BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

mercredi 23 mars 2016

Exactitude ! Réponse aux calomnies. Communiqué de Paul-Éric Blanrue à propos du procès du 17 mars 2016.


"Les gens se vengent des services qu'on leur rend."
(Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit,  Denoël, 1932)


Il suffit que je m’absente une semaine pour qu’on raconte n’importe quoi à mon sujet ! Les capacités de l’être humain à croire les bobards et déformer la réalité jusqu’au délire m’étonneront toujours. "L'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges" disait La Fontaine, n'est-ce pas ? 

Petit rappel utile. Tout accusé a le droit de se défendre comme il l’entend ; en choisissant de se rendre ou de ne pas se rendre à l’audience, notamment. Par exemple, lors de "l’affaire du Zénith", sur mes conseils et sur ceux de Maître John Bastardi Daumont, Robert Faurisson ne s’est pas présenté à la barre. Bien lui en a pris : il a été relaxé. Prétendre ainsi, comme je le lis ou l'entends, que la présence de l’accusé serait une nécessité morale ou stratégique est une colossale ânerie, démentie par les faits les plus courants. Prétendre également connaître les raisons de son choix sans les lui avoir demandées auparavant relève de la mauvaise foi ou, le cas échéant, lorsqu’il s’agit de lui en faire grief, de la volonté de nuisance. Dernièrement, on aura reconnu l’action de quelques spécialistes de la chose.

Pour couper aux rumeurs malveillantes et aux tentatives d’intoxication de certaine secte désappointée que je dise la vérité sur elle, voici l’explication de mon absence fournie officiellement à mon avocat, Maître Paul Yon, et à la présidente du tribunal, le 17 mars 2016.

En tant que réalisateur du film “Un Homme” attaqué en justice par la Licra, j’ai été stupéfait de constater que, depuis plusieurs mois, Maître Damien Viguier appelait sur l’internet, dans des vidéos aussi grotesques que militantes, à transformer mon procès en un Grand Cirque tel qu’Égalité & Réconciliation a pris l’habitude d’en monter dès que cette association sent qu’elle peut en récolter divers fruits.

Or je tiens à signaler que Maître Viguier ne m’a jamais joint ce propos ; qu’il n’a pas même pris la peine de me demander une seule fois ce que je pensais de ses sorties virtuelles, ne serait-ce que pour m’informer de ses intentions et connaître les miennes. S’il m’avait appelé, ce qui eût été la moindre des courtoisies en pareil cas, je lui aurais répondu avec la dernière énergie que la mascarade qu’il proposait de jouer le 17 mars devant la XVIIe Chambre ne me concernait et ne m’impliquait en aucune façon. Et qu’elle tomberait lamentablement à l’eau, comme cela a été le cas, puisque peu de personnes ont pu assister au spectacle prévu.

Il convient de savoir que lorsque j’ai, pour la première fois, rencontré Maître Viguier, au moment de la sortie de mon film, cet avocat qui se présente aujourd’hui, avec des trémolos dans la voix, comme le fer de lance de la lutte contre la loi Gayssot et le Don Quichotte de la liberté d’expression, avait refusé de prendre ma défense. Il ne s’en vante pas ! Il ne se glorifie pas non plus d’avoir laissé tomber la défense de son client, M. Marc George, à l’automne dernier, entre la première instance et son verdict, M. George étant alors attaqué pour être un diffuseur de mon film. Quel chevalier blanc est-ce là ? Quel crédit lui accorder ?

Vu son passif, je n’ai aucune confiance en Maître Viguier et lui dénie le droit de parler en mon nom, y compris pour prétendument défendre mon documentaire.  Il ne me représente en rien, n’a nullement compris ce que j’ai voulu filmer et je tiens à faire savoir que je réprouve autant ses méthodes (lesquelles consistent à me mettre devant le fait accompli avec un singulier culot) que le choix de sa défense (laquelle revient à exalter son égo surdimensionné au détriment de la défense). La façon dont Maître Viguier instrumentalise mon film comme une publicité pour son groupe politique (alors que le site officiel de E&R n’a pas eu le courage de le diffuser lors de sa sortie !) n’est en aucun cas celle que j'ai choisie. Étant le réalisateur de ce film, je crois le connaître bien mieux que lui.

