jeune. Je pense très fort à sa femme, à ses jeunes filles et à sa famille, à qui j'adresse mes plus sincères condoléances.

Paul-Éric Blanrue

En pèlerinage sur la tombe de Céline à Meudon, le 1er juillet 2011
 

mardi 18 août 2015

Reprise des activités : QUE FAIRE ?

Nous en étions restés à ce stade : la conclusion du livre prophétique de Paul-Éric Blanrue sur l'évolution sioniste du FN, Jean-Marie, Marine et les juifs (Oser dire, septembre 2014), étouffé, censuré par à peu près toute la pseudo-dissidence pour les raisons que chacun peut s'imaginer. 
Il est temps de relire cette conclusion en entier et d'en peser les termes un par un, car des choses importantes se préparent et l'on peut en trouver l'annonce à l'état latent. 
La voici, pour la première fois publiée en intégralité sur le Net, à l'initiative de son auteur, M. Blanrue, que nous tenons à remercier vivement. 
Le Clan Des Vénitiens.

CONCLUSION POUR UNE AUTRE FOIS



« Par chance je suis dépourvu de toute ambition politique ou sociale, en sorte que je n’ai à craindre aucun danger de ce côté-là, rien qui me retienne, rien qui me force à des transactions et à des ménagements ; bref j’ai le droit de dire tout haut ce que je pense, et je veux une bonne fois tenter l’épreuve qui fera voir jusqu’à quel point nos semblables, si fiers de leur liberté de pensée, supportent de libres pensées »

(lettre de Friedrich Nietzsche à Malwida von Meysenbug, 25 octobre 1874)





Ce livre n’a pas été écrit pour prendre la défense du parti politique de la famille Le Pen, le Front national, et non plus pour blâmer celui-ci et ses dirigeants mais plutôt pour exposer des faits qui, selon les saisons, sont tour à tour à leur avantage et à leur désavantage. À la fin, une ligne se dessine dont seul l’avenir nous dira si elle est droite ou courbe.

Je ne cacherai pas mon peu d’optimisme pour la France quant à ce que les analystes nomment le « court terme ». Le poids de l’histoire sur les habitudes des gens est énorme ; la capacité qu’ont les lobbies et officines de prendre le contrôle des cerveaux pour instiller le doute, la peur, le désespoir, bref d’entretenir une disposition cafardeuse à la collaboration est proprement sidérante ; la capacité de résistance des êtres humains sur ce plan est faible, et celle des politiciens quasi-nulle quand il est question de choisir entre la défense d’un idéal et la sauvegarde d’un siège et de prébendes.

« Pour qui voter ? », me demande-t-on parfois. Je ne vote pas. Bien qu’ayant été l’un des premiers à dénoncer la vassalité de Nicolas Sarkozy à l’égard d’Israël et de ses groupes de pression, j’ai la conscience suffisamment en éveil pour ne pas m’être jeté dans les bras de François Hollande en 2012. La politique telle qu’elle nous est imposée par les vieilles barbes et les tyranneaux impotents qui nous gouvernent ne débouche sur rien qui puisse dans l’immédiat sortir notre société du coma dans lequel elle a sombré depuis beau temps. Les Diafoirus qui se penchent sur son cas ont chacun leur idée géniale pour l’extraire de cet état végétatif chronique qu’on appelle depuis les années soixante-dix « la Crise » (un mot qui vient du grec krisis, jugement), mais nul n’a pour l’instant trouvé même le début d’une thérapie appropriée.

         Nous vivons au temps de l’esbroufe. La démocratie qu’on nous vend est le royaume du faux-semblant, un jeu de dupes destiné à détourner les hommes et les femmes de leurs véritables priorités. Dans une interview donnée au Spiegel et parue peu après sa mort en 1976, Martin Heidegger disait : « C’est pour moi aujourd’hui une question décisive de savoir comment on peut faire correspondre en général un système politique à l’âge de la technique et quel système ce pourrait être. Je ne sais pas de réponse à cette question. Je ne suis pas persuadé que ce soit la démocratie. » Comment ne pas partager son observation lucide ?

