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mercredi 15 février 2012

Deuxième Conférence Internationale sur l’Hollywoodisme et le Cinéma Mondial à Téhéran : compte rendu de Marie Bruchet.

Marie Bruchet, en compagnie du professeur Faurisson et de Rachid Benaïssa.

La deuxième Conférence internationale sur l’Hollywoodisme et le cinéma mondial s’est tenue du jeudi 2 au samedi 5 février 2012 dans le cadre du 30ème Festival international du Cinéma à Téhéran. Elle a rassemblé des intellectuels venus du monde entier, dont une importante délégation française. Cette dernière comprenait MM. Robert Faurisson, Paul-Éric Blanrue (représenté), Vincent Reynouard (représenté), Dieudonné M’bala M’bala et Mme Maria Poumier.

Vincent Reynouard y avait été invité par les autorités iraniennes. Toutefois, sous le coup d’un contrôle judiciaire qui lui interdit, entre autres, de quitter le territoire national, il n’a pu s’y rendre. J’y suis donc allée à sa place, pour le représenter et pour y faire l’exposé qu’il avait préparé. Ces quatre jours resteront à jamais gravés dans ma mémoire.

L’objectif de la conférence était double :

- réunir des gens soucieux de combattre le sionisme qui empoisonne le milieu cinématographique et qui, par là même, répand sa propagande mensongère et totalement dénuée d’humanité ;
- proposer des solutions concrètes pour améliorer le cinéma hollywoodien.

Le programme de ces trois jours était le suivant :

1/ Hollywood et l’éveil du monde : le rôle du cinéma dans l’éveil du monde ;
2/ Hollywood et le sionisme : le révisionnisme historique, les techniques hollywoodiennes dont le but est de détourner les événements internationaux à l’avantage des intérêts sionistes, l’influence d’Hollywood sur l’opinion publique ;
3/ Hollywood et les valeurs humaines : la promotion de la violence par les films hollywoodiens.

Le jeudi 2 au matin, le Président de la République Islamique d’Iran, M. Mahmoud Ahmadinejad, remettait un prix à MM. Robert Faurisson, Vincent Reynouard, Mme Maria Poumier et à d’autres intellectuels afin de récompenser leurs efforts dans le combat antisioniste. Le prix, magnifique recueil de poèmes de Omar Khayyam, grand poète et savant persan ayant vécu aux XIe et XIIe siècles, fut particulièrement apprécié pour ses illustrations délicates et superbement ciselées.

1/ Hollywood et l’éveil du monde : le rôle du cinéma dans l’éveil du monde

Dans une intervention préliminaire en début d’après-midi, le Ministre de la Culture et de l’Orientation Islamique d’Iran, M. Mohammad Hosseini, exposa la situation géopolitique actuelle.
Selon lui, les « valeurs » sionistes ont pénétré tous les domaines de la vie quotidienne. Par conséquent, il est impératif et urgent que « le monde se réveille » et trouve des solutions concrètes.
Dans le domaine culturel, les films hollywoodiens sont la première cible des antisionistes. Faciles d’accès et peu onéreux, ils font logiquement partie du quotidien, ce qui rend la tâche plus difficile à ceux qui veulent les éliminer. Pour y parvenir, il est nécessaire de démonter les rouages de l’industrie d’Hollywood afin de mieux les comprendre, donc de mieux les maîtriser et, ainsi, de les contrer, voire ― idéalement ― de les détruire complètement.
Selon M. Hosseini, il est primordial que la domination des médias par les sionistes soit bien reconnue et identifiée par les populations du monde. Cette prise de conscience nécessaire conditionne le combat contre le sionisme.
Et d’ajouter :

« L’Occident doit maintenant se réveiller. Nous l’attendons. Les Européens et les États-Unis commencent à ouvrir les yeux sur les dangers du sionisme. Ils commencent à s’informer. Mais cela reste timide. Nous les attendons.
Les sionistes se trouvent maintenant face à face avec l’Humanité, face à face avec des êtres humains qui, enfin, se réveillent sérieusement, notamment grâce à des intellectuels. (…) Les pressions des lobbies sionistes sont si fortes que le monde réagit et réalise combien ces lobbies sont dangereux, combien ils peuvent nous hypnotiser... Nous sommes prêts à coopérer, à investir avec tous les scénaristes et réalisateurs qui veulent combattre le sionisme. »

Monsieur le Ministre de la Culture et de l’Orientation Islamique termina son allocution en déclarant : « La nature sioniste est par définition non humaine et même antihumaine ».