Ainsi donc, qu’ai-je voulu faire en réalisant "Un Homme" ? Je m’en suis déjà expliqué devant la Cour lors de la première audience (environ deux heures d’interrogatoire)  ainsi que dans diverses interviewes filmées ou écrites. M’inspirant des Archives du XXe siècle de l’INA, j’ai voulu donner la parole durant une heure et demie à un homme auquel depuis 1974, on a, à de rarissimes exceptions près, refusé l’accès aux médias. J’ai voulu montrer le Diable, le Monstre, le premier représentant en France après Paul Rassinier, des "fortes têtes du mensonge", des "gangsters de l’histoire" (Le Monde, 5-6 juillet 1987, p. 31). En pareil cas, un débat ne peut s’instituer, ou une véritable compréhension du personnage ne peut avoir lieu, qu’à partir du moment où le perpétuel accusé a été entendu. Le public de la télévision savait ce qu’on disait que M. Faurisson avait, paraît-il, dit, mais il continuait largement à ignorer ce que M. Faurisson avait à dire, lui, en personne. Mon film était une sorte d’ "Accusé, levez-vous et dites ce que vous avez à dire".

Ce film se présente ainsi comme un documentaire historique ; à l’avenir, les historiens pourront s’y reporter pour exercer sur lui leurs talents critiques, le blâmer ou le louer. C’est un instrument de travail unique en son genre et dont je suis particulièrement fier.

Ce documentaire se veut sérieux et précis. On est loin de la vulgarité et de la mélasse intellectuelle des amis de M. Alain Bonnet, dit Soral. Suis-je de parti pris ? Dans ce film,  je me suis privé de commentaires, laissant s’exprimer mon interlocuteur. Je ne suis sorti de mon rôle d’historien objectif que lorsque j’ai choisi un titre ; ce titre, soufflé par Yann Moix (comme je l'ai signalé à la présidente en juin dernier), consiste à dire que Robert Faurisson, pour le réalisateur que je suis, n’est pas le Diable, mais un homme et, qu’en tant qu’homme, il doit bénéficier des mêmes droits que les autres hommes.

Tout le reste est au mieux incompréhension, au pire interprétation malveillante, extrapolation oiseuse, billevesées, diffamation militante.

Sachant que Maître Viguier est le conseiller juridique, l’avocat et le proche de M. Alain Bonnet, dit Soral, avec qui mes désaccords sont publics (lire ma préface au livre de Salim Laïbi, intitulée “Pourquoi je n’ai jamais été soralien”),  il m’a semblé, en outre, être la personne la moins qualifiée pour intervenir dans un procès où mon film était sévèrement mis en cause. Qui peut penser qu’un avocat travaillant pour un adversaire adopte à l’endroit de mon oeuvre une défense appropriée ?

J’ignore quel objectif réel poursuit Maître Viguier, mais il a délibérément choisi de s’emparer de mon film sans mon aval et pour des intérêts qui ne sont pas les miens. Estimant qu’en sa présence mes intentions seraient notablement déformées, j’ai choisi en toute conscience de ne pas comparaître devant le tribunal qui instruisait cette affaire.

C’est aussi simple que cela.

J'en profite pour m'étonner que les propos à la barre de mon avocat, Maître Paul Yon, qui était il y a six mois encore, celui de Faurisson, n'aient pas été repris : il y a expliqué que, entrant dans la salle d'audience, certaines personnes d'une certaine secte l'ayant reconnu comme étant mon avocat ont dit dans son dos qu'elles m'attendaient pour me "casser la gueule". Belles méthodes, joli mensonge par omission de la part de ceux qui plastronnent aujourd'hui. Exactitude, exactitude !