Alors, que faire ? Pour ma part, je m’applique à réaliser dans la vie quotidienne des actes de résistance à ma façon plutôt que d’attendre, les doigts de pieds en éventail, que l’État m’attribue le droit de penser et d’agir à ma guise. « La liberté ne se donne pas, elle se prend ! », s’écriait Henri Lacordaire (en 1830). Ce n’est pas un programme politique, mais c’est ainsi que je conçois une existence qui peut être noble durant la fin de ce cycle historique, tant est loin la possibilité d’un nouveau Regnum. Je n’accorde aucun crédit aux partis, mouvements ou associations militantes, car ils tiennent tous en bride les initiatives originales et fécondes. C’est seulement au sein de structures fraternelles, de sociétés d’amis dénuées de « ligne de parti », que la personnalité des réfractaires a des chances de se développer et qu’un authentique souffle de rébellion peut persister et s’affirmer. Il faut « être autant que possible nos propres rois et fonder de petits États expérimentaux », écrivait Nietzsche, qui ajoutait, sachant de quoi il parlait : « Nous sommes des expériences : soyons-le de bon gré ».

Quand, dans Fable de Venise, un membre de la Grande Loge d’Italie demande à Corto Maltese s’il est franc-maçon, le héros de Pratt lui répond : « Non, je suis simplement franc marin ». Franc, c’est-à-dire libre de toute inféodation. C’est ce qu’il faut tendre à devenir : un franc marin, un franc historien, un franc citoyen, un franc scientifique, un franc artiste !

Depuis mon adolescence j’ai vécu des expériences baroques dans les milieux les plus divers. À 14 ans, désireux de m’engager pour la res publica, je suis entré dans le parti de Jacques Chirac, le RPR ; cela ne me rajeunit pas. Au milieu des années quatre-vingt, j’ai adhéré ensuite au Front national, au temps des « alliances » et de ses premiers tourments médiatico-politiques. Je voulais voir de quoi il retournait. J’ai vu. C’était gratiné. Dès l’âge de 20 ans, j’avais pour l’essentiel compris comment la machine à décerveler fonctionnait et ce que la démocratie telle qu’elle est conçue nous interdisait.

Alors, ouvrant mon champ d’action, j’ai participé à des « opérations spéciales », parfois clandestines, en compagnie d’anarchistes, de gaullistes, de communistes, de nationalistes, de royalistes. Avec certains camarades, j’ai fondé en 1993 le Cercle zététique, destiné à contribuer à la formation d’une appropriation critique du savoir humain tandis que le pays était enclin à tomber dans les rets de fausses spiritualités (les fruits pourris de l’« âge parodique » dénoncé par René Guénon) et se trouvait en proie à la dérive conceptuelle post-moderniste. Au bout de dix ans, l’aventure m’a paru suffire bien qu’elle fût riche d’enseignements. Surtout, elle m’a convaincu d’agir autrement.

Mon « équation personnelle » m’a toujours porté à promouvoir le principe de souveraineté, dans tous les domaines : artistique, historique, politique, religieux. Ce principe d’affirmation de l’homme différencié, singulier, allergique aux étiquettes, s’oppose à la morale grégaire des culs-bénis et à l’effrayante uniformisation du monde. Anarchiste ? Peut-être, mais pas tant qu’il y paraît. Il s’agit d’abord, comme nous y engageait Pindare, de se donner les moyens de devenir ce que l’on est, quel que soit le prix à payer. Ce que je préconise pour réaliser ce « saut qualitatif » volontiers romanesque se rapproche de la devise de Gabriele d’Annunzio : Memento audere semper, « Souviens-toi de toujours oser ! » L’abandon est interdit. On doit vivre en professionnel de l’existence, en commençant par étudier de près la logique de la guerre chère à Guy Debord ; et le jeu fait partie du métier.

Quand bien même je ne crois pas aux institutions, en voie de putréfaction avancée, je crois néanmoins aux ruses de l’histoire comme Hegel croyait à celle de la raison et me plais à envisager que, dans la mesure où « les pensées qui mènent le monde arrivent sur des ailes de colombes » (Nietzsche), il existe un courant caché, souterrain, qui, un jour lointain, par une faveur spéciale de la Providence, jaillira en surface pour aboutir à quelque glorieux résultat.

