BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

mercredi 16 décembre 2015

Tribune libre - L'artiste Krapo, dessinateur de l'affiche "La Bête Immonde" de Dieudonné et de visuels pour Soral, tourne la page et s'explique sur son blog !



Le naufrage


La bouée est en promo à 19,99€ sur la boutique !
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Il rame, il rame le crapaud pour ne pas être aspiré dans le tourbillon…
Pourtant je n’ai pas de regrets. J’ai aimé dessiner l’affiche de Dieudo. Je me suis beaucoup amusé en faisant quelques visuels pour Soral. J’ai aussi été très fier que certains de mes dessins soient publiés dans les almanachs. On ne m’a forcé à rien. Je croyais sincèrement en eux, naïvement même. J’étais toujours en première ligne pour les défendre (Mon article en faveur de Dieudo de janvier 2014).
Aujourd’hui l’humoriste se prend au sérieux et ne me fait plus vraiment rire. Le « penseur » tourne en rond et cherche le buzz à tout prix. Il n’agite plus mes neurones mais mes plus bas instincts. Comment peut-on se prétendre anti-système quand on vend des T-shirts fabriqués en Chine ou au Pakistan ? Cousus par des gamins qui crèvent de faim ? Peut-être faits avec du coton vendu par Daesh ? Ou quand on monte une société de comparateur d’assurances… Pour nous permettre de payer moins cher ? Attendez, c’est comme si Coluche, au lieu de fonder les Restos du Coeur, avait créé l’application quiestlemoinscher.com. Ridicule.
Il ne fallait pas se prendre autant au sérieux. Ou alors entrer vraiment dans le sérieux et montrer l’exemple. Le sérieux a tout tué. Céline disait : « Il y a très peu de légerèté chez l’Homme. Il est lourd n’est-ce pas ! Et alors maintenant, il est extraordinaire de lourdeur. »
Pourtant, pour beaucoup d’entre-nous, ils ont été des déclencheurs. Des fenêtres dans nos vies vers d’autres horizons. Et nous devons les remercier pour cela. De déclencheurs, il ne faudrait pas qu’ils deviennent maintenant fossoyeurs de nos espoirs de liberté. Car nous sommes ainsi faits qu’à peine libérés du joug de notre maître, nous courons donner toute notre confiance à un autre qui nous parait plus doux. Perdant en chemin notre esprit critique et notre capacité à nous remettre en question.
Or, que nous proposent-ils réellement aujourd’hui ? Pour l’un de faire jusqu’à 30% d’économie sur notre assurance voiture ? Pour l’autre de voter Front National (en fait non), (pardon en fait si) ? S’il existe, le système n’a plus rien à craindre d’eux. Ils nous ont certes aidé dans notre cheminement personnel, mais ne sont pas l’alpha et l’omega de la résistance.
Gardons les meilleurs mots d’esprits de l’humoriste, faisons vivre cet humour là au quotidien. Gardons aussi les meilleures analyses du polémiste, lisons les livres qu’il publie. Mais surtout, gardons une totale indépendance d’esprit et sachons trier le bon grain de l’ivraie.
Les héros n’existent que dans les romans. Arrêtons de croire qu’ils vont venir nous sauver et mettons nous à la tâche : nous avons un monde à reconstruire.
L’avenir est entre nos mains.
Krapo
L'affiche de l'avant-dernier spectacle de Dieudo par Krapo

 article repris de : https://labavedukrapo.wordpress.com/
avec l'autorisation de son auteur

mardi 15 décembre 2015

La France maçonnique : "Ce documentaire, habilement tissé d’un va-et-vient entre le narrateur, les membres actuels et anciens de la franc-maçonnerie, et autres intervenants, reflète tout le mystère entourant l’organisation" (Julie Lévesque, sur Mondialisation.ca)

