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dimanche 3 juin 2018

Liberté de migrer, liberté d'accueil.

"Émigrants traversant la plaine", Albert Bierstadt (1867)

A-t-on le droit moral de quitter son pays et de migrer ? Oui !
A-t-on le droit moral d'obliger les gens du pays où l'on veut se rendre de nous accueillir et les contraindre à pourvoir à nos besoins ? Non !
La liberté de se mouvoir d'un migrant ne peut en aucun cas être supérieure à la liberté qu'a l'autochtone de consentir à l'accueillir et à couvrir ses frais.
Une aide doit être un acte bénévole, consenti, volontaire, jamais une obligation imposée par l'État ou un lobby. "Il y a certaines choses essentielles qui, de par la nature des choses et la nature de l'homme, sont inaliénables, c'est-à-dire qu'on ne peut en fait, même si on le voulait, les donner à quelqu'un d'autre. Plus spécifiquement, une personne est incapable d'aliéner sa volonté, c'est-à-dire le contrôle qu'elle exerce sur son esprit et sur son corps à elle. Chaque homme détient le contrôle de son esprit et de son corps. Chaque homme détient le contrôle de la volonté de sa personne",  écrit le fervent libertarien Murray Rothbard.
ll convient ainsi de supprimer toutes les aides publiques aux clandestins. Nul ne peut être contraint d'aider des migrants, qui pis est des migrants illégaux. Nul ne peut être obligé par quiconque de coopérer avec des gens vivant dans l'illégalité, ni de partager leurs rêves, leurs espoirs, leurs motivations ou leurs chimères : "Fraternité ! Lien des âmes, étincelle divine descendue du ciel dans le coeur des hommes, a-t-on assez abusé de ton nom ? C'est en ton nom qu'on prétend étouffer toute liberté. C'est en ton nom qu'on prétend élever un despotisme nouveau et tel que le monde n'en a jamais vu ; et l'on pourrait craindre qu'après avoir servi de passeport à tant d'incapacités, de masque a tant d'ambitions, de jouet à tant d'orgueilleux mépris de la dignité humaine, ce nom souillé ne finisse par perdre sa grande et noble signification", disait déjà Frédéric Bastiat au XIXe siècle.
Les dépenses publiques n'étant rien d'autre que l'argent des contribuables, c'est aux contribuables de décider où va leur obole. C'est à la charité privée et aux associations humanitaires de s'occuper des clandestins avant leur rapatriement.
Si l'on entend défendre la liberté dans un sens (celui du migrant dans son pays de départ), il faut accepter la liberté dans l'autre sens (celui de l'autochtone dans le pays d'arrivée).
"En se protégeant soi-même, on protège les autres. En protégeant les autres, on se protège soi-même" (Sedaka Sutta).

Paul-Éric Blanrue