Pour le moment, nul n’est en état de situer sous quelle portion de terre bénie coule ce petit ruisseau qui fera de grandes rivières. N’importe. De moins en moins de gens croient que le film de propagande qu’on leur projette au journal de 20 heures représente la réalité ; beaucoup déjà ont compris l’énormité du mensonge officiel prédominant et savent que le pouvoir réel de décision se dissimule au-delà des images et des apparences, dans un grand théâtre d’ombres. Pour repartir sur des bases saines, il faudrait que les Français fussent capables de dynamiter au moins deux cents ans d’histoire afin de cerner les origines du mal.

Faire table rase : après tout, pourquoi pas ? « Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser » (Nietzsche, toujours). Partant, n’oublions pas l’ultime avertissement de Heidegger : « Seulement un Dieu peut encore nous sauver. » On a beaucoup répété cette formule du plus grand philosophe du siècle dernier sans en prendre suffisamment la mesure ni en saisir le sens. Face à l’abîme et à la bêtise au front de taureau (« Il n’y a pas d’autre ennemi », disait Gustave Flaubert), c’est de l’esprit, du Verbe, que peut provenir la solution espérée ; non des urnes ni d’une vaine agitation virtuelle inepte Facebook, tombeau des paroles en l’air !) ou du militantisme politique à œillères. C’est soi-même qu’il faut commencer par transformer en apprenant à devenir, comme tout bon Vénitien qui se respecte, sérénissime et sauvage !



À l’ombre de Venise, le 15 août 2014.

BIENTÔT, LES VOIX VONT ENFIN REPRENDRE LEUR LIBERTÉ  !

mardi 14 juillet 2015

Anti-terroriste, le 14-Juillet ?

L'esprit de la République française : plus de 200 ans avant Daesh, le 14 juillet 1789, la tête du gouverneur de la Bastille, le marquis de Launay, est promenée dans la capitale au haut d'une pique. Il a été lynché puis décapité à la hache place de Grève par un boucher citoyen, après avoir ouvert les portes de sa prison en signe de paix. S'y trouvaient 4 faux-monnayeurs, un fou, un père incestueux et un type ayant tenté d'assassiner Louis XV. La destruction de l'édifice était prévue par Louis XVI. Le but des quelque 600 émeutiers : y trouver des munitions. La scène vue par Chateaubriand dans ses Mémoires d’Outre-Tombe : "Le 14 juillet, prise de la Bastille. J'assistai, comme spectateur, à cet assaut contre quelques invalides et un timide gouverneur : si l'on eût tenu les portes fermées, jamais le peuple ne fût entré dans la forteresse. Je vis tirer deux ou trois coups de canon, non par les invalides, mais par des gardes-françaises, déjà montés sur les tours. De Launay, arraché de sa cachette, après avoir subi mille outrages, est assommé sur les marches de l'Hôtel de ville ; le prévôt des marchands, Flesselles, a la tête cassée d'un coup de pistolet : c'est ce spectacle que des béats sans cœur trouvaient si beau. Au milieu de ces meurtres, on se livrait à des orgies, comme dans les troubles de Rome, sous Othon et Vitellius. On promenait dans des fiacres les vainqueurs de la Bastille, ivrognes heureux, déclarés conquérants au cabaret ; des prostituées et des sans-culottes commençaient à régner, et leur faisaient escorte. Les passants se découvraient avec le respect de la peur, devant ces héros, dont quelques-uns moururent de fatigue au milieu de leur triomphe. Les clefs de la Bastille se multiplièrent ; on en envoya à tous les niais d'importance dans les quatre parties du monde. Que de fois j'ai manqué ma fortune ! Si, moi, spectateur, je me fusse inscrit sur le registre des vainqueurs, j'aurais une pension aujourd'hui."

