BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

samedi 9 mai 2015

“Au moment où le printemps commence à poindre, Venise est la destination traditionnelle et aussi celle où va mon amour le plus sincère (le seul endroit sur Terre que j’aime)”, Friedrich Nietzsche à Franz Overbeck, Nice, le 24 mars 1887.




Mon bonheur !” (Gai savoir) :

Je revois les pigeons de Saint-Marc :
La place est silencieuse, le matin s’y repose.
Dans la douce fraîcheur indolemment j’envoie mes chants,
Comme un essaim de colombes dans l’azur
     Et les rappelle des hauteurs,
Encore une rime que j’accroche au plumage
     — mon bonheur ! mon bonheur !

Calme voûte du ciel, bleu-clair et de soie,
Tu planes protectrice sur l’édifice multicolore
Que j’aime — que dis-je ? — que je crains et
envie
Comme je serais heureux de lui vider son âme !
     La rendrais-je jamais ? —
Non, n’en parlons pas, pâture merveilleuse du regard !
     — mon bonheur ! mon bonheur !

F. Nietzsche

vendredi 8 mai 2015

Blanrue décrypte "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell (La bande à Bonnaud, France Inter, 2006).


"Ce livre ne répond pas à la Shoah" (Blanrue)

"Paul-Éric Blanrue, je voulais vous dire, je pense que vous avez fait ce qu'on appelle un livre nécessaire !" 
(Arnaud Viviant, critique littéraire)

Joyeux 8-Mai à la LICRA ! (par à peu près la troupe du Clan des Vénitiens)


Cioran était-il antisémite ?


Emil Cioran (1911-1995), La Tentation d'exister (1956, Idées NRF, Gallimard, 1974), au chapitre "Un peuple de solitaires", p. 69-103 : 
"Excessif en tout, émancipé de la tyrannie du paysage, des niaiseries de l'enracinement, sans attachés, acosmique, il est (...) l'étranger en soi et qui ne saurait sans équivoque parler au nom des indigènes" (p. 70-71) ; "Rien de naturel, de végétal en eux, nulle "sève", nulle possibilité de se flétrir. Dans leur pérennité, quelque chose d'abstrait, mais non d'exsangue, un soupçon de démoniaque, donc d'irréel et d'agissant à la fois, un halo inquiétant et comme un nimbe à rebours qui les individualise à jamais (p. 82) ; "Au temps où ils vivaient d'usure, n'approfondissaient-ils pas en secret la Kabbale ? Argent et mystère (...) S'acharner contre eux, les combattre ? Seul l'insensé s'y risque : lui seul ose affronter les armes invisibles dont ils sont munis." (p. 86) ; "Leur ironie sent le fiel rentré ; c'est une aigreur de longue date : envenimée, ses traits tuent. Elle participe, non point du rire qui est détente, mais du ricanement qui est crispation et revanche d'humiliés. Or, reconnaissons-le, les Juifs sont imbattables dans le ricanement." (p. 90)


jeudi 7 mai 2015

Ehud Barak à Marine Le Pen : "Je vous félicite pour votre action !"


"Participant, à New-York, le 21 avril, à la soirée de gala du magazine Time, qui l’a élu dans son palmarès des « 100 personnalités les plus influentes du monde », Marine Le Pen a rencontré l’ancien premier ministre travailliste (socialiste) israélien, Ehud Barak dans l’une des salles du Time Warner Center. Avec le concours de son épouse, qui parle le français, Ehud Barak a notamment déclaré à la présidente du FN : « Je suis très heureux de vous rencontrer et je vous félicite pour votre action ». A l’issue de cet échange, qui duré près d’une dizaine de minutes, les deux ont convenu de se revoir à l’occasion, peut-être, d’un voyage de Marine Le Pen en Israël."

mercredi 6 mai 2015

Valérie Igounet et Louis Aliot valident la thèse de Blanrue !

LIEN

Un grand merci à la resplendissante Zigounette et au prince consort (surnommé par de méchantes langues "Jamais sans ma merguez") de confirmer la thèse de Blanrue dans Jean-Marie, Marine et les juifs (À COMMANDER ICI). À ceci près qu'être "antisémite", pour ces messieurs-dames, signifie ne pas plier le genou devant les dogmes imposés par un État étranger et n'accorder qu'un intérêt relatif aux oukases de ses officines infiltrées sur le territoire national. C'est une nuance, certes (certains diraient un détail), mais une nuance qui change du tout au tout la compréhension de la situation.

"En d’autres termes, le FN se débarrasse de Jean-Marie Le Pen pour ses multiples provocations à caractère antisémite. La « dédiabolisation du FN ne porte que sur l'antisémitisme » m'expliquait en 2013 Louis Aliot. Le vice-président du parti continuait ainsi : « En distribuant des tracts dans la rue, le seul plafond de verre que je voyais ce n'était pas l'immigration ni l’islam... D'autres sont pires que nous sur ces sujets-là. C'est l'antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous. Il n'y a que cela. À partir du moment où vous faites sauter ce verrou idéologique, vous libérez le reste. (...) Depuis que je la connais, Marine Le Pen est d'accord avec cela. Elle ne comprenait pas pourquoi et comment son père et les autres ne voyaient pas que c'était le verrou. Elle aussi avait une vie à l’extérieur, des amis qui étaient aux antipodes sur ces questions-là des Le Gallou et autres. C'est la chose à faire sauter »."


Jean-Marie Le Pen balance tout ! Ou presque. Un peu tard...


"On a vingt quatre heures pour maudire ses juges. Je l'ai maudite. Elle veut ma tête? Je suis sulfureux, c'est ça? Les sanctions qu'elle a prises ou laissées se prendre contre moi sous l'influence de son entourage, sont abjectes. Elle souhaite me dépouiller, me retirer l'honneur et les prérogatives qui vont avec mon titre de Président d'honneur, c'est-à-dire assister à toutes les réunions et toutes les instances internes du Front national? Mais de quel droit! Je vis dans un pays où la liberté de penser existe. (...) Florian Philippot fait son travail de subversion. Il est là pour ça. C'est un socialo-gaulliste qui est arrivé au Front national pour faire ce travail précis. Au début, il était prudent, moins visible. Il a placé ses hommes partout, sans faire de bruit. Des jeunes hommes frétillants qui sont arrivés, avec leurs certitudes, avec l'idée forcenée de diriger ce mouvement. Florian Philippot considère le Front national comme un mouvement de péquenots, de ploucs incultes. (...) Marion Maréchal-Le Pen ne m'avait pas habitué à être perfide. A moins que ce ne soit la contagion de sa tante…"


Moix se rendra-t-il au procès que la LICRA intente à Blanrue en juin prochain ?


