BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

jeudi 3 mai 2018

Toujours à propos du bicentenaire de la naissance de Marx, cet imposteur.



Petit débat amusant (parfois futile) avec des paléo-communistes sur le compte FB de Jean Bricmont. Rions un peu !


Paul-Éric Blanrue : "anticapitaliste" ne veut rien dire.
Diane Gilliard : ???
Frédéric Busschaert : Ça veut dire collectiviste, non ?

Paul-Éric Blanrue : En quoi le collectivisme est-il anticapitaliste ? Si capitalisme signifie "économie de marché", comment comptent-ils en sortir ? En nationalisant tout ? En mettant le pays en autarcie ? En mangeant des cailloux ?
Michel Rey : Quel ramassis de banalités, dignes d'un repas d'affaires entre grands banquiers (les nationalisations, ma chêêêre, quelle horreur !). J' ai le vague souvenir d'une époque pas très lointaine où vous vous essayiez au "non-conformisme" : vous êtes sagement revenu au bercail, vous avez bien fait.
Paul-Éric Blanrue : Les nationalisations ça ne marche pas. On l'a vu en 1981-2-3. Le non-conformisme ne revient pas à se donner corps et âme à l'État-papa, mais à s'en détacher. Comme un grand. Pas besoin d'être banquier (lesquels se servent d'ailleurs de l'État, qui les sauvent en raison du "too big to fail"), il suffit d'être un homme libre. Quant aux cartels des banques, je suis pour leur écroulement ; et aussi pour le dynamitage des banques centrales. Voilà ma philosophie, mon brave monsieur.
Michel Rey : Les "nationalisations " de 1982/83 n'en étaient pas : il s' agissait de cadeaux énormes faits aux actionnaires. Sans doute n' êtes vous pas banquier, mais votre point de vue ("L'homme libre" qui n'a besoin que de lui-même -wwouâââh , quel mec !-) est effectivement une des principales banalités dont nous abreuvent les gens qui se prennent pour des gagneurs (j'entendais déjà ce discours avant votre naissance).
Paul-Éric Blanrue : La nationalisation était une belle foirade comme les 70 ans de communisme soviétique, et toutes les "expériences communistes" du monde, avec leurs massacres afférents et leur splendide dictature de la pensée. Je comprends bien que vous ne puissiez pas comprendre ce qu'est un homme libre, vous avez besoin de votre État-papa pour vous rassurer quand vous faites des cauchemars 
Eliane Marcato : Paul-Éric Blanrue Allez vivre aux Usa
Paul-Éric Blanrue : Mais je vis où je veux et je pense ce que je veux. Ah ces cocos et leurs déplacements de population ! Vous ignorez totalement le concept de souveraineté individuelle. "Sur sa propre personne nul n'a de droit sauf lui-même" (John Locke) - lui-même et Dieu pour ceux qui y croient. C'est le seul principe compatible avec une éthique universelle.

2° Une réponse sur le compte FB de Blanrue à son ami Claude Bourrinet sur Marx, le capitalisme et le Plan. 