Durant cette première partie de la conférence, les intervenants présentèrent le mouvement « Occupy Wall Street ». Né le 17 septembre 2011 dans le parc Zuccotti à New-York, ce groupe non violent souhaite dénoncer les abus du capitalisme financier, et plus particulièrement les abus des « 1 % qui oppressent les 99 autres pourcents ». Prévu pour ne durer qu’une seule semaine, non seulement il existe encore aujourd’hui, mais aussi, il est devenu international. Selon Wikipédia, au 15 octobre 2011, il a essaimé dans environ 1 500 villes de 82 pays.
Prenant la parole, le psychiatre américain Daniel Schechter souligna que ce mouvement, initialement totalement ignoré par la presse, révèle combien le système est malade. « Même si on veut faire des réformes, affirma-t-il, le système est incapable de répondre. Il n’est pas capable de se soigner, de se réparer lui-même. »
Peu après, le journaliste américain Webster Tarpley expliqua que les 1 % de puissants à Wall Street étaient « difficiles à faire tomber » et que le mouvement « Occupy Wall Street » n’était pas organisé comme il le faudrait pour arriver à ses fins. W. Tarpley mentionna également l’existence de « faux rebelles » au système, tel le célèbre réalisateur américain Michael Moore. Celui-ci prétend dénoncer le système capitaliste américain, mais ses films sont précisément financés par ce système.
De son côté, Sean Christopher Stone, acteur américain et fils du réalisateur Oliver Stone, parla de la loi « sécuritaire » votée aux États-Unis après les attentats de 2001. Elle permet d’emprisonner sans jugement tout citoyen considéré comme une menace pour la sécurité nationale. D’après S. C. Stone, cette loi représente un danger pour les activistes du mouvement « Occupy Wall Street ».

Intervention fort appréciée dans cette partie : le discours du député responsable des films au Ministère de la Culture et de l’Orientation Islamique d’Iran, M. Javad Shamaghdari. « Au nom de Dieu le Tout-Puissant et le Miséricordieux », ainsi débutait chacune des allocutions prononcées par J. Shamaghdari pendant ces journées de rencontre. Le jeudi 2 février dans l’après-midi, il déclara que les artistes du monde entier avaient beaucoup à dire pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis de l’attitude des sionistes dans le monde. Dans le domaine cinématographique, la stratégie à adopter est simple : il faut attaquer franchement et frontalement, en produisant des films qui prônent des valeurs opposées à celles qui transparaissent dans les films hollywoodiens. « C’est un devoir pour nous tous, lança-t-il, que de connaître et de faire connaître la nature du sionisme. ».
J. Shamaghdari rappela également que les différences ethniques et la diversité culturelle étaient tout à fait naturelles. Le Coran déclare que nous avons été créés différents (langues, ethnies, etc.) afin que, tous, nous ayons l’occasion d’apprendre à mieux nous connaître. Notre nature humaine est d’aller vers Dieu en respectant Sa Parole. Or, le discours véhiculé par l’industrie d’Hollywood nie la nature humaine en l’éloignant de Dieu, notamment parce qu’il justifie la violence entre les êtres humains, ce qui est absolument antinaturel. Hollywood prend donc le contre-pied de la Parole Divine ; il veut déformer la pensée et la modeler en présentant chaque phénomène dans le cadre de l’intérêt particulier, et non dans celui du Bien Commun. Par exemple, de nombreux films hollywoodiens transforment les populations peaux rouges en monstres sanguinaires afin de rendre leur massacre par la cavalerie légitime…
M. Shamaghdari conclut avec ces mots :

« Depuis sept décennies Hollywood travaille à déshumaniser le monde en l’éloignant du message divin et en l’attirant vers les passions et l’intérêt particulier. Pour combattre ce projet destructeur, nous devons utiliser la même arme : le cinéma. Nous devons produire des films qui propagent les valeurs humaines que sont la Vérité, la Paix, la Justice et l’Amour. »


2/ Hollywood et le sionisme : le révisionnisme historique, les techniques hollywoodiennes dont le but est de détourner les événements internationaux à l’avantage des intérêts sionistes, l’influence d’Hollywood sur l’opinion publique

Le vendredi 3 février fut le plus enfiévré des trois jours. En effet, les interventions révisionnistes ont en quelque sorte réveillé l’assistance et ont clairement divisé les intervenants en deux groupes : les « croyants » et les « non-croyants » en… l’ « Holocauste ».