Avec ses origines obscures, ses rituels initiatiques et ses poignées de mains secrètes, la franc-maçonnerie intrigue. Nombreux sont ceux qui se questionnent sur les véritables intentions de ce cercle fermé auquel on ne peut appartenir que si l’on est recruté. La franc-maçonnerie est-elle une sorte d’éminence grise du pouvoir de la République française? Influence-t-elle clandestinement les élus ou ses membres sont-ils eux-mêmes des élus au cœur des décisions? La franc-maçonnerie est-elle la religion de l’État français?
C’est à ces questions que le documentaire de Paul-Eric Blanrue et Julien Teil, La France Maçonnique, tente de répondre à l’aide d’entrevues avec d’anciens et d’actuels maçons, dont Jean-Pierre Servel, le grand maître de la Grande Loge nationale française, des chercheurs, des personnalités politiques et des artistes, y compris la bête noire de la République, l’humoriste Dieudonné.
Le grand maître de la Grande Loge nationale française (GLNF) Jean-Pierre Servel affirme que « la GLNF ne joue aucun rôle politique. À l’instar des 200 grandes loges du monde, elle ne s’investit pas dans un discours sociétal ou politique. »
Pourtant de nombreuses lois se sont inspirées de la franc-maçonnerie et il est reconnu que cette dernière a inspiré les révolutions de 1830 et 1848. Alors que le grand maître de la GLNF prétend que le rôle qu’a joué la franc-maçonnerie dans la révolution française est « souvent exagéré », le narrateur, l’historien et auteur Paul-Eric Blanrue, nous informe que « de nombreux ministres et préfets du premier empire, ainsi que des membres de la famille Bonaparte, dont Joséphine, la femme de Napoléon, étaient membres de la franc-maçonnerie ».
Ce documentaire, habilement tissé d’un va-et-vient entre le narrateur, les membres actuels et anciens de la franc-maçonnerie, et autres intervenants, reflète tout le mystère entourant l’organisation. Si l’on en croit ses membres, la franc-maçonnerie n’a aucune influence et son but ultime n’est rien d’autre que le perfectionnement moral, ce que remettent en question plusieurs autres personnes interviewées, dont d’anciens maçons et feu Emmanuel Ratier, journaliste, politologue et éditeur.
Emmanuel Ratier nous entraîne au cœur des fraternelles, que le pianiste et ancien maçon Stéphane Blet décrit comme étant « des sortes d réseaux parallèles au sein des loges maçonniques ». Selon ce dernier, ces réseaux sont problématiques :
« Lorsque un groupement de métiers, par exemple des juges, des avocats, des médecins et des journalistes se regroupent à l’intérieur de la maçonnerie pour former vraiment un lobby [les fraternelles], ça pose un problème. Les loges normalement sont censées représenter, même si je n’ai jamais vu d’ouvrier malheureusement ou de chauffeurs de taxi en loge, mais on est censé représenter un petit peu la société telle qu’elle est. Seulement, là, les fraternelles, ça pose un problème surtout lorsqu’il s’agit effectivement de juges [...] »
Emmanuel Ratier nous montre comment les fraternelles agissent directement sur les lois qui sont votées par le parlement en dévoilant une série de communiqués de diverses fraternelles, dont celle de la Défense, comprenant les grandes lignes des sujets de discussion abordés lors de réunions, de cocktails etc. Il brosse également le portrait fascinant de Michel Reyt, « grand patron des fraternelles et l’un des plus grands secrets de la franc-maçonnerie contemporaine ». Ce dernier, ancien caissier du Parti socialiste et membre du Grand Orient de France, a été condamné en mai 2000 pour trafic d’influence dans les marchés publics.




Pour le grand maître Servel, les fraternelles « ne sont pas du domaine des obédiences [regroupement de loges] » :
« Ces fraternelles ont nécessairement pour objet parfois l’entraide entre membres de ces groupes, mais cela échappe à la maçonnerie… ce n’est pas l’objet vraiment de la franc-maçonnerie et ça peut être très sain comme ça pourrait également devenir malsain. »
Cette réponse explique à elle-seule pourquoi ce documentaire nous laisse un peu sur notre faim, comme bien des documentaires sur la franc-maçonnerie : même si le sujet est bien traité, les francs-maçons ont la fâcheuse habitude de donner des réponses vagues ou peu convaincantes. S’agit-il d’une seconde nature acquise au gré des rituels maçonniques ou les maçons sont-ils recrutés entre autres pour leur aptitude à répondre d’une manière évasive et nébuleuse ayant pour effet de nourrir l’atmosphère énigmatique planant autour de ce club sélect?
Étrangement, si le secret est une caractéristique fondamentale de cette mystérieuse société, ses membres ont tous tendance à minimiser son importance au point de ridiculiser ceux et celles qui se questionnent à son sujet. À les entendre, le secret maçonnique est quelque chose d’accessoire, de superflu, dont on exagère la portée.
C’est quoi le secret maçonnique? « Moi personnellement je trouve ça louche », admet Dieudonné, l’humoriste mal aimé du pouvoir, invité en 2001 à titre de conférencier par le Grand Orient de France afin de discuter du thème « Vers un pouvoir métissé ». « On m’a sûrement identifié comme un fouteur de merde parce que je n’ai pas été réinvité », commente l’humoriste.
Et ce n’est sûrement pas aujourd’hui qu’on le réinviterait. Selon l’intellectuel et haut fonctionnaire Jean-Yves Le Gallou, la présence de maçons au sommet de la hiérarchie de l’actuel gouvernement français confirme l’influence de la franc-maçonnerie dans la vie politique du pays : « On le voit avec le gouvernement actuel, le gouvernement Valls, il y a un triangle qui semble très fort, si on prend Valls, le Premier ministre, Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Le Drian, ministre de la Défense et dont le cabinet, notamment civil, est truffé de camarades d’obédience. »
Julie Lévesque

