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vendredi 15 juin 2018

Bourrage de crâne et enseignement étatique.

"L'État s'arroge le droit de faire enseigner ce qui lui plaît, non pas seulement en imposant aux instituteurs et aux professeurs des ouvrages tendancieux, quand ils ne sont pas bourrés d'erreurs calculées : il entend façonner à son gré l'intelligence de la nation en lui imposant des programmes d'études très délimités... On dira que l'enseignement est libre. Ceux qui ne veulent pas envoyer leurs enfants aux Lycées de l'État n'ont qu'à les envoyer dans des maisons privées d'instruction. Mais d'abord, ces parents qui n'utilisent pas l'enseignement de l'État le payent de leurs sous... Puis l'État ne se contente pas d'établir les programmes d'enseignement. Il s'est réservé le droit de donner la sanction de cet enseignement. Il exige, pour délivrer un diplôme, que le candidat justifie, non pas qu'il est instruit, mais qu'il est instruit de ce que l'État veut que l'on sache, comme il veut qu'on le sache. Ainsi les établissements privés sont obligés de se conformer aux programmes officiels... Qui dit Démocratie dit Étatisme. La démocratie, pour durer, a besoin du vote des citoyens. Elle est sûre de leur vote qu'à la condition de leur pétrir l'intelligence et la conscience... On a cru s'affranchir par la démocratie de tyrannies accidentelles et transitoires, mais l'on est tombé, grâce à elle, sous une tyrannie nécessaire et durable."
Charles Maurras, Pour en sortir, 1925.