Paul-Éric Blanrue


samedi 20 juin 2015

Saisir le temps est-il impossible ? Venise, près du Pont du Rialto, 21:12, ce soir. Humez, scrutez, reniflez, emplissez-vous des couleurs de ce moment unique - unique donc éternel ! Vous y êtes.... Presque... Le soleil va bientôt se coucher, il luit tout au bout des Zattere, faiblit doucement, darde ses derniers feux, volez-lui un ou deux rayons, rien que pour vous, avec les couleurs associées !... Et cachez-les dans votre Mémoire !


Où en sommes-nous avec zazen ?

Dans notre monde tumultueux qui s'accroche à la grosse aiguille d'une montre qui ne donne plus l'heure mais aboie des ordres,  qui se souvient encore du passage sur terre de Taisen Deshimaru (1914-1982), l'introducteur en Occident du bouddhisme zen ? 
Fût un temps, à Paris, ce digne Japonais de l'école Sōtō était une véritable icône. Maître vivant dépositaire d'une doctrine ancestrale, il s'était fait son trou et fut suivi d'un aréopage mêlant ardents zélateurs, honnêtes chercheurs de vérité, saints en herbe, moines en devenir, mais aussi bobos barjots, pisseuses en mal d'orgasme spirituel et dépressives chroniques. L'époque était au dépaysement. Les valeurs nationales étaient dévaluées. On cherchait l'enracinement ailleurs, au Pays du Soleil Levant que Little Boy avait scarifié mais pas tué, pour oublier le passé récent, repartir à zéro, arracher de la mémoire la plus longue des informations pouvant servir au temps présent, saturé de matérialisme et avide de spiritualité authentique, sans les dogmes échevelés qui ne convainquaient plus personne. 
Durant quelques années où les optimistes crurent tout possible, même la "zenification" de la nouvelle Europe, les disciples de Deshimaru s'en allèrent fréquenter avec assiduité ses dojos sis dans la capitale et de nombreuses grandes villes de France et à l'étranger, où l'on faisait zazen avec un rare sérieux, comme si l'on enjambait les siècles pour aller se baigner dans les larmes de sang des soldats de l'Empereur et respirer à pleins poumons la sueur des samouraïs ; certains, pour faire plus chic, choisissaient de ne plus se nourrir qu'en suivant les lois de la macrobiotique, afin d'avoir le total look et d'être plus royaliste que le roi.
Comme toutes les traditions venues d'ailleurs, mal comprises, récupérés par de vils exploiteurs au détriment du message original, l'enseignement de Deshimaru fut en partie phagocyté par la société consumériste songeant au tristement célèbre "développement personnel" lequel n'est que le moyen le plus sordide d'utiliser des techniques traditionnelles ayant démontré leur efficacité afin d'obtenir une meilleure productivité au sein de l'entreprise (c'est ce que les Évangiles nomment : "donner des perles aux pourceaux"). Alors que le mot d'ordre de Taisen était le "lâcher prise", on chercha à l'intégrer dans une société dont il ne tentait que de sauver les hommes ("ceux qui ne clignent pas de l'oeil"); lui, au contraire, faisait l'apologie d'un modèle austère, mais non ascétique, de société se tenant à égale distance du socialisme et du capitalisme lesquels avaient tous deux démontré leur inaptitude à prendre en charge les besoins de l'homme total. Et puis Deshimaru disparut, et les groupes qui avaient essaimé jusqu'à Venise éclatèrent et s'éteignirent peu à peu. Il en reste heureusement aujourd'hui, comme le très beau temple de La Gendronnière dans le Loir-et-Cher. Et les livres du Maître en Poche. C'est à peu près tout.
Votre humble serviteur a toujours considéré Deshimaru, parmi bien d'autres, comme l'un des grands maîtres du renouveau de la pensée orientale en Occident - ou plutôt : de la pratique que cette pensée doit entraîner chez celui s'en inspire. Son arrivée sur notre sol fut une révolution, quoique, en réalité, l'Europe fût depuis longtemps ouverte à son apport. La pensée de Schopenhauer, influençant celle de Richard Wagner et de ses oeuvres, se résorbait déjà en une forme de bouddhisme teintée de christianisme purifié ; Nietzsche avait dit, en ses belles années de calme psychique, tout le bien qu'il pensait du Bouddha, et dans ses livres, Deshimaru le cite fort à propos ; la pratique de la doctrine de l'Éveil avait sauvé du suicide Julius Evola lorsqu'il avait perdu ses deux jambes durant le bombardement de Vienne où il s'était réfugié à la fin de la Seconde guerre mondiale ; découvrant le Japonais Suzuki et ses trois magnifiques essais portant sur la bouddhisme zen, Martin Heidegger tint lui aussi à faire savoir que la pensée qu'il voyait s'y déployer était identique à celle qu'il tentait de mettre en mots, depuis la fin des années vingt, en utilisant la vieille langue allemande qui lui rendait difficile de s'élever à ces simplicités sèches, incisives, dénuées de tout pathos germanique. Ces idées philosophiques avaient été de formidables propédeutiques permettant d'accueillir Taisen Deshimaru, le non sectaire, le non mystico-dingo comme le sont tant d'autres gourous d'hier et d'aujourd'hui, mais un sage discipliné, travaillant sur lui avant d'enseigner aux autres, forcené de "l'auto-fascisme", qui sema en Europe les graines d'une technique mentale forte, raffinée, efficace et noble permettant la maîtrise des pulsions négatives, démontrant ce qu'est la tenue et le courage face à l'adversité, une technique inconnue alors en Europe, sauf en de rares cercles d'initiés. Puissions-nous nous en inspirer pour chevaucher un Tigre qui, sous nos yeux, se transforme chaque jour un peu plus en terrifiant Dragon !