dimanche 13 décembre 2015

L'homme de la soirée : Charles Maurras !

Charles Maurras est l'homme de la soirée ! Une nouvelle fois !
Le FN est largement battu au second tour et ne remporte aucune région. Comme toujours, on nous avait menti. Les élections n'ont pas suivi le scénario apocalyptique décrit par la classe médiatico-politique. 
Cela fera-t-il réfléchir nos chers démocrates, pour qui le bulletin de vote est l'alpha et l'omega de la vie politique ?
Faut-il continuer de miser tous les espoirs dans les urnes ?
J'en profite pour reposer ma question de la semaine dernière, car c'est dans ces cas-là, quand la raison rencontre la passion, qu'il faut y réfléchir : Depuis cent ans, quelles élections ont-elles endigué le déclin de la France et l'ont-elles remise sur le chemin de la grandeur ?
Devant les résultats (très largement prévisibles) de ce soir, ceux qui ne l'ont pas fait peuvent se mettre à lire, sans perdre une minute, Mes idées politiques (1937) de l'immense Charles Maurras, qui a osé dire que "la démocratie c'est le mal, la démocratie c'est la mort". 
Il ne s'agit pas de conserver en place les hommes ayant le pays en charge, au contraire ; mais comme le suffrage universel est par nature conservateur, il ne faut jamais en espérer une révolution. Il faut autre chose. Quoi ? Lisez Maurras, il vous le dira et le démontrera.

Paul-Éric Blanrue




Le suffrage universel est conservateur. Nous n'avons  jamais  songé à supprimer le suffrage universel. On peut dire que le suffrageuniversel doit élire une  représentation  et non un gouvernement,  sans vouloir supprimer ce suffrage, et en voulant tout le contraire.
Car ce suffrage, entre bien des vertus ou bien des vices, possède une propriété fondamentale,  inhérente à son être même : le suffrage universel est conservateur.
Les théoriciens plébiscitaires n'ont pas tort de comparer le suffrage universel à la « masse » des  physiciens. Il est a peu près aussi « inerte » qu'elle. Leur tort est de mal appliquer cette vérité, et  de considérer un suffrage inerte soit comme le moyen de créer le Souverain, soit comme un ressort d'opposition et de révolution. Leur erreur sur le premier point est évidente. Sur le second, il suffit de songer qu'il faut un prestige bien fort, une popularité bien puissante pour émouvoir, pour ébranler un pesant amas de volontés qui ne concordent que dans l'idée d'un profond repos. L'appel au peuple peut être un utile et puissant levier dans les périodes de trouble, quand le gouvernement hésite et incline de lui même à la mort. Il ne vaut pas grande chose dans les autres cas. Il ne vaut rien contre un parti bien constitué, fort, uni, résolu à exploiter la nation jusqu'à l'os.
Hors les heures critiques, et tant qu'il paraît subsister un ordre matériel quelconque, le suffrage universel conserve tout ce qui existe, tout ce qui tend à exister. Il est conservateur de ce qui dispose de la puissance, de ce qui paraît bénéficier du succès : radical, si le gouvernement tend au radicalisme ; socialiste, si le socialisme paraît dominer le gouvernement.
La foule acquiesce, suit, approuve ce qui s'est fait en haut et par dessus sa tête. Il faut des mécontentements inouïs pour briser son murmure d'approbation. La foule ressemble à la masse : inerte comme elle. Ses violences des jours d'émeute sont encore des phénomènes d'inertie ; elle suit la ligne du moindre effort ; il est moins dur de suivre des penchants honteux ou féroces que de leur résister par réflexion et volonté. La faculté de réagir, très inégalement distribuée, n'arrive à sa plénitude que dans un petit nombre d'êtres choisis, seuls capables de concevoir et d'accomplir autre chose que ce qui est.
Le nombre dit amen, le suffrage universel est conservateur.