Puisque certains aiment à s’écouter parler sur le Net, j’informe ceux que ma parole intéresse que je m’exprimerai plus longuement sur le sujet dans quelque temps. Sans concession. Et sans me gêner. Je peux vous garantir qu’il y aura des surprises. On ne gagne jamais par le mensonge, fût-il répété comme une incantation par un gourou dingo.

Paul-Éric Blanrue


vendredi 1 janvier 2016

"La France maçonnique" de Paul-Éric Blanrue et Julien Teil : un film unique et sans tabou sur la nébuleuse la plus secrète de France ! Avec Emmanuel Ratier, Dieudonné, Jean-Yves Le Gallou, Jean Solis, Stéphane Blet, Pierre Hillard et Jean-Pierre Servel, Grand maître de la Grande loge nationale française.

Première partie mise gracieusement à la disposition du public


Le DVD est disponible au prix de 15 € auprès d’Amazon à l’adresse suivante : LIEN 


En streaming (location à 4,90 € ou téléchargeable 8,90 € ) à cette adresse : LIEN


"Jeu de pistes, tempo équilibré, subtilement scandé, entretiens denses et pénétrants, aucun sectarisme..." (Claude Bourrinet, Boulevard Voltaire) 


"Ce documentaire, habilement tissé d’un va-et-vient entre le narrateur, les membres actuels et anciens de la franc-maçonnerie, et autres intervenants, reflète tout le mystère entourant l’organisation." (Julie Lévesque,  Mondialisation.ca)


"Unique en son genre, le documentaire de Paul-Eric Blanrue et Julien Teil nous plonge au cœur d’une des organisations les plus mystérieuses de la République." (Agence Info libre)

"Sortir des fantasmes, explorer les faits, et donner la parole aussi bien à des initiés qu’à leur détracteurs dans un souci d’objectivité est la méthode retenue dans cette quête de vérité. " (Baptiste Mannaia, Cercle des Volontaires)

"Beaucoup de critiques de tous les c... qui parlent sans l'avoir vu !" (Jean Solis, éditeur, auteur)

"Les différents contributeurs de ce documentaire évoquent, avec force détails pour certains, son influence considérable dans toutes les sphères de la société française. " (Henry Bordier, Polémia)

"Très bien fait et instructif ! " (Jean-Yves Le Gallou, fondateur de Polémia)


Photo du DVD par Stéphanie Flamme, qui a en a très bien saisi l'esprit

mardi 22 décembre 2015

« La France maçonnique » de Paul-Éric Blanrue : la critique enthousiaste du site Polémia.