Paul-Éric Blanrue



À propos d'une phrase, 16 juin, XVIIe Chambre du tribunal correctionnel de Paris.

- La Présidente de la XVIIe Chambre : Monsieur Blanrue, assumez-vous la phrase "Je ne crois pas aux chambres à gaz" que prononce M. Faurisson dans votre film "Un Homme" ?
- Blanrue : Oui, Madame la Présidente. Que reproche le tribunal au professeur Faurisson ? De ne pas croire aux chambres à gaz. Quel est le péché dont on l'a accablé toute sa vie ? Celui-là. Quelle serait la définition que le dictionnaire donnerait du professeur Faurisson si ses auteurs lui accordaient une entrée ? "Universitaire français niant l'existence des chambres à gaz". Pourquoi Faurisson serait-il le seul à ne pas pouvoir dire ce qu'on lui reproche et pourquoi serait-il interdit de le filmer en train de dire ce que tout le monde sait?


Procès "Un Homme", suite et pas fin. Cette interview de Blanrue datant 2013 (deux mille treize), réalisée par Joe Le Corbeau, a été citée à charge par la présidente. Que chacun la relise patiemment : tout, déjà, y est dit !




- Nous avons pu voir votre excellent documentaire Un homme - Faurisson sur internet. Quels ont été les retours en général ? Avez-vous été contacté par la justice ? Menacé ?
BLANRUE : Les retours des spectateurs ? Excellents ! J’ai été surpris de ce succès, on m’en parle encore dans les pays du monde où je pose le pied, de la Russie à l’Iran en passant par ma chère Italie, l’Espagne, l’Égypte ! Quant à la LICRA et au ministère de l’Intérieur (pas moins !), ils l’ont paraît-il moins apprécié, puisqu’ils me poursuivent pour ce documentaire rigoureusement historique, comparable aux Archives du XXe siècle de l’INA, dont les réalisateurs n’ont pas hésité, eux, à interroger durant des heures des hérétiques comme Ernst von Salomon, Paul Morand ou Julius Evola. L’habitude récente de la justice française est de traquer, non plus les pensées, mais les arrière-pensées de ceux qu’elle met en accusation. Ce que ne réussissent qu’avec grand mal les psy au bout de décennies d’analyse, la justice républicaine ambitionne d’y parvenir en quelques heures dans un prétoire ! Degré de scientificité ? Néant. C’est de la démence. On me prête des « intentions cachées », naturellement malveillantes et odieuses. Dans l’ordonnance de référé envoyant mon Anthologie au pilon, on m’accuse d’envoyer des « messages subliminaux » au lecteur. Et puis quoi encore ? Ils me prennent pour Patrick Jane ? Pour Cagliostro ? Serais-je le mage « Mamadou Blanrue qui guérit à distance l’érection molle, l’éjaculation précoce et répare votre PC tout en rendant votre voisine folle de vous »  ? On connaissait la « télépathie consensuelle » de Raul Hilberg, censée expliquer le processus de la Shoah, mais là c’est le pompon ! Et puis c’est bien aimable de me prêter de tels pouvoirs, mais c’est tout de même un peu vexant : mes intentions et mes idées, je les clame partout, depuis des années, à visage découvert, et je ne cesse de dénoncer