Charles Maurras, Mes idées politiques, 1937.

mercredi 9 décembre 2015

"La France maçonnique" : Jean Solis ne se le fait pas dire !


Bravo à l'auteur et éditeur F.'. M.'. Jean Solis d'avoir résisté aux reproches éculés que certains de ses ex-compagnons sectaires avaient déblatéré sur son compte (et sur le nôtre) avant même que notre documentaire, "La France maçonnique", ne fût visible sur le Net. 

Aujourd'hui qu'il est sorti, merci, Jean, de défendre à nouveau ce film auquel tu as participé avec ta générosité naturelle. Tu connaissais les intentions des auteurs : tu as osé nous faire confiance et tu as eu raison. Tu as pu juger sur pièce du résultat final, conforme au scénario que Julien et moi avions brossé et présenté à tous nos intervenants.

Paul-Éric Blanrue

Profil Facebook de Jean Solis




Quand le Grand Orient faisait la chasse aux catholiques.

samedi 5 décembre 2015

"La France maçonnique" vue par le site Boulevard Voltaire : "Jeu de piste, tempo équilibré, subtilement scandé, entretiens denses et pénétrants, aucun sectarisme..."

RECENSION DE BOULEVARD VOLTAIRE

"La France maçonnique" de Paul-Éric Blanrue

Qui sont les francs-maçons ? Que sont les « fraternelles » ?
Comment est-on initié aux « secrets » des loges ? La franc-maçonnerie a-t-elle été à l’origine de la Révolution française ? Qui en fut ? Qui en est ? Quelles empreintes dans l’Histoire, dans l’architecture urbaine, dans l’imaginaire civique les « frères » ont-ils laissées ? Quel pouvoir occulte ont-ils eu et ont-ils encore ?
Ce n’est sans doute pas l’un des paradoxes les plus singuliers qu’une chapelle plus ou moins occulte, dont le rôle idéologique et politique a été si considérable, suscite encore, trois siècles après son importation de Grande-Bretagne, tant d’interrogations. Entre le club des amateurs de cigares et la cabale de parlementaires ou de banquiers, tout en se nimbant d’un appareil majestueux et solennel qui en jette aux impétrants, cette Église qui ne se veut pas telle, qu’elle soit le Grand Orient de France (bien en cour) ou la Grande Loge nationale française, ainsi que toute chose masquée ou occultée, attire, quand elle ne répulse pas.
Le dernier documentaire de Paul-Éric Blanrue, La France maçonnique, nous mène dans un jeu de pistes passionnant. Rythmée par un tempo équilibré, subtilement scandée par des images suggestives, des entretiens denses et pénétrants, avec notamment le « réinformateur » Jean-Yves Le Gallou, le pianiste Stéphane Blet, l’humoriste Dieudonné, l’essayiste Pierre Hillard, le regretté et talentueux détective des choses qui fâchent Emmanuel Ratier et le grand maître de la Grande Loge nationale française, Pierre Servel, ainsi qu’avec les commentaires critiques de Paul-Éric Blanrue, cette enquête dans les caves du Grand Architecte révèle, par un clair-obscur savamment dosé, quelques arcanes de cette gnose ancrée puissamment dans le sol poreux de la République.
On se souvient que l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, prétendit que la franc-maçonnerie était la « religion » d’une République devenue une machine agressive destinée à éradiquer toute appartenance. S’il est, en effet, un « secret » aussi visible que La Lettre volée d’Edgar Poe, c’est bien que les « frères » sont les ennemis mortels des autres religions, et singulièrement du catholicisme. C’est une approche qui suffit à faire comprendre, en partie, le chemin parcouru par les deux derniers siècles.
Toutefois, on se gardera bien d’appréhender le documentaire vidéo de Paul-Éric Blanrue comme une charge sectaire et intolérante. Au contraire : si chacun a la parole, si les arguments des uns et des autres sont librement avancés, c’est toujours à partir de l’angle socratique du questionnement et de la recherche d’une vérité.

vendredi 4 décembre 2015

La première fournée de DVD "La France maçonnique" est en place sur Amazon et attend sagement vos commandes pour Noël !