Faire un film de moins d’une heure sur la franc-maçonnerie, c’est le pari tenu et réussi par Paul-Eric Blanrue qui réunit dans ce documentaire plusieurs dignitaires maçons ainsi que diverses personnalités, comme Jean-Yves Le GallouEmmanuel Ratier ou Pierre Hillard, tous invités à parler serment maçonnique, importance de symboles ou poids des loges dans notre pays. 
Même si tous les secrets de la franc-maçonnerie ne sont pas percés, et plus particulièrement l’étendue de son rôle dans le déclenchement de la Révolution française, force est de constater que les différents contributeurs de ce documentaire évoquent, avec force détails pour certains, son influence considérable dans toutes les sphères de la société française. 
Véritable religion d’Etat pour un homme comme Vincent Peillon, la franc-maçonnerie, comme ont pu le montrer Pierre Hillard ou Jean-Yves Le Gallou en évoquant « l’affaire des fiches » qui contribua à un certain désarmement de l’armée française à la veille de la Guerre de 1914, gangrène le monde politique, qu’il s’agisse du rôle délétère des loges sous la IIIe République ou de la puissance des réseaux maçons dans la France de 2015. « On le voit avec le gouvernement Valls. Il y a un triangle très fort, si on prend Valls, le premier ministre, Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Le Drian, ministre de la Défense et dont le cabinet est truffé de camarades d’obédience », précise Jean-Yves Le Gallou, victime de la puissance de ces réseaux au cours de sa carrière dans la Haute Administration. On a pu vérifier la puissance de ces derniers lors de l’adoption du Mariage Pour Tous, ou, très récemment, entre les deux tours des Régionales, avec le véritable tour de passe-passe réalisé en Nord-Pas-de-Calais et en PACA au détriment des électeurs de gauche et à seule fin de priver le Front national de la gestion d’une région.
L’intervention d’Emanuel Ratier permet de pénétrer au cœur des Fraternelles et de montrer, documents à l’appui, que ces dernières inspirent, dirigent et téléguident la plupart des lois qui sont votées par le Parlement. Il dresse également le portrait de Michel Rey, un des protagonistes de l’Affaire Urba-Gracco, grand ponte du Parti socialiste – impliqué par ailleurs dans l’achat du siège du Parti républicain – et qui fut condamné en mai 2000 pour trafic d’influence sur les marchés publics mais ne fut jamais suspendu par la franc-maçonnerie !
Le grand maître de la Grande Loge nationale française (GLNF) Jean-Pierre Servel affirme sans sourciller que « la GLNF ne joue aucun rôle politique et ne s’investit pas dans un discours sociétal » : des propos démentis, bien sûr, par l’adoption des lois Neuwirth, Veil ou celle qui a instauré le Mariage pour Tous.
Dernier témoin du documentaire de Paul-Eric Blanrue : Dieudonné. Il concède bien volontiers avoir été invité en 2001 au titre de conférencier au Grand Orient de France afin de plancher sur le thème du «  pouvoir métissé » et rappelle qu’il n’a jamais été réinvité.
La franc-maçonnerie intrigue et le film de Paul-Eric Blanrue permet de dénouer les fils de l’écheveau. Il manque cependant la contribution des intouchables de la rue Cadet…

Henry Bordier
20/12/2015

- Le DVD est disponible au prix de 15 € auprès d’Amazon à l’adresse suivante : La France maçonnique
- Egalement téléchargeable en streaming (location à 4,90 € ou 8,90 € ) à cette adresse : La France maçonnique




Les plus beaux "Joyeux Noël" du journal Tintin.

mercredi 16 décembre 2015

Tribune libre - L'artiste Krapo, dessinateur de l'affiche "La Bête Immonde" de Dieudonné et de visuels pour Soral, tourne la page et s'explique sur son blog !