  
Hier, AG de la LICRA. Intervention de Yann Moix, Prix Renaudot 2013, annoncé comme futur chroniqueur dans l'émission nulle de Laurent Ruquier, "On n'est pas couché". On me susurre à l'oreille qu'il a préféré ne pas dédicacer, à l'issue de cette assemblée, des exemplaires de la première édition de mon Anthologie des propos contre les juifs, celle comprenant sa préface. Pourtant elle vaut des sous : jusqu'à 500 euros sur PriceMinister !
Yann Moix sera-t-il présent au procès que ses nouveaux amis de la LICRA m'intentent en juin pour "Un Homme", le premier documentaire réalisé dans l'histoire sur le professeur Faurisson ? Je ne le crois pas. C'est dommage, il aurait pu en profiter pour nous révéler ce qu'il avait pensé du film lors de sa sortie sur le Net. Mais soudain je m'interroge : y aurait-il, par le plus grand des hasards, des preuves des réflexions qu'il aurait pu tenir à l'époque sur ce scandale visuel ? Ce serait amusant, surtout si elles étaient élogieuses. Nous verrons cela.
On se souvient que dans une autre affaire, celle de la pétition contre la loi Gayssot que j'avais lancée en 2011, Yann Moix s'est révélé être un menteur doublé d'un lâche : la preuve est présentée ici. Notez que ce n'est pas moi qui la donne, mais des journalistes du Monde, grâce à une petite manip' toute simple : la consultation de Google-cache ! 
On n'est jamais assez prudent.

Paul-Éric Blanrue


mardi 5 mai 2015

Destruction d'une statue de Jean-Paul II et signe des temps.



RTL.fr nous apprends que "quelques mois après l'affaire des crèches de Noël retirées de plusieurs lieux publics, cette décision de justice risque de créer une nouvelle polémique. Le tribunal administratif de Rennes a ordonné le retrait du domaine public d'un monument à Jean-Paul II érigé sur une place de la ville de Ploërmel (Morbihan), en contradiction avec la loi de séparation des Églises et de l'État. La statue du pape Jean-Paul II érigée en 2006 sur une place publique de la commune de Ploërmel est entourée d'une arche surplombée d'une croix, symbole de la religion chrétienne, qui, par sa disposition et ses dimensions, présente un caractère ostentatoire", fait valoir le tribunal, soulignant que le monument contrevient ainsi aux dispositions de la constitution et de la loi de 1905. Ce jugement implique nécessairement que le monument dédié au pape Jean-Paul II, tel qu'il est installé à Ploërmel, soit retiré de son emplacement actuel", poursuit le tribunal, dans sa décision prise en délibéré la semaine dernière et publiée ce lundi 4 mai par l'AFP. Il donne six mois à la commune pour s'y conformer."

Commentaire de Blanrue :

Je n'ai pas de sympathie particulière pour Jean-Paul II ni pour l'Église conciliaire, mais il s'agit là d'un signe des temps, surgissant après bien d'autres signes aussi inquiétants et qui désignent tous le même phénomène : la fermeture progressive des voies conduisant au transcendant. 
Ce n'est pas à une guerre de religions entre le catholicisme et l'islam que l'on assiste, mais à un conflit à mort entre la spiritualité et le nihilisme. 
Il s'agit non seulement de nier que la France est historiquement une terre chrétienne (un crime contre la Mémoire qui semble ne choquer personne) mais aussi d'arracher jusqu'aux symboles actuels qui persistent à montrer qu'il reste encore un peu d'âme dans ce pays corrompu jusqu'à la moelle par le plus plat des matérialismes, celui qui conduit à la zombification des esprits.

Paul-Éric Blanrue 

"Lorsque nous contemplons une oeuvre d'art véritablement sacrée, l'âme s'assemble toute entière, comme si elle répondait à un appel urgent. Il n'est aucunement question d'une réaction fragmentaire car nous ne parvenons pas suffisamment à nous émerveiller. L'essence d'une civilisation sacrée réside dans l'exigence perpétuelle, manifestée à tous les niveaux, que l'âme reste unie et ne se disperse pas, et l'une des grandes supériorités du passé sur le présent repose dans la réponse apportée par les âmes à cette demande" (Martin Lings, "Croyances anciennes et superstitions modernes", 1965).


La stratégie de Marine Le Pen vous rappelle-t-elle quelque chose ? (extraits d'une conférence de Blanrue en 2009).


"Jean-Marie, Marine et les juifs" (Oser dire, été 2014) : "Le plus gros problème de Marine se nomme désormais Jean-Marie Le Pen. Devenu président d’honneur « à vie » du FN, « le Vieux » continue d’user de sa liberté de parole envers et contre tout." (Paul-Éric Blanrue)

C'est officiel : Jean-Marie Le Pen ne préfère plus sa fille à sa voisine ! 
« Et si on trouve mon cadavre, sachez que je ne me serai pas suicidé. »


La saga continue : LIEN "Jean-Marie Le Pen se dit opposé "pour l'instant" à une victoire à l'Elysée de sa fille Marine, qui vient de le suspendre du FN qu'il a fondé et qu'elle préside, jugeant que ce serait "scandaleux".  "Si de tels principes moraux devaient présider à l'Etat français, ce serait scandaleux", après sa "trahison" à son égard, déclare l'eurodéputé dans une interview diffusée intégralement mardi par Europe 1. Souhaite-t-il sa victoire en 2017? "Pour l'instant, non".  Il la juge "un peu pire" que l'UMP et le PS, "parce que l'adversaire vous combat de face, là il vous combat de dos"."
Et encore : LIEN "Choquée par la virulence de Jean-Marie Le Pen à l'encontre de sa fille Marine lors du bureau exécutif du Front national, lundi 4 mai, la jeune députée du Vaucluse a fait savoir lundi soir à ses proches qu'elle renonçait "dans ces conditions" à présenter sa candidature en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Nous faisons notre maximum pour la faire changer d'avis", a expliqué à RTL un responsable local du Front national. "Elle a 25 ans, et ne souhaite pas être l'otage de son grand-père" a expliqué à RTL l'un des ses proches. "Elle se retrouve dans une situation ingérable, tributaire des conneries de Jean-Marie Le Pen. C'est une bombe nucléaire qui peut lui exploser dans les mains à tout moment". 
Marion Maréchal-Le Pen a voté au BP du FN la motion s'opposant à Jean-Marie Le Pen. 
Et, parmi d'autres : LIEN Wallerand de Saint-Just, l'ancien avocat de JMLP (!), aujourd'hui avocat du FN et candidat pour la liste FN dans la région Île-de-France. C'est du joli.
"J'ai toujours eu des contacts étroits avec Jean-Marie Le Pen et nous nous sommes toujours bien entendus. Mais je suis content qu'on ait posé des actes très clairs. J'ai l'impression d'avoir fait mon devoir. Nous avons levé une pesanteur. Si l'on croit à ce que l'on fait, on ne peut pas continuer à être sujet à des accusations de racisme et d'antisémitisme qui sont pénibles et dangereuses politiquement. Aujourd'hui, Jean-Marie Le Pen est un poids d'âne mort pour le Front national. Surtout après ses dernières déclarations."