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RECENSION DE L'AGENCE INFO LIBRE


« La France Maçonnique » : immersion au cœur du secret


Unique en son genre, le documentaire de Paul-Eric Blanrue et Julien Teil nous plonge au cœur d’une des organisations les plus mystérieuses de la République.
Quelle est la vocation de la Franc Maçonnerie ? Quelles sont les motivations de ses membres ? Sur quels principes repose sa doctrine ? Quel est son rôle réel dans les mécanismes du pouvoir ?
Ces questions, tout individu qui s’intéresse à l’histoire de la République se les pose… et bien peu peuvent y répondre avec précision. Car bien qu’elle soit citée de toutes parts, la franc-maçonnerie reste entourée de mystère et de fantasmes pour le néophyte. C’est pourtant la mission que se sont donnés les deux réalisateurs en allant à la rencontre des plus hauts gradés de la maçonnerie mais aussi de personnalités bien connues de nos « médias alternatifs » tels que Pierre Hilard, feu Emmanuel Ratier ou encore (plus surprenant) l’humoriste Dieudonné.
Dans une France intemporelle aux couleurs sépia qui rappelle les films super 8 des années 70 ou le cinéma de Jean-Pierre Jeunet, Paul-Eric Blanrue nous entraîne dans ses escapades au cœur des grandes villes (où les références maçonniques se voient à chaque coins de rues) jusqu’au cœur des temples qui nous livrent leurs secrets.
Vous y apprendrez entre autre la signification de certains rites, l’origine principalement chrétienne de la maçonnerie et le débat sur la laïcité qui a fait rage en son sein, son rôle dans la création de la République, la possibilité ou non d’une autorité supérieure dans sa gestion, sa justice interne
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"La Bible, présentée comme « l’ultime loi pour tout franc-maçon"
Loin des manichéismes et des fantasmes, c’est tout un système idéologique et hiérarchique, avec ses règles, ses interdits et ses dérives dans lequel le film nous immerge. De ce voyage de 54 minutes à la photographie esthétique et à la narration convaincante, on retient surtout qu’une organisation aussi complexe, qui a régné au cœur des institutions de la République pendant 200 ans, ne peut être considérée comme une entité monolithique. La vérité est toujours plus bien plus complexe…
Le film se distingue des publications militantes et souvent caricaturales que l’on peut consulter sur internet, par sa qualité et son ouverture aux parties prenantes de l’institution. Le seul regret que nous pouvons avoir, c’est que des représentants du Grand-Orient n’ai pas accepté de se confronter aux questions de Paul-Eric Blanrue et Julien Teil. Selon nos informations, les deux réalisateurs les ont pourtant sollicité à maintes reprises.
Le film peut être loué pour une durée de 72h pour 4€90, ou être acheté et téléchargé pour 8€90, une somme plus que correcte pour un film de cette qualité. En attendant la saison 2…


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RECENSION DU CERCLE DES VOLONTAIRES

« La France maçonnique » : 

premier volet du projet « Apocalypse France »


Premier volet d’une série de quatre épisodes, « La France maçonnique » explore l’influence des « frères » sur la France du XXIème siècle : la République est-elle vraiment d’engeance maçonnique ? Toutes les lois sortent-elles des loges avant d’être ratifiées par les représentants du peuple, les maçons sont-ils tout puissants en France ? Ce film nous entraine dans l’exploration de cette problématique, bien plus que dans la voie ésotérique. Vous n’apprendrez pas grand-chose sur les rituels et l’organisation des obédiences, car ce n’est pas le but de cette réalisation. En revanche, elle vous permettra de vous faire un avis sur l’influence réelle qu’exerce la Franc-maçonnerie sur notre pays. Sortir des fantasmes, explorer les faits, et donner la parole aussi bien à des initiés qu’à leur détracteurs dans un souci d’objectivité est la méthode retenue dans cette quête de vérité. Les points de vue éclairants de Stéphane Blet, pianiste et ancien maçon, de Dieudonné, dont on apprend qu’il avait participé à une « tenue blanche », de l’excellent Pierre Hillard, du regretté Emmanuel Ratier qui avait ouvert ses dossiers pour l’occasion, ainsi que ceux de Jean-Yves Le Gallou, de Jean Solis, éditeur et maçon, et encore de Jean-Pierre Servel, grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, forment un panel suffisamment étoffé et diversifié pour faire le tour de la question. D’une durée de 55 minutes, ce film à l’esthétique hyper soignée est une production d’une qualité que l’on trouve rarement dans la sphère de la ré-information. Aussi bien le fond que la forme justifient l’effort financier de 4,90 € demandé par les auteurs pour accéder à la vidéo sur internet. En attendant le second volet, nous vous souhaitons un bon visionnage !
Baptiste Mannaia
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vendredi 27 novembre 2015