Le naufrage


La bouée est en promo à 19,99€ sur la boutique !
La bouée est en promo à 19,99€ sur la boutique !
Il rame, il rame le crapaud pour ne pas être aspiré dans le tourbillon…
Pourtant je n’ai pas de regrets. J’ai aimé dessiner l’affiche de Dieudo. Je me suis beaucoup amusé en faisant quelques visuels pour Soral. J’ai aussi été très fier que certains de mes dessins soient publiés dans les almanachs. On ne m’a forcé à rien. Je croyais sincèrement en eux, naïvement même. J’étais toujours en première ligne pour les défendre (Mon article en faveur de Dieudo de janvier 2014).
Aujourd’hui l’humoriste se prend au sérieux et ne me fait plus vraiment rire. Le « penseur » tourne en rond et cherche le buzz à tout prix. Il n’agite plus mes neurones mais mes plus bas instincts. Comment peut-on se prétendre anti-système quand on vend des T-shirts fabriqués en Chine ou au Pakistan ? Cousus par des gamins qui crèvent de faim ? Peut-être faits avec du coton vendu par Daesh ? Ou quand on monte une société de comparateur d’assurances… Pour nous permettre de payer moins cher ? Attendez, c’est comme si Coluche, au lieu de fonder les Restos du Coeur, avait créé l’application quiestlemoinscher.com. Ridicule.
Il ne fallait pas se prendre autant au sérieux. Ou alors entrer vraiment dans le sérieux et montrer l’exemple. Le sérieux a tout tué. Céline disait : « Il y a très peu de légerèté chez l’Homme. Il est lourd n’est-ce pas ! Et alors maintenant, il est extraordinaire de lourdeur. »
Pourtant, pour beaucoup d’entre-nous, ils ont été des déclencheurs. Des fenêtres dans nos vies vers d’autres horizons. Et nous devons les remercier pour cela. De déclencheurs, il ne faudrait pas qu’ils deviennent maintenant fossoyeurs de nos espoirs de liberté. Car nous sommes ainsi faits qu’à peine libérés du joug de notre maître, nous courons donner toute notre confiance à un autre qui nous parait plus doux. Perdant en chemin notre esprit critique et notre capacité à nous remettre en question.
Or, que nous proposent-ils réellement aujourd’hui ? Pour l’un de faire jusqu’à 30% d’économie sur notre assurance voiture ? Pour l’autre de voter Front National (en fait non), (pardon en fait si) ? S’il existe, le système n’a plus rien à craindre d’eux. Ils nous ont certes aidé dans notre cheminement personnel, mais ne sont pas l’alpha et l’omega de la résistance.
Gardons les meilleurs mots d’esprits de l’humoriste, faisons vivre cet humour là au quotidien. Gardons aussi les meilleures analyses du polémiste, lisons les livres qu’il publie. Mais surtout, gardons une totale indépendance d’esprit et sachons trier le bon grain de l’ivraie.
Les héros n’existent que dans les romans. Arrêtons de croire qu’ils vont venir nous sauver et mettons nous à la tâche : nous avons un monde à reconstruire.
L’avenir est entre nos mains.
Krapo
L'affiche de l'avant-dernier spectacle de Dieudo par Krapo

 article repris de : https://labavedukrapo.wordpress.com/
avec l'autorisation de son auteur

mardi 15 décembre 2015

La France maçonnique : "Ce documentaire, habilement tissé d’un va-et-vient entre le narrateur, les membres actuels et anciens de la franc-maçonnerie, et autres intervenants, reflète tout le mystère entourant l’organisation" (Julie Lévesque, sur Mondialisation.ca)

Avec ses origines obscures, ses rituels initiatiques et ses poignées de mains secrètes, la franc-maçonnerie intrigue. Nombreux sont ceux qui se questionnent sur les véritables intentions de ce cercle fermé auquel on ne peut appartenir que si l’on est recruté. La franc-maçonnerie est-elle une sorte d’éminence grise du pouvoir de la République française? Influence-t-elle clandestinement les élus ou ses membres sont-ils eux-mêmes des élus au cœur des décisions? La franc-maçonnerie est-elle la religion de l’État français?
C’est à ces questions que le documentaire de Paul-Eric Blanrue et Julien Teil, La France Maçonnique, tente de répondre à l’aide d’entrevues avec d’anciens et d’actuels maçons, dont Jean-Pierre Servel, le grand maître de la Grande Loge nationale française, des chercheurs, des personnalités politiques et des artistes, y compris la bête noire de la République, l’humoriste Dieudonné.
Le grand maître de la Grande Loge nationale française (GLNF) Jean-Pierre Servel affirme que « la GLNF ne joue aucun rôle politique. À l’instar des 200 grandes loges du monde, elle ne s’investit pas dans un discours sociétal ou politique. »
Pourtant de nombreuses lois se sont inspirées de la franc-maçonnerie et il est reconnu que cette dernière a inspiré les révolutions de 1830 et 1848. Alors que le grand maître de la GLNF prétend que le rôle qu’a joué la franc-maçonnerie dans la révolution française est « souvent exagéré », le narrateur, l’historien et auteur Paul-Eric Blanrue, nous informe que « de nombreux ministres et préfets du premier empire, ainsi que des membres de la famille Bonaparte, dont Joséphine, la femme de Napoléon, étaient membres de la franc-maçonnerie ».
Ce documentaire, habilement tissé d’un va-et-vient entre le narrateur, les membres actuels et anciens de la franc-maçonnerie, et autres intervenants, reflète tout le mystère entourant l’organisation. Si l’on en croit ses membres, la franc-maçonnerie n’a aucune influence et son but ultime n’est rien d’autre que le perfectionnement moral, ce que remettent en question plusieurs autres personnes interviewées, dont d’anciens maçons et feu Emmanuel Ratier, journaliste, politologue et éditeur.
Emmanuel Ratier nous entraîne au cœur des fraternelles, que le pianiste et ancien maçon Stéphane Blet décrit comme étant « des sortes d réseaux parallèles au sein des loges maçonniques ». Selon ce dernier, ces réseaux sont problématiques :
« Lorsque un groupement de métiers, par exemple des juges, des avocats, des médecins et des journalistes se regroupent à l’intérieur de la maçonnerie pour former vraiment un lobby [les fraternelles], ça pose un problème. Les loges normalement sont censées représenter, même si je n’ai jamais vu d’ouvrier malheureusement ou de chauffeurs de taxi en loge, mais on est censé représenter un petit peu la société telle qu’elle est. Seulement, là, les fraternelles, ça pose un problème surtout lorsqu’il s’agit effectivement de juges [...] »
Emmanuel Ratier nous montre comment les fraternelles agissent directement sur les lois qui sont votées par le parlement en dévoilant une série de communiqués de diverses fraternelles, dont celle de la Défense, comprenant les grandes lignes des sujets de discussion abordés lors de réunions, de cocktails etc. Il brosse également le portrait fascinant de Michel Reyt, « grand patron des fraternelles et l’un des plus grands secrets de la franc-maçonnerie contemporaine ». Ce dernier, ancien caissier du Parti socialiste et membre du Grand Orient de France, a été condamné en mai 2000 pour trafic d’influence dans les marchés publics.