C'est du joli !

QUELQUES EXTRAITS DE "JEAN-MARIE, MARINE ET LES JUIFS"


lundi 4 mai 2015

Évadez-vous !




Israël en a rêvé ? Les salafistes l'ont fait. Dans une vidéo qui tourne sur les réseaux sociaux, l'imam Mehdi Kabir, de Villetaneuse, fait son show : "Si tu manges du porc, tu as le comportement du porc". Suivons sa logique : si tu manges du boeuf, il te pousse des cornes, et tout le monde sait que lorsque tu avales un steack de cheval, tu bandes comme un étalon. Vous pouvez aussi faire comme Adolf Hitler et devenir végétarien : vous serez doux comme un agneau. Sauf si vous estimez que pour devenir un homme véritable il vous incombe de devenir cannibale.
Ce genre de rigolos prétentieux n'ont pas besoin d'être payés par les sionistes pour faire le boulot qu'on attend d'eux. Ils sont ainsi. Ils ont la bêtise crasse. Soyons clairs : si j'accepte le principe selon lequel manger du porc est une interdiction en islam, je n'accepte guère qu'on outrepasse ce principe en disant de manière ridicule, méprisante et effrontément raciste, que ceux qui en mangent sont eux-mêmes des porcs, ayant des comportements de porcs. Non, mes ancêtres n'étaient pas des porcs ; non, les non-musulmans ne sont pas des porcs. Une interdiction religieuse et un comportement social sont deux choses différentes. J'espère que l'imam de Villetaneuse est la risée de sa mosquée.
Un autre rêve d'Israël s'est réalisé ce dimanche : deux excités armés se sont attaqués au Texas à un bâtiment où se tenait un concours de "caricatures de Mahomet", en présence du populiste néerlandais Geert Wilders. Ils ont été abattus après une fusillade, comme c'est désormais la règle en pareil cas. Les islamo-nihilistes, d'autant plus manipulés qu'ils ont le crâne vide comme un dé à coudre, n'en ratent pas une. L'agent du Mossad, allié et ami de Marine Le Pen, Geert Wilders, alias Cap'tain Peroxyde, peut à nouveau se présenter dans les médias, tout sourire, comme le grand défenseur de la liberté parti en croisade contre l'obscurantisme musulman. Comme nul ne précisera que la liberté dont il parle est celle de ne pas dire ce qui déplaît à Israël et à ses courroies de transmission, le plan fonctionne à merveille. La plus belle des libertés que nous promet le wilderso-lepenisme est celle de nous agenouiller à loisir à Yad Vashem et de battre notre couple pour expier le plus capital de nos péchés : ne pas être suffisamment soumis à leurs exigences, ne pas baisser la tête devant le plus moléculaire de leurs caprices.
Il est loin le temps où le pape Pie XI nommait au vicariat apostolique de Tripoli (Libye) l'évêque Camillo Vittorino Facchinetti, en lui déclarant en confidence : "Ne croyez pas que vous alliez parmi les infidèles. Les musulmans atteignent le salut. Les voies de Dieu sont infinies".
Dans ces mêmes années, l'Empire fasciste, conscient que le catholicisme représentait la religion nationale du peuple italien, n'hésitait pas à se déclarer simultanément l'ami de l'islam, dont le Duce était déclaré "l'Épée" le 18 mars 1937, ce qui lui donnait pour mission de protéger les musulmans de Libye, d’Éthiopie, de Palestine et des autres pays de la Méditerranée. Il se rapprocha également du Grand Mufti de Jérusalem.
À cette époque flottait dans l'air une conception selon laquelle toute authentique tradition spirituelle représentait l'expression particulière d'un contenu unique, antérieur et supérieur à chacune de ses diverses expressions. Il y avait un élan transcendantal qui, s'il avait été poursuivi, aurait pu ouvrir de nouveaux horizons spirituels.
Depuis Vatican II, l'élan est retombé pour se cristalliser dans un syncrétisme maçonnique au ras de pâquerettes. On ne parle plus que de paix, de droits de l'homme, on a ouvert la porte à l'humanisme bêlant et à la charité au front de taureau, celle que le philosophe Jean Borella a dit "profanée". Ce rabougrissement des espérances les plus élevées, loin de permettre l'émergence d'une polyphonie des cultures, n'a contribué qu'à accoucher du conflit des civilisations.
Tout va mal, mais gardez à l'esprit les lumières des maîtres de la connaissance sacrée : "Le pouvoir véritable doit être légitimé par la sanction de quelque chose de supérieur à l'ordre social : une autorité spirituelle", écrit ainsi René Guénon. Tant que cet argument simple et de portée universelle ne sera pas médité, creusé, travaillé, connu, diffusé et surtout assimilé par ceux qui veulent renverser ce qu'ils nomment "le système", rien ne sera possible. Pourquoi ? Parce que c'est la clé pour vous en évader, la seule pensée qui, mise en pratique, permette d'échapper pour de bon à son emprise. 
Chercher à s'évader, c'est bien, mais pas en faisant du surplace dans la cage à hamsters qu'on nous a offert à la naissance. Il convient de s'esquiver par le haut, comme Casanova des toits de la prison des Plombs de Venise ! Contre cette idée, le système ne peut rien opposer sauf répéter ad nauseam les nanans qu'il rabâche depuis la Révolution.

Paul-Éric Blanrue

"Attentats de Paris - Le rôle de la France dans l’explosion du djihadisme sur le territoire national et au Proche-Orient." UNE GRANDE ENQUÊTE DE PAUL-ÉRIC BLANRUE ET JULIEN TEIL.