Ces "nationalisateurs" et planificateurs en carton-pâte ne connaissent rien à la science économique, ils rabâchent les cours du soir du parti. Ils ne font pas d'économie mais de l'idéologie. Le capitalisme n'est pas né dans la cervelle d'un hégélien de Trèves ou dans celle d'un penseur inspiré, il a été un développement naturel de l'histoire. Dans sa version marchande, je ne cesse de le dire, il s'est développé depuis les pays libres du Nord ou les cités-État italiennes comme Venise, qui, que je sache, n'est pas synonyme d'horreur économique ou démocratique. Les planificateurs croient à la toute-puissance de la raison raisonnante, mais ils ignorent les leçons de l'école de Salamanque (Espagne, XVIe siècle) que Hayek a réhabilitée, laquelle posait, avec une prudence aristotélicienne, la "théorie de l'inconnaissance" : on ne peut pas prédire l'avenir, incertain par nature, on ne sait pas quoi produire, ni comment, ni pour qui, ni le juste prix, ni le juste salaire. Il n'y a pas d'objectivité en ces matières. Le prix se fait sur le marché, tout comme on ne connaît les besoins que dans une économie ouverte et concurrentielle. Dans le Plan, par surcroît, la liberté de l'homme est niée. Marx s'est trompé sur tout et a fait un maximum de mal dans d'excellentes cervelles. Quand on nous ressort avec gourmandise des passages dans lesquels il se gausse des méfaits du capitalisme, on se moque de nous. Non seulement Marx a reconnu les mérites du capitalisme, mais il espérait qu'il allait se répandre partout, car, selon lui, qui se vantait d'être un "citoyen du monde", ce mode de production détruisait les frontières, les coutumes, les religions, toutes choses qu'il haïssait. Il misait simplement, en "hégélien inversé", au nom de la dialectique, sur le fait que les contradictions capitalistes le feraient s'écrouler et que le prolétariat, promu nouveau messie, prendrait ensuite les rênes et imposerait ses valeurs, comme la bourgeoisie avait pris la suite de la noblesse en 93. L'une de ses innombrables erreurs a été de calquer son histoire universelle sur la seule révolution française, comme si elle était l'étalon de toute vérité future, alors que les choses ne se sont pas passées ainsi en Angleterre avec la Grande révolution, ni lors de la révolution américaine. Toutes ses prédictions concernant la révolution dans les pays capitalistes se sont révélées fausses : elles n'ont pas eu lieu en Angleterre, comme il l'avait pronostiqué, mais dans les pays en voie de développement ou ceux qui commençaient avec retard leur révolution industrielle. Or c'était un des piliers de son système. Un autre pilier c'était la valeur travail, reprise à Smith et Ricardo. Pour lui la valeur (d'échange) c'est la dose de travail incorporée dans la marchandise. Donc, poursuit-il, comment le capitaliste gagne-t-il de l'argent ? En faisant travailler l'ouvrier le plus possible et en le payant le moins ! C'est facile, ça se comprend vite, pas la peine de trop faire fonctionner son cerveau. C'est la "plus-value" et la théorie de "l'exploitation de l'homme par l'homme". Seulement c'est faux de bout en bout. De nombreux économistes ont démontré, par des exemples simples, à quel point Marx se gourait. Si je peins pendant dix ans une croûte, elle ne vaudra pas une banane, mais si un nouveau Titien peint un chef d'oeuvre en une heure, son tableau vaudra cent mille fois plus que ma croûte. Ce n'est donc pas ma dose ou mon temps de travail qui fait la valeur de ma marchandise. La valeur c'est l'utilité, le désir, la rareté, le coût de production, etc., et c'est surtout la valeur du service subjectif rendu, de quelque nature soit-il, aussi immatériel soit-il. Cette valeur ne se connaît qu'au moment de l'échange, et non dans les bureaux des technocrates planificateurs malgré tous les ordinateurs du monde. Toutes les autres pseudo lois de l'imposteur Marx se sont révélées inexactes, comme la "baisse tendancielle du taux de profit", la "loi de concentration" ou "la loi de paupérisation générale" (il pariait sur un appauvrissement constant du prolétariat, alors qu'on a assisté à la formation d'une immense classe moyenne et que depuis 50 ans le pouvoir d'achat des salaires a augmenté plus vite que le pouvoir d'achat des profits). Il prophétisait aussi des crises de surproduction : on est au contraire dans le besoin permanent. Le pire de tout a peut-être été sa philosophie, qui a déstructuré la pensée classique : en bon matérialiste ultra, il a estimé que "l'essence de l'homme était l'ensemble des rapports sociaux", autrement dit, pour lui, il n'y avait pas de nature humaine, les hommes ne sont que ce qu'en fait la société, ce qui a donné aujourd'hui le "gender" (hommes et femmes ne sont que des constructions sociales) et autres dégénérescences de la pensée en route pour la crétinisation générale. Et les anti-système se réclament de ce zozo !