Pour le grand maître Servel, les fraternelles « ne sont pas du domaine des obédiences [regroupement de loges] » :
« Ces fraternelles ont nécessairement pour objet parfois l’entraide entre membres de ces groupes, mais cela échappe à la maçonnerie… ce n’est pas l’objet vraiment de la franc-maçonnerie et ça peut être très sain comme ça pourrait également devenir malsain. »
Cette réponse explique à elle-seule pourquoi ce documentaire nous laisse un peu sur notre faim, comme bien des documentaires sur la franc-maçonnerie : même si le sujet est bien traité, les francs-maçons ont la fâcheuse habitude de donner des réponses vagues ou peu convaincantes. S’agit-il d’une seconde nature acquise au gré des rituels maçonniques ou les maçons sont-ils recrutés entre autres pour leur aptitude à répondre d’une manière évasive et nébuleuse ayant pour effet de nourrir l’atmosphère énigmatique planant autour de ce club sélect?
Étrangement, si le secret est une caractéristique fondamentale de cette mystérieuse société, ses membres ont tous tendance à minimiser son importance au point de ridiculiser ceux et celles qui se questionnent à son sujet. À les entendre, le secret maçonnique est quelque chose d’accessoire, de superflu, dont on exagère la portée.
C’est quoi le secret maçonnique? « Moi personnellement je trouve ça louche », admet Dieudonné, l’humoriste mal aimé du pouvoir, invité en 2001 à titre de conférencier par le Grand Orient de France afin de discuter du thème « Vers un pouvoir métissé ». « On m’a sûrement identifié comme un fouteur de merde parce que je n’ai pas été réinvité », commente l’humoriste.
Et ce n’est sûrement pas aujourd’hui qu’on le réinviterait. Selon l’intellectuel et haut fonctionnaire Jean-Yves Le Gallou, la présence de maçons au sommet de la hiérarchie de l’actuel gouvernement français confirme l’influence de la franc-maçonnerie dans la vie politique du pays : « On le voit avec le gouvernement actuel, le gouvernement Valls, il y a un triangle qui semble très fort, si on prend Valls, le Premier ministre, Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Le Drian, ministre de la Défense et dont le cabinet, notamment civil, est truffé de camarades d’obédience. »
Julie Lévesque

dimanche 13 décembre 2015

L'homme de la soirée : Charles Maurras !