Le premier intervenant fut M. le rabbin Ahron Cohen. Arborant un badge avec l’inscription « juif antisioniste » ainsi qu’une écharpe aux couleurs de la Palestine, il expliqua que les sionistes avaient dénaturé l’identité profonde des juifs en introduisant le nationalisme et la territorialité. Il rappela que l’identité profonde et historique du peuple juif résidait précisément dans la non-territorialité. Le peuple juif est historiquement condamné à l’exil par décret divin. A. Cohen ajouta que l’on pouvait être juif sans être sioniste et que l’antisionisme n’avait rien à voir avec l’antisémitisme. Les sionistes, dit-il, sont irrespectueux des lois divines car ils les détournent au profit de leurs intérêts particuliers. Ils promeuvent la guerre et, par conséquent, ne respectent pas la nature humaine. L’objectif des juifs orthodoxes, que M. le rabbin Ahron Cohen représentait à Téhéran, est clairement de dénoncer l’injustice et les souffrances infligées par l’État d’Israël au peuple palestinien, de remettre la non-territorialité du peuple juif au cœur de l’identité juive, et enfin, de rendre sa terre au peuple palestinien.

La parole fut alors donnée au professeur Faurisson. Dans un premier temps, il définit ainsi le terme « Hollywoodisme » : « la transformation, souvent mensongère, de la réalité par l’esprit et les pratiques de tout un cinéma américain. » Puis il décrivit « les méfaits de l’Hollywoodisme dans la formation de l’imposture de “l’Holocauste”, c’est-à-dire dans la construction du mythe du génocide, des chambres à gaz et des six millions de juifs tués pendant la Seconde guerre mondiale par les Allemands. » Enfin, il parla du « révisionnisme comme antidote par excellence contre l’Hollywoodisme et son incessant battage en faveur de la religion de “l’Holocauste”. » L’exposé brillant du Professeur captiva l’auditoire. Des gens se rapprochaient pour mieux entendre. On en retint tout particulièrement l’explication claire et concise des impossibilités physique, chimique, humaine et financière de l’organisation d’un tel massacre de masse perpétré contre le peuple juif au moyen de chambres à gaz.

Vint ensuite l’exposé de Vincent que je devais prononcer. Celui-ci n’avait pu se rendre à Téhéran à cause du contrôle judiciaire qui lui interdit de sortir du territoire national français depuis sa sortie de prison en avril 2011.
S’appuyant sur de nombreux documents photographiques et picturaux, j’expliquai comment le cinéma hollywoodien était devenu une sorte de ministère américain de la Propagande en utilisant des techniques simples de manipulation pour légitimer la politique américano-sioniste. Dans les années 60, ainsi, les films hollywoodiens présentaient les Palestiniens comme des terroristes sauvages et cruels et les juifs comme de pauvres victimes (exemple typique d’inversion accusatoire).
Exemples précis à l’appui, je démontrai que, depuis les années 50, Hollywood promeut le grand mensonge de l’ « Holocauste » : quel que soit le style de film (aventure, drame, science-fiction, fantastique, policier…), le fantôme de l’ « Holocauste » plane. Citons Moonraker, Marathon Man et plus récemment Shutter Island
J’expliquai ensuite comment il est simplissime de faire rapidement perdre son crédit à un chef d’État, M. Ahmadinejad par exemple, en le faisant passer pour un nouvel Hitler qui menacerait le monde entier et qui, comme son père spirituel, voudrait commettre un nouvel « Holocauste » (nucléaire cette fois). La rhétorique est toujours la même : si on avait éliminé Hitler préventivement, rien de « tout cela » ne serait arrivé… De cette manière, nul besoin d’expliquer quoi que ce soit, l’opinion publique sera entièrement d’accord si une guerre contre l’Iran était déclenchée : ne vaut-il pas mieux « prévenir » que « guérir » ?
En guise de conclusion, j’expliquai que, toute cette propagande reposant sur le prétendu « Holocauste », la solution passait par la lutte contre ce mythe qui nous empoisonne tous et qui empêche toute discussion saine et posée sur l’État d’Israël.