Malgré ses défauts, qui nous intéressent de moins en moins, Michel Onfray est l'un des intellectuels français qui a le mieux évolué ces dernières années. Il commence enfin à voir clairement la couleur du principal problème, qu'il va bien lui falloir définir. S'il étudie les maîtres de la sophia perennis, il peut devenir le plus grand philosophe de sa génération ! Au travail, Michel !

"La France maçonnique" : un extrait qui démontre la richesse des archives secrètes et explosives d'Emmanuel Ratier sur le phénomène inquiétant des Fraternelles.



Attentats terroristes : Blanrue avait raison. Et à l'heure juste ! Archives du Clan.

15 janvier 2015 :

Bravo à Jean-Pierre Gorges, seul député à avoir voté contre la poursuite de la guerre en Irak ! 
Les films hollywoodiens, les comics, les jeux vidéo, et, il est vrai, une tradition mythologique qui passe par la chevalerie médiévale, nous ont appris que la virilité équivalait à faire la guerre. Beaucoup d'entre nous y ont cru et y croient encore. Les pacifistes des années 60, avec leurs fleurs exotiques dans les cheveux et leur joint de marijuana au bec, n'avaient rien de folichons pour des âmes comme les nôtres qui avaient soif d'aventure. Il est vrai que la guerre a revêtu un tel aspect dans les combats anciens où primait la lutte d'homme à homme ; il y avait en effet du courage à se battre quand l'épée de l'ennemi vous coupait la moustache et que sa lance se tenait à une distance respectable de votre coeur ; il fallait être brave et résolu lorsque les souffles des combattants se mêlaient sur le champ de bataille. 
Mais cette guerre-là, celle de Bayard, de Du Guesclin, deLa Rochejaquelein est morte et bien morte. Elle a disparu quand le monde traditionnel s'est écroulé ; au XXe siècle, il y eut encore quelques perles disséminées de cet antique collier, et puis ce fut fini. 
Dans une époque où elle équivaut à une boucherie télécommandée, la guerre a perdu toute valeur ; quand l'on massacre à tout-va en mâchant du chewing-gum à l'autre bout de la planète, on n'est pas un homme mais une sombre merde ne méritant pas de porter une paire de couilles ; quand l'on zigouille tout ce qui bouge pour aller plus vite on mérite le mépris universel. Notre époque a complètement oublié que l'un des autres aspects de la virilité se trouve dans la capacité de retenue, dans la force de résistance à la sensiblerie et à l'esprit moutonnier. C'est pourquoi, en la circonstance, et contrairement à ce que Hollywood voudrait nous faire croire pour la plus grande gloire du complexe militaro-industriel, il est extrêmement viril d'être contre la guerre moderne. Ceux qui fantasment sur la puissance d'un armement qui leur permettrait d'abattre tous leurs ennemis en se tirant sur le joystick magique peuvent en conséquence être qualifiés de petites fiottasses.
Sortir par le haut de la situation actuelle ? Revenir à la notion de diplomatie équilibrée au Proche-Orient. Retournement de notre politique extérieure en faveur des victimes de l'impérialisme. S'allier avec les pays qui partagent notre vision du monde (Iran, Syrie, pays d'Amérique du Sud et d'Afrique du Nord) et couper les ponts avec les autres (États-Unis, Israël, Grande-Bretagne). Départ de l'OTAN. Ne jamais céder aux diktats d'Israël. Hâter la transformation de l'État juif en un seul État binational. Décapiter les États qui arment, financent ou soutiennent les terroristes (Israël, Qatar, Arabie Saoudite, etc). Dissolution du CRIF et de la LICRA. Interdiction d'avoir la possibilité de faire son service militaire dans Tsahal. Remigration des sayanim. Abrogation de la loi Gayssot. Voici quelques idées en vrac que j'entends rarement développées dans les partis politiques majoritaires.