Attentats de Paris :

le rôle de la France dans l’explosion du djihadisme sur le territoire national et au Proche-Orient

« Le plus important est le plus caché »
(Guy Debord)

Le Monde a récemment accusé la DGSI d'avoir "réécrit l'histoire" des attentats de Paris de janvier dernier. Mais le quotidien de référence n'apporte que fort peu d'informations sur cette "réécriture", l'essentiel ayant déjà été annoncé par Alain Bauer lors d'une conférence organisée le 8 février 2015. Le grand maître de la criminologie d'État y comparait à plusieurs reprises l'affaire des attentats de Paris à l'affaire Merah, présentant ce dernier comme un informateur des services français. Se dirige-t-on vers une affaire Merah bis ? 
Il n'y a aujourd'hui plus aucun doute sur le fait que, dans l’affaire Charlie Hebdo, la DGSI, comme dans l'affaire Merah, cherche à dissimuler des erreurs dont on ignore la teneur exacte. Ces erreurs se limitent-elles au défaut de surveillance des frères Kouachi, comme le clament la grande presse et les autorités ? Nous ne le pensons pas. Après enquête, nous sommes en effet en droit de nous dire que les auteurs des attentats de Paris ont bénéficié de la mansuétude plus qu’étrange des services de police et de renseignement français.
Nous avons essayé de déterminer les motifs politiques qui pourraient justifier une telle indulgence. Notre enquête porte sur la longue aventure d'une filière et ses ramifications via l'Irak, la Syrie, la Libye, la Tunisie et enfin la France, devenue une plaque tournante de l'internationale djihadiste.


dimanche 3 mai 2015

Marine Le Pen : "Jean-Marie Le Pen ne doit plus pouvoir s'exprimer au nom du Front National, ses propos sont contraires à la ligne fixée" ‪(‎Le Grand RDV‬). Bon, tout le monde a compris. Mais non, en fait. C'est le plus terrible.



Marine Le Pen ne demande qu'à se soumettre à un lobby qui passe son temps  à la rabrouer pour qu'elle se soumettre davantage encore à ses diktats. Plus elle se soumet, plus elle est humiliée, et plus elle est sommée de reculer. Quand elle a bien reculé, elle reçoit une friandise de Roger Cukierman. Elle en est rose de contentement, mais la bienveillance ne dure jamais bien longtemps. Il lui faut toujours aller plus loin, plus bas. Prendre le pli. Le recul doit devenir un réflexe, une seconde nature. 
Baisser les armes sur la Shoah est un repli crucial, qui n'est qu'un indicateur du début de la rétrogression. Il va lui falloir battre en retrait sur chacun des points du programme qui déplaisent au lobby et faire de la surenchère sur les thèmes qu'il agrée. Maintenant qu'elle s'y est engagée, n'hésitant pas à tuer le fondateur de son parti, celui qui a fait d'elle ce qu'elle est, elle va devoir suivre le chemin qu'on a tracé pour elle et s'aligner au maximum sur les exigences sionistes. Goldnadel veille au grain ; Aliot est au four et Collard au moulin. Au grand bal des traîtres, Philippot joue de la flûte. 
Certains naïfs ou cyniques, qui se satisfont de la situation, diront que ces cruelles affaires démontrent aux Français la surpuissance éhontée du lobby. C'est vrai. À ceci près que les Français la connaissent déjà. Ils en sont informés parce qu'ils la bouclent prudemment pour continuer de vivre sans être persécutés. Ou ils ne veulent pas savoir, ce qui revient au même. Le véritable objectif du lobby est de normaliser le FN plus vite que sa présidente le voudrait, car elle a le temps, les élections étant lointaines, et elle doit aussi paraître résister au système afin de conserver un électorat protestataire. 
Le pire de tout c'est qu'elle devra finir par tuer tout à fait le Le Pen qui est en elle. Car ce qui dérange, au fond, ceux qui la poussent dans les cordes, c'est qu'elle reste la fille de son père, même mort. Trop de sang Le Pen coule dans ses veines. La presse féale moque son physique, ses tics de langage qui rappellent le Vieux. Comment effacer ce péché originel ? Faire téchouva pour son géniteur risque de l'entraîner beaucoup plus loin qu'elle l'avait prévu. Ceux qui soutiennent encore sa prétendue stratégie de dédiabolisation ne se doutent pas qu'ils seront les prochains sur la liste. Tous ces reniements pour finir par perdre en 2017 ?
On m'écrit souvent : "Mais Blanrue, qu'est-ce qu'il faut faire, c'est le bordel général !" Si j'avais trouvé la formule, je vous la communiquerais. En attendant, ma réponse est invariable : ne vous attardez pas sur les aléas du calendrier électoral, qui n'est que l'exigence suprême de ceux qui vont à la gamelle ; prenez de la distance, réfléchissez à la situation sans vous demander si vos idées plaisent à tel ou tel prédicateur ; dites ce que vous pensez, tout ce que vous pensez, hurlez votre vérité en homme ou en femme libre sans vous préoccuper de la ligne politique de quelque mouvement que ce soit. Hâtez-vous de vous bâtir un royaume intérieur, un socle inébranlable qui vous permettra de résister au système mieux qu'un parti politique le fera jamais. 
Et appliquez la devise de Julius Evola : "Fais en sorte que ce sur quoi tu n'as pas prise, ne puisse avoir de prise sur toi.”

Paul-Éric Blanrue

Bonne analyse de Vincent Coussedière ! À ceci près que le problème est encore plus profond (et plus ancien) que ne le croit l'auteur qui rêve beaucoup (à une République idéale qui, en France, n'a jamais existé).


 
 "Le FN forme en réalité un système avec les partis qu'on dit à tort «républicains» alors qu'ils sont de purs simulacres, de simples écuries présidentielles ayant réussi à vider le débat politique de tout contenu, en détournant l'attention des Français vers un péril imaginaire, à chaque fois que de véritables choix politiques étaient nécessaires. Ces partis sont en réalité des factions, c'est-à-dire non des partis au sens de la partie au service du tout, poursuivant un véritable projet politique, mais des partis inféodés à l'ambition d'un homme ou de quelques-uns. Les divisions qui structurent le système des partis ne sont plus des divisions politiques, mais des divisions quant à la possession des places et l'obtention du pouvoir personnel. Le système des partis est ainsi devenu un système des factions -selon la fameuse distinction de Burke- incapable d'exprimer une véritable politique, et ne servant plus que des ambitions personnelles. (...) Pour sortir de l'impasse dans laquelle nous sommes, il ne suffira donc pas de choisir entre une voie FN et une voie prétendument républicaine. Cette alternative là est un leurre. Lorsque Marine Le Pen attaque le système UMPS, elle oublie qu'elle participe elle-même au dispositif qu'il faudrait appeler UMPS/FN. C'est l'enfermement des Français dans ce dispositif qui constitue l'impasse française. (...) L'arrivée au pouvoir du FN ne changerait ainsi fondamentalement rien à la donne, même si on peut penser que seule cette accession au pouvoir pourrait révéler aux Français la gravité de leur situation. En arrivant au pouvoir, le FN révélerait que l'altérité qu'il incarne est une pure illusion, créée par le dispositif qu'il alimente depuis l'origine. En réalité, le FN occupe dans le système des partis ayant détruit la République depuis les années 70 la même place qu'occupait l'union de la gauche avant 1981, et il y a fort à parier qu'il provoquerait, parvenu au pouvoir, la même brutale désillusion que le pouvoir socialiste en son temps.(...) On ne peut en effet prendre la mesure de l'extraordinaire hallucination provoquée par le FN dans la vie de ce pays si l'on ne réalise pas qu'elle est le symptôme d'un désir profond que tout change pour que rien ne change. Si le FN est effrayant, ce n'est pas par son extrémisme, mais par la névrose de répétition de la société française dont il est le symptôme. Il incarne l'aboutissement de la dépolitisation totale de la France depuis l'après-guerre, par-delà le sursaut gaullien. L'évolution du FN vers une sorte de socialisme national est, à cet égard, tout à fait révélatrice. Ce que le FN veut conserver, ce n'est pas la tradition républicaine redécouverte par De Gaulle, c'est L'État-Providence réservé au nationaux. L'Immigration et l'Europe, là dedans, ne sont qu'une variable d'ajustement au système des partis: Mitterrand, c'était l'État-Providence grâce à l'Immigration et à l'Europe, Marine Le Pen c'est l'État-Providence grâce à l'absence d'Immigration et d'Europe. Dans les deux cas, il faut tout changer pour que rien ne change, c'est-à-dire pour que se poursuive l'illusion d'une réalisation totale de l'individu à l'ombre d'un État tout puissant. Les Français, là dedans, continuent à être pris pour des enfants, et non pour un peuple capable de liberté."