Cette dernière intervention révisionniste provoqua de vives réactions. Entre autres, celle du rabbin Dovid Weiss s’est révélée la plus véhémente. Affirmant que l’ « Holocauste » avait bel et bien existé, le rabbin déclara d’une part que ce n’était pas une raison pour faire souffrir le peuple palestinien et d’autre part que le sujet de la conférence n’était pas celui-là mais bel et bien la dénonciation de la situation d’esclavagisme imposée par le peuple israélien au peuple palestinien. Le vrai sujet, conclut-il, était de discuter des moyens à employer pour rendre au peuple palestinien sa terre et sa dignité ; l’ « Holocauste » était sans rapport avec cela.
Profitant d’une courte pause, Dieudonné M’bala M’bala, présent dans l’assistance, répondit à l’intervention du rabbin Weiss. Celui que l’on appelle « Dieudo » se présenta et expliqua sa présence à Téhéran en parlant de son film L’Antisémite. Puis il décrivit la situation en France, un pays dans lequel, le lobby juif régnant en maître, parler des juifs, orthodoxes ou non, devient un exercice de plus en plus périlleux. Calmement mais fermement, il expliqua qu’il était extrêmement délicat de parler de son passé familial de « déportés à Auschwitz », ayant lui-même des ancêtres « déportés par des marchands esclavagistes juifs et chrétiens ». D’après lui, mettre une échelle de valeur dans la souffrance était absolument indécent et ne posait pas les bases d’un débat constructif. Et de conclure : « Peu importe tout cela ! Retrouvons-nous tous dans le rire ! »
Pour sa part, R. Faurisson résuma brièvement les arguments révisionnistes et souligna que parler de l’ « Holocauste » dans cette conférence sur l’Hollywoodisme et le cinéma mondial était précisément le sujet.
Sans surprise, le débat se prolongea longtemps, les uns essayant de convaincre les autres du bien-fondé de leur point de vue sur la question de la lutte contre le sionisme. Deux groupes se formèrent, chacun étant sûr d’avoir raison et campant sur ses positions. Même parmi les résistants au sionisme, le franchissement du Rubicon révisionniste reste malaisé… !
Un point positif cependant : contrairement à ce qui se passe chez nous, les intervenants se sont respectés et ont écouté poliment les discours des uns et des autres.

Dans son discours prononcé tard dans l’après-midi, Maria Poumier accusa les films d’Hollywood de nous exaspérer avec l’évocation perpétuelle de l’ « Holocauste ». Elle mentionna notamment La liste de Schindler, où Steven Spielberg évite la question des chambres à gaz et donne au personnage de Schindler une attitude chrétienne envers les juifs.

3/ Hollywood et les valeurs humaines : la promotion de la violence par les films hollywoodiens

Le dernier jour de la conférence, nous discutâmes de la promotion de la violence par les films hollywoodiens.

Le premier intervenant, M. Niko Roa Cilla, qualifia les films hollywoodiens de « manipulateurs » et déclara que  certains étaient « destinés à aplanir le terrain afin de détourner l’opinion en faveur des intérêts particuliers des États-Unis ». Le monopole dont jouit l’industrie hollywoodienne empêche les autres pays de développer leur propre industrie cinématographique et, ainsi, de promouvoir d’autres valeurs que celles d’Hollywood.
A ce discours, le modérateur, Foad Izadi, répondit qu’il fallait être juste et reconnaître que tous les films d’Hollywood n’étaient pas mauvais ; certains véhiculaient des principes authentiquement humains. « It’s not black and white, let’s recognize it. » (Tout n’est pas tout blanc ou tout noir, reconnaissons-le.)

A ce moment, alors que nous étions paisiblement en train de discuter des « valeurs » véhiculées par les films hollywoodiens, Daniel Schechter, initialement venu pour parler du mouvement « Occupy Wall Street », prit la parole pour donner son avis sur la question. Au milieu de son allocution, il dit (en résumé, de mémoire et en substance) : « Non mais c'est vrai, à cause des interventions des personnes hier, les trois pauvres courageux rabbins, qui sont venus ici, ils se sont sentis offensés ! C'est normal... » Ensuite, il termina son intervention. Intérieurement, je bouillais. Je levai alors le micro devant moi, tendis la main, et enfin le modérateur me vit et me donna la parole. Je dis calmement, et en anglais (en résumé, de mémoire et en substance) :