Paul-Éric Blanrue



19 janvier 2015 :

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu compare Netanyahu aux terroristes de Paris : "Comme les terroristes qui ont perpétré les massacres de Paris, Netanyahu a commis des crimes contre l'humanité à la tête d'un gouvernement qui a massacré des enfants qui jouaient sur les plages de Gaza", a-t-il déclaré avant une visite à Bruxelles." Il a raison ce brave moustachu d'homme, mais peut-être faudrait-il qu'il fasse de son côté un effort de sécurité à l'aéroport d'Istanbul, parce que les moines-soldats de Daech ne passent pas par le Groenland ni La Terre-Adélie pour se rendre sur le théâtre des opérations.
Réfléchissons deux minutes. L'idée qui consiste à aller traquer les djihadistes dans les zones de conflit où ils se trouvent me remet en mémoire celle développée dans les années 1950 et 1960 par ceux qui voulaient à tout prix mener la guerre "fraîche et joyeuse" dans les régions où un régime de type communiste risquait de s'instaurer. Les "démocraties populaires" nouvellement mises en place étaient censés cultiver l'ambition, comme les takfiristes d'aujourd'hui, de conquérir la planète entière pour la soumettre à leur idéologie mortifère. Quel fut le bilan de ces opérations ? Des millions des morts, des familles ravagées, des pays ensanglantés, mais qui in fine résistèrent avec courage à l'invasion occidentale et entraînèrent des reculs américains dans à peu près toutes les zones de conflit où ceux-ci s'étaient avancés. La stratégie adoptée par les anticommunistes de choc n'eut qu'un impact très limité sur la fin de l'histoire du communisme ; en outre elle n'a pas empêché que de violents attentats soient menés en Europe, sous faux drapeaux, téléguidés par le KGB et la CIA. La fin officielle de l'histoire du communisme d'État a été plus simple que prévue : elle est provenue de l'effondrement interne de l'URSS, la maison-mère qui encourageait et finançait les guerres révolutionnaires à l'extérieur. Le lancement du programme Guerre des Etoiles de Ronald Reagan - que l'on avait pris pour un imbécile qu'il n'était qu'à moitié - a sonné le glas de la puissance militaire soviétique, qui n'est point parvenue à suivre celle de son meilleur ennemi sur son terrain et a englouti des sommes astronomiques dans son budget militaire tandis que le peuple crevait de faim et battait le pavé en quête d'un avenir plus rose. Une pichenette a suffi pour que que l'étoile rouge pâlisse et que la pyramide s'effondre sur sa base, emportant dans sa chute la momie de Lénine et de ses idées. 
Les ressemblances entre le communisme et le takfirisme devraient nous inciter à nous poser de sérieuses questions sur la stratégie suivie aujourd'hui contre Daech et à revoir de près les anciennes cartes militaires. La conclusion qu'on devrait en tirer est celle-ci : il est inutile de se lancer à la poursuite des djihadistes disséminés dans chacune des parties du monde où ils se tapissent car 1° une telle multiplication des fronts est délicate sinon impossible vu l'état déliquescent de nos forces armées, et 2° cette course-poursuite finira par  renforcer et légitimer le discours djihadiste anti-occidental. Il s'agirait d'être plus direct, de mettre en accusation et de frapper ceux qui ont apporté et apportent leur soutien financier et logistique au takfirisme mondial. On doit commencer par la France, en convoquant l'ex-président Sarkozy et le philosophe décolleté BHL, alliés des djihadistes libyens avec qui ils ont coopéré pour éliminer le régime de Kadhafi et massacrer la population du pays. Il faut auditionner le président Hollande, qui a fait distribuer des armes aux rebelles en Syrie et a tenu, avec Laurent Fabius et quelques autres pingouins de la même banquise, des discours insensés soutenant la révolution et appelant au renversement du président Bachar el-Assad. On passera ensuite au cas du sénateur McCain, qui se pique d'entretenir d'excellentes relations avec les révoltés du Sham. On dirigera aussi les investigations vers d'autres États au premier rang desquels on peut d'ores et déjà placer Israël, qui a soigné des djihadistes sur son sol, et dont les intérêts stratégiques correspondent trait pour trait à ceux de Daech : semer le chaos au Proche-Orient et l'exporter au reste du monde. Last but not least, il faudra adopter les mesures qui conviennent à l’encontre de l'Arabie saoudite et du Qatar, qui ont fait parvenir des armes aux islamo-nihilistes dès les premiers temps de la révolution syrienne.
Bref, au lieu de faire la guerre au monde entier pour des nèfles, avec un risque maximumde backlash fatal, il importerait de concentrer nos actions sur les hommes, les groupes et les pays qui soutiennent d'une manière ou d'une autre les takfiristes pour des intérêts qu'il importera de mettre en lumière. 