vendredi 1 mai 2015

"À une époque où non seulement les idoles se sont écroulées, mais où de nombreuses idées et valeurs sont compromises par toute une rhétorique et par une profonde insincérité, une seule voie reste ouverte : chercher en soi-même l'ordre et la loi qui, à l'extérieur, sont devenus problématiques. Mais cela veut dire pouvoir retrouver en soi une forme et une vérité, et se les imposer, les réaliser (...) N'est-ce pas une façon de s'illusionner que d'espérer dans le pouvoir de tel ou tel système avant de procéder, dans le domaine intérieur des comportements, des intérêts et du sens de la vie, à une désintoxication et à une rectification ?" (Julius Evola, "Explorations - Hommes et problèmes", 1974).

Les Femen ont-elles obtenu une dérogation spéciale du CRIF et de la LICRA pour faire un salut nazi en public, geste interdit et sévèrement réprimé par la loi ? Pendant ce temps, le terroriste Bruno Gollnisch "attaquait" des espions du Petit Journal "à coup de parapluie" ! Dur métier que celui de journaliste officiel ! Faut-il déporter le député européen à Guantanamo ?

Avant le défilé du 1er-Mai, Florian Philippot (dont on a voulu nous faire croire qu'il était proche de l'ex-dissidence) a encore appelé JMLP au silence et au retrait. La vraie grande tristesse du néo-FN : n'être pas encore accepté par le Tout-Sionisme de France et Tel-Aviv. Trop injuste ! Intellect zéro : oser se prétendre libre alors qu'on est agenouillé devant les maîtres.



Avis aux gaullistes : Jeanne d'Arc n'a pas fait de la résistance en se carapatant à l'étranger mais en prêtant son concours au souverain légal et légitime qu'elle a restauré en combattant sur le sol national.
Avis à Marine Le Pen : Jeanne d'Arc n'a pas contribué à sauver la terre de ses pères en commençant par tuer son propre père. 
Avis aux démocrates républicains : Jeanne d'Arc était royaliste.
Avis aux laïcistes : Jeanne d'Arc n'a pas placé son combat sous la bannière de l'Etre Suprême, mais de Dieu.
Avis aux féministes : Jeanne d'Arc a pris l'armure avant que vous enleviez vos petites culottes.
Avis à l'Église : Jeanne d'Arc a été déclarée relapse, apostate et schismatique pour avoir défendu les valeurs traditionnelles de son pays et de sa religion.
Avis aux juges français : le cas de Jeanne d'Arc témoigne que l'influence de l'Étranger dans les prétoires ne date pas d'aujourd'hui.

Paul-Éric Blanrue

jeudi 30 avril 2015

Goldnadel, le conseiller secret du néo-FN.


Marie d’Herbais de Thun, la présentatrice historique du "Journal de bord" de Jean-Marie Le Pen, démissionne du FN et accuse Louis Aliot et Gilbert Collard d’avoir organisé la chute du président d’honneur du FN : “Le lendemain de la diffusion de la vidéo, Louis Aliot et Gilbert Collard ont dîné avec l’avocat Gilles-William GOLDNADEL proche de nombreuses associations antiracistes afin de déclencher une polémique autour du mot "fournée"”.
Sur Goldnadel, qui n'est pas antiraciste mais ultra-sioniste, voir Jean-Marie, Marine et les juifs. Tout y est dit, tout y est annoncé, avec toutes les preuves utiles. Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenus.
Il va être temps de dire haut et fort - et une bonne fois pour toutes - pour qui roulent ceux qui soutiennent le néo-FN.



En avril 2008, Blanrue et Laffaille expliquent l'affaire Kerviel chez Ruquier... et annoncent la crise bancaire de l'automne ! (2008)


Blanrue et Cavanna face au président du Festival de la Voyance (1997).


Blanrue contre la superstition (2002).


"Le Triangle des Bermudes n'existe pas !" (Blanrue, 1999).


mercredi 29 avril 2015

Blanrue démystifie Paco Rabanne et Nostradamus (2006).



René Guénon (Articles et Comptes Rendus, Tome 1, éd. Editions Traditionnelles, 2000) : " Il n’est pas douteux que Nostradamus ait eu une connaissance très réelle de certaines sciences traditionnelles, bien que, apparemment, celles-ci ne fussent pas d’un ordre très élevé ; ce point pourrait d’ailleurs être précisé par divers rapprochements sur lesquels nous reviendrons peut-être en quelque autre occasion. Pour le moment, nous devons nous borner au contenu du livre du Dr de Fontbrune : celui-ci cherche à confirmer son interprétation concernant la prochaine « fin des temps » par une concordance avec d’autres prédictions ; en dehors de quelques allusions inévitables à celles de la « Grande Pyramide », sur lesquelles nous nous sommes déjà expliqué récemment, il se réfère surtout à la « prophétie » dite de saint Malachie, dont l’authenticité est à vrai dire bien douteuse. Toutes les choses de ce genre, d’ailleurs, doivent être considérées en principe comme très suspectes : si leur source même l’est trop souvent, l’usage qui en est fait et les interprétations qui s’y ajoutent le sont encore davantage ; en présence de la façon peu rassurante dont elles sont répandues de tous côtés aujourd’hui, on ne saurait trop mettre en garde ceux qui sont tentés d’y avoir une confiance excessive ou de s’en laisser impressionner outre mesure. Même s’il se trouve parfois quelques fragments de vérité dans tout cela, la perspective spéciale des « voyants » n’a pas manqué de leur faire subir de notables déformations ; par surcroît, la plupart de ces prédictions sont si confuses et si vagues qu’on peut y découvrir à peu près tout ce qu’on veut… comme on le découvre aussi dans Nostradamus, dont l’œuvre a pourtant un caractère « scientifique » que les autres sont bien loin d’avoir, mais n’en est certes pas pour cela plus facile à comprendre !"

