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lundi 28 septembre 2026
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mardi 22 septembre 2026
Mise au point pour les mythistes.
Bien avant le christianisme, les Anciens savaient contester leurs dieux. Zeus pouvait être ouvertement nié ; Diagoras de Mélos et Théodore de Cyrène rejetaient les dieux en général. Héraclès lui-même n’échappait pas aux railleries : selon une anecdote rapportée par Athénagore, Diagoras a brûlé sa statue en bois pour faire cuire ses légumes.
La contestation ne concernait donc pas seulement le dieu suprême : elle pouvait atteindre l’ensemble du panthéon.
Or, nous ne connaissons aucun texte antique affirmant que Jésus n’a jamais existé.
Les écrits juifs du Ier siècle, notamment ceux de Flavius Josèphe, ne nient pas son existence.
Les auteurs romains qui l’évoquent, comme Tacite, ne la contestent pas davantage. Même Celse, adversaire acharné du christianisme, attaque sa naissance, ses actes et ses prétentions divines : il présente un homme qu’il entend discréditer, non un personnage inventé.
Les passages du Talmud désignant Jésus, rédigés plus tardivement, relèvent eux aussi de l’accusation et non de la négation de son existence.
Ce contraste mérite d’être souligné, car il interdit de prétendre que les Anciens auraient été incapables d’envisager une telle négation.
Ils savaient rejeter les dieux. Pourtant, les adversaires antiques de Jésus dont nous conservons les arguments cherchent à le rabaisser, jamais à démontrer qu’il n’a pas vécu.
Paul-Éric Blanrue.
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