Seul problème : je ne vois  pas un seul parti
 politique français emprunter ce sentier qui n'est autre que celui du bon sens et de l'histoire contemporaine bien comprise. Historia, la plus vieille revue d'histoire française où j'ai longtemps travaillé, a pour devise : "Le passé éclaire le présent".  
À quoi il faut ajouter cette phrase tirée du 1984 du révisionnisteGeorge Orwell : "Qui contrôle le passé, contrôle le futur ; qui contrôle le présent, contrôle le passé".  

Paul-Éric Blanrue




24 janvier 2015 :

"Le Qatar ne finance pas le terrorisme", a affirmé Laurent Fabius sur RTL. "Nous avons fait faire par nos services des enquêtes précises qui disent que ce n'est pas exact !", martèle le ministre des Affaires étrangères. Sont-ce ces mêmes services qui ont fait relâcher Amedy Coulibaly le 30 décembre dernier lors d'un contrôle de routine alors qu'il était fiché PJ02,  une indication signifiant que l'individu est considéré comme "dangereux et appartenant à la mouvance islamiste" ? Selon Le Canard Enchaîné, les forces de l'ordre avaient informé leur hiérarchie mais les services de l'antiterrorisme n'avaient point réagi. Pourquoi ? Y aura-t-il des sanctions ? Circulez.
Pour lutter, dit-il, contre le terrorisme, Manuel Valls, français depuis 1982, vient d'annoncer en grande pompe qu'une mesure d'indignité nationale ainsi que des mesures de déchéances de la nationalité française pour les bi-nationaux sont en projet. Au-delà de la lutte contre les djihadistes, sur lesquels Laurent Fabius, jadis, ne tarissait pas d'éloges, il n'est guère difficile de percevoir qui le ministre de l'Intérieur menace en particulier par ces fulgurantes annonces. Non, ce ne sont pas les bi-nationaux Goldnadel et Habib. Je vous le garantis.
Valls aux lycéens : "Habituez-vous à vivre avec la menace terroriste". J'ai l'impression que de son côté Valls va devoir s'habituer dans pas longtemps à se faire emmouscailler par la multitude.
Il est l'un de ceux qu'on voit le plus s'agiter en ce moment à propos la lutte contre le djihadisme. Pour cause : il a été chargé par Bernard Cazeneuve du projet anti-terrorisme. Contrairement à ce que son nom laisse supposer, Sébastien Pietrasanta n'est pas un garde suisse en poste au Vatican. Mère juive, ancien de SOS Racisme et de la FIDL, Pietrasanta est aussi un proche de Julien Dray. Or en 2010 ce député des Hauts-de-Seine et maire d'Asnières avait embauché un proche de Coulibaly aujourd'hui suspecté de soutien logistique dans l'attentat contre l'Hyper Casher de la Porte de Vincennes : un certain Mickaël A. qui (mais oui) habitait la même rue que lui. Après Coulibaly reçu par Sarkozy en 2009 et un des frère Kouachi en contrat d'insertion à la mairie de Paris de 2007 à 2008,on est en droit de se dire que, décidément, le monde est petit, vraiment tout petit. Et que la sécurité des Français est entre de bonnes mains.
PS/ On apprend ce jour que Julien Dray a déclaré devant Zemmour et le zozo Naulleau : "Monsieur Coulibaly, je l'ai rencontré bien avant vous... C'était un bon élément dans la salle de boxe thaï que je finançais !" Bravo, messieurs. 

Paul-Éric Blanrue



PAS UNE VIRGULE À CHANGER !

En cas d'hommage aux morts, les drapeaux sont normalement en berne. Mais la France hollandaise, elle, pavoise. Y a-t-il de quoi pavoiser ? De tout coeur avec les parents des victimes, avec une pensée particulière pour ceux qui ont refusé de participer à cette mascarade.