Blanrue et Broch (et Moix) parlent du Saint Suaire, des voyants et du 11-Septembre chez Stéphane Bern (2006)


Reproduction d'un vrai-faux Saint Suaire par Blanrue (2005).


Blanrue explique la mort de Louis XVII (Secrets d'histoire, 2007).


Investigation de Blanrue dans les maisons hantées (1997 et 2000).


lundi 27 avril 2015

United States Marine Corps.


Martin Heidegger (1889-1976) et la question juive.




Martin Heidegger dans ses Cahiers noirs (cf. Peter Trawny, Martin Heidegger et l'antisémitisme - Sur les "Cahiers noirs", Seuil, 2014) :

- "Par leur don particulièrement accentué pour le calcul, les Juifs 'vivent' depuis le plus longtemps déjà d'après le principe racial, raison pour laquelle ils se défendent aussi violemment contre son application illimitée. La mise en place de l'élevage racial ne provient pas de la 'vie' elle-même, mais dans la subjugation de la vie par la machination. Ce que celle-ci manigance à travers une telle planification est une déracialisation complète des peuples à travers la fixation dans l'installation uniformément bâtie et découpée de tout étant. Avec la déracialisation va de pair une auto-aliénation des peuples - la perte de l'histoire -, i. e. des domaines de décision en direction de l'estre."

- "Même l'idée d'une entente avec l'Angleterre, au sens d'un partage entre impérialismes 'légitimes', ne touche pas l'essence du processus historique que maintenant porte à sa fin l'Angleterre, au sein de l'américanisme et du bolchévisme, c'est-à-dire la juiverie mondiale. La question du rôle de la juiverie mondiale n'est pas raciale, c'est la question métaphysique portant sur la facture du type d'humanité qui, de façon absolument déliée de toute attache, peut assumer comme 'tâche', au niveau de l'histoire mondiale, le déracinement de tout étant hors de l'être."

À g. Heidegger, à dr. son ami et disciple Jean Beaufret qui fut aussi le professeur de philo d'un certain Faurisson

"Heidegger ne s'est jamais prononcé 
publiquement sur la Shoah" (Peter Trawny)

Julius Evola (1898-1974) : la notion (révolutionnaire car traditionnelle) de la "race de l'esprit", antidote au ressentiment des faibles penseurs agités.




"L'idéal, le type classique et de celui de la 'race pure' désignent essentiellement l'état d'une 'race de l'esprit' victorieuse de celle de celle du sang. (...) Pour pouvoir façonner la vie, il faut d'abord réaliser ce qui est au-delà de la vie ; pour pouvoir réveiller la race de l'esprit, et, avec elle, relever et purifier celle du corps, il faut être capable de s'y élever, ce qui implique une ascèse, c'est-à-dire un détachement actif, un dépassement héroïque de soi, un climat d'extrême tension spirituelle. (...) Il faut rectifier les fameuses idées de Gobineau et de ses continuateurs - presque toujours moins géniaux - sur la cause du déclin des civilisations, en ce sens que la décadence des civilisations n'est pas toujours le simple effet mécanique du dépérissement par métissage de la race du corps des peuples correspondants. On confondrait ainsi, dans la plupart des cas, les causes avec les effets, la vérité étant au contraire qu'une race, avec sa civilisation, entre en déclin lorsqu'on son 'esprit' décline, c'est-à-dire lorsque disparaît la tension intérieure qui la fit surgir par un contact créateur avec des forces de nature, au fond, métaphysique, et à laquelle elle dut sa forme et son type. (...) La preuve en est que, inversement, beaucoup de civilisations ou de races déclinent ou dégénèrent par une sorte d'extinction intérieure, sans l'action de croisements. C'est le cas des populations sauvages, restées souvent dans un isolement quasi insulaire, sans aucun contact avec l'extérieur. Mais cela vaut aussi pour certains sous-groupes de la race aryenne européenne, qui, aujourd'hui, s'avèrent présenter bien peu de tension héroïque qui en définit la grandeur jusqu'il y a quelques siècles, aucune altération notable de leur race du corps par métissage s'étant pourtant vérifiée."

Julius Evola, Synthèse de doctrine de la race, 1941, Éditions de l'Homme libre, 2002.

dimanche 26 avril 2015

Pensons (et rions) avec Schopenhauer (1788-1860). Florilège !