les promoteurs de la révolution en pantoufle qui sévissent sous incognito sur le Net et ailleurs. Si j’avais voulu faire un film révisionniste comme Vincent Reynouard, je l’aurais fait (je ne me suis pas caché quand j’ai lancé une pétition de soutien en sa faveur lorsqu’il était incarcéré pour quelques pages hétédoroxes !). J’ai voulu réaliser un documentaire sur le professeur Faurisson, que personne avant moi n’avait eu l’audace de filmer. Il y a une nuance. Pour les censeurs, non, c’est pareil ! Tant qu’on n’est pas à genoux devant eux, c’est antisémite ! J’aimerais que ces gens comprennent que je n’ai pas l’habitude de me cacher derrière mon petit doigt, et que ce que j’ai à dire, je le dis sans fard. Et j’ai encore beaucoup de choses à dire, croyez-moi !



Dis, Moix, pourquoi tu tousses ?



8 octobre 2011 à ALGÉRIE NETWORK : 
"- Quand l'idée du documentaire t’est-elle venue ? 
- Il y a environ un an. L'idée était d'abord d’écrire un livre autour de Faurisson. Je m'en étais ouvert à un ami de l’éditeur Jean-Paul Enthoven, de Grasset, qui m'avait proposé de me présenter à Philippe Sollers, lequel, me disait-il, serait peut-être intéressé de publier un livre de ce genre dans la collection L'Infini qu'il dirige chez Gallimard. Après le succès des Bienveillantes de Jonathan Littell, ouvrage que j’avais analysé dans Les Malveillantes aux éditions Scali, la voie était ouverte pour une telle expérience littéraire. Mais avec le Vénitien Sollers, rencontré au Montalembert devant un verre de J&B,  la question ne fut pas abordée…"

http://blanrue.blogspot.fr/2011/10/blanrue-interviewe-par-algerienetwork.html


VOYEZ AUSSI ICI, CE PETIT CLIN D'OEIL DU 29 JUIN 2011 :

http://blanrue.blogspot.fr/2011/05/sollers-sur-dsk-jdd-29-mai-2011.html


mercredi 17 juin 2015

Procès "Un Homme" (4) : "Ce film n'est pas antisémite ni révisionniste : Yann Moix m'en a félicité par écrit quand il l'a vu !"


Un procès chasse l'autre. Après que la Licra a été déboutée de son action contre un livre de Blanrue et quatre autres titres, c'est au tour du CRIF de demander à nouveau l'interdiction de la diffusion de "L'Anthologie des propos contre les juifs" rééditée par les éditions Kontre-Kulture.

LIEN

Rappel


Procès "Un Homme" (3) : Blanrue, Faurisson, George.


Procès "Un Homme" (2) - 10 HEURES D'AUDIENCE. Réquisitoire du proc : 5 000 euros d'amende pour Blanrue et Marc George ; 10 000 euros et six mois de prison avec sursis pour Faurisson. L'avocat de Blanrue plaide la relaxe pure et simple. Jugement au 15 septembre. Merci aux amis qui se sont déplacés de l'Est, du Sud et de Bretagne ! La salle était pleine, ça faisait chaud au coeur.

Avec le maestro Stéphane Blet (coucou de la salle des pas perdus !)


Avec Louis-Égoïne de Large, fidèle entre les fidèles


Amusant de constater que, d'après le procureur de la République, les droits de l'homme 
s'opposent aux droits d'Un Homme !

Procès "Un Homme" (1) : Blanrue répond au Cercle des volontaires.