Charles Maurras est l'homme de la soirée ! Une nouvelle fois !
Le FN est largement battu au second tour et ne remporte aucune région. Comme toujours, on nous avait menti. Les élections n'ont pas suivi le scénario apocalyptique décrit par la classe médiatico-politique. 
Cela fera-t-il réfléchir nos chers démocrates, pour qui le bulletin de vote est l'alpha et l'omega de la vie politique ?
Faut-il continuer de miser tous les espoirs dans les urnes ?
J'en profite pour reposer ma question de la semaine dernière, car c'est dans ces cas-là, quand la raison rencontre la passion, qu'il faut y réfléchir : Depuis cent ans, quelles élections ont-elles endigué le déclin de la France et l'ont-elles remise sur le chemin de la grandeur ?
Devant les résultats (très largement prévisibles) de ce soir, ceux qui ne l'ont pas fait peuvent se mettre à lire, sans perdre une minute, Mes idées politiques (1937) de l'immense Charles Maurras, qui a osé dire que "la démocratie c'est le mal, la démocratie c'est la mort". 
Il ne s'agit pas de conserver en place les hommes ayant le pays en charge, au contraire ; mais comme le suffrage universel est par nature conservateur, il ne faut jamais en espérer une révolution. Il faut autre chose. Quoi ? Lisez Maurras, il vous le dira et le démontrera.

Paul-Éric Blanrue




Le suffrage universel est conservateur. Nous n'avons  jamais  songé à supprimer le suffrage universel. On peut dire que le suffrageuniversel doit élire une  représentation  et non un gouvernement,  sans vouloir supprimer ce suffrage, et en voulant tout le contraire.
Car ce suffrage, entre bien des vertus ou bien des vices, possède une propriété fondamentale,  inhérente à son être même : le suffrage universel est conservateur.
Les théoriciens plébiscitaires n'ont pas tort de comparer le suffrage universel à la « masse » des  physiciens. Il est a peu près aussi « inerte » qu'elle. Leur tort est de mal appliquer cette vérité, et  de considérer un suffrage inerte soit comme le moyen de créer le Souverain, soit comme un ressort d'opposition et de révolution. Leur erreur sur le premier point est évidente. Sur le second, il suffit de songer qu'il faut un prestige bien fort, une popularité bien puissante pour émouvoir, pour ébranler un pesant amas de volontés qui ne concordent que dans l'idée d'un profond repos. L'appel au peuple peut être un utile et puissant levier dans les périodes de trouble, quand le gouvernement hésite et incline de lui même à la mort. Il ne vaut pas grande chose dans les autres cas. Il ne vaut rien contre un parti bien constitué, fort, uni, résolu à exploiter la nation jusqu'à l'os.
Hors les heures critiques, et tant qu'il paraît subsister un ordre matériel quelconque, le suffrage universel conserve tout ce qui existe, tout ce qui tend à exister. Il est conservateur de ce qui dispose de la puissance, de ce qui paraît bénéficier du succès : radical, si le gouvernement tend au radicalisme ; socialiste, si le socialisme paraît dominer le gouvernement.
La foule acquiesce, suit, approuve ce qui s'est fait en haut et par dessus sa tête. Il faut des mécontentements inouïs pour briser son murmure d'approbation. La foule ressemble à la masse : inerte comme elle. Ses violences des jours d'émeute sont encore des phénomènes d'inertie ; elle suit la ligne du moindre effort ; il est moins dur de suivre des penchants honteux ou féroces que de leur résister par réflexion et volonté. La faculté de réagir, très inégalement distribuée, n'arrive à sa plénitude que dans un petit nombre d'êtres choisis, seuls capables de concevoir et d'accomplir autre chose que ce qui est.
Le nombre dit amen, le suffrage universel est conservateur.

Charles Maurras, Mes idées politiques, 1937.