 - Pour pouvoir mépriser ceux qui le méritent comme ils le méritent (c'est-à-dire les cinq sixièmes de l'humanité), il faut avant tout qu'on ne les haïsse pas. Il faut donc éviter de laisser monter la haine en soi. Car ce que l'on hait, on ne le méprise pas totalement. Ou, pour prendre les choses par l'autre bout : le moyen le plus sûr d'éviter de haïr les hommes est de les mépriser.
- Parce que le respect diminue à mesure que l'intimité grandit, étant donné que les tempéraments communs ont pour habitude de traiter sans considération tout ce dont on ne leur rend pas l'accès difficile, on est obligé d'aller contre son penchant naturel pour la convivialité, et de s'astreindre à faire de celle-ci l'usage le plus modéré possible.
- Mieux vaut ne pas parler du tout que d'entretenir la maigre et poussive conversation qu'offrent habituellement les bipèdes et où, pour des convenances aussi stupides que nécessaires, il n'est pas permis de dire les trois quarts de ce qui vous vient à l'esprit, où l'entretien n'est en réalité rien d'autre qu'un pénible exercice de corde radie sur le fil étroit de ce qu'il est consenti de dire sans danger.
- Les hommes sont ce qu'ils ont l'air d'être.
- À ceux qui voudraient l'abolir il faut répondre : "Commencez par extirper le meurtre du monde : et la peine de mort suivra".
- De même que les couches de la terre conservent en rangées les créatures vivantes d'époques passées, de même les étagères des bibliothèques gardent bien ordonnées les erreurs passées et leurs descriptions qui, tout comme les premières, avaient été très vivantes et bruyantes en leur temps, mais qui, désormais rigides et pétrifiées, n'intéressent plus que le paléontologue de la littérature.
- Ce serait bien d'acheter des livres si l'on pouvait acheter aussi le temps de les lire, mais on confond le plus souvent l'achat des livres avec l'appropriation de leur contenu.
- À ces messieurs du creuset et de la cornue, il faut faire comprendre que la chimie à elle seule rend apte à être pharmacien, mais non pas philosophe.
- Abondamment bouffer, boire, se multiplier et crever : voilà la paraphrase de leur "fin en soi" et le but du "progrès sans fin de l'humanité", qu'ils proclament inlassablement dans une pompeuse phraséologie.
- Si on pouvait castrer tous les fripons et fourrer dans un couvent toutes les bécasses, donner aux personnes de noble caractère tout un harem et procurer à toutes les jeunes filles d'esprit et de raison des hommes, des hommes complets, on obtiendrait bientôt une génération qui irait au-delà de l'ère de Périclès.
- Seules les pensées que l'on a soi-même sont vraies et vivantes ; car ce sont les seules qu'on comprend. Les pensées étrangères, lues, sont des chiures de merde.
- Du point de vue de notre lecture, l'art de ne pas lire est très important. cela consiste à laisser de côté justement ce qui, à tout moment, intéresse le grand public.
- Les amis se disent sincères ; les ennemis le sont.
- La prétendue absence de droits des animaux, l'illusion selon laquelle nos actes à leur égard n'ont aucune signification morale ou, comme le dit le langage de cette morale, qu'il n'y a pas de devoir envers les animaux, cette idée est vraiment une brutalité scandaleuse et une barbarie propre à l'Occident, dont la source réside dans le judaïsme.
- Dans la nature, il n'existe qu'une créature qui ment : c'est l'homme. Toutes les autres sont franches et authentiques, elles se donnent ouvertement pour ce qu'elles sont et s'expriment comme elles se sentent.
- Dans tous les pays, le jeu de cartes est devenu l'occupation principale de toute la société : il est la mesure de la valeur de celle-ci et la faillite déclarée de toutes les idées. Parce qu'ils n'ont pas d'idées à échanger, ils échangent des cartes et chacun tente de gagner des florins aux dépens des autres.
- Clio, la muse de l'Histoire, est complètement infectée par le mensonge, comme l'est par la syphilis une putain.
- Le bruit est le plus impertinent des dérangements, car il dérange même nos pensées, pour ne pas dire qu'il les met en pièces. Mais lorsqu'il n'y a rien à déranger, il ne sera, bien entendu, pas particulièrement perçu.
-  La première règle du bon style - presque suffisante à elle seule - est que l'on doit avoir quelque chose à dire : oh, cela peut mener loin !
- Quant à la polygamie, il n'y a pas lieu d'en débattre, car il faut la prendre comme un fait universellement répandu, dont seule la régulation est un devoir. Où donc existe-t-il de véritable monogames ? Nous tous vivons, du moins un certain temps, mais le plus souvent toujours, dans la polygamie. Comme chaque homme a besoin de beaucoup de femmes, c'est justice qu'il soit libre, voire que son devoir soit de prendre en charge beaucoup de femmes. Voilà qui ramènera aussi la femme à son statut juste et naturel, en tant que créature subordonnée, et la Dame, ce monstre de la civilisation européenne et de la bêtise germano-chrétienne, avec ses prétentions ridicules au respect et à la vénération, sera expulsée de ce monde et il n'y aura plus que des bonnes femmes, mais non plus des bonnes femmes malheureuses, dont l'Europe est remplie actuellement.
- En dépit de la prospérité des États-Unis, nous y trouvons comme mentalité dominante le vulgaire utilitarisme, avec son inévitable accessoire, l'ignorance, qui a ouvert la voie à la bigoterie anglicane, la sotte suffisance, la brutale rusticité associée à la niaise vénération pour la femme. Et des choses pires sont à l'ordre du jour là-bas : notamment un esclavage des nègres qui crie vers le ciel en même temps qu'une extrême cruauté envers les esclaves, une répression des plus injustes envers les Noirs libres, le lynch-law.

Extraits de L'Art de l'insulte (Points essais, 2004) et L'Art de se connaître soi-même (Rivages poche, 2015).

samedi 25 avril 2015

René Guénon et la métaphysique intégrale.