« Monsieur, je voudrais revenir sur ce que vous avez dit à propos de l'intervention des révisionnistes hier. Vous avez dit que les trois rabbins s'étaient sentis offensés. Mais Monsieur, nous ne voulions pas les offenser. Nous voulions dire la vérité. Si nous avons dit que les chambres à gaz n'ont pas pu exister pour des raisons qui relèvent de la physique et de la chimie, c'est parce que c'est la stricte vérité. Il faut le prendre littéralement. Ce n'est pas une offense ; c'est la vérité. Il ne faut pas se sentir attaqué par cette affirmation. Monsieur je vais vous donner un exemple. Imaginez que, enfant, votre mère ne vous ait pas aimé. A cause de cela, vous devriez vous sentir mal, un peu déprimé à l'âge adulte, car le manque d'amour d'une mère pour son enfant peut avoir de graves conséquences pour l'enfant une fois devenu adulte. Maintenant je voudrais vous poser une question. Qu'est-ce que vous préférez ? Admettre que votre mère ne vous a pas aimé, assumer et aller de l'avant ou bien fermer vos yeux parce que c'est intolérable et souffrir toute votre vie ? Pour les chambres à gaz, c'est le même principe qu'il faut appliquer. J'ajoute ceci : les révisionnistes ne nient pas les souffrances des juifs pendant la guerre. Oui, ces gens ont souffert ; ça a été abominable pour eux. Nous ne nions pas non plus l'existence des camps de concentration. Mais ce que nous disons est la chose suivante, et je le répète il faut le prendre littéralement et froidement : les chambres à gaz n'ont pas existé parce que c'est impossible pour des raisons scientifiques. »

A cet instant, le modérateur coupa court à toute discussion parce que l’heure de la pause était venue. Ne perdant pas courage, Daniel Schechter vint à ma rencontre alors que je m'apprêtai à quitter mon siège. Il me dit (en résumé, de mémoire et en substance) : « VOUS, vous croyez que vous avez la vérité parce que vous représentez une personne qui ne peut pas venir à cause d'une décision de justice, mais Madame, des tas de gens ont étudié la période de la seconde guerre mondiale, alors pourquoi lui il aurait la vérité contre tous ces gens ? »

Je répondis :

« Monsieur, vous avez raison, beaucoup de personnes ont étudié cette période. Mais ces gens ont leurs livres dans les librairies et les bibliothèques. Or M. Reynouard a aussi beaucoup étudié cette période, et il a écrit des livres sur le sujet lui aussi. Sauf que lui, ses livres ne sont pas publiés. Ils sont interdits. Pourquoi ? Si c'est un charlot, alors provoquez-le dans un débat loyal, et en une heure vous lui prouverez et vous prouverez aux autres que c'est un menteur et on en parlera plus !! Mais on lui refuse le débat : pourquoi ? Pourquoi Monsieur ? »

Pris d'assaut par un groupe de personnes qui s'étaient amassées autour de nous et qui prenaient ma défense, Daniel Schechter resta bouche bée et battit en retraite. Deux personnes lui parlèrent de la loi Gayssot. M. Faurisson n'était malheureusement pas là pour entendre ça, mais je lui racontai l'histoire après la pause. Il me félicita pour mon caractère et le bon exemple trouvé (l'amour d'une mère pour son enfant). Il me confia également que Daniel Schechter lui avait fait passer un papier la veille, juste après son intervention sur les chambres à gaz. Sur ce papier était écrit : « Vous êtes un sac à merde. » Ce monsieur est vraiment trop aimable : il fournit lui-même une preuve de l'insulte qu'il a faite. Pour un révisionniste, c’est du pain bénit. No comment...

En fin de matinée, R. Faurisson, qui aurait normalement dû lire le texte intégral que M. Paul-Éric Blanrue avait préparé, ne put qu’improviser par manque de temps. L’éminent révisionniste parla du film Un Homme – Robert Faurisson réalisé par M. Blanrue. Ce film raconte l’histoire d’un homme, M. Robert Faurisson, dans son combat pour la vérité historique sur les prétendues chambres à gaz allemandes. Gratuitement téléchargeable sur Internet à l’adresse suivante : http://holocauste.com/, ce film est également disponible en plusieurs langues : français, italien, arabe, allemand, anglais et croate.

Cette deuxième Conférence internationale sur l’Hollywoodisme et le cinéma mondial fut un véritable succès. Malgré les divergences, les intervenants ont su donner le meilleur d’eux-mêmes pour proposer des solutions concrètes dans le combat contre le sionisme. A quand un cinéma sain ?

Marie Bruchet, le mardi 14 février 2012