"Mais, au fond, c'est quoi la métaphysique de René Guénon ?" Voyant que je m'intéresse de près au meilleur spécialiste de la connaissance sacrée (ça ne date pas d'hier, j'ai lu la Crise du monde moderne en préparant mon bac philo), on me pose une question passionnante qui, étrangement, n'effleure guère l'esprit de la plupart de ses lecteurs. Fascinés par ses exposés sur le symbolisme, époustouflés par la justesse du diagnostic qu'il pose sur notre temps, entraînés dans les volutes d'une pensée qui touche au moindre aspect de "la Manifestation" (histoire, philosophie, sciences, mathématiques, religion comparée, mythes, etc.), peu d'entre eux ont tenté de formaliser une conception métaphysique qui se situe pourtant au coeur de sa démarche, en fournit la charpente, le soubassement théorique, et relie entre elles, comme un chapelet de prière, chacune des parties. 
Comprendre la métaphysique de René Guénon (qu'il ne faut pas confondre avec une théologie ou une dogmatique religieuse, je m'empresse de la signaler) permet d'éclaircir des moments de son oeuvre qui semblent obscurs, tous les éléments présentés n'étant pas systématiquement explicités par l'auteur. S'il n'a pas cherché à l'exposer de façon didactique, sinon peut-être, de manière fragmentaire, dans La Métaphysique orientale (1939), c'est pour au moins une bonne raison : Guénon ne présente pas une métaphysique comme étant issue de son propre cerveau à la manière d'une doctrine personnelle, comme le ferait un philosophe persuadé d'avoir découvert un concept révolutionnaire génial qui bouleverse l'histoire de la pensée, mais comme un corpus relevant de la tradition la plus lointaine, non-humaine, la quintessence de la sophia perennis qui remonte aux temps originels de notre Cycle et appartient à ce que l'intuition intellectuelle de chacun peut saisir s'il se met en état de le faire, c'est-à-dire en s'en "ressouvenant" à la manière de Platon. 
Sans doute René Guénon estime-t-il aussi qu'il importe de réaliser un travail intérieur qui requiert, pour parvenir à saisir les linéaments de cette métaphysique qu'il nomme intégrale, un énorme effort de concentration et une disposition particulière de l'âme et de l'esprit. Relevant le défi qui m'est proposé, je vais tenter d'un brosser la synthèse la plus exacte possible en usant d'un minium de mots. Attachez vos ceintures, nous décollons !
Tout commence par l'Être. Dans la métaphysique classique, celle initiée par Aristote, l'Être pur est le principe de la Manifestation (la "nature") ; depuis lors, les métaphysiciens dits réalistes ont tenté de cerner les qualités de cet Être fameux. L'effort de Guénon consiste au contraire à dévoiler que cette recherche multiséculaire, qui a certes montré ses mérites pour la zone qu'elle explore, limite notre compréhension de la Totalité et nous sépare de l'essentiel qui doit être atteint : la contemplation de l'Absolu. L'Être convient ainsi d'être dépassé. Pourquoi ? Parce que l'Être, qui s'offre comme le déterminant suprême, contient encore une détermination en ceci qu'il se détermine lui-même. Se déterminant, il est limité par cette auto-détermination. Ainsi l'Infinité ne peut lui être attribuée, car elle ne saurait être limitée, et par conséquent l'Être ne peut en aucune manière être considéré comme le Principe suprême. Pour accéder à ce Principe, il faut s'ouvrir à un au-delà de l'Être : le Non-Être ! 
Qu'est-ce que le Non-Être ? Le Néant ? Pour la créature, oui. Pour l'Être, absolument pas, puisqu'on va voir qu'il dépend de lui. Inconcevable pour l'esprit, le Non-Être est une convention de langage qui nous permet d'accéder à un stade supérieur de notre intellect définissant un Point suprême, un rien suressentiel au fondement de tout ce qui est et qui contient l'Être ainsi que la Non-Manifestation - celle-ci pouvant être assimilée "au silence qui comporte en lui-même le principe de la parole" (Guénon). Cet Être et ce Non-Être, associés, sont les deux faces de ce que Guénon nomme la Possibilité universelle, qui seule est vraiment totale. 
Le Non-Être peut être considéré comme le Zéro métaphysique ou encore l'Unité non-affirmée, antérieure à l'Unité, qu'il comprend ; doté d'une potentialité fondamentale, il ouvre la voie à l'Infinité. Or la notion primordiale, vierge de toute détermination, est précisément cet Infini, qui, lui, n'est réductible à aucune Manifestation car il est illimité. C'est sur cette notion que notre intuition intellectuelle ("l'Intellect pur" d'Aristote, non discursif, coïncidant sans médiation avec la Vérité) doit se relier si nous sommes en état de réceptivité et d'ascèse : l'idée se trouve ancrée dans notre esprit même s'il ne la cerne pas puisqu'elle n'a ni définition ni accessibilité. Ancrés dans la Manifestation, nous ne pouvons qu'oeuvrer à dire l'impossibilité de parler de l'Infini, concept inexprimable qui s'apparente à une non-connaissance, un non-savoir, comparable à une lumière qui ne se donnerait que par son absence.
Guénon ne s'arrête pas à cette étape, à la radicalité pourtant vertigineuse. Dans ce fantastique voyage ascensionnel, il pulvérise toutes nos frontières mentales et dynamite les formules et les concepts avec lesquels nous sommes habitués à penser dans la philosophie occidentale qu'on nous a enseignée, pour nous faire accéder au coeur du réacteur nucléaire de la doctrine. Il s'agit pour lui de nous faire saisir que la Manifestation, notre "monde", n'est rigoureusement rien au regard de l'Infini. Il importe de se situer hors du temps et de la soumission au monde des phénomènes pour se diriger vers le Principe, dépouillé de toute qualité. 
Mais le Principe lui-même n'est pas tout ! Il convient d'aller au-delà et dépouiller la notion du Principe, afin de la transcender pour la vider de son essence dans une sorte de grande négation purificatrice rendant possible la Délivrance de toute illusion phénoménale. 
Cette tension spirituelle est ce que Guénon nomme "la Réalisation". Nous sommes là dans l'aspect pratique de sa métaphysique. Son objectif principal est de nous faire "sentir" que l'individu n'est qu'une manifestation transitoire de l'Être. C'est en accédant à ces hautes cîmes que nous pourrons retrouver en nous l'Homme véritable, celui qui a le sens de l'éternité ; que nous serons en mesure d'accéder à des états supra-individuels libérés de toute limitation ; et de nous diriger, au-delà encore (grimpons, grimpons dans le supra-rationnel !), vers l'état inconditionné et inexprimable. 
C'est l'accession à ce dernier état qui constitue la vraie Délivrance, la totale universalisation nous permettant de dépasser la dualité (vie, mort...) et de percevoir l'illusion des formes. Une fois parvenus à ce stade, nous savons que le Soi est sans cause, qu'il n'y a ni naissance, ni mort, ni temps ni même éternité !
Délire ? Fantasme ? C'est la première réaction des néophytes, et même (et surtout ?) des universitaires formés à l'école classique, qui prennent connaissance de ce processus intellectuel. Incendairie mise en abîme de l'esprit humain, lequel est prié de se détacher de tout ce qu'il croit connaître, cette métaphysique abrupte traverse pourtant toutes les traditions de notre Cycle : doctrine hindoue du maître indien Shankara, bouddhisme, soufisme, mystique rhénane, approches de saint Grégoire de Naziance, saint Grégoire de Nysse, saint Jean Damascène, qui s'exclamera : "De Dieu il est impossible de dire ce qu'il est en lui-même, et il est plus exact d'en parler par le rejet de tout : il n'est en effet rien de ce qui est... Il est au-dessus de tout ce qui est, et au-dessus de l'être même" ! 
René Guénon, et après lui les "traditionistes" Julius Evola, Ananda Kentish Coomaraswamy, Frithjof Schuon, Georges Vallin, Titus Burckhardt, Michel Vâlsan et tant d'autres, n'ont cessé de démontrer, de diverses façons, dans leurs travaux, l'existence de cette métaphysique traversant les siècles.  
Rien n'est plus normal que d'être déboussolé, désorienté, affolé ou scandalisé par cette métaphysique ultime. C'est la mise en condition mentale nécessaire pour accéder à une connaissance supérieure et sacrée. Ce n'est pas par hasard que nos ancêtres avaient institué de sévères initiations (devenues aujourd'hui parodiques dans les loges maçonniques), qui avaient pour but, étapes par étapes, de faire progresser l'esprit vers ces lumières salvatrices et ineffables.
Je vous laisse y réfléchir ; nul n'est contraint de donner son assentiment à cette perspective métaphysique sans l'avoir comprise et absorbée complètement. Le plus important est de la méditer, de se sentir stimulé voire provoqué dans nos certitudes, et de faire des expériences pour en savourer (ou non) les fruits. 
En attendant, j'espère avoir répondu à la question qui m'a été posée par quelques lecteurs désirant aller plus loin que la vulgate et que je félicite pour leur saine curiosité en ces temps de crétinisme généralisé.

Paul-Éric Blanrue

POUR ALLER PLUS LOIN :

- René Guénon, Introduction générale à l'étude des doctrines hindoues, Véga, 1983.
- I, L'Homme et son devenir selon le Vêdânta, Éditions traditionnelles, 1981.
- Id°, Les États multiples de l'être, Véga, 1980.
- Id°, La Métaphysique orientale, Éditions traditionnelles, 1970.
- Jean-Marc Vivenza, Le Dictionnaire de René Guénon, Le Mercure Dauphinois, 2002.
- Id°, La Métaphysique de René Guénon, Le Mercure Dauphinois, 2004.
- Georges Vallin, La Perspective métaphysique, Dervy, 1977.
- Michel Vâlsan, L'Islam et la fonction de René Guénon, Les Éditions de l'Oeuvre, 1984.